Horizons perdus
Note moyenne
3,8
188 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

23 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
4 critiques
3
6 critiques
2
5 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
P.  de Melun
P. de Melun

81 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2020
Petit film d’aventure truffé de niaiserie et sentant la naphtaline, « Horizons perdus » offre un exotisme suranné simpliste qui n’est pas déplaisant pour autant. La première demi-heure tient la route avec le départ précipité des orientaux devant le péril jaune. Sans être exaltant, cet exode est plutôt bien filmé pour ne pas dire réussi et l’intérêt persiste dans l’avion grâce aux dialogues des différents protagonistes et des paysages de l’Himalaya. La suite est plus naïve et moins réussie même si ce conte quasi-philosophique aborde des questions humanistes et existentielles. L’œuvre utopique de Franck Capra peine à nous enthousiasmer au final malgré sa portée pacifiste.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 décembre 2011
Une curiosité dans la filmo de Capra. Le début notamment est palpitant, du survol de l'Himalaya à la découverte de la vallée de Shangri-La. La suite est plus naïve, comme dans tout film qui parle d'un monde utopique. Les personnages semblent déboussolés... et le spectateur l'est aussi. Cela n'en reste pas moins un beau film d'aventures à découvrir.
soniadidierkmurgia

1 445 abonnés 4 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2024
La cité imaginaire de Shangri-La, nichée au creux de la vallée de La Lune Bleue, au fin fond du Tibet est apparue en 1933 dans « Horizons lointains », un best-seller écrit par le romancier anglais James Hilton. La lamaserie bouddhiste où le temps est suspendu et toutes les tensions humaines apaisées, a depuis lors éveillé bien des fantasmes. Quand il lit le livre alors qu’il est en plein tournage de « New York-Miami », Frank Capra est immédiatement conquis par le discours humaniste de l’auteur et se promet de l’adapter pour en faire son prochain film.
Il ne voit personne d’autre que Ronald Colman pour interpréter Robert Conway. Soldat et écrivain devenu ministre des Affaires étrangères britannique, il a fui Baskul (ville chinoise à la frontière japonaise) en guerre et découvert par hasard avec quelques autres rescapés, Shangri-La. Ronald Colman indisponible, il remet son projet et tourne « L’extravagant Mr Deeds ». Quand il peut enfin s’atteler au tournage, Harry Cohn le patron de la Columbia lui attribue un budget très conséquent qui place le Studio dans la cour des grands, fréquentée par la MGM et la Paramount. Autant dire que le « mogul » risque très gros sur ce coup qu’il a accepté de jouer en raison de la confiance qu’il place en Capra qui lui a déjà apporté cinq oscars majeurs avec « New York-Miami».
« Horizons perdus », raccourci dans son entame de vingt minutes à la suite d’une avant-première catastrophique à Santa Barbara, contribue avec « Vous ne l’emporterez pas avec vous » (1938) et « La vie est belle » (1946) à marquer du sceau de l’optimisme forcené voire béat la filmographie de Frank Capra qui en sera souvent réduite dans sa totalité à ces qualificatifs un peu trompeurs. Il est vrai que la vision paradisiaque de la vie à Shangri-La, paraît un peu surfaite et très « occidentalisée ». spoiler: Les quatre passagers dont son frère qui accompagnent dans sa fuite Robert Conway jusqu’à la vallée de la Lune Bleue supportent assez mal une douceur de vivre un peu monocorde qui repose sur une modération en toute chose, censée adoucir les mœurs et rallonger la vie qui peut dès lors paraître très vite ennuyeuse et un peu vaine. Quitte à ne pas vivre deux cents ans comme le Grand Lama (Sam Jaffe), guide spirituel de la petite communauté, certains préfèrent emprunter les rues sinueuses et les montagnes émotionnelles offertes par la vie dans les grandes métropoles grouillant de monde
.
Il faudra d’ailleurs à Robert Conway deux dialogues nourris (les meilleurs moments du film) avec le Grand Lama pour qu’il s’entiche de ses théories humanistes utopiques dont il faut préciser au passage qu’elles excluent certaines données matérielles essentielles à rappeler. Cette sérénité méditative, certes séduisante sous de nombreux aspects, se vit dans un somptueux palais et repose sur des ressources aurifères infinies qui assurent des revenus plus que confortables n’obligeant pas ceux qui la pratiquent à trop se préoccuper de leur survie matérielle. Cette contingence, la petite minorité privilégiée en délègue le dur labeur à des porteurs tibétains devant traverser les montagnes au péril de leur vie pour assurer son approvisionnement. La généralisation de cette utopie souhaitée par un Grand Lama inquiet des tensions politiques qui agitent le monde ne pourra malheureusement concerner que ceux qui pourront se l’offrir.
À son corps défendant, les rapports de classe et la domination coloniale irriguent tout le film de Capra. La critique n’a pas relevé cette contradiction majeure. La portée du film en pâtit forcément, ne pouvant prétendre à l'universalisme dont elle semble se parer au premier abord. Frank Capra sans aucun doute sincère quand il a lu le livre de James Hilton ne s’est pas senti concerné par cette problématique, faisant lui aussi partie du clan de ceux à qui cette utopie pouvait sembler un tant soit peu crédible. Pour l’aspect formel du film, on pourra rejoindre le critique Jacques Lourcelles qui observe le manque de souffle, l’habileté de rhéteur, le style statique, l’absence de poésie et de tremblement qui habite le cinéma de Capra qui n’a pas le lyrisme flamboyant, souvent naïf et pour le coup réellement humaniste d’un John Ford dont la spontanéité et l’instinctivité touchent beaucoup plus au cœur. Dans la veine poétique abordant d’autres registres voisins, on pourra préférer « « Peter Ibbeston » (1935) d’Henry Hathaway, « Le chant de Bernadette » (1943) d’Henry King ou encore « Le portrait de Jennie » (1948) de William Dieterle.
CH1218
CH1218

