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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Très très bien !! Quelle belle histoire, tellement contemporaine, si juste, tellement effrayante et bouleversante ! cette histoire est celle de milliers de personnes, en partie ou en totalité. On peut retrouver toutes les étapes, de l'attraction, l'attachement jusqu'à à douleur de l'abandon. j'ai adoré!
Grand fan de science fiction, et ayant jamais rédigé une critique de film, je me suis senti presque obligé de commenter ce chef d'œuvre ! Vu par hasard pour "changer" on va dire. Une vraie claque, Juliette Binoche... Mais qu'elle actrice, tantôt aigrie, tantôt sexy, elle passe de femme à bout à complètement folle amoureuse. Une histoire d'amour tournée en mode thriller. Un début de film où l'on se dit, mais quelle merde je me regarde là, puis plus l'histoire avance, et plus on se retrouve sur le cul. Le réalisateur maîtrise le tempo durant tout le film en augmentant l'intensité de l'intrigue jusqu'à la dernière scène. Bref, à voir absolument même si ce n'est pas le genre de film que vous avez l'habitude de regarder.
Le sujet du film est vraiment intéressant, avec le représentation de sa personne sur les réseaux et se pose les bonnes questions quant à l'attachement virtuel. Maintenant le choix a été fait de reposer l'ensemble de l'intrigue sur le jeu d'actrice de Juliette Binoche et malgré les qualités qui sont siennes, le film souffre de longueurs.
Juliette Binoche n'est pas celle que vous croyez d'après la réalisation dans les forêts de Sibérie, elle se sent seule et se console sur les réseaux sociaux, ce besoin de compenser derrière l'écran, un jeune du style François Civil, un film qui rend tout le monde frustré.
Film relativement lent d'un amour virtuel car à distance. On suit cette femme qui cherche l'amour mais risque de se dévoiler. PLV à regarder jusqu'à la dernière minute impressionnante prestation de Juliette Binoche, parfaite dans toutes ses expressions
alors ça c 'est du cinéma avec de vraie actrices quel interprétation !!! l là c 'est du lourd superbe travail de réalisation c 'est prenant extrêmement fluide avec une écriture qui tient debout
c 'est beau le talent quand il est dirigé comme ça
Découvert par hasard, ce film est une "Pépite". Juliette Binoche est criante de vérité, accompagnée de Nicole GARCIA qui ensemble rendent ce film entièrement crédible.François Civil est une étoile qui monte... Un film moderne et actuel des femmes esseulées qui plongent dans le virtuel, pour survivre de leur isolement et qui chaque minute accorde notre attention. Bravo, également à l'équipe photo, son et lumière. J'espère le voir nominé aux césars et récompensé !
La vieillesse, la solitude, l'amour, le mensonge, la folie, la dépression... autant d'idées que le cinéaste a chercher à développer et agréger, sans succès. Le scénario s'apparente à un vaste fourre-tout ultra brouillon, sans ligne directrice claire, avec pour base une intrigue totalement irréaliste : à l'heure de l'instantanéisation de la société et de nos rapports, peut-on vraiment croire à cette histoire de drague virtuelle étalée sur des mois ? Pour ne rien arranger, la mise en scène et la réalisation sont assommantes au possible, aussi bancales que le scénario, notamment au début où le spectateur se voit contraint de supporter une heure de gros plans d'une Binoche niaseuse, au téléphone ou sur son laptop. Le casting quant à lui, pourtant de qualité, montre même des signes de faiblesse et peine à garder le navire à flots, c'est dire le niveau abyssal de cette production qu'on se fera un plaisir d'oublier.
Un film bouleversant, portrait de femme blessée porté par une Juliette Binoche exceptionnelle. Sans compter la magnifique BO d'Ibrahim Maalouf. A voir absolument !
Juliette Binoche prouve, s’il était encore besoin de le signifier, qu’elle est une grande actrice avec ce rôle difficile de femme mûre et blessée qui ne s’accepte plus. On parvient à sentir toutes les fêlures qui l’habitent et le mal-être d’une femme que l’âge et ses conséquences vont pousser à s’inventer une vie. Elle d’une justesse remarquable. Elle n’en fait jamais trop et la moindre de ses expressions est en osmose totale avec le rôle de Claire. Cependant, « Celle que vous croyez » est loin d’être aussi bon et réussi que son interprétation. On pourrait même dire que le film rate un peu le coche de son sujet et s’avère moyennement réussi en dépit d’une réalisation froide et désincarnée en phase avec le script.
Safy Nebbou ne parvient pas à tirer parti de son histoire de base, la faute à un scénario qui avance à l’aveugle et ne tire pas partie de la force de son postulat initial. On pensait qu’on allait se retrouver face à un film qui ausculte les tourments des femmes mûres à l’heure des réseaux sociaux et de l’image que l’on renvoie et on se retrouve face à une œuvre bancale qui survole son sujet mais ne l’approfondit jamais. On aurait aimé que Nebbou fasse un constat des femmes quinquagénaires et célibataires qui se retrouvent perdues dans la jungle des applications de rencontres et des réseaux sociaux ou il semble si simple de se faire passer pour quelqu’un d’autre et de s’inventer une vie. Quitte à mâtiné tout cela de suspense. Au lieu de ça on a droit à un long-métrage qui a le cul entre deux chaises et dont le scénario s’éparpille dans une multitude de directions sans savoir en choisir aucune.
