Boom!
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brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2018
Un magnifique œuvre. Même Un film gigantesque, une œuvre magistrale. Un jeu d’acteurs hors norme. Un dialogue persistant et fort, d’une puissance ingérable pour l’époque. C'est vrai que tourner un film uniquement dans une villa et avec deux très bons acteurs il faut réussir ce film. Voilà des pros des planches et avec le cinéaste peut tourner une grande oeuvre avec peu de moyens.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2008
Un classique camp, un peu longuet mais superbe. Elisabeth Taylor, en tragi-comédienne torturée, rayonne.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 novembre 2011
Disant que grosso modo que Boom parvient à maintenir notre intérêt durant 30 minutes mais au-delà la lassitude fait place à l’amusement ; ce fut à l’arrivée de Noel Coward (rien à voir avec sa prestation) que Boom m’a déplu. L’idée est là mais Boom est avant tout des dialogues pompeux et vaseux, ça tourne en rond sans jamais nous captiver. Dommage car le pittoresque du début laissait entrevoir quelque chose d’original.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 mai 2013
Taylor, Burton, Losey, Tennesse William forcément le film a un truc particulier qui attise l'intérêt mais il manque quelque chose dans la construction des personnages pour vraiment rentrer dans le film, soit que cela manquait dans le scénario ou que le réalisateur n'a pas su le rendre.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 septembre 2010
Joseph Losey était capable du meilleur comme du pire. Et hélas, là on a droit au pire du pire. Les paysages méditérranéens sont très beaux, la photographie de Douglas Slocombe très soignée, les décors très originaux et le casting prestigieux très prometteur. Mais selon le réalisateur et le scénariste le pourtant grand Tennessee Williams qui est le responsable de ce scénario adapté de sa propre pièce, la poésie peut rimer avec la vacuité. C'est en tous les cas, ce qu'ils essayent de nous faire croire. Mais le sentiment que l'on peut retenir de ce film ennuyeux au possible c'est que cela sonne creux malgré les apparences. Et la seule chose que l'on voit vraiment c'est les acteurs Elizabeth Taylor, Richard Burton, Noël Coward et la très séduisante Joanna Shimkus tourner en roue libre pendant plus de 110 minutes. En gros, consternant de ridicule.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2011
Sur un scènario de Tennessee Williams, "Boom !" est un très beau film de Joseph Losey! Elizabeth Taylor, milliardaire excentrique et tyrannique, se meurt de consomption et accueille bon grè mal grè, Richard Burton, ètranger inquiètant et sèduisant qui se prèsente ici comme l'ange de la mort en personne! Le tournage fut èmaillè de catastrophes qui, heureusement, provoquèrent plus de peur que de mal! Malgrè les dèboires, "Boom !" arriva à bon port, menè de main de maître par un Losey inspirè et au mieux de sa forme! Une fois de plus, le public bouda la belle ouvrage! A tort, c'est une oeuvre remarquable filmèe dans les superbes paysages de la Mèditerranèe avec d'hallucinants aiguilles rocheuses et de criques! Et puis Liz trouve là l'un de ses plus grands rôles: elle y est bouleversante, pathètique et impressionnante de vulgaritè triomphante! Tout ça dans un même et seul film...
Shawn777

804 abonnés 3 928 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
Ils étaient tous bourrés ou quoi ? Bah oui. Pour le coup, que ce soit du réalisateur aux comédiens, tout le monde était alcoolisé au moment du tournage de ce film écrit par Tennessee Williams, adapté de sa propre pièce "The Milk Train Doesn't Stop Here Anymore". Au point que Richard Burton dira ne plus tellement se souvenir du tournage. Et, en même temps, je pense que c'est un souvenir qu'il vaut mieux oublier car si le tournage est difficile, la sortie est un désastre, n’engendrant que des critiques négatives et un four au box-office. Et ça se comprend car le film est tout simplement mauvais ! Mais comme dirait John Waters, c'est un film raté très jubilatoire ; un nanar quoi ! Et un nanar avec Elizabeth Taylor, c'est quelque-chose !
