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Bernard M
28 abonnés
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3,5
Publiée le 10 mars 2020
Un biopic sur les deux dernières années de Judy Garland, ce n'est pas forcément passionnant, mais c'est très intéressant. Nous sommes en présence d'une actrice chanteuse à double facette: un côté éblouissant, celui de la scène dès sa plus tendre enfance et un côté obscur; une femme dépressive, alcoolique, toxicomane et ces deux aspects sont bien vus ici.Pour les amateurs du cinéma en général, on y croisera des acteurs jouant les rôle deMickey Rooney ou encore Louis Mayer un des trois fondateurs de la MGM.Mais si le film mérite un détour, c'est par le rôle de Judy Garland brillamment interprété par Renee Zellweger, un oscar d'interprétation bien mérité.
47 ans. Judy Garland avait 47 ans quand elle s’est éteinte le 22 juin 1969. Née le 10 juin 1922, elle deviendra la nouvelle étoile du cinéma à seulement 17 ans, grâce au succès de "Le magicien d’Oz" après s’être distinguée deux ans plus tôt dans "The Broadway Melody of 1938", film dans lequel elle chante « Dear Mr. Gable, you made me love you » devant une photographie de Clark Gable. Mais ce n’est pas aux premiers pas de l’actrice et chanteuse que "Judy" s’intéresse, mais plutôt à la fin de sa carrière, au moment même où elle est en délicatesse avec elle-même, tant professionnellement que personnellement. Un moment clé qui menace de la plonger encore davantage dans les profondeurs d’une vie compliquée. Malgré les réticences quelque peu claquantes de Liza Minnelli quant à ce biopic sur sa mère, c’est bel et bien sur l’année 1968 que se penche le film, trouvant sa source d’inspiration sur la comédie musicale "End of the rainbow" et sur les témoignages précieux de Rosalyn Wilder. Une chose est sûre, s’il y a bien une personne que je n’attendais pas dans le rôle-titre, c’est bien Renée Zellweger. Non pas parce qu’elle n’avait pas fait ses preuves dans ce genre de film ("Chicago" est là pour en attester), mais parce que le physique est fondamentalement différent. L’actrice est blonde et s’est souvent servie de sa couleur de cheveux pour jouer les blondes un peu cruches et naïves (notamment pour le rôle de Bridget Jones), Judy Garland est brune. Jusque-là, rien d’insurmontable. La comédienne est potelée, bien en chair, Judy Garland est plus élancée. Eh bien mes amis, Renée Zellweger est pour ainsi dire méconnaissable. Les spectateurs la reconnaîtront quand même par les mimiques qu’on lui connaît et qui la rendent unique. Mais est-ce que ces mimiques vont dans le sens de l’interprétation ? En toute honnêteté je suis dans l’incapacité de répondre à cette question, mais toujours est-il qu’elle a su les limiter et les mettre au service d’un personnage mythique pourtant menacé d’une bascule dans un tourbillon de tourments sans fin. Est-ce qu’elle mérite son Oscar ? Là aussi je ne saurai répondre, Garland n’étant pas de ma génération et les images relatives aux apparitions de la star étant plus rarement diffusées en France que par exemple… Edith Piaf. Le fait est qu’on y croit. Renée Zellweger réussit à rendre son personnage à la fois sympathique et rebelle à la fois. Est-ce là la vérité ? Là non plus je n’en sais rien. Mais alors si je ne sais rien de rien, ce qui semble être le cas, pourquoi donc j’écris ce papier ? Eh bien simplement pour vous dire que nous avons là un biopic simple, sobre, efficace. Un biopic tout ce qu’il y a de plus classique, quoi. Un biopic qui se regarde, ou tout du moins qui se laisse regarder. Ça, c’était ce que je pensais jusqu’à la chanson finale. Une chanson finale qui enfin fera frémir d’émotion les spectateurs. Cette chanson finale qui constitue la cerise sur le gâteau. Cette chanson finale qui comble de bonheur, jusqu’au possible versement d’une petite larme d'émotion tant cette scène est magnifique. La chanson finale qui a peut-être fini de convaincre le jury de la 92ème cérémonie des Oscars. Et celui des Bafta Awards. Car il faut reconnaître que le travail de l’actrice est monumental : des cours de chant reçus pendant plus d’un an, lesquels lui ont permis de chanter les chansons (eh oui, c’est l’actrice elle-même qui nous fait profiter de son joli timbre de voix), l’étude de Judy Garland sous toutes les coutures pour reproduire les intonations, la gestuelle, l’accent… Qu’on apprécie ou pas ce biopic, je crois qu’on ne peut que s’incliner devant le travail fourni. Comme quoi, être acteur de cinéma n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Renée Zellweger illumine l’écran, occupe l’écran en permanence, y compris quand la caméra n’est pas braquée dessus. Malgré cette présence de tous les instants, les rôles secondaires parviennent à exister. Je pense notamment à Finn Wittrock dans la peau de Mickey Deans dont on ne sait pas vraiment au final s’il était néfaste ou bénéfique à Judy Garland. Je pense aussi Jessie Buckley dans la peau de Rosalyn Wilder, car elle retranscrit à merveille tout ce que le public peut ressentir envers Judy Garland. Je pense également à Royce Pierreson dans les traits de Burt Rhodes, ce musicien à la fois heureux et craintif de travailler avec Judy. Je n’oublie pas non plus Rufus Sewell en ex-mari de Judy, dont on ne sait pas vraiment s’il représente une menace pour son ex-femme ou s’il veut vraiment protéger leur progéniture, ou... les deux à la fois. Il faut citer aussi Richard Cordery dans la peau de Louis B. Mayer, et qui apparait ici comme un terrible chef d’entreprise, celui-là même qui a construit et révélé au monde entier la Judy Garland, encore toute jeune et jouée ici par la jeune Darcy Shaw. En effet, le biopic ne s’attarde pas seulement sur l’année 68 ; le récit se voit aéré d’une alternance avec les débuts de la star, ce qui permet de mieux comprendre et de mieux appréhender la psychologie de la star : il était une fois un rêve pour lequel bien des sacrifices ont été accomplis, puis l’aboutissement de ce rêve accompagné de conséquences physiques et morales. En conclusion : un biopic solide, peut-être pas le meilleur que j’ai vu, mais doté d’un final somptueux et qui vaut le détour pour la prestation éblouissante de Renée Zellweger.
