Burning
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198 critiques spectateurs

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fooker95
fooker95

11 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2026
« Burning » est long mais il mérite d’être visionné au moins deux fois. La première pour recevoir le choc esthétique d’un film superbe et mystérieusement éloquent, la seconde pour l’analyser et affiner ses propres interprétations.

Dans sa première partie, « Burning » met en scène la figure captivante d’une jeune fille, animée d’une « grande faim » de vie et de sensations mais qu’on sent aussi très vulnérable et très fragile. Elle attire à elle deux hommes extrêmement différents : l’un aux moyens très modestes, sombre, taciturne mais qui l’aime d’un amour véritable et qui veut la protéger, l’autre riche, très cultivé, extrêmement spirituel et volubile, et dont on saisit mal ce qui l’attire à la jeune fille, si ce n’est une curieuse passion morbide pour les choses dérisoires qui brûlent et disparaissent dans un total anonymat. Son passe-temps consiste par exemple à brûler ces petites serres plastiques abandonnées qui constellent la campagne coréenne et qu’il semble haïr !

Dans la seconde partie, justement, la jeune fille disparaît. Le jeune homme, qui l’aime encore, la recherche en vain. Il finit par être persuadé que c’est le second homme qui la tuée. À tort ? A raison ? Personnellement j’ai trouvé cette énigme fascinante et le personnage de la jeune fille disparue me paraît symboliser quelque chose de plus grand, auquel j’ai plaisir à songer.
Greg
Greg

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2026
Burning est un film que l'on pourrait presque résumer en quelques lignes et qui pourtant parvient à captiver pendant près de deux heures trente.

Là où certains films confondent lenteur et profondeur, Burning prend véritablement son temps. Il invite à s'abandonner à une poésie douce-amère, faite de silences, de dialogues en apparence anodins, de regards et de paysages où semblent parfois ne subsister que des ossements de polymère et de métal abandonnés.

Le rythme est lent, indéniablement, mais rarement une telle lenteur aura paru aussi justifiée. Le film laisse vivre ses personnages et installe progressivement quelque chose d'indéfinissable, un trouble que l'on ressent bien avant de pouvoir réellement le comprendre. Il suggère énormément, affirme très peu et fait suffisamment confiance au spectateur pour ne jamais lui imposer une lecture toute faite.

Quelques scènes très brèves peuvent sembler plus difficiles à raccrocher à l'ensemble et certains artifices paraissent légèrement trop commodes. Des réserves mineures face à la maîtrise générale d'un film qui sait précisément où il veut emmener son spectateur sans jamais lui montrer ostensiblement le chemin.

Une œuvre mélancolique, mystérieuse et remarquablement maîtrisée, qui transforme la banalité en fascination et la lenteur en véritable langage cinématographique.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2026
Lent embrasement d’un mystère insaisissable, Burning distille une tension sourde qui ne cesse de croître sans jamais se résoudre. Avec une précision hypnotique, Lee Chang-dong filme le vide, les silences et les gestes anodins comme autant de signes d’un malaise plus profond. La relation triangulaire, portée notamment par la présence énigmatique de Steven Yeun, devient un terrain de projection pour les fantasmes et les frustrations du protagoniste. Le film joue constamment avec l’ambiguïté, laissant le spectateur osciller entre interprétations sans jamais offrir de certitude. De cette opacité maîtrisée naît une œuvre fascinante et troublante, qui hante durablement par ce qu’elle suggère plus qu’elle ne montre.
Matthieu D.
Matthieu D.

16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 février 2026
Quel supplice. Lent ennuyeux, Le rythme est traînant, poussif, anémique, donnant l’impression que le temps s’étire, s’affaisse, se dissout dans une torpeur plombante. Il ne se passe rien, ou si peu, et surtout rien d’important, rien de marquant, rien qui réveille l’attention ou stimule la curiosité. On avance péniblement dans un brouillard narratif épais, grisâtre, saturé d’ennui et de vide existentiel.
Mais en meme temps si j'avais lu que c etait le film qui méritait la palme d'or selon les "intellectuels" de Telerama je ne me serai jamais lancé. Bon courage si vous lancez le film
Meziane Mahieu
Meziane Mahieu

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2026
Film très bien tourné qui mixe entre la vie de la ville et de la campagne dans un Corée déchirée par les inégalités. On se tient au récit tout du long en attendant un moment d'explosion qui arrive mais avec une déflagration moins importante que je l'imaginais
Kouto
Kouto

36 abonnés 4 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Mystérieux, envoutant, hypnotique, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette fascinante œuvre coréenne emmenée par un formidable trio d’acteurs. Bercé par un rythme lancinant, le spectateur assiste à un balai visuel et narratif étonnant et parfaitement maitrisé, filmant avec aisance une forme de banalité de peu de choses mais qui en dit beaucoup.
Naomie Gatsuki
Naomie Gatsuki

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2024
Je l'ai étudié dans le cadre de l'analyse de Cinéma.

