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inspecteur morvandieu
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3,5
Publiée le 26 juillet 2026
Le film d'Elia Kazan commence comme une courante satire des studios d'Hollywood, sans bruit ni fureur, avec simplement l'autorité aimable de Monroe Stahr (Robert de Niro), producteur à succès qui s'accommode des caprices de la star française Didi (Jeanne Moreau) ou des problèmes de libido d'une autre vedette, héros viril joué par Tony Curtis. Pour autant, l'ironie et l'impertinence entrevues dans ce préambule n'iront pas plus loin. Le film se déroule au coeur des années 30 et l'histoire de Francis Scott Fitzgerld est sans aucun doute nourrie de ses souvenirs de scénariste au service d'Hollywood. Le personnage de Robert de Niro incarne l'omnipotence du producteur face aux scénaristes, précisément, dont l'organisation en syndicat est évoquée en arrière-plan, qui justifiera l'apparition de Jack Nicholson à la fin du film. Quel beau casting, d'ailleurs, bien que les acteurs stars n'ont pas nécessairement de scènes communes. Sur un mode feutré, presque indolent, Kazan met en scène Monroe Stahr, personnage secret qui n'exprime jamais rien de personnel, qui n'existe qu'à travers son professionnalisme et une forme de mélancolie diffuse qui donne le ton du film. Est-ce la conscience de ne créer que du cinéma formaté? Sa rencontre avec une jeune femme à la beauté irréelle introduit des scènes sentimentales et symboliques au cœur du récit. Ingrid Boulting, à la silhouette éthérée, incarne (avec autant de talent que de grâce) davantage qu'une attirance. Farouche, elle se donne et se dérobe, et figure, me semble-t-il, les illusions perdues de Monroe Stahr, peut-être son rêve inaccessible d'un cinéma ambitieux dégagé des nécessités commerciales. Le film est rempli de non-dits et d'idées symboliques plus ou moins claires qui font sa complexité et son intérêt. Il occupe une place à part, à côté des nombreux pamphlets qui ciblent l'industrie du cinéma.
Mouais bof... j'adore Robert De Niro mais y a des limites !! Alors certes il joue super bien dans ce film, certes il est élégant et beau comme un Dieu (comme toujours) mais malheureusement je n'ai pas trop aimé l'histoire... j'ai trouvé ça mou, pas très intéressant et surtout j'ai détesté le personnage féminin alors je n'ai pas réussi à accrocher à la romance et je suis resté fort perplexe car au final j'ai trouvé ça creux... comme quoi Robert De Niro ne suffit pas toujours à sublimer un film !
L'ultime film réalisé en 1976 par Elia Kazan. Avec " Le Dernier Nabab", il nous livre un Drame émouvant et des scènes très délicates. les rencontres entre l'énigmatique Kathleen et Monroe sont sublimes. Dommage que le scénario de Harold Pinter soit si terne. Il nous conte sans intensité le cinéma d’Hollywood des années 30, avec ses acteurs, producteurs, scénaristes en omettant totalement les metteurs en scène ? Outre les participations de Tony Curtis, de Robert Mitchum et de Donald Pleasence le scénariste, cette réalisation jouit d'une distribution prestigieuse, avec Jeanne Moreau qui chante dans le rôle d'une actrice, avec également le très charismatique Jack Nicholson dans le peau d'un délégué des scénaristes. Les rôles principaux sont superbement assurés par un fantastique (comme toujours) Robert De Niro et une remarquable Ingrid Boulting dans le rôle de la séduisante Kathleen.
Un très bel hommage rendu au cinéma et à tous ceux qui l'ont fait vivre, avec ce film situé à une de ses meilleures époque de créativité. Le Dernier Nabab vaut surtout pour son atmosphère très particulière, peut-être unique.