spoiler: Flora dirige d'une main de fer le peu d'habitants dont elle dispose sur son île privée dont elle joui d'un "droit de domaine" (grâce auquel elle a déjà exécuté un soi-disant voleur). Elle se prépare à sa mort mort certaine, car elle est malade, en dictant ses mémoires à Miss Black qui en a un peu marre d'être sur cette île. Elle a également un dévoué garde du corps, nain, qui repère l'arrivée d'un homme étrange qui semble tout savoir d'elle. Et ce n'est pas un hasard puisque c'est l'Ange de la Mort. Voilà, on dirait un synopsis écrit sous acide mais non, c'est bien le scénario du film ! Et je dois dire que j'adore la proposition de Williams, le seul qui croyait véritablement au projet d'ailleurs, qui est très mal exécutée mais en même temps, ce n'est pas tellement la faute du réalisateur Joseph Losey qui a avoué plus tard ne pas trop savoir exactement ce qu'il filmait. Il fait là un travail au contraire particulièrement maitrisé, enfin du moins dans la production d'images. Nous avons une excellente mise en scène, grandiose tout en restant minimaliste. Elle souligne également l'étrangeté du scénario avec des cadres très composés (par exemple avec le jeu du premier et arrière-plan), des personnages souvent immobiles, rappelant par-là finalement le théâtre. Et ce n'est pas un hasard puisque le film est effectivement très théâtral, ce qui participe grandement à son naufrage. Ainsi, comme je le disais, la proposition de Williams est très mal exécuté car on n'écrit pas un film comme une pièce de théâtre. C'est alors que nous avons de grandes tirades philosophiques et allégoriques, quelques-fois hasardeuses, un montage parfois expérimental, une temporalité très floue, un jeu d'acteur exagéré et artificiel, des décors minimalistes (le cliché de la pièce de théâtre expérimentale mais on y est vraiment quelques-fois), des costumes parfaitement exubérants... en fait, nous sommes dans du camp ! On y retrouve en effet tous les codes, surlignés par une Liz Taylor aux airs de drag queen et c'est d'autant plus savoureux que c'est involontaire. Dans la mise en scène, on retrouve également tout un travail autour des couleurs. Flora, toujours habillée de blanc, se fond dans les décors devenant ainsi l'objet de son matérialisme mais également de ses propres névroses. Elle s'enferme dans la prison qu'elle s'est construite elle-même. Un blanc si pur mais en même temps dénué de vie (qui peut également renvoyer à la pâleur d'un corps sans vie). Et c'est là qu'intervient Flanders, toujours habillé de noir, qui au-delà de l'altérité très manichéenne, symbolise la mort mais également la personne qui viendra volontairement déstabiliser Flora, la tirer de sa zone de confort artificielle ; un dur rappel à la réalité. Mais bref, j'adore donc cette proposition purement artistique, non pas parce-que c'est bobo intello (enfin, ça tend à l'être mais ce n'est pas car je veux me donner un genre en tout cas) mais parce-que c'est sincère et authentique et en même temps tellement too much. Et je crois d'ailleurs que c'est ce qui fait d'un nanar ce qu'il est, c'est-à-dire son côté profondément authentique. Une authenticité que l'on retrouve également chez Elizabeth Taylor dont le personnage en est pratiquement le portrait. En effet, comme son personnage, elle a déjà eu six ou sept époux, souffre de multiples douleurs, est alcoolique et droguée aux anti-douleurs et dont le mariage avec Burton était aussi passionné qu'électrique. Et c'est ainsi qu'à seulement 36 ans, elle joue la fin de sa propre vie (qui n'arrivera finalement que des décennies plus tard) et donc forcément, en dépit de ce surjeu constant, on y trouve, encore une fois, une douloureuse sincérité.

Il y aurait encore énormément de choses à dire sur "Boom" qui est maladroit, drôle, touchant, indigeste, beau visuellement parlant, ennuyant, survolté ; toutes ces choses à la fois mais surtout et encore une fois, authentique !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mars 2025
Une veuve tyrannique et misanthrope vit retirée au milieu de la mer, sur un rocher dont elle a fait une résidence hargneusement défendue contre les importuns. Quelle vie a-t-elle fuie?
Le film de Joseph Losey ne le dit que par bribes, au moment où, dérangée par un mystérieux étranger, Flora s'explique avec lui et, même, se mesure à lui. Ce Chris Flanders ne serait-il pas l'incarnation de cette mort contre laquelle Flora jette ses dernières forces?
Ce ne sont plus alors que des joutes verbales déroutantes, métaphoriques ou allégoriques, c'est comme on veut, sorte de danse macabre dont le sens, la dramaturgie et le caractère théâtral m'ont échappé et m'ont détourné du match Elizabeth Taylor-Richard Burton. Le dialogue qui se noue entre les deux personnages, enfermés dans un huis-clos de plus en plus bavard, relève quasiment de l'ésotérisme.
Les décors et accessoires participent de l'étrangeté du sujet de Tennessee Williams, dont Losey dit lui-même ne pas bien savoir de quoi il retourne, et les personnages demeurent tout au long du film des figures abstraites et artificielles.
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