Burning
Note moyenne
3,7
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196 critiques spectateurs

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Aurélien D
Aurélien D

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 octobre 2020
Un film d'une longueur extrême, où il ne se passe rien, où il n'y a pas de suspens (aucune finesse et l'intrigue est grosse comme une maison). Un film à la Télérama ! et pourtant j'adore le cinéma coréen.
Raphaël L
Raphaël L

20 abonnés 69 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2020
Un des films les plus magnétique que j'ai vu.
Mise en scène, acteurs, scénario tout est parfait à l'exacte conjonction de tout ce que j'aime. C'est flottant pleins de troubles et de renversements et laisse le spectateur s'infiltrer, douter et réfléchir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juin 2020
Il me semble que deux personnages sur les trois cherchent la vérité, l'approche de la fille est physique et spirituelle celle du garçon est plus intellectuelle. Le troisième ment mais il veut être deviné. Ce n'est pas qu'un jeu c'est nécessaire. Quel délice de les suivre dans ces méandres, dans ce paysage relativement désolé, silencieux qui pourtant semble hurler. La vérité est sous nos yeux comme le dit le plus riche des trois : les serres ne brûlent pas et pourtant... Le plaisir du vertige mais aussi le caractère émouvant et même mouvant des personnages une certaine légèreté fragile, le non dit qui se fait bien comprendre et laisse toute la place au spectateur font de ce film un moment agréable et fort.
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Hélène E
Hélène E

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2020
Long et lent. On a envie que des choses arrivent quand elles n'arrivent jamais. On a envie de découvrir des choses quand l'histoire reste mystérieuse pour finalement manquer d'intérêt.. Tout reste en surface puisque rien n'est creusé.
Cependant j'aime le choix fait :
- des allers-retours entre la ville dense/exiguë et la campagne vaste et nourricière
- la formation des personnages en trio qui s'évapore soudainement pour laisser place à l'enquête ..
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 mars 2020
Très difficile à noter, il ne se passe rien ?
Bien que ce soit un choix du réalisateur, on se demande ce que l'on regarde, on de demande pourquoi les acteurs ont 2 de tension et pourquoi on suit juste le personnage principal à la recherche d'on ne sait quoi ?
Vraiment trop spécial, le jeu de la caméra reste agréable pour la vision du film...mais c'est bien le seul point positif...

En fait, je me demande si j'ai bien vu le film au bout de 2h30...
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2022
Un film aux allures d'étrange thrilleur poétique, porté par une belle mise en scène. Mais trop abstrait pour en être davantage captivant.
Lucas C
Lucas C

