2032 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
265 critiques spectateurs
5
50 critiques
4
81 critiques
3
56 critiques
2
41 critiques
1
26 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Maryane75
21 abonnés
466 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 13 mars 2019
Un scénario simpliste aux clichés en veux tu en voilà qui n'a rien de nouveau, et ce n'est rien de le dire, mais bon... on passe tout de même un bon moment. Aucun suspens, aucune intrigue, puisqu'on connaît déjà le déroulement et l'issu de l'histoire dès les premières minutes. Pas mal mais rien de bien original.
Pour faire court, j'ai été tout aussi séduit par ce film que déçu. Notre pianiste très doué n'a ni le physique ni l'attitude ni les gestes des jeunes des cités, on a du mal à y croire. Il a un petit minois sympathique genre "premier de la classe". Ceci dit, il a un talent fou lorsqu'il fait passer ses émotions quand il se retrouve devant son piano et là, on a vraiment l'impression qu'il survole les cieux de la musique. Quant à Lambert Wilson, pas toujours convaincant mais il m'a laissé quand même sur une bonne impression. Bref, je n'ai pas eu de regrets d'aller voir ce film, un bon moment passé.
Comment rater un film lorsque l'on possède un sujet en or ? "Au bout des doigts" en est l'exemple. Le parti pris du scénario de situer le jeune dans une Cité est le premier écueil car le choix de Jules Benchetrit est une erreur, pas crédible dans le rôle d'un jeune de banlieue, trop falot, trop mono-expressif. Deuxième erreur : un jeune de banlieue, totalement passionné de piano, hyper doué, à l'avenir incertain ( la scène du cambriolage installe une idée de future délinquance), ne fait pas sa diva et fonce devant une chance pareille. Tout est écrit de fil blanc, et il ne reste à l'arrivée que le sentiment d'être passé à côté de ce qui aurait pu être un bon film...
« Au Bout des Doigts » est un bon film, bien joué, avec de la bonne musique. Il est toutefois conseillé de ne pas lire le synopsis avant de le voir pour éviter de savoir automatiquement ce qu’il va se passer.
On se sent tout petit lorsque l'on sort de la salle où on a entendu ce concert classique joué Conservatoire de Paris, magnifiquement interprété, entouré d'un orchestre prestigieux. Il faut bien sûr aimer la musique classique et le piano mais on vit réellement ce qui se passe sur scène grâce au jeu des acteurs excellents. Même si Mathieu a un don on est à ses côtés dans le travail auquel il doit s'astreindre. Etre doué est un avantage mais cela ne suffit pas sans un réel acharnement pour vivre pleinement ce que l'on ressent et surtout le plus important le faire partager aux spectateurs. Un très bon moment.
pourquoi le "classique " serait réservé à une élite. un postulat montré avec brio dans un film touchant . un ado qui vit de cambriole avec ses "potes" pas fréquentables joue au piano des heures dans une grande gare. découvert par un directeur de conservatoire il va en faire un grand. la forte tète a force de travail, de désillusionnée compromission de renoncement va pouvoir vivre de la musique.c'est un peu mélo, mais la teneur est forte .
Dans Au bout des doigts, il y a tout ce qu'il faut : de bons acteurs, notamment Jules Benchetrit, qu'on a envie de secouer tellement il est énervant et qui est bluffant en joueur de piano habité, surtout quand on sait que ce ne sont pas ses mains et que ce n'est pas lui qui joue. Il y a du suspens, car on ne sait pas si le petit con va nous le faire ou pas ce concours, il y a de l'amour, de la haine, de la perte de repères et il y a des moments de grâce et pas seulement au piano. Il y a aussi une recherche d'identité, un choc des cultures et des milieux. En plus, j'ai vu le film à la suite d'un concert au piano, qui la présenté dans un écrin tout particulier, qui lui a forcément donné une plus-value.
