Les Oiseaux de passage
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janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2019
"L'argent ne fait toujours pas le bonheur" ou quand l'anthropologie influe sur la vie tumultueuse des cartels ... des tribus.
Un choc des mondes qui sera totalement désastreux !
Images léchées - scénario assez étonnant et en plus une mise en place solide, ce film me semble avoir beaucoup de qualités, même si pour moi, ça frise juste les 4****
Revo67
Revo67

17 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2019
Un très beau film sur les débuts du trafic de drogue , le déchirement des tribus et comment on peut arriver à des guerres.L'escalade de la vengeance, l'argent et le pouvoir.Les images sont magnifiques ,c'est instructif et captivant.
Ceiner M
Ceiner M

54 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2019
Après Sibel, j'avais peur de retourner voir un poncif. Les oiseaux de passage m'ont complétement embarquée dans ce voyage quasi chamanique sur comment un peuple perd tout - son âme compris- par avidité. Une fable sur le capitalisme ? sur la vengeance ou l'ironie du destin? très bien interprété, et filmé...c'est un peu aride comme le paysage général mais j'ai beaucoup aimé. C'est pas faux d'y voir comme une sorte de tragédie grecque, les personnages sont archétypaux sans portraits psychologiques mais je m'y suis malgré tout attachée.
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2019
Contrairement à ce qu'exposent certaines critiques, ce film colombien est tout de même assez éloigné du Scarface de De Palma, au moins dans la forme. Celui qui a cité Levi Strauss est par contre dans le vrai. Le réalisateur entend montrer comment le trafic de drogue (marijuana) a totalement transformé la société des indiens de Colombie, et donné naissance aux fameux cartels. Il décrit avec un brio certain et nombre d'ellipses (qui peuvent déconcerter) comment des "tribus" a priori pacifiques vont en quelques années devenir des gangs armés jusqu'aux dents particulièrement violents. L'argent de la drogue (et des gringos) est passé par là. Les traditions censées préserver la paix, vont conduire à des bains de sang. Le réalisateur délaisse les scènes violentes (pas de ralentis, pas de gunfights spectaculaires, on n'est pas chez Peckinpah, ni chez De Palma ) au profit d'une étude ethnologique. Tout à fait passionnant.
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2019
Dans les années 1970, en Colombie, une famille d'indiens Wayuu se trouve impliquée dans la vente de marijuana à la jeunesse américaine. Dans un contexte où l'honneur des familles est une valeur suprême, l’avidité des acheteurs va conduire à une guerre de clans, inspirée de la vraie histoire des cartels de la drogue et de leur terrible violence dans les années 80.
C’est en quelque sorte un western colombien. Mais ici les héros sont trafiquants, impitoyables cela va de soi. La toile de fond est une famille indienne élargie, avec des règles de vie strictes, des codes de valeurs à respecter impérativement, des croyances à ne pas oublier, toutes choses qui permettent au réalisateur de donner un cadre onirique. Les décors puisent dans le genre western, très sobres et symboliques, comme par exemple le désert qui entoure le clan Wayuu. La musique souvent grinçante porte la tension des violences à venir. Le film montre la violence entre les clans, on ne compte ni les assassinats en direct, ni les cadavres et leur sang.
L’humanité, s’il y en a, est bien éloignée de nos références. On se rassure par moments avec la sagesse et l’amitié d’un vieux sage du clan, et avec le héros principal de l’affaire, son épouse et ses enfants… un peu d’humanité qui sera à l’origine de sa perte.
Le scénario est vigoureux avec des rebondissements assez rapides, les principaux acteurs excellents dans leurs rôles de chefs de clan ou de parrains…
On aimerait moins de violence ? Mais le propos du film est de faire connaître cette terrible réalité historique des cartels de la drogue et des règlements de compte, et il atteint son but, il nous fait toucher à quel point c’était insoutenable. Nous en avons bien sûr entendu parler ici en Europe… mais n’en savions pratiquement rien. Et encore il ne nous révèle qu’une partie de la réalité : il ne s’agissait pas seulement d’un petit clan familial mais d’organisations comptant des milliers de membres, par ailleurs la population civile a également été largement touchée, le pouvoir politique colombien a été gangréné, la corruption généralisée.
Ce film était donc nécessaire, mais ce n’est donc qu’un début, pour dénoncer une criminalité qui a fait près de 300 000 morts en Colombie, qui reste toujours active au Mexique (23 000 morts en 2016 !), et aussi pour commencer à rendre justice aux nombreuses victimes. Mais c’est dur à voir, nous voilà avertis.
Didier M.
Didier M.