"Judy" est un biopic souffrant de bien des défauts mais magnifié par la performance de Renée Zellweger, méconnaissable. La vie et les dérives de Judy Garland nous sont contés à travers des allers-retours entre son enfance et sa carrière, notamment à Londres. Le film donne à réfléchir sur la construction mentale de cette femme, programmée dès son plus jeune âge à devenir une idole. C'est une œuvre assez classique, dans les standards types du biopic, mais l'on passe quand même un bon moment à suivre la carrière de cette femme à la fois énergique mais toujours un peu borderline. Un bon divertissement.
L’insuccès de ce film est injuste. C’est un biopic très honorable avec une Renée Zellweger bluffante qui ne donne pas l’impression d’en faire des tonnes si souvent associée à ce type de film. Il y a en gros un quart d’heure de trop mais c’est le seul défaut du film qui réussit à émouvoir et intéresser.
Ayant vu par défaut ce film, il faut reconnaitre que ce biopic bien ficelé, sans surprise, emporte malgré tout l'adhésion grâce à l'immense numéro d'actrice de Zellweger. Un travail de précision, probablement de mimétisme méticuleux, de travail vocal également. Toutes les fêlures de l'actrice, proche à l'époque de ses derniers concerts londoniens, de la rupture, sont visibles et les flash-backs bien écrits pour donner suffisamment d'éclairage sur son enfance sans pour autant raconter toute la vie en accordéon de ce talent fabriqué et détruit par la machine aux rêves hollywoodiennes. Thème hyper-rebattu certes, mais l'illustration n'est pas une fiction et mis en scène sans génie mais avec un savoir-faire incontestable. cinéma vo - mars 20
Bon film, très bien joué bien sûr. La vie de cette pauvre Judy Garland valait bien un biopic qui montre surtout l'horreur des grosses machines de production... J'ai regretté de ne pas en avoir vu un peu plus sur les heures de 'gloire" de cette femme que je ne connais pas bien finalement, hormis sa fin fin tragique grâce à ce film.
Le film est touchant, il se laisse regarder tranquillement, l'histoire est intéressante mais j'ai trouvé qu'il n'arrivait pas à ce démarqué des biopic, le film est bien mais oubliable.
Grosse déception. Le film est assez ennuyeux, ce n'est qu'un biopic de plus effectivement. La mise en scène est vraiment plate, quant aux flahbacks, ils sont tous ratés et n'apportent rien. Le répertoire musical de Judy Garland est peu connu et apparaît faible tout le long du film. Renée Zellweger ne m'a un peu ému qu'à la toute fin du film.
Un biopic de plus ? Oui mais attachant. Grâce d'abord à Renée Zellweger, ultra convaincante dans le rôle de la Star déclinante. Ravagée par les drogues, prématurément vieillie par une carrière précoce, ruinée par des investissements douteux, il ne reste plus à Judy Garland que l'amour de ses fans, notamment ceux issus de la communauté Gay. Mais lorsque la voix commence à se fêler, les derniers faux-semblants s'écroulent et la chute est brutale. Judy est morte à 47 ans, ayant désespérément consacré sa vie à trouver un amour fuyant. Le film nous touche, l'actrice nous émeut, les mouchoirs épongent.
Etant une cinéphile de longue date, j'ai appris à la longue à me méfier des films encensés que ce soit pour la réalisation, le scénario ou le casting...et une fois de plus mon instinct ne m'a pas trompé :je n'ai pas du tout adhéré à Judy : on découvre une partie infirme de la vie de Judy Garland sur son déclin mais quoi de son ascension ... les allers-retours sur son adolescence sont mal intégrés dans le scénario;... en résumé c'est un film vraiment négatif et Renée Zellweger en fait vraiment trop avec ses mimiques et l'obtention de son oscar restera pour moi un mystère !!!.
Judy est un film très académique porté par une prestation d'actrice incroyable qui nous donne vraiment envie de suivre, de comprendre et de découvrir le personnage de Judy encore plus précisément
Judy est, de mon point de vue, un des meilleurs biopics réalisé ces dernières années. L'époustouflante performance de Renée Zellweger aide beaucoup, mais Jamie Foxx était grandiose dans Ray, ainsi que Chadwick Boseman dans Get on up, pour un résultat moins intéressant (pour prendre deux exemples). Il faut penser à la chanson Ordinaire de Charlebois: vous voulez que je sois un Dieu, si vous saviez comme j'me sens vieux, ce métier là c'est dangereux, plus on en donne, plus le monde en veut ! Judy après avoir été durement exploitée durant sa prime jeunesse, n'en peut littéralement plus, à l'approche de la cinquantaine (qu'elle n'atteindra pas). Il est dommage que les scènes avec son ex-mari et avec le nouvel élu, soient bien trop convenues, alors que celles sur scène, ou dans les loges, ainsi que la rencontre avec deux fans sont très réussies. Judy montre assez bien l'envers du décor pour les stars qui ne veulent plus l'être et s'auto détruisent. Finalement une plutôt bonne surprise.