On passe donc du constat sociétal lors d’une première heure un peu plate et longuette pour bifurquer ensuite sur une romance contrariée puis un thriller psychologique à tiroirs avec changement de points de vue et retours en arrière. La mixture passe mal à l’écran et le film échoue à passionner si ce n’est lors d’un rebondissement inattendu aux deux tiers du film. « Celle que vous croyez » en devient quelque peu inintéressant et on finit par décrocher. Il y a bien quelques scènes réussies (celle où Claire se masturbe au téléphone dans sa voiture, étonnement pudique et belle ou celle du shooting, solaire) mais la mayonnaise ne prend pas et on ne sait pas trop ce que veut nous dire le réalisateur. Le rôle de Nicole Garcia en psychologue semble inutilement explicatif, cliché et déjà vu et on s’ennuie parfois, déçu qu’un tel sujet pourtant passionnant soit bradé de la sorte. Et de rêver à ce que ce sujet aurait pu devenir avec un scénario mieux bâti et un point de vue plus clair.
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Si le temps s'arrête quand on tombe amoureux, pour moi il s'est arrêté devant ce film tant le scénario est lent en pseudo rebondissements. Des protagonistes abîmés par la vie et en fin de cycle, qui peinent à s'hystériser, et une mise en scène de pseudo psychothérapie dont les séances finissent en sanglots et mots valises.
Internet et les réseaux sociaux ont profondément bouleversé l'approche relationnelle entre les êtres humains depuis une dizaine d'années. "Les quinze minutes de gloire pour chaque individu" promises par Andy Warhol dans une phrase restée célèbre du catalogue d'une exposition au Moderna Museet de Stockholm en 1968 semblent désormais insuffisantes pour beaucoup qui exposent leur vie, parfois la plus intime sur les réseaux sociaux sans bien appréhender les conséquences néfastes qui peuvent en résulter. Cette mutation sociologique majeure dont on ne sait pas bien encore jusqu'où elle conduira l'homme, constitue un sujet de réflexion passionnant qui ouvre plein de champs nouveaux pour la fiction. Bizarrement, le cinéma a jusqu'alors assez peu investi ce vaste territoire à défricher. Safy Nebbou en adaptant le roman éponyme de Camille Laurens, expose avec brio dans "Celle que vous croyez" tout le potentiel dramatique offert par ces lieux de rencontre fictifs où chacun peut être un autre. Il s'est adjoint la collaboration de Juliette Binoche qui démontre pour ceux qui en douteraient encore qu'elle est avec Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire et Emmanuelle Béart, un peu sous-employée actuellement, la plus grande actrice française du moment. Claire (Juliette Binoche) est une quinquagénaire un peu à la dérive suite à un divorce récent lui ayant fait perdre confiance en sa capacité de séduction alors qu'elle abordait justement l'âge du doute. Son métier pourtant gratifiant de maitre de conférences en littérature comparée devenu mécanique, elle entre en dépression. Ses tentatives de séduire des hommes plus jeunes la renvoient cruellement au temps qui passe. La rancœur qui commence à l'habiter la guide vers les réseaux sociaux pour espionner son ex jeune amant (Guillaume Gouix) . Par hasard, elle tombe sur Alex (François Civil), le copain de ce dernier et décide de se créer un faux profil pour entamer une séduction avec les armes de la jeunesse. Se met alors en place une dépendance qui donne à Claire l'illusion que son problème existentiel sera plus facilement surmontable à l'aide de cette béquille factice. Les séances de thérapie qu'elle suit avec une psychiatre interprétée par la toujours troublante Nicole Garcia, prennent dés lors le ton de la joute oratoire, Claire s'étant installée dans le déni. Ces éléments posés, Safy Nebbou navigue avec une Juliette Binoche en apesanteur, entre thriller sulfureux et drame psychologique tout en mettant clairement en garde contre les perversités qui peuvent naître de l'essence même des réseaux sociaux qui ne créent que des liens virtuels dont la transposition dans les réel peut être dévastatrice selon le degré de fantasmes que chacun des protagonistes y a inclus. "Celle que vous croyez" derrière sa façade de thriller aux rebondissements captivants, en dit long sur le degré d'individualisme et de solitude vers lequel la société de consommation a poussé les individus qui la compose. Safy Nebbou et Juliette Binoche peuvent être satisfaits de leur collaboration qui aura donné jour à l'un des meilleurs films français de ces dix dernières années.
Film presque à huis-clos qui nous enferme dans le mal être profond de l'héroïne principale incarnée magnifiquement par Juliette Binoche. De manière très juste, des thèmes tragiques de notre société sont abordés tels que l'abandon, la peur de vieillir (seule) et le danger des vies fictives sur les réseaux sociaux. Ce beau film nous embarque pendant presque deux heures, on n'en ressort pas indemne car il y a très peu de soupapes de décompression.
Juliette est immense comme d'habitude bouleversante et fragile. Par contre franchement François Civil erreur de casting....Comme d'habitude il surjoue, en rajoute, en fait des caisses. Il y a d'autres acteurs plus sobre de sa génération.
Porté par une Juliette Binoche époustouflante, Celle que vous croyez aborde de nombreuses thématiques actuelles avec acuité : les faux-semblants et la duperie des réseaux sociaux, la solitude contemporaine, les bouleversements du numérique sur notre relation à l’autre, l’obligation pour les femmes d’être toujours belles et jeunes... Si ce thriller sentimental n’est pas exempt de défauts (des longueurs dans sa dernière partie, un aspect démonstratif et quelques lourdeurs de scénario), on se laisse prendre assez aisément dans ses rouages et ses nombreux retournements de situation.