Quelle nullité ce film ! Encore un exemple de plus que de mélanger du X à un film "classique" n'est vraiment pas une bonne idée. A classer dans le même sac qu'Irréversible par exemple ; films espérant faire des entrées grâce à quelques (longues) minutes de fesses.
Baise moi est un film immoral sans grand interet.Les deux actrices principales ne sont pas credibles, de meme que l'histoire.Baise moi n'est otre qu'une avalanche de sequences morbides, cruelles. Je ne comprends pas pourquoi on en a tant parlé; ce n'est rien de plus qu'un film porno avec quelques scene ulta-violentes en plus.
Un chef d'oeuvre du septième art! Il y a tous les ingrédients nécessaires : du sexe, du sang, du trash, des pointes d'humour noir bien placées, c'est bon! On ne s'ennuie pas une seule seconde tant les évènements s'enchaînent. Les deux actrices principales méritaient bien une carrière dans le cinéma traditionnel, tant leur prestation est excellente de spontanéité, de réalisme. Ce film contient tout ce qu'il faut pour écoeurer les puritains à l'esprit étroit et limité, c'est une de ses qualités, mais aussi la cause de sa classification infondée : il ne s'agit pas d'un film pornographique, car les scènes explicites ne sont pas l'intérêt premier du film, mais simplement un élément de narration montrant comment les héroïnes laissent libre cours à leurs pulsions. Il n'y a pas de caractère malsain à cette oeuvre moderne mettant en scène le débordement émotionnel intense de 2 jeunes femmes au vécu difficile. Un film à voir !
Autant je n'avais pas apprécié le livre, le trouvant fort mal écrit et vulgaire, autant j'ai été captivé par ce film, merveilleusement réalisé par Virginie Despentes et Coralie Trin Thi... Les deux femmes réalisent une prouesse : le passage d'un film classique à un film porno et réciproquement. Ainsi, les frontières sont abolies d'elles-mêmes... Et au final, ce film est mille fois plus classique que porno puisque seules quelques scènes bien courtes font leur apparition tout au long du film (amateurs de hard, passez votre chemin!...)... Ce qui m'a sans doute le plus ébahi est le jeu des acteurs, tout droits venus du porno, dont l'interprétation se révèle pourtant stupéfiante... A noter avec amusement que de célèbres hardeurs comme HPG, toujours prêts à exhiber leur anatomie proéminente, restent habillés dans le film!... En résumé, à sa sortie, beaucoup de bruit mais dans le mauvais sens du terme, car, n'en déplaise à beaucoup, "Baise-moi" se hisse aisément dans les films cultes du cinéma français...
Baise-moi n'est pas seulement le film choc, violent, obscène qui a fait sa réputation. Le parcours des deux personnages à la dérive rappelle le duo "la cérémonie" de Chabrol, presque une suite qui reprendrait à la fin, mais ici les évènements qui mène ces deux femmes à une froide folie réaliste et absurde sont différents. Les deux actrices sont littéralement fabuleuses de réalisme, de naturel et de simplicité. L'ambiance est ultra cru, concrète, crédible, donnant du crédit donc à des évènements hors limite. Enfin un film qui montre explicitement (film censuré à cause d'une scène porno) mais qui n'a rien d'un film porno. Je viens d'apprendre le suicide d'une des deux actrices. C'est bien dommage car dans le registre cinéma réaliste, elle avait un vrai potentiel, bien au dela de son ancienne carrière dans le X. Je fais par là une critique des acteurs français en général qui à de rares exceptions (comme Irreversible) ne savent pas jouer les drames car ils jouent faux ou surjouent leur personnages.
Un film à la vision trash et totalement barré, qui se veut souvent dans la pornographie ; quant ce n'est pas dans la violence. Une histoire qui à la lecture, pose la chose et nous sommes donc averti (plus ou moins^^). LA mise en scène, et le jeu des acteurs / trices n'est pas top. Ce qui n'arrange pas la chose avec une photographie assez fade, faisant parfois penser au vieux films érotiques que diffusé M6 le dimanche soir en fin de soirée… Contrairement au film pornographique sans "histoire". Ici, le film pose une histoire ; simpliste mais une histoire qui nous entraîne avec les deux actrices dans un trip totalement fou mais qui aurait pu se poser dans un film d'horreur ou un film dramatique. Pas du porno totalement, mais pas de scène "hard". On suit le tout, jusqu'au bout aussi timidement que difficilement. L'ensemble n'étant pas très prenant une fois la rythmique comprise (et le jeu des acteurs n'arrangent pas). Enfin on reconnait la production française… Bref, vu je ne sais même pas pourquoi ; et si j'avais pu m'en passer ; cela ne m'aurait pas déranger. Rien d'exceptionnel, mise à part un fond d'histoire pour "expliquer" une part de la violence et du sexe. Mais dans l'ensemble, c'est assez vide.