Certes, il peut être long et assez vide. Mais en cherchant à l'analyser. Au final, il fait tellement réfléchir autour de la recherche de sa propre existence, de son sens à la vie. Et ce film le montre bien à travers une serre qui brûle qu'on ne voit jamais, un chat présent dans les dialogues dont on ne verra jamais l'apparition et une disparition soudaine dont on ne connaît pas la cause ! Tout tourne autour de l'invisible qui est pourtant visible et que jung su va en chercher le sens !

Le feu brûle à l'intérieur de Hae mi, Jong su et Ben. Ils cherchent tous leur sens à leur manière, ils sont tous mystérieux à leur manière. Si l'on réfléchit à tous ces mystères, c'est amusant à imaginer ! Cependant, bien sûr cela peut être vu comme ennuyant et tiré en longueur pour quelqu'un qui veut se regarder un film appréciable en fin de journée !
pentarou
pentarou

7 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2024
Je ne comprends pas toute la hype autour de ce film. Certes la première heure est suffisamment intriguante pour nous accrocher sauf que ça décolle jamais et qu'on fini par en avoir marre. Je suis complètement passé à côté de ce qu'il y avait à comprendre dans ce film je pense.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

47 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2024
“Burning” a une ambivalence forte entre le fond avec la forme. Si la forme est réussie avec des plans brefs parfois superbes, oniriques et intenses : spoiler: la serre qui prend feu dans le rêve de Jongsoo, la danse de fin de journée en topless de Haemi
. Le fond manque clairement d’une consistance qui permettrait au long-métrage de marquer les esprits. Je pense notamment au format d’une durée totale de 2h30 bien trop long pour exposer le propos, car il ne se passe rien, peu d’intensité sur la durée, peu d’émotions au travers des personnages introvertis et renfermés sur eux-mêmes. Du coup, j’ai l’impression d’avoir vu des choses, mais être passé à côté de l’essence même du film.
Le casting avec le trio Jongsoo (Ah-In Yoo), Haemi (Jeon Jong-seo) et Ben (Steven Yeun) présente un certain charme, mais cela ne suffit pas pour moi à faire de “Burning” une œuvre puissante et convenu, dommage.
Antinavet
Antinavet

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 avril 2024
Absolument aucun rythme ni intrigue, film très très très nul, qui sera certainement grandement apprécié par les apprentis snobinard.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2024
Premier film que je vois de Lee Chang-Dong et c’est déjà très fort à mon sens, une belle prouesse technique ce « Burning ». On suit la relation entre Jongsu, Haemi et Ben, triangle amoureux au premier abord, ça ressemble à une bataille de coeur entre Jongsu et Ben mais la suite des événements est bien plus complexe que ça, on est constamment dans le doute, on comprend sans vraiment comprendre ce qui se trame pendant le film jusqu’à un élément marquant qui se passe et remet en réflexion notre visionnage, mais toutes nos questions et réponses prennent forme à la fin, cette dernière qui est plus que glaçante et réussie, on croit savoir la vérité de cette histoire sans vraiment être sûr que ça soit vraiment la vraie vérité, est ce que c’était vraiment le bon choix à faire pour Jongsu ? c’est complètement réussi. La réalisation est juste magnifique, la bande sonore sur certaines scènes m’a envoûté, la photographie du film est le point que j’ai le plus aimé je pense, c’est somptueux et tellement bien capturé. Steven Yeun est vraiment une perle rare de ces dernières années, j’adore son jeu et sa simplicité, il mérite ce qu’il lui arrive dernièrement en terme de récompenses. Le film est vraiment contemplatif et prend bien son temps, ça passe ou ça casse, en tout cas moi j’ai eu du mal avec ce long presque silence dans la première heure du récit et c’est bien dommage, car par la suite tout se révèle plus qu’intéressant.
Clntra
Clntra

43 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2024
Dès le début nous sommes conscients de la dimension politique que Lee Chang veut donner à son film. Les 3 personnages principaux semblent être l'expression de la manière dont les coréens sont conditionnés .
La réalisation, la photo sont remarquables.
Mais je regrette un peu l'absence de visibilité quant à l'évolution de cette femme, dont il est impossible d'affirmer qu'elle été assassinée, en conséquence si la vengeance qui clôt le film repose sur des faits.
Jonathan M.
Jonathan M.

