Burning
Note moyenne
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196 critiques spectateurs

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soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2018
Un film qui, à l'image des écrits d'Haruki Murakami, adapté ici, ne peut laisser indifférent. Aussi lancinant que désespéré, le parcours de cet anti-héros oublié par la société de consommation sud-coréenne a quelque chose de pasolinien dans sa radicalité, son désir de jusqu'au boutisme. Admirablement interprété par son trio de comédiens, "Burning" est une œuvre importante sur le temps qui passe, l'amour qu'on laisser filer, la mélancolie, qui peut dévorer, petit à petit...
lara crid
lara crid

81 abonnés 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2018
Le film commence par ce qui peut paraître une romance légère et glisse subrepticement vers le thriller psychologique. Cette dichotomie, il la doit au double jeu des acteurs : l’étrange Heamy à la fois insouciante et fascinante qui ne cesse de jouer, de se mettre en scène, de séduire. Jongsu dont on se demande à quel moment la rage (qu’il aurait pu hériter de son père) va jaillir tant il subit diaboliquement, sous ses yeux, le spectacle de celle qu’il aime se lovant dans les bras de Ben. Et Ben dont on ne saura jamais ce que masque sa fortune. Chaque personnage est habité par le feu, on sait Ben pyromane de serres (sans en avoir la preuve), Jongsu, brûleur des vêtements de sa mère. Jusqu’au bout, Ben saura garder le masque policé, celui de cette société nouvellement libérale qui impose le bonheur pourvu qu’on soit riche. Jongsu, lui n’est pas riche et supporte tant bien que mal la vie avec des parents défaillants et absents. Il serait heureux s’il pouvait seulement être avec Heamy. Entre ses dettes et la richesse de Ben, Heamy s’est perdue au point de disparaître. Ne restent que nos deux héros qui incarnent chacun une vision opposée de la Corée du sud. Cette injustice finira par les consumer.
ouadou
ouadou

98 abonnés 413 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 septembre 2018
Interminable. Oui la lenteur est jouissive quand on est embarqué dans une ambiance malsaine mais ici l’ennui efface tout envie de suivre ce trio qui se regarde être étrange plutôt que de l’être. Immense déception
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 septembre 2018
un film dramatique, un portait psychologique, un film qui traine en longueur, 20 minutes de moins auraient été bienvenues, ce qui n’ôte rien au jeu des acteurs, aux prises de vue, et à la trame.
Cependant 3 scènes inutiles de masturbation... et un final qui s’accélère, très stressant... j'ai regretté qu'entre la première séquence de tournage ou on la voit le haut dévêtue, la jeune actrice, passe d'un 80 A de bonnet à un 90B sur la suivante... pas sérieux!
floflo2204
floflo2204

