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    L'Empire de la Perfection
    note moyenne
    3,2
    90 notes dont 6 critiques
    répartition des 6 critiques par note
    1 critique
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    6 critiques spectateurs

    janus72
    janus72

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    3,5
    Publiée le 2 juillet 2019
    Documentaire plutôt ardu mais assez étonnant sur un type totalement détonnant et hors-normes.
    Ou comment décortiquer le perfectionnisme pathologique d'un véritable génie de la petite balle jaune.
    Edtrail75
    Edtrail75

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    5,0
    Publiée le 7 avril 2019
    ertains pourront être désemparés pendant la première moitié du documentaire, qui nous montre comment celui-ci a été construit sur la base de rushes. La seconde moitié est consacrée à John Mac Enroe, sur sa technique, sa psychologie, ses colères qui en ont fait sa marque de fabrique pour se terminer sur la finale dramatique de Roland-Garros de 1984.
    Sur sa technique, puisque les archives ont été produites en ce but, on se rend compte que chacun de ses coups variait entre chaque échange, du plat, du slice, du lift, du chop, bref de la prise de risque allant de la demi-volée au milieu du carré de service à l’amorti en fond de court. Du pur génie basé sur l’instinct.
    Sur sa personnalité sans filtres, loin du registre de la séduction-marketing que l’on connaît dans le trio de tête Federer/Nadal/Djoko (cela n’enlève bien évidemment rien à leur immense talent), les rushes nous présentent un Mac sur le terrain qui vit le tennis, qui est le tennis, qui ne supporte pas ses erreurs (et encore moins celles des autres, quitte à tomber dans une mauvaise foi que l’on aime détester), son éducation dans une famille aisée l’ayant poussé au perfectionnisme (voir d’ailleurs à ce sujet une scène dans « Borg Mac Enroe » où il fait des multiplications à 6 chiffres de tête).
    Un joueur qui ne cache pas ses émotions, comme si sa vie dépendait de chaque point, ce qui faisait que chaque match était un théâtre.
    Au-delà de tout cela, « L’Empire de la Perfection » retranscrit parfaitement le secret de la lutte que mène le tennisman contre lui-même : Mac en est la parfaite allégorie. Les archives, uniques, soulignent sans fards les doutes et les émotions qu’un joueur traverse sur le terrain.
    John Mac Enroe: humain, voilà tout.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    3,5
    Publiée le 1 décembre 2018
    Le tennis est en vogue en ce moment. Alors que Janus Metz Pedersen sortait il y a quelques mois « Borg / McEnroe », une splendide fiction sur la finale 1980 de Wimbledon, Julien Faraut réalise le portrait de John McEnroe dans le documentaire « L’Empire de la Perfection ». La voix de Mathieu Amalric vient alors supporter des images d’archives du joueur. Le film place l’icône comme un sujet d’étude qui étonne par ses contradictions. Très impulsif, McEnroe est pourtant très réfléchi lorsqu’il s’agit de jouer. L’originalité du montage en fait une œuvre haletante, alors qu’on en connait tous les deux bouts. La voix-off est calme tandis que l’intrigue est énergique. Tant de contradictions qui se renvoient la balle pour notre plus grand plaisir.
    D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    herve p.
    herve p.

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    3,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    J'ai eu la grande chance de voir ce film et de pouvoir entendre ensuite son réalisateur dans une série de questions/réponses avec le (maigre) public de la salle. Aussi ma critique sera peut-être influencée, positivement, par les explications et l’érudition de J Faraud. Peut-importe ! Le film est assez curieux : la première partie sert à nous expliquer comment le projet est né à partir de rush que G De Kermadec, DTN à l'époque, a tourné sur plusieurs grands joueurs,dont J Mc Enroe, afin d'en étudier les gestes. Tout un pan du film est donc tourné vers le cinéma : qu'est ce que le cinéma, comment fabrique-t-on un film ? Certaines idées, voir notions, sont tout à fait pertinentes, comme celle de la maîtrise du temps, en particulier. Ensuite, l'auteur se tourne vers Mc Enroe, pour en étudier les facettes, y compris celle de ses rages envers les arbitres, qui ont fait, entre autres, sa légende. Il y a là un vrai travail de recherche. Enfin, le film nous montre la finale, avec des images inédites.
    Que peut-il en rester ? Tout d'abord un propos construit et solide, ensuite, un film cohérent et honnête et enfin un vrai bel hommage à ce génie de New York, J Mc Enroe. Les amateurs de tennis, et en particulier de l'américain, devrait être comblés. Pour ma part, il me semble que le film témoigne aussi d'un temps révolu. L'ensemble est certes original mais très cohérent et surtout tout à fait agréable à regarder.
    roger_rabbit2
    roger_rabbit2