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2020
Burning est un film surprenant dont l'histoire impose une atmosphère mystérieuse qui déstabilise et dérange, accompagné d'une mise en scène excellente. Cette œuvre est une longue énigme parsemée d'incertitudes qui maintiennent notre curiosité. Lee Chang-Dong nous propose un film aussi brillant que perturbant.
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2020
Un chef d'œuvre. Surfant entre sensibilité orientale, et filmographie Italienne. Trois personnages, dont deux paumés idéalistes unis dans un joli flirt qui nous ferait croire qu'on rentre dans une comédie. Ils vont croisés une sorte de démiurge, jeune bourgeois roulant en Porche, un brin suffisant et arrogant, s'amusant à des jeux d'esthète pervers, dont on ne sait jusqu'à où ils peuvent aller, quand il confie sa pyromanie autour d'un bon verre, comme une provocation envers le jeune homme pauvre, mais honnête, qui tente d'entretenir la ferme d'un père défaillant...Et cet autre, incarnant l'autre versant de la société, celui des "happy few" ayant tout cru dans le bec...N'incendie t'il que les vieilles serres désaffectées?...Quels sont vraiment les désirs de cet esprit trouble, s'amusant de l'effet de sidération qu'il crée. On se demande si c'est par passion amoureuse qu'il couche avec la jeune fille, ou pour faire souffrir l'autre...Jusqu'à où va la possession des êtres?
Au fil des séquences, on pense à Antonioni, et ses thèmes existentiels, la grande poésie de ses images. Vient insensiblement la seconde partie du film, plus noire et inquiétante, avec la disparition de la jeune fille. Un mystère qui fait encore penser au maître Italien qui avait réalise avec "L'aventura " et "Blow up" des chroniques surfant sur une recherche d'un être ou d'un indice insaisissable, une immersion dans l'inconfort et la dimension névrotique de la vie. Les apparences sont troubles, et le réel se dérobe, tandis que le jeune homme à la recherche de son amie perdue s'enfonce dans la névrose, et surveille l'homme à la Porche, le poursuit sur l'autoroute, et envoie des messages à son ex, qui ne répond plus depuis longtemps. Il y a là aussi du Wim Wenders, et des références aux thrillers, et à l'univers de Patricia Highsmith, et son inquiétant et psychopathique monsieur Repley.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2019
Lee Chang-Dong, distendant le temps, tient plus de 2 h 20 avec un récit en apparence vide. Un film complexe, qui ne donne pas toutes ses clés de compréhension, faisant se rencontrer deux personnages issus de deux mondes différents.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 novembre 2019
Apparemment, il est donné à chacun d’interpréter son film ! Ou plus précisément, il est donné à chacun de se faire sa propre intuition. Le réalisateur Lee Chang-Dong est de ceux qui ne mâchent pas le récit, c’est au spectateur de s’en faire une idée. Il ne tient pas le spectateur par la main. Il est vrai que son « Burning » est énigmatique, implicite et léché. Un spectateur basculé de supposition à confirmation, de doute à certitude. Dans une première partie, on assiste à un triangle amoureux ; dans la seconde partie, le triangle subsiste mais malgré l’absence de Haemi, celle-ci reste visible ! Sans doute la force du scénario. Moi, du film, je n’ai retenu que le mot métaphore (metaphor en V.O) ; quand Haemi demande à Ben ce que cela veut dire, celui-ci la renvoie à Jongsu, écrivain en devenir. Le spectateur n’aura pas droit à l’intervention de Jongsu. Celui-ci finira par la définir à travers les serres : la métaphore des victimes de Ben… Le feu qui brûle à l’intérieur de Jongsu permet à ce dernier de croire en la culpabilité de Ben. Mais comme le réalisateur place pratiquement le spectateur à hauteur de réflexion, d’inquiétude de Jongsu, le spectateur n’est-il pas enclin à se laisser influencer… ?
TMerguez
TMerguez

5 abonnés 61 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2019
J'ai eu beaucoup de mal à noter ce film, en soi attribuer une note à une œuvre c'est déjà compliqué intellectuellement parlant. "La Joconde ? Oh, un petit 4 étoiles." Ça n'a pas de sens.
Passons. Mettons qu'une note est plus comparative qu'objectiviste, ça sera plus simple de développer pourquoi il m'a été très difficile de noter Burning. Sur le plan qualitatif, je n'ai pas grand chose à redire, les acteurs sont bons, la réal est bonne, le film est assez intelligent, ou du moins essaye de l'être, donc comparativement on peut dire qu'il s'en sort pas trop mal. C'est là que le bas blesse. Ce film m'ennuie, terriblement, et par rapport à la quasi intégralité des films du cinéma coréen dont je suis tombé amoureux, c'est le seul et l'unique qui m'a fait ressentir cet ennui profond.
Ça m'arrive de ressentir ça sur des productions un peu moyennes, qui ne sont pas mauvaises mais n'apportent rien de nouveau au cinéma. Ici ce n'est pas le problème, ce qui lui fait le plus de tord c'est son rythme.

