Burning
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2026
Lent embrasement d’un mystère insaisissable, Burning distille une tension sourde qui ne cesse de croître sans jamais se résoudre. Avec une précision hypnotique, Lee Chang-dong filme le vide, les silences et les gestes anodins comme autant de signes d’un malaise plus profond. La relation triangulaire, portée notamment par la présence énigmatique de Steven Yeun, devient un terrain de projection pour les fantasmes et les frustrations du protagoniste. Le film joue constamment avec l’ambiguïté, laissant le spectateur osciller entre interprétations sans jamais offrir de certitude. De cette opacité maîtrisée naît une œuvre fascinante et troublante, qui hante durablement par ce qu’elle suggère plus qu’elle ne montre.
Matthieu D.
Matthieu D.

16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 février 2026
Quel supplice. Lent ennuyeux, Le rythme est traînant, poussif, anémique, donnant l’impression que le temps s’étire, s’affaisse, se dissout dans une torpeur plombante. Il ne se passe rien, ou si peu, et surtout rien d’important, rien de marquant, rien qui réveille l’attention ou stimule la curiosité. On avance péniblement dans un brouillard narratif épais, grisâtre, saturé d’ennui et de vide existentiel.
Mais en meme temps si j'avais lu que c etait le film qui méritait la palme d'or selon les "intellectuels" de Telerama je ne me serai jamais lancé. Bon courage si vous lancez le film
Meziane Mahieu
Meziane Mahieu

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2026
Film très bien tourné qui mixe entre la vie de la ville et de la campagne dans un Corée déchirée par les inégalités. On se tient au récit tout du long en attendant un moment d'explosion qui arrive mais avec une déflagration moins importante que je l'imaginais
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Mystérieux, envoutant, hypnotique, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette fascinante œuvre coréenne emmenée par un formidable trio d’acteurs. Bercé par un rythme lancinant, le spectateur assiste à un balai visuel et narratif étonnant et parfaitement maitrisé, filmant avec aisance une forme de banalité de peu de choses mais qui en dit beaucoup.
Naomie Gatsuki
Naomie Gatsuki

39 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2024
Je l'ai étudié dans le cadre de l'analyse de Cinéma.

Certes, il peut être long et assez vide. Mais en cherchant à l'analyser. Au final, il fait tellement réfléchir autour de la recherche de sa propre existence, de son sens à la vie. Et ce film le montre bien à travers une serre qui brûle qu'on ne voit jamais, un chat présent dans les dialogues dont on ne verra jamais l'apparition et une disparition soudaine dont on ne connaît pas la cause ! Tout tourne autour de l'invisible qui est pourtant visible et que jung su va en chercher le sens !

Le feu brûle à l'intérieur de Hae mi, Jong su et Ben. Ils cherchent tous leur sens à leur manière, ils sont tous mystérieux à leur manière. Si l'on réfléchit à tous ces mystères, c'est amusant à imaginer ! Cependant, bien sûr cela peut être vu comme ennuyant et tiré en longueur pour quelqu'un qui veut se regarder un film appréciable en fin de journée !
pentarou
pentarou

5 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2024
Je ne comprends pas toute la hype autour de ce film. Certes la première heure est suffisamment intriguante pour nous accrocher sauf que ça décolle jamais et qu'on fini par en avoir marre. Je suis complètement passé à côté de ce qu'il y avait à comprendre dans ce film je pense.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2024
“Burning” a une ambivalence forte entre le fond avec la forme. Si la forme est réussie avec des plans brefs parfois superbes, oniriques et intenses : spoiler: la serre qui prend feu dans le rêve de Jongsoo, la danse de fin de journée en topless de Haemi
. Le fond manque clairement d’une consistance qui permettrait au long-métrage de marquer les esprits. Je pense notamment au format d’une durée totale de 2h30 bien trop long pour exposer le propos, car il ne se passe rien, peu d’intensité sur la durée, peu d’émotions au travers des personnages introvertis et renfermés sur eux-mêmes. Du coup, j’ai l’impression d’avoir vu des choses, mais être passé à côté de l’essence même du film.
Le casting avec le trio Jongsoo (Ah-In Yoo), Haemi (Jeon Jong-seo) et Ben (Steven Yeun) présente un certain charme, mais cela ne suffit pas pour moi à faire de “Burning” une œuvre puissante et convenu, dommage.
Antinavet
Antinavet