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    4,5
    Publiée le 13 juillet 2018
    Voici un film profondément original. Ce qui fait du bien dans cette période où tout a un air d’en déjà vu. Je connaissait mal McEnroe, c’etait un tort. La réalisation de ce docu est tellement atypique, à la fois drôle et instructive, qu’elle fait de ce film un ovni qui devrait même plaire à ceux qui n’ont pas d’interet Particulier pour le tennis.

    Ludique et juoissif.
    Yves G.
    Yves G.

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    2,0
    Publiée le 12 juillet 2018
    Au début des années quatre-vingts, après la retraite de Björn Borg, John McEnroe domine le tennis mondial. Mais il n'a jamais gagné à Roland Garros. Il est l'ultra-favori de l'édition 1984.
    Gil de Kermadec le filme pour la Fédération française de tennis dont il fut le premier directeur technique national. Le jeune réalisateur Julien Taraut a retrouvé ses rushes en 16mm dans les archives de l'Insep.

    Il fut un temps fort lointain où je jouais passionnément au tennis. En ce temps là, le croirez-vous fidèle lecteur, je portais même un bandeau-éponge pour chasser de mes yeux l'épaisse chevelure qui aurait risqué d'en obstruer la vue. Je regardais avec passion Roland Garros dont je rejouais fidèlement les matches les plus épiques en frappant la balle sur le mur du garage. Mes héros avaient pour noms Björn Borg, Jimmy Connors, Mats Vilander et Vitas Gerulaitis.

    Je me souviens bien de la finale de 1984 - même si, dans mes souvenirs, rien ne surpassa la finale dames de 1985 entre Chris Evert et Martina Navratilova - et la victoire en cinq sets de Ivan Lendl contre John McEnroe. Je n'aimais ni l'un ni l'autre. Ils incarnaient chacun à leur façon ce qu'on contre quoi toute mon éducation m'avait dressé. McEnroe : les gros mots, la contestation de l'autorité. Lendl : la froideur calculée et indestructible d'un héros soviétique.

    Tournées à des fins pédagogiques, les images de Gil Kermadec filmées par trois caméras disposées autour du cours ne cherchent pas à rendre compte du match, mais du seul John McEnroe, de son jeu et de son comportement. On comprend, en les voyant, que ses accès de colère périodiques, contre l'arbitre, les journalistes, le public - mais jamais contre son adversaire - loin de le déconcentrer, lui permettaient paradoxalement de se galvaniser. On (re)découvre aussi la grâce féline de son jeu qui peut sembler aujourd'hui totalement démodé quand les stars mondiales du tennis sont devenues des athlètes hyper-puissants ahanant des coups de bûcheron : pas très grand, un peu rondouillard, McEnroe danse plus qu'il ne court, reprenant à mi volée les coups sans vraiment les frapper, utilisant son toucher de balle plus que sa puissance.

    J'avais adoré le film "Borg/McEnroe" sorti l'an dernier avec Shia LeBeouf dans le rôle du bouillonnant New-Yorkais. Il est de bon ton de critiquer ce film qui a fait un bide. Les puristes lui préféreront ce documentaire qui refusent toute dramatisation pour rechercher, sous une forme volontiers ascétique, l'essence de la perfection tennistique. À chacun ses goûts...
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