21 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2024
Burning est un bon film mais souffre de quelques défauts pour en être un grand. L'ambiance est pesante, bizarre, et le ton est bon. Pendant un bon moment on se demande où on est comme le personnage principal. Quelques petites touches nous mettent la puce à l'oreille sur le denouement c'est plutôt bien tourné en terme de scénario. Lee Chang-Dong film à l'école Fincher dans les tons froids et gris avec un certain réalisme. Cependant il y a un manque de rythme et un côté un peu mou qui font que l'on perd peu à peu intérêt. Dommage, cela reste honorable !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 septembre 2023
Merveilleux film, trame génial et suspense de mise! Une merveilleuse tension qui se crée. Et un super réalisme
maxime ...

318 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2023
Il y'a sans que l'on ne mente des films que l'on pense inoubliable et que pour autant on zappe très vite ... Pour le dire de manière moins triviale, disons qu'on passe à autre chose. Puisque la vérité est invoquée, par mes soins qui plus-est, j'ajouterai qu'aussi peu avenant soit le film de Lee Chang-dong, il est peu probable que je puisse m'en extirper. Burning ( 버닝 ) a beau être clairement une limite pour moi dans son jusqu'auboutisme, dans sa radicalité assumé de dépeindre une histoire et de répondre à sa maxime comme quoi celle-ci à toujours différent point de vue, il y'a cette fêlure dans la réponse explicite et implicite de cette épreuve qui m'a donné du fil à retordre mais qui m'a aussi paradoxalement capturé !

Sous influence de Faulkner, plusieurs fois mentionné, cette adaptation de Murakami se réserve une fidélité à part entière et explore au travers de son sens de la littérature toutefois une prouesse de mise en scène, ou l'image ressert encore l'étau de son parallèle et reconfigure la texture d'un septième art ou la Corée prend définitivement une place prépondérante dans la redistribution des cartes ...

Le film, démarre ici par une approche romanesque de petite échelle, de simple retrouvaille, et le début d'une petite histoire qui possède cependant déjà une drôle de conjoncture dans le rapport de l'un à l'autre. Ce lien, un poil étrange ne va qu'encore plus servir d'hameçon pour sa suite pleine de surprise, ou non ! Mystérieux, énigmatique, sous silence, se sont d'ailleurs dans ses derniers que l'on comprend au fond le mieux les choses, cette guerre de société, d'époque tout comme d'incarnation. D'esprit et de corps, de possession donc, on accepte et on refuse ces épanchements pour fuir des conventions, selon les angles, de nos protagonistes bien sur. Puisque l'on évoque ces derniers, il est temps de les applaudir à leurs justes valeurs ! Ce trio si singulier est une déflagration, immense de surcroit. Yoo Ah-in, Steven Yeun, Jeon Jong-seo sont des interprètes inoubliable, car oui, il croque au terme, irrémédiablement !

A tragédie égale, enfin selon les encrages, cette histoire de position et d'interprétation - là encore - donne à voir différent chose ici et là à échelle multiples. Les versions bougent, selon les niveaux de lecture, avec ses paradoxes et subtilités. Une envergure qui grandit dans sa conception de temps et de lieux, dans ce constat de richesse et de pauvreté mis dos à dos dans une connexion ou l'on se fixe, se toise, ou la télescopage se colle sur des envies et des jalousies, assumés ou refoulées. Les maux de l'époque se glisse dans les brèches, porte sur une condition plurielle pleine de questionnement aussi difficiles que ses répondes s'en chargent avec une peine aussi définitive ...

A reprendre pour mieux le comprendre, pour le vivre dans un autre contexte, avec des souvenirs et des repères. Un choc trop vif c'est cette fois accolé à mon manque d'accroche de l'instant. Mais je pense qu'une tentative ultérieure reconditionnera ceci tant il y'a dans ce long métrage de gamme de connaissance et de ressentit encore inconnu pour moi mais que je souhaite creusé.
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