Un film cousu de fils blancs pour ne pas dire un film tressé de grosses ficelles. Une partition simple, binaire, bien chapitrée, assez sommaire, contrairement au brillant langage musical de Rachmaninov. Cependant, je ne me suis pas ennuyé. Comme j’aime beaucoup la musique, pour ce qu’elle provoque et procure émotionnellement, « Au bout des doigts » passe correctement. Si on ajoute l’émotion ressentie par Pierre (Lambert Wilson) en écoutant Mathieu (Jules Benchetrit) au piano, le transfert fonctionne. Ce n’est qu’une séquence, ce qui est peu sur la durée du film. A noter un gros bémol : Mathilde, la femme de Pierre, un personnage transparent, une note artificielle, mal placée, une sorte de méchante de service, présente pour apporter un semblant de suspens au récit m’a paru bien vain.
une envie de voir une pub pour une grande surface avec la musique qui va avec où le petit gars de la rue est amoureux de la bourgeoise différente, qu'il se rebelle et casse tout sur son passage (oh le coquin anti système) avec une bande son des plus clichés bons pour la pub et où (oh miracle) Lambert Wilson ne sait plus ce qu'il joue d'une scène à l'autre et balance son dialogue telle une caricature du mauvais acteur le tout réalisé comme une pub télé des année 90? Eh bien voilà vous êtes au bon endroit. Bon film et surtout bonne chance !
Kristin Scott Thomas et Lambert Wilson font des merveilles en pygmalions de Jules Benchetrit, aussi intense qu'émouvant. Portés par une musique exceptionnelle, ce trio touche profondément par sa troublante complicité. Ils sont servis par un scénario romanesque mais qui ne verse ni dans le mélo, ni dans le pathos et ne nous gâche pas la fin. Un film magnifique et bouleversant.
Ce film est le plus grand film Français qui nous a été présenté. C'est une perle, un dimant brut que Ludovic BERNARD nous a réalisé. Et je pense et j'espère que Jules Benchetrit aura le césar du meilleur espoir malgré la superbe prestation de Félix Maritaud dans le film Sauvage. Ce film mérite d'être vu par tous les français et donc mérite de faire un grand nombre d'entrées au cinéma. A voir et à revoir en tout cas.
J'ai été subjugué, émue, porté par la musique, sans doute beaucoup par l'histoire. Un jeune prodige, prometteur. Un Lambert Wilson authentique, singulier. Ce film m'a quelque peu fait penser à Will Hunting. Dans un registre tout aussi différent que la musique, mais là encore mon cœur s'est porté du côté d'August Rush pour la singularité, l'émotion, le ressenti que suscite le film. Par empathie et touché par ce récit singulier, Jules Benchetrit dans le rôle de Mathieu Malinski est criant de vérité. Quant à Kristin Scott Thomas dans le rôle de La "Comtesse", sa dureté n'a d'égale que son savoir. Sa justesse, et comme professeur de musique, je le trouve parfaite. Sans accroche, ni fausses notes, vous aimerez, vous adorerez. Laissez-vous bercer par la musique. Moi, elle m'a envoûte, à un point que j'en ai eu les larmes aux yeux !
Un film français qui se laisse regarder sans prétention mais qui ne révolutionnera pas le genre non plus. Le pitch est sympa bien que déjà vu les rebondissements sont là même s'ils assez convenu et on échappe pas au cliché du genre ( l'histoire d'amour la cité...). le duo Wilson-Scott Thomas est très bien.
Bref ça se laisse regarder facilement mais ça se laisse oublier aussi rapidement
Lorsque des Rolls comme Wilson et Scott Thomas semblent presque jouer mal, c'est qu'il y a un problème d'écriture à la base. Doté d'un scénario cousu de fil blanc dont on devance absolument toute l'évolution et les rebondissements, Au bout des doigts ne fait pas non plus d'étincelles dans les dialogues, d'une banalité désespérante. La psychologie des personnages reste à la surface et peut en particulier sembler illogique pour le jeune prodige, dont le comportement est quand même assez chaotique, entre mutisme inexplicable et tempérament rebelle risible. Le summum, c'est le nom ridicule de Scott Thomas : la comtesse de Buckingham ! On se croirait dans un roleplay de cour de récréation en primaire. Non, sérieux ? Etait-il autant nécessaire de surligneur le grand écart entre son maître et son élève venu de la cité ? Je passe outre l'amourette qui ne fait que cocher la case du cahier des charges Alors que sauver du film ? Et bien Benchetrit ! Plutôt crédible dans les scènes musicales. Car il n'est pas si facile de faire celui ou celle habitée par la musique : même certains solistes célèbres survolent ! Benchetrit, lui, a placé le curseur au bon endroit, laissant passer ls émotions par le petit trou de la serrure. Le plaisir de revoir également Jonasz, même si il est totalement sous-exploité.