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 avril 2024
Absolument aucun rythme ni intrigue, film très très très nul, qui sera certainement grandement apprécié par les apprentis snobinard.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2024
Premier film que je vois de Lee Chang-Dong et c’est déjà très fort à mon sens, une belle prouesse technique ce « Burning ». On suit la relation entre Jongsu, Haemi et Ben, triangle amoureux au premier abord, ça ressemble à une bataille de coeur entre Jongsu et Ben mais la suite des événements est bien plus complexe que ça, on est constamment dans le doute, on comprend sans vraiment comprendre ce qui se trame pendant le film jusqu’à un élément marquant qui se passe et remet en réflexion notre visionnage, mais toutes nos questions et réponses prennent forme à la fin, cette dernière qui est plus que glaçante et réussie, on croit savoir la vérité de cette histoire sans vraiment être sûr que ça soit vraiment la vraie vérité, est ce que c’était vraiment le bon choix à faire pour Jongsu ? c’est complètement réussi. La réalisation est juste magnifique, la bande sonore sur certaines scènes m’a envoûté, la photographie du film est le point que j’ai le plus aimé je pense, c’est somptueux et tellement bien capturé. Steven Yeun est vraiment une perle rare de ces dernières années, j’adore son jeu et sa simplicité, il mérite ce qu’il lui arrive dernièrement en terme de récompenses. Le film est vraiment contemplatif et prend bien son temps, ça passe ou ça casse, en tout cas moi j’ai eu du mal avec ce long presque silence dans la première heure du récit et c’est bien dommage, car par la suite tout se révèle plus qu’intéressant.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2024
Dès le début nous sommes conscients de la dimension politique que Lee Chang veut donner à son film. Les 3 personnages principaux semblent être l'expression de la manière dont les coréens sont conditionnés .
La réalisation, la photo sont remarquables.
Mais je regrette un peu l'absence de visibilité quant à l'évolution de cette femme, dont il est impossible d'affirmer qu'elle été assassinée, en conséquence si la vengeance qui clôt le film repose sur des faits.
Jonathan M.
Jonathan M.

21 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2024
Burning est un bon film mais souffre de quelques défauts pour en être un grand. L'ambiance est pesante, bizarre, et le ton est bon. Pendant un bon moment on se demande où on est comme le personnage principal. Quelques petites touches nous mettent la puce à l'oreille sur le denouement c'est plutôt bien tourné en terme de scénario. Lee Chang-Dong film à l'école Fincher dans les tons froids et gris avec un certain réalisme. Cependant il y a un manque de rythme et un côté un peu mou qui font que l'on perd peu à peu intérêt. Dommage, cela reste honorable !
LeirbagGab
LeirbagGab

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2023
Merveilleux film, trame génial et suspense de mise! Une merveilleuse tension qui se crée. Et un super réalisme
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2023
Il y'a sans que l'on ne mente des films que l'on pense inoubliable et que pour autant on zappe très vite ... Pour le dire de manière moins triviale, disons qu'on passe à autre chose. Puisque la vérité est invoquée, par mes soins qui plus-est, j'ajouterai qu'aussi peu avenant soit le film de Lee Chang-dong, il est peu probable que je puisse m'en extirper. Burning ( 버닝 ) a beau être clairement une limite pour moi dans son jusqu'auboutisme, dans sa radicalité assumé de dépeindre une histoire et de répondre à sa maxime comme quoi celle-ci à toujours différent point de vue, il y'a cette fêlure dans la réponse explicite et implicite de cette épreuve qui m'a donné du fil à retordre mais qui m'a aussi paradoxalement capturé !

Sous influence de Faulkner, plusieurs fois mentionné, cette adaptation de Murakami se réserve une fidélité à part entière et explore au travers de son sens de la littérature toutefois une prouesse de mise en scène, ou l'image ressert encore l'étau de son parallèle et reconfigure la texture d'un septième art ou la Corée prend définitivement une place prépondérante dans la redistribution des cartes ...

Le film, démarre ici par une approche romanesque de petite échelle, de simple retrouvaille, et le début d'une petite histoire qui possède cependant déjà une drôle de conjoncture dans le rapport de l'un à l'autre. Ce lien, un poil étrange ne va qu'encore plus servir d'hameçon pour sa suite pleine de surprise, ou non ! Mystérieux, énigmatique, sous silence, se sont d'ailleurs dans ses derniers que l'on comprend au fond le mieux les choses, cette guerre de société, d'époque tout comme d'incarnation. D'esprit et de corps, de possession donc, on accepte et on refuse ces épanchements pour fuir des conventions, selon les angles, de nos protagonistes bien sur. Puisque l'on évoque ces derniers, il est temps de les applaudir à leurs justes valeurs ! Ce trio si singulier est une déflagration, immense de surcroit. Yoo Ah-in, Steven Yeun, Jeon Jong-seo sont des interprètes inoubliable, car oui, il croque au terme, irrémédiablement !

A tragédie égale, enfin selon les encrages, cette histoire de position et d'interprétation - là encore - donne à voir différent chose ici et là à échelle multiples. Les versions bougent, selon les niveaux de lecture, avec ses paradoxes et subtilités. Une envergure qui grandit dans sa conception de temps et de lieux, dans ce constat de richesse et de pauvreté mis dos à dos dans une connexion ou l'on se fixe, se toise, ou la télescopage se colle sur des envies et des jalousies, assumés ou refoulées. Les maux de l'époque se glisse dans les brèches, porte sur une condition plurielle pleine de questionnement aussi difficiles que ses répondes s'en chargent avec une peine aussi définitive ...