14 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2019
Cinq chapitres sur la naissance du cartel de la marijuana en Colombie, une naissance qui sonne la mort de cultures ancestrales et de familles.
Je ne qualifierai pas ce film de "violent". Enfin, ce n'est pas ce que j'en retiendrai. Par contre j'ai beaucoup apprécié le code d'honneur, la fierté et la virilité de ces peuples.
C'est très bien interprété et les paysages sont somptueux.
Je recommande.
Xavier d
Xavier d

12 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2019
Film étonnant : une réalisation exceptionnelle des acteurs remarquables. Tout est somptueusement mené, on frise le documentaire sur un sujet qui généralement ne donne pas dans la finesse : le trafic de drogue. Un scénario très bien construit qui montre les dégâts causés par le trafic de la drogue dans des populations quasi indigènes. La vengeance, l'honneur, l'orgueil : tous les ingrédients de l'excellent thriller sont réunis. Sauf la vitesse, la précipitation et les actions spectaculaires abrutissantes. Là, au contraire, le réalisateur prend son temps et se permet des ellipses qui amplifient encore la tension dramatique. Une sorte de Scarface à la sauce Terence Malick. Remarquable !
Maria75
Maria75

8 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2019
Bonne surprise pour ma part. Ayant passé une semaine chez les Indiens de Panama, les Kunas Yala j’ai retrouvé dans ce film les mêmes problématiques que les Kunas affrontent aujourd’hui: les jeunes qui ne respectent plus les lois des anciens, le trafic de la drogue par la voie maritime depuis la Colombie (hic), le mode de vie de plus en plus occidentale de ceux qui travaillent sur le continent au détriment des traditions.

Le film est très esthétique, la violence y est montrée d’une façon pudique mais marquante.
Severine R.
Severine R.

3 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2019
Un magnifique conte servit par des acteurs charismatiques, des paysages à couper le souffle et une musique enivrante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 avril 2019
Subjugué par cet opus au charme incroyable. Un décor inédit, des personnages bien campés, la richesse, la violence puis la guerre totale entre deux clans. Un moment très fort de cinéma ! Bravo.
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 528 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2025
Superbe film, visuellement magnifique. La naissance des cartels de drogue en Colombie. Entre traditions et le besoin d'argent amené par la nouvelle société, la vie d'une famille indigène de Colombie qui se lance dans le trafic de drogue. Guerre des clans, appât du gain, mais aussi pour certains respect des traditions et des paroles.
Un film différent à voir rapidement si ce n'est fait.
Wayne H
Wayne H

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2019
Super film ! La réal est top, Jusqu’à la dernière scène qui clos le film (et de quelle manière!) on est pris aux tripes
Ted M
Ted M

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2019
Un film franchement réussi même si le jeu de certains seconds rôles laisse à désirer. Une narration et une réalisation très lointaines des productions américaines qui sont très rafraîchissantes et nous plongent dans un monde où le poids des traditions véhicule le meilleur mais aussi le pire. A voir absolument.
TheMadCat
TheMadCat

