"Gandhi" est un film historiquement important qui dépeint les tensions religieuses et coloniale en Indes de manière éloquente.
Grâce à Ben Kingsley on comprend mieux cette passion pour la paix et la rebellion passive mais aggressive. On se rend compte aussi de la difficulté qu'entraîne cette nécessité d'imposer cette paix à des millions de personnes qui subissent discrimination et mépris depuis des années. Le film met très bien en évidence le problème résultant de l'indépendance d'un pays contenant de nombreux groupes religieux. Que ce soit la question de la délimitation, de la gouvernance ou bien encore les déplacement de population.
J'ai trouve l'interprétation de Kingsley très juste, il joue parfaitement cette homme prêt à tout pour réussir sa quête. Un homme doté d'une patience et d'une résilience extraordinaire, ce qui lui permet d'affronter toutes sortes de situation sans perdre son objectif de vue. Kingsley joue très bien la dure balance entre rapidité et patience, cette lutte entre l'immédiateté aggressive ou retenue passive.
En bref un très bon biopic passionnant à regardé, qui nous entraine de continent en continent et de problèmes historiques à problèmes historiques.
Ce biopic retrace les principales étapes de la vie du père de la nation indienne, de sa lutte pour les droits civiques en Afrique du Sud, de son long combat pour l’indépendance de l’Inde, jusqu’à son assassinat en 1948. Le réalisateur Richard Attenborough au travers ce récit fleuve met en exergue la personnalité atypique du leader indien dont on ressent toute l’admiration dans son regard si bien qu’on pardonnera une légère tendance à l’hagiographie qui apparait difficilement évitable tant cet homme aura marqué le XXème siècle de son empreinte pacifique. Pour l’incarner, le choix de l’anglais Ben Kingsley peut évidemment apparaitre surprenant mais ce dernier ayant une ascendance indienne apparait non seulement légitime pour incarner Mohandas Gandhi mais offre une prestation mémorable autant par sa justesse que la subtilité de son jeu aucunement écrasé par le poids du personnage historique qu’il incarne. Un long-métrage faste dans sa reconstitution n’oubliant jamais pour autant de conserver l’humilité et la pudeur de l’homme qu’il évoque à l’écran.
Richard Attenborough réalise une fresque remarquable sur l'Inde en voie de décolonisation. La beauté et la richesse des décors, de la reconstitution d'époque, la figuration nombreuse offrent un bel écrin à l'action du mythique Gandhi, dont l'oeuvre et la personnalité sont évidemment le coeur du film. La mise en scène , autant que l'idée anticoloniale qui fonde le sujet -posture intègre et lucide de la part d'un cinéaste anglais- dévoilent une approche et un style plutôt académiques, c'est-à-dire que, si l'intérêt du récit et du personnage central est constant, le sujet n'est pas transcendé par un point de vue qui soit original ou sensible. Le titre ne fait pas mystère que le film porte essentiellement sur Gandhi mais on peut regretter que le film ne prétende pas ou ne parvienne pas à restituer la profondeur du sentiment colonial britannique ni les subtilités de la politique de l'empire.
Le film relate le parcours et l'engagement d'un homme extraordinaire, d'abord jeune avocat faisant ses gammes et apprenant la ségrégation dans la très raciste Afrique du Sud, avant de de venir l'idole du peuple indien. Son combat sur le long terme pour l'indépendance montre un homme sagement et patiemment déterminé et évoque sa méthode de non-violence absolue qui déstabilise l'occupant anglais. Ben KIngsley, comme la copie conforme de Gandhi, interprète magnifiquement cet humaniste préoccupé de générosité et d'humilité, mal payé de son effort à l'indépendance, au moment ou musulmans et hindous entament une guerre fratricide.
Richard Attenborough nous livre une merveille cinématographique qui pourrait se passer aisément de tout commentaire, n’ayant d’égal que la grandeur de Gandhi, cet artisan de l’indépendance de l’Inde vis à vis de l’Empire britannique. Richard Attenborough loin parvient à éviter tous les pièges en restant d'une remarquable impartialité. Il se contente de narrer les faits avec le plus de précision possible et la beauté de l'histoire fait le reste. Et aussi que dire de la prestation de Ben Kingsley dans le rôle titre qui est incroyable dans se rôle il est complètement métamorphoser on dirait le vraie grandhi c'est incroyable c'est époustouflant on dirait pas un acteur on dirait le vraie. bravo à toute les équipe du maquillage qui on fait un travaille magique respect et honneur à eux. Pour un si grand homme, il fallait un film d'exception... C'est fait, et bien fait ! Les 8 Oscars et les 5 Golden Globes remportés par le film en sont la preuve. Une œuvre indispensable dans toute vidéothèque qui se respecte.
« spoiler: Quand je désespère, je me souviens que tout au long de l'histoire, la voix de la vérité et de l'amour a toujours triomphé. »
Avec son film biographique épique, basé sur la vie de Mohandas Karamchand Gandhi, Richard Attenborough a produit et réalisé une leçon d'histoire perspicace et sage, qui honore les enseignements du Mahātmā Gandhi.
Une œuvre d'art cinématographique finement conçue autour de la superbe performance de Ben Kingsley, couvrant un demi-siècle de la vie de Gandhi : spoiler: du jeune avocat luttant pour les droits civiques en Afrique du Sud au vénérable personnage historique sur le point de mourir après une énième grève de la faim, alors qu'il essayait d’établir la paix entre les extrémistes nationalistes et religieux, qui rejettent ses enseignements et sa sagesse .