98 abonnés 379 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2018
Avec une carrière bien remplie, Lee Chang-Dong revient sur le devant de la scène pour nous offrir Burning. Après de sublimes films comme Poetry ou Secret Sunshine, ce nouveau long-métrage du réalisateur sud-coréen s'avère bien décevant. En effet, le plus gros point faible du film est incontestablement son scénario. Bien qu'assez intéressant au premier abord et au vu du résumé, la majeure partie nous laisse indifférent, dans l'expectative, désireux de voir quelque chose se passer. Finalement rien ne se passe et on s'ennuie, il faudra presque attendre 1h30 de film pour réussir à s'intéresser vraiment à l'histoire se déroulant sous nos yeux. Cependant, une fois qu'on a réussi à y accrocher, on ne réussit plus à lâcher l'écran et on suit avec appréhension le déroulement des événements. Je n'ai pas lu le roman de Murakami donc je serais incapable de juger l'adaptation mais il faut en convenir que l'écriture très lente de l'histoire n'était peut-être pas le meilleur choix. Par ailleurs, il faut avouer que Burning n'est pas vraiment aidé par son casting. Yoo Ah-In ne possède absolument aucun charisme et s'avère rapidement plus détestable qu'autre chose, on a du mal à le considérer comme le personnage principal de ce scénario. A l'inverse, Jeon Jong-Seo est impeccable dans sa partition de petite fille qui ne veut pas grandir, qui souhaite profiter pleinement de la vie. Néanmoins, le point majeur de ce long-métrage réside sans aucun doute dans le jeu sublime de Steven Yeun qui vient confirmer tout le talent qu'on le savait posséder. L'acteur se transcende à l'écran et contribue de la plus forte des manières à cette prise d'intérêt au film. Un jeu tout en retenue, subtil et pourtant assez classique, Steven Yeun nous fait prendre conscience de la réalité du long-métrage à savoir que tout le monde est soupçonnable. Dans tous les cas, les décors du film sont vraiment magnifiques particulièrement les scènes dans la campagne coréenne qui sont tournées avec un grand talent et une gestion de la photographie impeccable. La partition musicale du long-métrage est assez classique et ne sait jamais nous faire ressentir de nombreuses choses. La réalisation de Lee Chang-Dong constitue malgré tout un gros point fort quant à la beauté qu'il réussit à insuffler à son film dans chaque plan. Burning n'est donc pas le chef-d'oeuvre que tout le monde vendait, bien en deçà des autres réalisations du cinéaste coréen. Il s'agit quand même d'un bon film qui nous permet de prendre toute la mesure du talent de Steven Yeun.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 septembre 2018
Tellement creux qu'il est difficile d'en dire quoi que ce soit.
La musique concrète pourrait donner un rythme mais le film n'a rien à dire.
Il utilise une esthétique réaliste et pourtant il est clinquant.
Les acteurs ne convainquent pas.
Les scènes s'étirent et se répètent sans aucun apport.
Le film à la mode qui a emballé les médias pour bobos.
A éviter absolument.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2018
Trois personnages sont au coeur de ce film étrange : un futur-écrivain à la recherche de l'histoire qu'il va raconter, Haemi, une amoureuse sortie de son passé et Ben, sorte de Gatsy coréen aussi riche que mystérieux. A mesure que l'intrigue avance, on se rend compte que ces deux personnages sont purement métaphoriques et qu'ils incarnent les doutes de Jongsu. Lee Chang-Dong use des yeux de son héros pour observer la transformation de la société coréenne, la façon dont elle renonce à la profondeur pour se noyer dans la superficialité. La photographie est superbe, la réalisation est subtile et laisse le spectateur libre d'interpréter le film à sa façon. On adore ou on déteste.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 mars 2019
Malgré une réalisation et une BO correcte, "Burning" est un ennui profond de 2h30...

Le film commence par la mise en lumière d'une relation insipide et presque gênante, puis un thriller ennuyant, et prévisible.. Moi, qui pensait voir un film haletant, on est loin du compte. On attend que le film démarre, mais il ne le fera jamais. Même au moment de la disparition, le rythme reste plat.

Les personnages ne sont pas attachants et même presque antipathiques. Leur relation est difficilement qualifiable. On ne sait pas trop à quoi joue Haemi avec Ben, ni pourquoi Jongsoo est si apathique..

Le film s'égare à plusieurs reprises, nous présentant des scènes qui n'ont aucun rapport avec l'histoire et qui n'apportent rien à la narration.