Je n'ai rien contre les films qui prennent le temps, voire qui peuvent se vouloir contemplatif, mais là la démarche est tout autre.
Lorsque que je disais que le film était intelligent, c'était dans le sens où il décide de ne pas aider le spectateur, mais pas du tout, il ne montre rien, il n'explique pas les intentions ou les actions des personnages, c'est à nous de nous saisir du film et c'est une démarche que j'aime bien d'habitude, sauf qu'ici, il n'y a rien a creuser à priori.
Je me suis tapé Mulholland Drive plusieurs fois pour comprendre ce que Lynch voulait me dire, ici, je sais que ça ne sera pas la peine.

Le héros est très naïf, et pourtant il fait de bonnes déductions mais il n'en tire de conclusion qu'à la toute fin, et n'essaye même pas de les éprouver avant. Pendant la première moitié du film, l'intrigue se met en place, très, très doucement. Ça arrive assez souvent dans le cinéma d'Hallyuwood, ça permet de créer plus d'impact lorsqu'il se passe enfin quelque chose. Le problème c'est qu'ici cette attente n'est pas assouvi, ce n'est visiblement pas le but recherché.
Lorsque l'évènement déclencheur arrive, les indices étant évidents, on en a déjà saisi les contours, et on s'attend à ce qu'il se passe quelque chose pour les concrétiser ou faire avancer la narration vers quelque chose de plus bouleversant... mais rien, jamais rien. Le héros agit sans trop savoir pourquoi puisque lui est encore dans le flou contrairement au spectateur. Par sérendipité il trouve l'élément qui lui manquait, mais il n'y a pas de confrontation, nada sauf une fin plutôt abrupte, encore un fois, je ne sais pas si c'est par volonté de se démarquer, ou de renverser les codes du thriller, mais ça rend l'ensemble absolument insipide. Chaque nouvelle pierre dans l'intrigue est un non-événement, rien n'est montré, on a très peu d'implication émotionnelle.
Je prenais Mulholland Drive en exemple, il y a une construction narrative derrière le bordel que c'est à première vue, c'est presque l'antithèse de ce film en fait, on est perdu parce que la mise en scène se concentre sur les émotions des personnages, et on doit aller chercher les indices en arrière plan. On nous montre tous les événements qui permettent de comprendre l'intrigue, sans les expliciter, dans Burning, ils sont presque annoncés tels quels mais on les cache aux yeux des spectateurs.

Pour conclure, le film n'est soit pas assez explicite sur ce qui en fait la substance, soit trop sur ce qui devrait rester en filigrane, surement les deux d'ailleurs. Vous allez attendre 1h et demi pour comprendre l’intérêt de ce film, et une heure de plus pour vous rendre compte qu'il n'y avait rien de plus à voir que cette annonce au milieu du récit.
Ce film n'est pas sauvable parce que sa structure même est branlante, et c'est dommage parce que les personnages étaient suffisamment intéressants pour que l'on construise un casse-tête qui tient la route. On a quand même un personnage affabulateur, un golden boy intriguant, et un dernier introverti qui agit de manière carrément flippante parfois. Des scenarii ont quand même été moins aidés que ça dans la mise en place de l'intrigue, c'est presque un combo gagnant pour fait un bon thriller plein de rebondissements.
John D
John D

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2019
2/5

Le cinéma coréen est, selon moi, le meilleur au monde. Je me suis déjà avalé des centaines de films et je continuerai à le faire. Du même réalisateur j'ai déjà vu Peppermint Candy et Oasis, et bah je me suis royalement fait ch... à chaque fois, idem pour Burning, je crois que je vais arrêter de persévérer avec ce réalisateur. Pourtant le film n'est pas inintéressant et dégage une force artistique impressionante, les non-dits sont primordiaux pour en saisir la lecture et le film en regorge.