Des performances exceptionnelles qui ont été récompensées par huit Oscars – dans toutes les catégories principales, à savoir Meilleur Film et Meilleur Réalisateur pour Richard Attenborough, Meilleur Acteur pour Ben Kingsley, Meilleur Scénario - écrit directement pour l'écran pour John Briley, Meilleure Direction Artistique pour Stuart Craig et Robert W. Laing (direction artistique) et Michael Seirton (décors), Meilleure Photographie pour Billy Williams et Ronnie Taylor, Meilleurs Costumes pour John Mollo et Bhanu Athaiya et Meilleur Montage de film pour John Bloom – et de nombreuses autres distinctions professionnelles et critiques, ainsi qu’un succès au box-office, dans le monde entier.
Je ne peux commencer à parler du film sans parler de Ben Kingsley. Je ne sais pas s'il existe un adjectif pour qualifier cette prestation hors-normes, tout simplement extraordinaire qui lui a tout logiquement permis de gagner l'Oscar. Rajoutez un maquillage parfaitement réussi et cela donne une vision troublante de réalisme. Mais déjà, lorsque le rôle-titre est extraordinaire à ce point, il est difficile de rater son film. Ici, la réussite est donc là. Malgré les 3 heures et quelques de film, le film tient en haleine grâce à son rythme bien cousu, grâce à son scénario qui revient sur les différents points clefs de Gandhi et grâce à Ben Kingsley, oui je reviens là-dessus mais ce film n'aurait jamais eu la même aura sans cet acteur. Paysages grandioses, réalisation efficace, montage bien ficelé, casting excellent... Le seul petit bémol est que le film évite certains sujets concernant Gandhi qui auraient mérité un passage, notamment sur la sexualité et sa vision parfois dérangeante de celle-ci. Ce n'était pas le sujet du film me direz vous et vous auriez sûrement raison. Cependant, cela aura permis de montrer ce personnage dans un plus grand réalisme encore. Et puis Ben Kingsley, j'en ai pas assez parlé.
Pur chef d’œuvre à voir pour comprendre la naissance de l'indépendance de l'Inde et la création du Pakistan. Le spectateur a vraiment l'impression d'être présent et de voir Gandhi dans son propre rôle tant est grande la performance de Ben Kinglsey. Et puis, la production n'a pas lésiné sur le nombre de figurants, ce qui rend encore plus grande l'immersion.
Richard Attenborough aurait-il fait Gandhi sans Ben Kingsley ? Le maquillage au cinéma fait des merveilles mais à ce point-là, c’en est troublant. La mise en scène est somptueuse, les paysages splendides. Attenborough a fait son film sur Gandhi en retraçant les moments les plus importants de sa vie. Ce n’était pas si simple qu’il n’y parait car tout le monde connait Gandhi mais peut-être pas sa vie d’avocat, son engagement, ses batailles pour obtenir l’indépendance de l’Inde. Je viens de revoir le film vu à sa sortie et j’ai ressenti la même émotion, 40 ans après. Un très grand film à voir ou revoir.
Pour suivre l'évolution tant personnelle que théorique de Gandhi dans un contexte politique précaire, Richard Attenborough s'entoure d'une excellente équipe technique dont Ben Kingsley se fait un saisissant porte-étendard tout en manifestant son respect profond pour la figure du Mahatma. Malgré la pertinence historique évidente de ce biopic respectueux, manque un souffle épique ou émotionnel à cause du classicisme extrême de la réalisation. Intéressant par principe.
Richard Attenborough a mis une vingtaine d’années pour mettre en images la vie de l’un des plus grands hommes qu’a pu compter l’Humanité. Richement illustré, magnifiquement interprété ( Ben Kingsley est tout bonnement monumental ), parfaitement maîtrisé dans sa forme, un peu moins dans son fond. Ce condensé est très académique, banni étonnamment d’émotion et survole rapidement la composante complexité culturelle et religieuse du peuple indien. Des premiers actes de désobéissance et de non-violence de Gandhi en Afrique du Sud jusqu’à l’Indépendance de l’Inde en passant par la fameuse marche du sel, ce biopic de 3 heures reste encore à ce jour, malgré les défauts précités, l’une des réussites du genre. Une question demeure : était-il possible d’en réalisant un qui soit à la hauteur des enseignements du Mahatma, de son combat, de sa philosophie, de sa foi… la réponse est non.
8 Oscars, 5 British Academy Film Awards, 5 Golden Globes, un tel palmarès devrait se suffire à lui-même. Le monument que nous lègue Sir Richard Attenborough, hormis les moyens techniques hors normes mis en œuvre (500.000 figurants bénévoles venus de toutes les provinces du pays pour la scène des funérailles) n’a d’autres but que de faire connaître à la mémoire universelle l’incroyable espoir que ce petit homme (devenu bien malgré lui, la conscience de l’humanité) a su insuffler à tout un peuple. Cette fresque grandiose (qui aura nécessité 20 années de préparation, de tractations politiques et de recherche de financement), constitue à n’en pas douter un magnifique mode d’emploi de la culture indienne et peut se visionner de concert avec le superbe "Route des Indes" du réalisateur David Lean sorti 2 ans plus tard. Un dernier mot en faveur de Ben Kingsley, acteur d’origine indienne du côté paternel, encore inconnu à cette époque, qui endosse magnifiquement le costume du Mahatma Gandhi avec toute sa force et toute sa fragilité.