138 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
29 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
9 critiques
3
5 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
BerndGan
9 abonnés
186 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 4 août 2021
Un très bon film sur les jeunes migrants - enfants - qui n'est pas misérabiliste mais plein d'espoir et qui donne envie de les accueillir encore mieux.
Un film qui fait mal. Cachée derrière le petit côté Mary Popins, l'errance sans fin et surtout sans espoir de ces familles placées en HU, ici et là, déplacées au gré d'une transformation ''rentable'' des immeubles d'accueil, d'une décision politique plus ''visible''. Les efforts qui produisent l'expression artistique des enfants semblent bien dérisoires dans la mesure où il est clair qu'il s'agit d'une occasion rare et qu'en fin de compte, la nomadisation de ces familles non considérées va continuer faute d'une véritable politique d'accès durable au logement des familles précaires.
Un documentaire très fort et très émouvant. Le parcours de ce jeune Djibi nous passionne, comme il nous émeut. Beaucoup d'émotions remplissent ce très beau documentaire, remplit de chansons, de rires, et de témoignages.
Et si on retournait le regard ? Non pas nous sur les migrants mais les migrants sur eux-mêmes et sur nous. Parqués dans des centres d’accueil, leurs talents sont occultés. Ce sont pourtant ainsi qu’ils pourraient trouver leur place dans notre société. C’est encore plus vrai des jeunes. Ballotés par l’exil, leur maturité est extrême, leur sensibilité exacerbée. C'est la bonne idée de ce documentaire est de s’attacher à deux ados de 13 ans, Djibi et Ange. (...) On n’oublie pas les poésies de Djibi, pas plus qu’on n’oublie Ange et sa chanson. Alliance de deux frères engagés, l’un cinéaste l’autre journaliste, Un jour ça ira au titre pétri d’espoir est bourré de l’énergie spontanée des jeunes. C’est l’anti journal télévisé. A ne pas rater. (lire l'intégralité de la critique d'Olivier Barlet sur le site d'Africultures)
Une autre vision de la pauvreté, vue de l'intérieur d'un Centre d'accueil. Les frères Zambeaux nous font partager la vie quotidienne de ces familles et découvrir la passion de ces bénévoles de l'association Aurore. Attachant sans être jamais voyeur, tout simplement humain, ce film vous embarque sans vous demander la permission dans le sillage de la caméra de Stan. À voir absolument.
Si certains ministres du logement se rassurent de penser qu'il n'y a que 50 SDF qui dorment dehors à Paris par nuit, particulièrement en ces temps glacials, le moindre que l'on puisse dire, c'est que l'accueil en urgence des personnes en difficultés n'est pas une priorité des finances publiques. "Un jour ça ira" se passe dans un CHU, non pas un centre hospitalier, mais un centre d'accueil d'urgence, en l’occurrence un rare lieu où les familles peuvent rester six mois, là où dans la majorité des cas, les crédits disponibles obligent les travailleurs sociaux à sortir de l'établissement, les hébergés dès les premières heures de la journée. Les murs sont sales, les chambres sont étroites, à la limite de l'insalubrité, ce qui, sans doute a poussé les responsables de l'Association Aurore à déménager dans un autre immeuble. Les familles côtoient les personnes isolées, sans doute pour le meilleur et pour le pire. Le choix des deux documentaristes est d'attarder son regard sur une ribambelle d'enfants qui errent depuis des mois d'un centre à l'autre. Comme dit l'un, ce sont des serial déménageurs ! Le propos est évidemment très humaniste, a fortiori lorsqu'il s'agit de regarder la façon dont un pays traite ses pauvres, ses immigrés, et ses familles en difficultés sociales. Le problème c'est que le film sombre dans un tire-larmes qui dessert totalement la cause des réalisateurs. On pleurniche à longueur de temps, alors que ces enfants n'ont pas besoin des sanglots pour exprimer la violence sociétale dont ils sont les victimes. "Un jour ça ira" emprunte son affiche à un projet éditorial que les mêmes enfants construisent avec des articles, des poèmes ou des chansons qui racontent leur terrible périple. En tous les cas, ce film demeure un objet d'intérêt public pour tous ceux qui méconnaissent le traitement indigne qui est fait dans la cinquième puissance du monde, aux immigrés récemment débarqués sur le territoire, ou aux mal-logés.