A reprendre pour mieux le comprendre, pour le vivre dans un autre contexte, avec des souvenirs et des repères. Un choc trop vif c'est cette fois accolé à mon manque d'accroche de l'instant. Mais je pense qu'une tentative ultérieure reconditionnera ceci tant il y'a dans ce long métrage de gamme de connaissance et de ressentit encore inconnu pour moi mais que je souhaite creusé.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2022
Un film que j'ai vu au festival Lumière 2022 de Lyon, en présence du réalisateur Lee Chang-Dong qui a présenté son œuvre de façon finalement plutôt elliptique en concluant " Thriller ou pas ? vous en déciderez personnellement à la fin de la projection".
Ce film n'est pas facile d'accès. En premier plan un trio amoureux. En arrière-plan, la Corée du Sud contemporaine avec ses contrastes entre ville et campagne, riches oisifs et pauvres travailleurs, mais aussi la condition féminine et bien entendu, très proche, la Corée du Nord et ses haut-parleurs propagandiste à la frontière. La patte de Murakami, auteur de la nouvelle "les granges brûlées" qui a inspiré le film, est omniprésente avec son côté poétique et ses côtés étranges, fantastiques et la thématique du puits.
Deux parties bien distinctes dans le film. La première, longue, lente, souvent immobile où le personnage principal Jongsu retrouve par hasard une ancienne camarde d’enfance Haemi. Lui est livreur. Elle est plus ou moins majorette publicitaire. Nait une histoire d'amour. La fille rêve d'absolu, elle est affamée de sens. Elle a un don pour le mime et soi-disant un chat, que Jongsu doit nourrir pendant le voyage de Haemi au Kenya. A part que le chat est invisible, mange, mais ne crotte pas...Elle rentre de Kenya avec Ben un oisif friqué qui roule en Porsche et dont le passe-temps favori est quelque peu bizarre
La seconde partie, est, elle plus dynamique et s’appuie sur des faits mineurs du début pour en faire des énigmes qui s’entremêlent
L’attraction-répulsion entre les personnages ne peut que conduire à une fin enflammée et à des questions :
- Tout cela est-il bien réel ou dans le seul esprit du personnage principal ou dans ses écrits, lui qui se dit également écrivain ?
- Est-il sain d’esprit, lui dont les parents ont des comportements bizarres ?
- Haemi qui excelle dans le mime n’est-elle pas une illusion ?
On ressort donc du film avec ces questions et des pistes vraies ou fausses, mais pas de réponse claire, un peu déstabilisé par le jeu froid et sobre des acteurs, la musique minimaliste et moderne en se disant qu’il faudra revoir le film pour le savourer davantage
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2022
Présenté en compétition officielle au festival de Cannes, "burning " est reparti bredouille. Pourtant, le film était sans nul doute un des meilleurs, voire aurait même mérité la palme d'or.

Son réalisateur lee Chang-dong, ancien ministre de la culture de son pays, propose ici une adaptation d'une nouvelle de l'écrivain japonais Murakami ( Hamaguchi fera de même deux ans plus tard avec " drive my car" son meilleur film à ce jour).

Disons le tout de suite, la simplicité apparente de " burning " n'est qu'un leurre, dans un jeu de pistes complexe, qui ne révèle qu'une partie de l'énigme dans un plan très court avant la scène finale.

Mon hypothèse est que l'on se trouve en présence de ce que le personnage principal écrit dans son roman. Quelques scènes nous donnent quelques pistes sur sa vie réelle, mais il est parfois difficile de savoir où l'on se situe.

Mon hypothèse est que le jeune homme essaye de traduire dans son roman, la rage qu'il ressent face aux injustices sociales vécues par lui-même et par une grande partie de la jeunesse de son pays.

Le thème du voyage en Afrique : aller chez les bushmen pour assister à une cérémonie ou l'on cherche à connaître le sens de la vie. Question universelle que se pose le jeune homme dans son livre qu'il écrit.

Peu probable que la jeune fille soie réellement allée en Afrique. Elle évoque le Kenya et Nairobi sa capitale, alors que le Kalahari ne se trouve pas du tout dans cette région africaine.

Par ailleurs, Ben ne parle jamais de son voyage en Afrique. Les indices qui laisse entendre que ce qu'on voit a l'écran n'existe pas ( métaphore de la mandarine, questionnement sur le sens du mot métaphore, univers de Faulkner dans certains de ses livres) sont nombreux.

Bref, le film nécessite plusieurs visions très attentives ( je l'ai visionné trois fois) pour saisir au moins une part de ses subtilités. Finalement proche de certains opus de Lynch de part son ton, il s'en détourne par sa problématique politique.

Le film s'adresse à un public exigeant et pas au grand public, contrairement à ce qu'on pourrait supposer de prime abord.
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