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2020
Western, tragédie grecque, fresque familiale, fable moderne ou œuvre anthropologique, inscrire "Les Oiseaux de passage" dans un genre précis n'est pas aisé. Mais quel que soit le domaine dans lequel joue le réalisateurs Ciro Guerra, déjà connu point son mystique « L’Étreinte du serpent », difficile de nier l'extraordinaire puissance d'un film unique et pénétrant, qui frôle le chef d'œuvre.
Puissant, le film l'est d'abord par ses airs de tragédie grecque. Le spectateur verra en effet se succéder, deux heures durant, trois "chants". Trois actes qui se déploient magistralement dans une tension presque insoutenable, trois actes qui rythment la lente descente aux enfers annoncée dès les premières secondes. Trois chants qui empruntent aux épopées homériques la sublime violence des affrontements guerriers et le thème des querelles de clans, mais font également partie d'un dispositif qui rappelle fortement celui de la tragédie classique. Car dès les premiers instants (la danse d'une jeune fille avec son prétendant Rapayet), c'est une implacable et funeste mécanique qui se met en place. Et face à la force obstinée de la fatalité, aucun personnage ne peut lutter. La chute est inévitable, et le film sera le récit magnifique d'une catabase éprouvante et mystique.
Mais « Les Oiseaux de passage » doit aussi sa puissance à son esthétisme certain. Devant les yeux d'un spectateur plongé sans ménagement dans une infernale spirale de violence, se succèdent des images au caractère pictural marqué, des scènes qui rappellent par leur troublante étrangeté les univers de Dalí, des plans magnifiques sur cette maison moderne perdue dans l'aridité du désert colombien ou des instants d’onirisme et de mystère quand il s’agit d’interpréter les rêves des personnages, à l’aube du dernier acte. Le travail sur les couleurs et l'ambiance sonore mériterait d'être dignement salué; on se contentera de dire qu'il ne fait que servir la beauté du récit et la force de l'immersion qui nous est proposée (ou imposée?) durant ce récit tragique.
Le film, enfin, marque par son intelligence.
Intelligence dans le traitement de son sujet : la naissance des cartels de la drogue dans la Colombie des années 1970. Car plutôt que de se concentrer sur une opposition stérile entre innocentes tribus indiennes et vilains capitalistes, le film évite tout manichéisme en donnant à voir, en plus de la cupidité des vendeurs de marijuana, les conséquences tragiques du respect aveugle des traditions tribales.
Intelligence également dans la manière dont est filmée l’ethnie Wayuu, entre respect des traditions, mysticisme et anthropologie.

Sur le papier, "Les Oiseaux de passage" est décrit comme un long-métrage retraçant l'émergence des cartels de la drogue en Colombie. En réalité, cette description n’est pas à même de rendre compte de l'ampleur de l'oeuvre. Car « Les Oiseaux de passage » est un film virtuose et magistral, tragique et puissant, intelligent et esthétique, une sublime catabase qui ne laissera personne indemne.
Nico 66
Nico 66

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2020
Positif : Rares ont été les films nous renseignant sur un peuple méconnu : tout y passe : enterrements, mariages, rites, lignes à ne pas franchir, etc.

Pour une fois, enfin, le trafic de drogue n'est pas glorifié, et est encore moins le centre du film (même s'il est la cause de tous les maux qui arriveront dans le film). C'est donc une question humaine, qui est posée dans le film, montrée du point de vue de la communauté des Wayuu (peuple semi colombien-venezuélien).

Tiré d'une histoire vraie mélangé à la fiction, le film dénonce notamment l'emprise capitaliste sur les traditions et le moral de ce peuple autochtone, dans les années 70. On suit l'ascension d'une famille du clan (et notamment le personnage principal), qui s'enrichit grâce au trafic de drogue, mais au prix de certaines traditions Wayuu. La descente aux enfers interviendra à cause du fils, victime du capitalisme.

Mais ça ne s'arrête pas là, car ce qui détruit aussi le clan, c'est l'obstination, l'autoritarisme et l'égoïsme de la grand-mère, qui enlève les enfants et la femme du père, ce qui les conduit à leur perte. Personnage complexe, la grand-mère est très respectée, mais a aussi cette part d'ombre.

Négatif : Une fin un peu floue, qui ne nous laisse pas de perspective sur le destin des personnages et du peuple Wayuu.

Personnage principal du père, qui aurait pu être construit un peu plus. On a du mal à être empathique pour lui, et il manque de charisme ou de révolte.

Le système de compensation (argent, armes, voitures, animaux...) peut lasser vers la fin, car il est un peu trop récurrent.
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