"Une gifle au coeur" disait la critique. Absolument. Un documentaire que je trouve nécessaire d'aller voir, y compris avec de jeunes ados. Touchant, tellement vrai, plein d'humanité, un hymne à la vie, vraiment un grand bravo aux jeunes artistes et aux personnes qui les ont accompagnés et guidés dans l'écriture de ces magnifiques témoignages. Merci pour ce très bon moment qui nous rappelle l'essentiel : le partage et la solidarité sont des valeurs essentielles dans la vie. Un film à voir, absolument !
Un film bouleversant et malgré tout riche d'espoirs même si le quotidien est dur pour ces jeunes qui vivent en Centre d'Hébergement d'Urgence . Très beau film qui, à travers les mots d'enfants, souvent en chansons, nous ouvre les porte d'un monde qui nous est inconnu. Magnifique et plein d'humanité , meme si on ressort de la salle de ciné bouleversé, mais avec une pleins d'optimisme . je vous le conseil zaza
L'Archipel est un centre d'hébergement en plein Paris qui accueille, dans les anciens locaux de l'Institut national de la protection intellectuelle, avant leur réfection, des familles étrangères. Les frères Zambeaux y ont posé leur caméra, s'attachant notamment à deux pré-ados d'une douzaine d'années, Djibi et à Ange. Djibi vit seul avec sa mère immigrée du Sénégal ; elle est seule avec son père. Grâce aux ateliers d'écriture et de chant qui leur sont proposés, Djibi et Ange créent un peu de beauté et d'espoir.
Pendant douze ans Edouard Zambeaux a présenté "Périphéries" sur France Inter. Il s'y intéressait aux marginaux, aux petits, aux sans-grades. C'est avec la même empathie qu'il filme les familles du 115, le numéro d'urgence des mal-logés, ballottés d'hôtels en meublés. Djibi les appelle les "serial déménageurs".
"Un jour ça ira" décrit la vie des occupants, l'ennui de leurs journées sans but, l'inquiétude que suscite la fermeture imminente de l'Archipel et le relogement hypothétique de ses résidents. Il décrit aussi le travail remarquable de dévouement des travailleurs sociaux qui en assurent la gestion et qui animent les activités proposés aux jeunes. On ne peut, en particulier, s'empêcher de saluer le talent de la chanteuse-parolière-pianiste Peggy Rolland dont la voix et la rythmique permettent, le temps d'une chanson, de faire oublier les couacs de ses élèves pas toujours doués.
"Un jour ça ira" a le défaut de ses qualités. L'émotion qu'il nous fait partager est parfois un peu trop racoleuse. La larme qu'il nous fait verser est souvent de trop. Autrement plus critiques et autrement plus convaincants étaient les documentaires sur l'accueil en Cada ("Les Arrivants", 2008) et sur l'apprentissage du français à des jeunes étrangers ("La Cour de Babel", 2013).
Un documentaire qui parle sur la difficulté pour les émigrés de se loger en France, pour moi il manque plus d’information sur les démarches à faire et le pourquoi est si dur de trouver un logement stable. Film vu avec mes enfants de 10 et 8 ans, ils ont bien aimé aussi.
Moment intense de vérité et de pureté avec un sujet particulièrement sensible et d'actualité dans notre monde actuel. Quel grand Art avec un grand A. Bravo aux deux réalisateurs.
C'est l'histoire des réfugiés / immigrés vivant dans un centre d'accueil à Paris. Ce film n'a ni de structure, ni de direction, mais il déchire le coeur en mille morceaux. C'est une dure leçon sur les difficultés de gens qui n'ont rien, et un testament à la ville de Paris et, surtout, eux qui travaillent dans ce système, s'investissant à fond dans la bataille pour les êtres humains qui nous les autres essayent d'ignorer.
Une très belle réalisation au plus près des personnes sujets et acteurs de ce récit. Le charisme émergent des jeunes est très bien exprimé, souhaitons qu'ils puissent l'exercer dans le futur... A noter aussi une belle bande son.