Alors oui la photographie et la musique sont bonnes, les plans plutôt bien travaillés mais le reste me laisse froid et indifférent.
Je suis vraiment déçu
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2018
"Burning" comporte une scène fondamentale à une meilleure compréhension de l'oeuvre, elle se situe au début dans un bar, où Haemi (Jeon Song-seo hypnotique) réalise un exercice de pantomime avec une mandarine irréelle devant Jongsoo (fabuleux Yoo Ah-In, dont le regard semble toujours fuyant) : elle lui explique qu'il ne s'agit pas d'imaginer la présence de la mandarine mais d'oublier qu'elle n'existe pas. Alors se pose le problème de la distinction entre visible et invisible, entre réel et imaginaire, explosée progressivement par une écriture qui joue énormément sur les ellipses et crée ainsi du hors-champ. Le tour de force du film est de proposer pendant près de deux heures et demi une suite de scènes souvent banales, dérisoires et donc tout à fait intelligibles tout en en faisant de grands moments abstraits, qui dérèglent notre perception. Ce vertige provient des visions contradictoires des différents personnages autour d'éléments simples et concrets (Haemi a-t-elle vraiment un chat ? Y avait-il un puits près de la maison où elle vivait enfant ? Ben a-t-il brûlé la serre qui se situerait apparemment près de la ferme de Jongsoo ?), dont l'importance n'est pas de connaître les réponses mais de constater le doute et d'interroger la nature du regard du personnage principal.
Mais revenons à cette fameuse scène du bar dans laquelle Haemi, toujours elle, annonce à Jongsoo qu'elle s'apprête à partir au Kenya, un pays où l'on distingue "little hunger" (une curiosité commune) et "great hunger" (vouloir chercher un véritable sens à sa vie) : à partir de ces deux expressions, on se demande ce que souhaite le trio de "Burning". Disparaître, enquêter ou simplement s'amuser, il y aurait pour une classe prolétaire une envie de s’élever et, de l'autre, pour le jeune riche qu'est Ben, une culture du mystère et surtout une complaisance dans la superficialité. Grâce à la précision de la mise en scène dans la manière d'inscrire les corps dans le cadre, de montrer la gêne de certains et l'arrogante aisance des autres, Lee Chang-Dong raconte le degré d’insupportabilité qu'il peut y avoir entre deux classes sociales, toutefois réunies par le terrible vide existentiel dans lequel c'est toute une jeune génération qui est plongée. Sans jamais que le rythme ne s'accentue, le film restant toujours dans une zone indécise, flottante, la colère se fait ressentir et doit finalement trouver une forme d'expression, dépourvue d’ambiguïté mais ne levant toutefois pas le voile sur les multiples béances entêtantes créées. C'est un cinéma prodigieusement antonionien qui nous est proposé, car capable d'en comprendre les thématiques tout en les inscrivant dans des préoccupations sociales contemporaines et dans une forme singulière. Film froid en apparence mais brûlant en profondeur, "Burning" hante par son opacité, par l'indétermination de ses pistes et par la puissance des sensations procurées : une oeuvre importante que l'on n'est pas prêt d'oublier.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2018
Après projection, Burning hante l’esprit du spectateur. D’abord, par son récit mystérieux et savamment elliptique qui laisse libre cours à plusieurs niveaux de lecture et, pour les spectateurs les moins attentifs, de compréhension… Ensuite, par la recherche d’une éventuelle faille dans le scénario que Chang-dong Lee met en images. Une quête vaine car cet écrivain, aujourd’hui réalisateur et scénariste, noue son intrigue avec rigueur et délicatesse. A une époque où l’écriture scénaristique est souvent galvaudée, Burning redonne espoir en ce que le cinéma aurait dû rester : un vecteur inaliénable de transmission de récits d’un narrateur à son auditoire et de partage des mêmes émotions entre les deux parties. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Bénédicte B
Bénédicte B

312 abonnés 47 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 septembre 2018
Suffit-il de tourner un (beau) plan séquence et de mettre la musique de l'Ascenseur pour l'échafaud de Miles Davis dessus pour faire un bon film ??
De faire brûler une serre et de la filmer au ralenti ??
Certes non !
Et ce film est ennuyeux à mourir, l'intrigue minimaliste n'est même pas crédible (à la place du jeune héros, on n'attendrait pas deux heures vingt d'humiliation pour réagir), et l'acteur principal, avec sa bouche ronde de poisson, tape sur les nerfs par sa mollesse.
Y en a marre du snobisme des critiques, en particulier avec les films asiatiques !
Yaël R.
Yaël R.

7 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2018
À VOIR ABSOLUMENT - CHEF D’OEUVRE

Huit ans après le Prix du scénario décerné à Cannes pour « Poetry », le cinéaste sud-coréen Chang Dong LEE a réalisé « Burning »,  adapté de la nouvelle « Les granges brûlées « de Murakami, écrite en 1983, et extraite du recueil « L'éléphant s’évapore », inspirée de « L’incendiaire », de William Faulkner.