Magnifique adaptation du dernier roman de F.S Fitzgerald sur le Hollywood des années 30.Un fabuleux casting: Robert de Niro,Tony Curtis, Jeanne Moreau.Il élude la montée du nazisme présente dans le roman pour se concentrer sur le cinéma et l' histoire d' amour mélancolique.Très belles images,une mise-en-scène très soignée
Ce film est le dernier réalisé par Elia Kazan en 1976. Tire du dernier roman inachevé de Scott Fitzgerald et d'un scénario d'harold Pinter, l'histoire raconte le parcours d'un tout puissant directeur de production d'un grand studio d'hollywood confronté au déclin face au pouvoir grandissant des scénaristes au cœur des années 30. Le rôle principal du film est interprète avec beaucoup de talent par Robert de Niro. Au déclin de cet homme fort et fragile à la fois, terrasse par une belle histoire d'amour qui tourne mal et se termine dans un alcoolisme, on retrouve toute la sensibilité de la mise en scène d'Elia Kazan. Un beau film avec une belle brochette de bons acteurs gravitant autour de De Niro parmi lesquels on trouvera Tony Curtis, Jack Nicholson, Jeanne Moreau Robert Mitchum etc. Seul Elia Kazan initiateur de l'actor studio qui a au cours de sa carrière dirige James Dean, Marlon Brando, Vivian Leigh, Warren Beaty, Nathalie Wood, Montgomery Cliff et bien d'autres pouvait faire un tel film...
J'ai vu peu de films de Kazan (4 pour l'instant avec celui-ci) et voici que je découvre déjà son tout dernier film qui m'attirait plus pour son casting et son sujet que pour le nom de Kazan. Je le dis de suite ce film n'est pas parfait pourtant il est vraiment très beau et élégant, jamais ennuyeux mais aurait sans doute du durer une demi-heure de plus et être plus mordant pourtant Le Dernier Nabab bien réalisé, bien joué et bien écrit parvient parfaitement à décrire les tourments d'un personnage que l'on devrait détester mais auquel on s'attache malgré tout (ça devait quand même être jouissif de diriger un grand studio hollywoodien). Les films nous montrant l'envers du décor du rêve "Hollywood" sont souvent intéressant par leur cynisme (bizarrement en France contrairement aux U.S.A. on traite peu de ce sujet) et Le Dernier Nabab ne déroge pas à la règle mais Le Dernier Nabab c'est aussi une histoire d'amour impossible et elles ont beau nous attrister ce sont souvent les meilleures car les plus émouvantes. Un film à découvrir qui je pense peut être vu sans jamais avoir vu un seul Kazan de sa vie.
J'ai très peu apprécié ce film sur la production du cinéma. Le personnage principal est intéressant et Robert de Niro le joue parfaitement. Mais je me suis ennuyé. Il n'y a pas de scène véritablement marquante, pas d'humour, pas d'action. Juste une vague romance et un grand nombre de rôle joué de façon neutre.
Metteur en scène prestigieux, casting prestigieux, images prestigieuses, c'est un film ... prestigieux, oui. Oui mais ! L'ensemble est lent, et un énième film nombriliste sur le milieu du cinéma, une autre mise en abyme, même si réalisée par Kazan, provoque, par moments, des soupirs devant cette histoire qui ne concerne que ceux qui y prennent part ou alors les grands, grands cinéphiles (sic).
J'ai vu ce film il y a 1 an ou 2 et pourtant j'en garde d'excellents souvenirs. Les scènes sur la plage sont vraiment très belles, De Niro est excellent et ce film montre que tout bonheur peut s'arrêter à n'importe quel moment. Mention spéciale pour l'excellente B.O de Maurice Jarre. Le film est certes lent mais jamais ennuyant, je trouve le scénario très touchant et original. ça m'a donné envie de lire l'oeuvre originale.
Quand le cinéma parle de cinéma, avec des acteurs tels que Robert De Niro ou Jeanne Moreau, le résultat ne peut être que bon. Le Dernier Nabab, raconte l'histoire d'un producteur qui ne vit que par et pour son métier, jusqu'au jour où l'amour entre dans sa vie... Le réalisateur s'amuse à la fois à nous montrer certains artifices du 7ème art, avec de magnifiques mise en abime, puis juste après, il les réutilise afin de servir son film. Cela un donne une œuvre assez intelligente et sans doute novatrice pour l'époque, et donc un grand moment de cinéma.
Il y a De Niro, chef de bord imperturbable, immense de sérénité, et Ingrid Boulting, solaire et inattendue et puis il y a le film sur les films, toujours un beau sujet, tout aussi grandiose.
Gatsby le Magnifique d’abord, et maintenant Le Dernier Nabab. Les œuvres de F. Scott Fitzgerald n’en finissent plus de réinvestir nos salles de cinéma. L’occasion pour Septième Sens de remonter le temps jusqu’en 1976, là où Robert de Niro joue l’une des plus grandes figures d’Hollywood de son époque pour le cinéaste Elia Kazan (Sur les quais, À l’est d’Eden), qui signe ici son ultime film.