Néanmoins 2h30 de vide et de non-dits, quand bien même cela soit incroyablement bien réalisé et mis en scène, bah ça endort un cocaïnomane. J'ai l'impression que ce film a été fait plus pour le cinéma (en tant qu'entité artistique) que pour le spectateur, mais ça conviendra sûrement à certains. Comme toujours avec les films coréens le plus plaisant reste la lecture sociologique qui s'en dégage pour qui dispose des codes nécessaires à la compréhension, de mon côté ce n'est pas ça qui va sauver le film mais je me dis que j'ai pas complètement perdu mon temps.

Pour ceux qui ont visionnés le film je vous renvoi au lien trouvé plus bas dans les commentaires : https://manseriredha.wixsit... je trouve l'analyse juste et pertinente.
LalaStroumpfLala
LalaStroumpfLala

2 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2019
Un plongeon délicat dans la Corée du Sud, subtil, très éthéré. Le film dégage une impression de flottement, un sentiment de légèreté, malgré la pesanteur de son propos. Et là est sa force, celle de traiter des inégalités sociales coréennes avec poésie. C'est donc un film métaphorique; alors que notre héros s'éprend d'une jeune fille démunie, seule et splendide, celle ci est avalée par un jeune riche que l'on devine mafieux, avant de finalement disparaître, l'amour romantique brisé par une réalité sociale nauséabonde. Ces serres aussi, que le jeune riche s'amuse à brûler, sont le symbole d'un monde rural en perdition, d'un monde aux valeurs encore nobles, chevaleresques, à l'image du heros, partant en fumée.
Un film puissant par sa lenteur, lourd de sens par sa finesse.
Counch88
Counch88

5 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2019
Film sublime, la mise en scène est sobre , belle, et nous plonge dans l'intimité des personnages.
L'interprétation des acteurs est superbe, mention spéciale à Steven Yeun, parfaitement ambigu et mystérieux.
Histoire d'amour sur fond de drame social, le film nous transporte au coeur de la société coréenne où vont se rencontrer 3 jeunes issus de classes sociales bien différentes. Le film multiplie les contre-pieds et prend parfois l'aspect d'un thriller, mais c'est bien un drame social qui se présente à nous. Les dialogues sont très intéressants, la photographie est superbe, et les thème abordés sont importants. La lenteur de la mise en scène va évidemment bloquer les spectateurs mal habitués, mais si l'on prend le temps d'apprécier le scénario et de s'intéresser aux protagonistes, le voyage vaut vraiment le coup.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 448 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 octobre 2025
N’importe quel cinéaste occidental qui se serait aventuré à filmer avec un tel rythme de corbillard se serait fait incendier. N’importe quel cinéaste occidental qui aurait autant renoncé au traitement logique de son scénario se serait fait irrémédiablement discréditer. Seulement voilà, Lee Chang-Dong n’est pas occidental, il est Coréen. Et pour ceux atteint d’exotisme aigu, les failles d’un film asiatique, sont des traits de génie que n’ont pas pu apprécier les occidentaux. Ainsi, Lee Chang-Dong étire toutes ses scènes systématiquement, répétant certaines sans raison, (ex: les sessions de jogging éperdu, sur les routes, à la recherche des serres). Il multiplie les scènes regorgeant de détail peu éclairant d’un point de vue dramatique, masturbations journalières du « héros », cuisines solitaires, travaux dans la ferme paternelle. Tout cela porte un nom : faire du remplissage. Par contre, Lee Chang-Dong se dispense de scènes de transitions et de scènes d’explications. Allant même jusqu’à oublier de traiter son thème principal : « la crémation ». Tout cela porte un nom : faire du hors sujet. En effet, rien n’est fait dans ce film pour éclairer les cinéphiles normalement constitués sur les multiples et profonds trous noirs d’une intrigue, qui à la base, ne manquait pas d’un certain intérêt. Pourquoi le père est-il ainsi ? Quel mal ronge « l’héroïne » ? Qui est vraiment l’autre « héros » ? Est-il vraiment pyromane ? Est-il un psychopathe ? Non seulement gonflant... mais frustrant.
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