The great hunger
Jongsu, jeune coursier, rêve de devenir écrivain, et tombe par hasard sur Haemi. Elle le reconnaît immédiatement et se souvient de leur enfance à la campagne. Haemi est douce, s’endort n’importe où, à n’importe quelle heure, comme une enfant et Jongsu tombe amoureux d’elle. Elle a un chat qu’il ne voit jamais et lui demande de le nourrir pendant son voyage initiatique dans le désert du Kalahari. À son retour, Haemi lui présente Ben, rencontré à Nairobi, jeune comme eux, mais très riche. Ben possède une Porsche, un grand appartement dans le quartier riche de Gangnam. Haemi s’installe chez lui et Jongsu, invité, découvre le luxe. Ben explique simplement qu’il gagne sa vie "en  s’amusant" . Haemi, elle, danse « The great hunger », la quête du sens de la vie, appelée ainsi par les Bushmen qui la différencient de la petite faim, la faim de nourriture.
Entre temps, Jongsu écrit et travaille à la campagne, près de Paju où ne subsistent que les serres en plastique, quelques vieux agriculteurs et les voix de la propagande nord-coréenne hurlées jour et nuit dans les montagnes. Il assiste au procès de son père, et dont la colère a ruiné la vie de Jongsu, abandonné enfant par sa mère.
Un soir, Ben et Haemi lui rendent visite. Ben se vante de brûler des serres en plastique parce qu’il s’ennuie et confesse son envie d’en brûler une autre, bientôt. Une course au sens propre du terme s’ensuit pour Jongsu, qui court tous les jours dans la campagne, obsédé par la protection des serres laissées à l’abandon. Mais Haemi disparaît. Et Ben est déjà avec une autre femme. Jongsu commence alors son enquête, quête qui lui révèlera sa propre identité.
Les trois acteurs principaux , extraordinaires dans leur interprétation, incarnent l’errance, l’ennuie, l’abandon, le vide existentiel d’une génération désespérée qui se cherche, des jeunes femmes endettées qui ne savent plus quelle apparence choisir « (ne pas être maquillée ou être trop maquillée, ça ne va jamais » dit une femme dans la rue), l’abandon des campagnes, la politique et enfin la colère. Le film est imprégné d’une musique sublime composée par Mowg, où dominent les percussions, l’électro et le jazz (dont le sublime morceau « Ascenseur pour l’échafaud », de Miles Davis).
Ah In Yoo, Jongsu,  a joué entre autres dans « Veteran », «Sado » et « Touch as Iron ».  Haemi est jouée par Jong Seo Jun. «Burning » est son premier film. Les fans de série reconnaîtront Ben, joué Steven Yeun, le fameux Glen Rhee de « The walking dead », et K dans  « Okja », réalisé par Joon-Ho Bong.
La lumière de chaque plan, chef d’oeuvre de la photographie, réalisée par Alex Hong Kyung-Pyo renforce l’ambiguïté de l’histoire.
Chang-Dong LEE réalise un chef d’oeuvre, filmer le réel et l’irréel d’être humains confrontés à ce qu’ils ont de plus cher, leur âme. (blog : movieintheair.wordpress.com)
Marie-Claire D.
Marie-Claire D.

33 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2018
Ce sont les acteurs qui m'ont le plus plu dans ce film. Leur beauté, l'"épaisseur" de leur corps, de leurs regards, de ce qu'ils disent et de ce qu'ils taisent.
Le héros passe d'une grande beauté à une quasi laideur, comme la jeune fille, au gré des variations de leurs sentiments. Et le visage parfait, presque immuable, du troisième personnage, fait réfléchir sur son enfermement dans l'absence d'émotions ("je n'ai jamais pleuré") et ce qu'il attend de ses expériences extrêmes.
Un grand moment d'observation, qui se suit avec beaucoup d'intérêt. Dommage que la fin soit celle d'un film de suspense ordinaire.
Edouard64
Edouard64

8 abonnés 46 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2018
Ce pourrait être un bon film : des personnages insolites et prenants, le coup de patte d’un réalisateur de grand talent, comme il l'a souvent prouvé. Mais l'histoire s’enlise insensiblement. Lee Chang-Dong a-t-il voulu montrer la plus grande facilité des jeunes filles, servies par la chance et le désir des hommes, à se hisser dans l’ascenseur social ?
Mais non. Il a plutôt cherché à nous construire une hésitation, une incertitude de scénario : le film bascule-t-il dans le thriller ? On peut en discuter longtemps ! Donc on ne sait pas et semble-t-il on ne peut savoir ce qu’il advient à la fin du film, mais cela fait déjà bien longtemps qu’on s’en moque un peu.
Lee Chang-Dong n’aurait-il pas cédé à la facilité de ces années où l'on célébrait la "mort du texte", la mort du récit, où l'on recherchait avec Flaubert à écrire un roman sur rien ? Est-ce pourquoi beaucoup de critiques d'aujourd'hui, encore nourris à ce lait, l'ont encensé ? Quelle prétention, et quel ennui !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 septembre 2018
J ai vraiment bcp aime : le cadre est precis tout comme les magnifiques prises de vue, l histoire est haletante tout en laissant au spectateur le luxe d invente son deroulement,les personnages sont parfaits chacun ds leur registre, ascenseur pour l echafaut signe precisement le moment ou le film bascule dans la quete, l errance tout comme jeanne moreau...bref c est tres fort, deroutant jusqu a la fin en point d orgue ou la encore le spectateur est libre...bravo l artiste
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