284 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2018
Le paradis terrestre existe et s’appelle Shangri-la. Œuvre peu connue de Franck Capra, « Horizons Perdus » baigne dans l’utopie et la naïveté. Le film nous touche malgré tout par sa portée pacifique.
Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2022
Un film d'aventure au message humaniste et utopiste, qui nous plonge au cœur d'une cité perdue dans les montagnes du Tibet, où tout est amour et paix.
Si le film ronronne un peu au milieu, reste une œuvre démesurée pour l'époque, avec des décors sublimes et des scènes épiques, et l'interprétation solide de Ronald Coleman. 3,25
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

97 abonnés 4 443 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juillet 2025
"Horizons perdus" illustre la thématique récurrente de Capra : la condition de l'homme moderne confronté à une certaine idée du bonheur. En vertu du sujet qui est une parabole sur la quête du Paradis, c'est à un bonheur chrétien que fait référence le cinéaste. En dénonçant la guerre, l'argent et toute forme de gangrène pernicieuse de l'humanité, Capra replace la vertu et la simplicité, l'humilité au codeur du bonheur. Malgré l'évidence et la raison, je suis peu réceptif à ce discours pas proprement naïf mais un peu trop pieux pour ne pas agacer.
Pour illustrer son propos, Capra réunit un groupe d'hommes et de femmes divers, autant d'incarnations de l'humanité pervertie qui, fuyant une guerre civile en Asie, atterrit en catastrophe à proximité d'une cité tibétaine. Le groupe découvre une civilisation édénique nichée au milieu de la nature hostile, difficilement accessible, et on y verra la métaphore de l'exigeant cheminement vers le Paradis.
Le cinéaste observe ces visiteurs venus de l'occident barbare, en particulier le diplomate Conway, et leur transformation. Malheureusement, la mise en scène est terne, démonstrative aussi, et n'est plus que le support de longues et molles tirades philosophiques. Fortement imagé, le message verse dans un sentimentalisme convenu et mièvre, voire pontifiant.
Rien de transcendant en définitive.
Albert
Albert

16 abonnés 442 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 janvier 2024
Aucun intérêt, moi qui m'attendais à un beau film plein de sagesse, tout est horriblement niais et pas subtil, même si le film a un peu du charme de l'époque, ça reste très très long, on s'ennuie constamment, le film n'est même pas entier, il y a des images à la place de certaines scènes et certaines coupes de montages arrivent au mauvais moments. NUL.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2026
Avec Horizons perdus, Frank Capra transforme le récit d’aventure en utopie mélancolique, où Shangri-La apparaît moins comme un paradis terrestre que comme un refuge fragile face à la brutalité du monde moderne. Le film fascine par son atmosphère suspendue et par la douceur presque irréelle avec laquelle Capra met en scène cette communauté hors du temps, portée par une véritable aspiration humaniste. Certaines séquences dégagent une puissance contemplative étonnante pour le cinéma hollywoodien des années 30, notamment dans leur manière de faire sentir le désir d’échapper au chaos historique qui menace déjà l’époque. Pourtant, derrière cette ambition philosophique et cette poésie exotique, le film paraît parfois prisonnier d’un idéalisme naïf et d’un orientalisme très daté qui limitent aujourd’hui sa portée émotionnelle. Une œuvre singulière et profondément rêveuse, traversée par une sincérité touchante, mais dont la dimension allégorique empêche par moments une véritable incarnation dramatique.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse