Waouh ! Quel biopic ! le prouesse de la part de Renée Zellweger ! Elle nous envoûte pendant 1h55 et on plonge sans difficulté dans la vie tumultueuse et sombre de l'immense Judy Garland et on assiste à sa déchéance avec le nœud au ventre ! Quelle tristesse de voir une si grande femme partir à la dérive sans que personne n'ait jamais daigné lui venir en aide ! Quel gâchis et franchement ce film est beau & digne et il mérite d'être vu pour rendre hommage à cette grande Madame du cinéma ! Rest in peace Judy !
Un scénario simple, efficace, écrit sur mesure pour mettre en avant la star, pour mettre en avant une Renée Zellweger plus profonde que jamais. On est loin de Bridget Jones, et on plonge dans la fin de carrière d’une grande star à la vie mouvementée et loin d’être aussi rose que son prénom sur l’affiche. On est dans la verve du « Stan et Ollie » de 2019 sur les dernières représentations du duo Laurel et Hardy, mais ici avec une prestation très réussie pour l’actrice qui a décidément bien tourné le dos aux comédies légères. L'ensemble de ma critique est visible ici : http://www.seven-art.fr/judy.html
Les talents d'actrice de Renée sont indéniables. Beau décors. C'est un biopic de plus, sans réel intérêt. Des destins tragiques dans ce milieux c'est assez fréquent. Je ne vois pas l'interêt d'en faite un film.
Tout le monde connaît "Le magicien d'Oz", film onirique dans les deux sens du terme et de son héroïne, interprétée par Judy Garland dont le talent n'a pas d'âge. Beaucoup savent aussi qu'elle a été mariée à Vincente Minnelli, donnant naissance à la non moins célèbre Liza Minnelli. Le titre de ce film apparaît en paillettes comme les souliers de Dorothy. Titre qui vole graphiquement en éclats, à l'image de la vie de Judy. Sa voix est à la fois sa force et sa faiblesse.. Voix qui a envoûté des hommes au point de les pousser à contrôler Judy au cours de sa vie. Judy, à la fois surprotégée et fragilisée par les sirènes de Hollywood et sa vie affective décousue.
Renée Zellweger a brillamment , majestueusement incarné une chanteuse et mère désabusée, écartelée entre l'enchantement de ses fans qui perdure et le douloureux règlement de ses dettes.
Une vraie claque cinématographique, jouée à merveille et portée par une Renée Zellweger magistrale. Le film raconte les derniers mois de la vie de Judy Garland avec des flashbacks sur les périodes difficiles de sa malheureuse enfance. Le film, dans son ensemble, donne une réelle impression de sincérité et en profite pour dénoncer les travers du showbusiness de ces années sombres pour les femmes tout en réhabilitant la carrière incontournable de Judy Garland.
Un biopic intéressant, sans plus, sur les dernières années de la vie de l'ancienne enfant star Judy Garland, lorsqu'elle n'est plus considérée que comme une has been par la profession. Dommage que son enfance volée ne soit traitée que par flashes back car cette partie mériterait à elle seule sans doute un film, mais ces derniers sont suffisamment explicites pour comprendre pourquoi Judy terminera épuisée après plus de 40 ans de scène, alcoolique, gavée aux médocs, et seule avec ses doutes et son envie d'être aimer encore et encore par le public. Même si le film ne figura pas dans mes biopics coups de coeur, force est de reconnaître qu'il est porté par l’interprétation jusqu'au boutiste de Renée Zellweger, dans la course aux Oscars, et ce ne serait pas volé qu'elle l'obtienne !
En 1968, Judy Garland, ruinée, épuisée, accroc aux médicaments et à l'alcool, séparée de ses enfants, accepte un contrat de plusieurs concerts à Londres.
Ce biopic, qui se concentre sur la dernière année de vie de Judy Garland, nous propose, sans réelle créativité, un récit qui aurait gagner à afficher plus de finesse.
Tout l'intérêt du film réside dans la prestation de Renee Zellwegger. La comédienne, qui en plus interprète parfaitement elle-même toutes les chansons, s'efface derrière la star mythique. C'est elle qui captive et maintient notre attention pendant 2 heures.
“Toto, j'ai l'impression que nous ne sommes plus au Kansas.” dit Dorothy Gale dans “Le Magicien d’Oz”. Il y a une sorte d’écho et de vérité dans ses dires, ironiquement. Le film de 1939 s’est gravé dans le temps et demeure aujourd’hui un succès culturel. L’œuvre a bénéficié de toutes les bonnes intentions, malgré une réalisation charcutée à la Hollywood, comme on ne cesse de vanter le prestige. Mais ce n’est pas uniquement une question d’image, si ce n’est la vulnérabilité, qui semble être le sel préféré des films dramatiques. Nous découvrons donc une Judy Garland, comédienne dans son enfance perdue et chanteuse à ses heures de gloire. Mais la fin de carrière, c’est brusque, c’est impitoyable, à l’image de sa chute, qui l'entraîne loin de sa famille, loin de ses responsabilités, comme pour l’aventure de son personnage clé et qui lui colle à la peau.
Si Rupert Goold, n’a pas vraiment su briller sur le grand écran, il peut à présent se reposer sur la talentueuse Renée Zellweger, qui vole littéralement la vedette à ces personnages secondaires que l’on délaisse, soit par obligation, soit par manque d’inspiration. Et c’est bien dommage, car l'artiste transcende déjà sans que les mots ne nous parviennent. Son interprétation suffit à nous guider et à nous toucher, sans nous émouvoir pour autant et c’est sans doute la limite de l’œuvre de Goold. Les biopics qui ont rendu hommage à des célébrités féminines sont nombreux, d'Édith Piaf à Marilyn Monroe, et on ne surprendra pas sur certaines défaillances dues à l’addiction de drogues ou d’alcool. À présent, il faut creuser plus loin et offrir de la sensibilité aux spectateurs qui s’attend avant tout à ressentir la peine et la veine de cette Judy, qui a été malmenée toute sa carrière, jusqu’à son dernier coup de théâtre.
On reconnaît d’ailleurs une mise en scène soignée, une fois la scène éclairée. De quoi rendre hommage comme il faut au combat de Judy pour sa famille, mais sa vie n’est que sacrifie, car il y a peu de place pour sa personne. C’est le cas à travers ses conquêtes, qu’elle ne peut entretenir, car elle est saccagée et elle cherche constamment à fuir la difficulté. Sa conscience dicte une traînée d’embarras en coulisse, mais on ne les confronte presque jamais à son entourage professionnel. Il semblerait que l’on cherche à tout mise sur le non-dit et sa gestuelle qui définit la fébrilité de cette femme, qui a perdu son prestige aux yeux des industries. L’âge reprend donc ses droits, mais il sera possible de souffle un instant, le temps d’une virée nocturne qui admet bien un charme dont on aurait voulu voir le développement.
L’adaptation de la comédie musicale “The End of Rainbow” de Peter Quilter aura bien eu du mal à exister, mais souffre de longueurs que l’on aurait pu éviter afin de rendre le film plus efficace et accessible. La projection vers des prix et trophées est sans doute ce qui trahit ce cinéma qui se pénalise lui-même, par ses propres contraintes. “Judy” frappe donc en surface, sans jamais y apporter la profondeur souhaitée, car seule Zellweger subsiste et nous rappelle que nous sommes aussi malmenés qu’elle dans son parcours tragique. De même, les flash-backs ne sont pas toujours pertinents, si ce n’est pour rappeler le même débat intérieur qui lie Garland à Dorothy. Le tout résonne comme admirable, mais sans impact pour des souvenirs qui se perdent, sous un spot du plus ordinaire.
À chaque actrice, à chaque acteur semble devoir correspondre son personnage mythique dans lequel ils essaient de se fondre et qu’ils choisissent parmi les figures emblématiques du patrimoine culturel et politique contemporain. Il y a eu récemment Christian Bale en Dick Cheney, Natalie Portman en Jackie Kennedy, Josh Brolin en George Bush, Rami Malek en Freddie Mercury, Naomi Watts en Diana, Nicole Kidman en Grace de Monaco etc. Il manquait à Renée Zellweger son rôle emblématique et plus ambitieux que celui de Bridget Jones : voici venir Judy, biopic consacré aux dernières années de la vie de Judy Garland, condamnée à répéter chaque soir sur scène les mêmes chansons pour subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de sa famille, occasion également de subir ses vieux démons que sont solitude, alcool et médicaments. Et ce que le film réussit assez bien, c’est à traduire par l’image la dépendance de son héroïne à la scène qui l’a ravie à elle-même lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant, qui lui a permis de renaître d’anonyme en star hollywoodienne sans que cette renaissance ne maintienne en vie la jeune femme qu’elle était et l’innocence qu’elle portait au plus profond d’elle-même. La construction par flashbacks établit des passerelles entre la souffrance présente et son origine antérieure : la dégradation de cette femme est tout entière causée par le milieu du cinéma, puisqu’avec la notoriété arrivent les succès amoureux qui sont autant de désillusions douloureuses. Avec les épisodes extraits de l’ascension de la star s’éclaircit sa chute finale : nous assistons ainsi aux ultimes révoltes d’une actrice qui doit apprendre à se soumettre si elle veut réussir dans un milieu cruel et dominé par la gent masculine – en témoigne une scène glaçante entre le réalisateur et Judy alors apprenti-comédienne. Ainsi, le film de Rupert Goold est l’un des premiers à mettre sur le devant de la scène les traumatismes d’une femme tombée trop jeune sous les coups de la gloire et des sacrifices qu’elle a exigés : à l’heure où Adèle Haenel brise le silence se laisse entendre une voix dont la pleine tessiture restait méconnue, la voix de Garland venue du passé et qui parle curieusement de notre actualité. Toutefois, la cohérence thématique ne saurait suffire à faire un bon film ; en l’occurrence ici, le réalisateur ne réussit pas à creuser son personnage éponyme, l’enferme dans une série de grimaces qu’affichent le visage déformé de Renée Zellweger. Et le principal problème du long-métrage réside là, dans l’interprétation de l’actrice qui exagère à outrance les émotions que la mise en scène martèle au burin. Goold n’est pas un cinéaste, et sa carrière au théâtre le rend certainement plus sensible à l’expressivité corporelle de ses personnages. Le souci, c’est que n’est pas Patrice Chéreau qui veut, et que la forme qu’il propose pour incarner ce déchant n’échappe jamais aux tics habituels du biopic lambda. En résulte une impression de déjà-vu qui accompagne des plans peu inspirés – exception faite de quelques-uns, comme un plongeon dans la piscine – et donc incapables de porter le jeu excessif de Zellweger. Les sauts temporels ont ce quelque chose de trop mécanique qui évacue l’émotion et bornent le montage à n’être qu’illustratifs. Judy orchestre ainsi l’impossible rencontre de l’art d’une actrice, chanteuse et danseuse avec l’allégorie dont le film aimerait la couvrir. La dispersion de l’intrigue entre les pays et les époques équivaut à celle du propos d’ensemble. Il aurait mieux fallu resserrer tout cela.
VUE EN AVANT-PREMIERE : Quinze ans après son expérience avec Miss Potter : Renée ZELLWEGER crève l'écran dans le rôle de Judy Garland. Elle est splendide de bout en bout autant dans le jeu que dans le chant ! JUDY s'avère être la digne héritière de la MÔME et certainement le chef d'oeuvre inoubliable de ce début d'année.
touchant, émouvant... quelle performance de l'actrice qui devient méconnaissable tellement elle "chausse" bien le personnage, la gestuelle, la démarche.... un moment tendre, triste, pas la meilleure partie de sa vie ma finalement, quelle partie aurait reflétée plus de bonheur ?
Le film doit avant tout à l'interprétation exceptionnelle de son actrice qui porte le film sur ses épaules, littéralement possédée par le personnage de cette enfant-star à l'enfance volée, connue avant tout pour "le magicien d'Oz". Le film s'attache aux dernières années de sa vie, où Judy Garland est considérée par la profession comme " has been". Usée par l'alcool et les médicaments qui lui ont été prescrits dés son plus jeune âge pour ne pas grossir, elle n'a plus un sou et doute d'elle-même, effrayée par l'idée de perdre la garde de ses enfants. Franchir l'Atlantique pour rejoindre l'Angleterre et et retrouver un public qui l'aime encore est alors peut-être sa seule chance. Un biopic intéressant, même si parfois le pathos est souligné au gros feutre...
Un petit film qui doit sa réussite à l'interprétation de son actrice principale. On est bouleversé par le destin tragique decette ancienne enfant star d'Hollywood et par la cruauté de ce milieu.
Habitué des scénarios biopic et inspirés de faits réels, Rupert Goold signe « Judy », son deuxième long-métrage. Cette oeuvre s’intéresse à la vie de Judy Garland, notamment connue pour son rôle dans le Magicien d’Oz. On y apprend la vie « cachée » de Judy, du formatage de la girl next door parfaite, à son écroulement psychologique, à travers deux moments-clés de sa vie : le tournage du film culte Le Magicien d’Oz et l’hiver 1968.
Sans trop vous en dire, c’est pour moi ici, un film-hommage à toutes ces actrices hollywoodiennes poussées aux excès et dépossédées de leur libre arbitre. Toutes ces actrices qui ont subit la violence d’Hollywood; un système patriarcale où la jouissance des hommes régnaient, et où l’effet pervers d’un public qui en voulait toujours plus broyaient ces femmes devenues fragiles et vulnérables.
On notera bien évidemment le jeu des acteurs assez incroyable, et l’époustouflante performance de Renée Zellweger, qui remporte Oscar, Golden Globes et BAFTA Awards.
Je m’attendais à mieux de « Judy », le biopic consacré à Judy Garland. Le genre est à la mode, et les films sur Freddie Mercury et Elton John étaient fort réussis. La réalisation de Rupert Goold reste une bonne coche en dessous.
Les scénaristes ont choisi de se concentrer sur la dernière année de la vie de la célèbre chanteuse et comédienne. Le film est parsemé cependant de retours en arrière qui nous montrent la jeune vedette, au moment où, encore adolescente, elle vient pratiquement d’être achetée par Louis B. Mayer, le grand patron de la Metro-Goldwyn-Mayer. Immédiatement le ton est donné : Judy aura été pendant toute sa carrière une victime broyée par le système qui l’a lancée.
Droguée aux médicaments et à l’alcool, jugée ingérable, elle a perdu peu à peu tous ses engagements aux États-Unis. En 1968, un imprésario la convainc de s’exiler à Londres, où elle reste populaire. Mais si les foules sont au rendez-vous, ses problèmes n’ont pas disparu. Loin de ses enfants qui lui manquent, Judy replonge dans les barbituriques, les amphétamines et l’alcool au point de devoir quitter la scène pour de bon.
Tout cela aurait pu être passionnant, mais l’émotion reste, la plupart du temps, en surface. Cela dépend moins, à mon avis, de l’interprétation de Renée Zellweger que d’un scénario trop manichéen et de dialogues trop prévisibles.
Un mot en terminant sur la performance vocale de l’ex-Bridget Jones. L’actrice, qu’on avait déjà entendue dans « Chicago » et qui sera sans doute nommée aux Oscars pour ce rôle, chante bien, mais sans jamais réussir à faire oublier la voix sublime de Garland.