Cela est sûrement dû aux années passées, mais Le Dernier Nabab se construit sur un rythme lent et des séquences parfois poussives. Avec une musique très présente à l’image, on gardera en tête ce monde fou d’Hollywood, attractif et dynamique, bourré d’anecdotes en tout genre (repensons à celle de Curtis), et mettant en avant l’importance du rêve américain, bien enraciné dans la culture de l’époque.
On sent l’amour de ce producteur pour le cinéma, n’ayant pas peur de financer des films pour lesquels il sait qu’il va perdre de l’argent. Grâce à ce goût pour le septième art, Kazan fait une belle mise en abîme de l’amour impossible avec la brillante séquence de Curtis et Moreau. Mais malgré son dévouement pour le septième art il pense que seul le producteur doit contrôler le film et avoir le dernier mot. Cette philosophie de l’industrie cinématographique représente bien évidemment celle d’Hollywood, qui se différencie nettement de la nôtre (où le réalisateur a plus de pouvoir).
Nous avons un bon Robert De Niro déjà sûr de lui (Le Dernier Nabab sort un an après Taxi Driver), doté d’un charisme indéniable et d’un charme intéressant. Avec ces caractéristiques, il montre qu’il peut jouer l’ambiguïté (la douceur ainsi que la violence) sans aucun problème. Quant à Boulting (l’un des seuls rôles de sa carrière), elle a le visage d’une poupée de cire à la beauté immaculée. Semblant innocente et encore vierge de tous maux, la jeune femme va pourtant causer la perte de Max.
Par ailleurs, on peut faire ici un parallèle avec le travail de Fitzgerald. On se souvient que le grand Gatsby perd la vie à cause de la femme qu’il aime. Le Nabab a cela de commun avec ce dernier. S’il ne meurt pas comme le milliardaire, il disparaît toutefois du monde professionnel dans lequel il se sentait si bien. Son passé est également mystérieux et l’on ne sait comment il a pu grimper à son jeune âge des échelons aussi périlleux. Finalement, nous ne pouvons le cerner entièrement mais nous savons certainement une chose : l’amour peut faire tomber des géants.
Dernière réalisation du grand et controversé Elia Kazan, à qui l'on doit des oeuvres tels que "Un Tramway Nommé Désir" ou "Sur les Quais". Pour finir, il adapter le roman inachevé de F. Scott Fitzgerald "Le Dernier Nabab" qui nous fait suivre Monroe Stahr, un important directeur de production qui se jette corps et âme dans le travail depuis la mort de sa femme et on suit ses péripéties, entre la pression autres professionnels du cinéma (notamment des scénaristes) et ses déboires amoureux.
Le scénario est bien écrit et surtout intéressant et même passionnant, il aborde et décrit l'univers Hollywoodien d'avant-guerre de manière plutôt cruelle et cynique mais toujours avec un parfum de fascination qui règne tout le long du film. Il décrit les relations entre les différents métiers de l'industrie, qui commande vraiment ou encore le rôle des acteurs. Mais c'est avant tout un portrait humain, celui d'un producteur qui voit son influence diminuer, qui refuse de remettre en cause l'évolution dans le cinéma et notamment les revendications des scénaristes et surtout mis à mal par des illusions passées qui reviennent constamment dans sa tête. Kazan arrive à donner une force dramatique parfois touchante à son film et notamment par l'intermédiaire du producteur, par ce qu'il fait subir aux autres mais ce qu'il subit lui aussi. La mise en scène minutieuse de Kazan est impeccable, il arrive à donner à son film une atmosphère mystérieuse et envoutante avec comme décors l’âge d'or Hollywoodien. D'ailleurs c'est aussi très bien reconstitué, que ce soit les studios de l'époque ou la façon de faire. Et la force du film tient aussi dans les interprétations et notamment celle d'un Robert De Niro grandiose, malgré tous les grands rôles qu'il a eu, c'est l'une de ses plus belle composition, il est époustouflant. Les seconds rôles tels que Jack Nicholson, Tony Curtis ou encore Jeanne Moreau sont impeccable.
C'est une grande et très belle dernière, surement pas son meilleur film (la concurrence est rude !) mais un beau et fascinant film, très bien réalisé, reconstitué et interprété.