"Tout ce qui est fait pour le cinéma est bon pour la France" avait déclaré notre cher Ministre de la Culture, JJ AILLAGON, pour justifier d'une nième politique de subvention de l'industrie du cinéma. Tout à fait d'accord, à condition de ne pas donner un rond à des saloperies comme "baise moi". Je ne suis pas d'accord pour que mes impôts servent à financer ce cinéma dégénéré et prétentieux. Quant au "chef oeuvre" qui nous intéresse (dégénéré et prétentieux donc), c'est une daube sans aucun intérêt : c'est mal joué (mais alors à un point jamais égalé à ce jour : Ilguegue des musclés c'est de l'actor's studio à côté), mal filmé, les dialogues sont indigents (ça veut dire très très très pauvre dixit mon pote flo), visuellement migraineux, intellectuellement néandertalien (voire par moment paleolithique archaïque). Honte aux torchons (toujours les mêmes : libé, chronic'art, les inroc,...) qui osent encenser de telles nullités. Et je précise que je modère mes propos, pour ne pas froler l'appel au meurtre.
Un film controversé, mêlant violence et sexe, très cru, assez fou dans son scénario, mais qui ne m'a pas ému plus que cela. Pour les caractéristiques que j'ai énoncé, bon nombre d'entre vous le descendraient. Moi pas. Petit budget, volonté de choquer, rôles principaux féminins, je trouve qu'il a un certain mérite, malgré une histoire peu développée.
Le premier roman de Virginie Despentes avait été un petit succès médiatique et avait réussi grâce à cela à sortir du milieu underground, auquel un livre de ce type est généralement cantonné, pour toucher un public plus large. Pour son premier film en tant que réalisatrice, Despentes décide d’adapter le livre qui l’a rendue célèbre. Mais contrairement à ce que l’on pourrait s’attendre pour une sortie cinéma, elle choisit de ne pas édulcorer son livre (à l’exception d’un passage montrant le meurtre d’un enfant qui a été supprimé). Elle signe donc un film où la violence, la drogue et le sexe sont omniprésents. La version cinématographique de Baise-moi offre donc de multiples plans assez gores et des séquences de sexe non simulées et contenant des plans hard. De plus, la filiation avec le cinéma pornographique est renforcée par le choix de sa coréalisatrice (Coralie Trinh Thi, une actrice arrivant à alterner cinéma traditionnel et cinéma pornographique) et de ses comédiens (Karen Lancaume et Raffaella Anderson, qui viennent d’arrêter leurs carrières pornographiques, tiennent les rôles principaux mais on retrouve aussi les acteurs de ce genre Marc Barrow, Ian Scott, Titof, Zenza Raggi, Sebastian Barrio, Rodolphe Antrim et HPG), sans parler du nom de la société de distribution (Toute première fois). Virginie Despentes offre donc un film personnel et, ayant eu un parcours de vie assez particulier, celui-ci est inévitablement choquant d’un point de vue moralspoiler: (les passages où Manu reste froide face à son viol et où Nadine se prostitue occasionnellement font directement référence à la vie de l’écrivaine-réalisatrice) . Tout cela amène le film à être fauché (6 millions de francs) et à s’approcher du cinéma underground. On se retrouve donc avec une image vidéo, un jeu d’acteurs assez approximatif voire faux, des dialogues visiblement peu travaillés ou improvisés et un scénario parfois peu crédiblespoiler: (la rencontre entre les deux "héroïnes") et allant souvent dans l’excès. De plus, le film se réfère clairement à ce mouvement alternatif en utilisant un extrait de Seul contre tous de Gaspar Noé (film peu luxueux également mais qui ne peut pas être classé dans la même catégorie grâce au génie de son réalisateur) et à la présence dans un tout petit rôle de Jean-Louis Costes, artiste multicatégorie adepte du trash et de la provocation. Cette vision où le mélange de sexe et de violence sont constantsspoiler: (la séquence où Nadine couche avec le réceptionniste de l’hôtel pendant que Manu fait de même avec le gars rencontré dans le bar est le seul moment où le sexe n’est pas associé à la violence ou à l’humiliation, vu que la séquence où les "héroïnes" couchent avec les deux gars rencontrés dans un autre bar se termine par l’exclusion sèche d’un des deux garçons) , où les "héroïnes" sont tueuses en série adeptes des drogues et où la morale est quasi-absentespoiler: (seule la fin se concluant avec une Manu abattue et une Nadine arrêtée en apporte un petit peu) , se contente hélas uniquement de choquer à tout prix sans amener une quelconque qualité artistique. Toutefois, si le film est clairement assez mauvais d’un point de vue objectif, certains spectateurs, adepte de cinéma déviant, pourront trouver un petit intérêt face à lui par son aspect extrême, faisant peut-être de Baise-moi le film le plus underground qui ait pu être porté sur les écrans français traditionnels (grâce à une classification aux moins de 18 ans créée pour l’occasion suite à bataille juridique où le film avait été purement et simplement interdit de ceux-ci après la plainte de l’association d’extrême-droite Promouvoir).
Descentes aux enfers pour deux filles paumées, on est loin des romantiques Thelma & Louise, on tombe dans le trash, le rock et le porno. Sous prétexte de débauche, tes ne sait quoi choisir la thriller ou le porno-trash. Entre les deux, on vacille, les actrices aussi. Mais le film intrigue.