2584 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
197 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
56 critiques
3
44 critiques
2
38 critiques
1
21 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
BillZ
2 abonnés
12 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 31 octobre 2018
Un film magnifique, une mise en scène puissante et des comédiens impeccables! C'est un film mystérieux qui infuse et interroge longtemps après l'avoir vu sur la société coréenne et plus généralement sur l'Etat du monde, l'identité et l'existence.
Les 10 premières secondes correspondent à un plan fixe sans musique d'une porte arrière de camionnette... Oui 10 secondes... C'est long... Et pourquoi faire aussi long? Pourquoi commencer ce film comme ça? Qu'est ce que cela rapporte? Bref le reste du film est du même niveau : des scènes trop longues, ennuyantes, souvent sans musique, sans intéret, certaines scènes très similaires répétées 3 ou 4 fois pendant le films. On s'ennuie à mourir.
Beaucoup de bonnes choses dans ce film qui nous dépeint le climat de la Corée actuelle, ses fractures sociales, sa proximité avec la Corée du nord où l'on endoctrine à tout-va ... très belles images, la jeune fille me fait l'impression d'un petit oiseau, gracieux, enjoué, mais cachant une profonde réflexion et de grandes fragilités. Le personnage de Ben, à la fois séduisant, cynique et énigmatique, nous attire d'une manière assez magnétique. Le chat de la jeune fille, qu'on ne voit qu'une fois, a néanmoins un rôle central, puisque c'est lui qui va déclencher le dénouement final, dont la violence contraste avec la lenteur du film. Je mettrais un bémol : pour moi le personnage principal est un peu apathique, et certaines scènes trop longues n'apportent rien.
La lenteur calculée du film, les impasses dans lesquelles il nous emmène, les attentes parfois inutiles, les interrogations souvent sans réponse de Jongsu, le héros, tout participe à nous plonger dans l’apathie de ce jeune Coréen et à adhérer par empathie à sa vision, à la fois pragmatique et éthérée, de la vie. Arrivés au terme de cette aventure, on reste sur nos questions. N’attendez pas de dénouement du genre « Ah, c’est bien sûr », chacun repart avec sa propre conviction voire son étonnement. Jongsu n’est pas le héros positif que l’on accompagnait dans sa quête ? N’est-il pas plutôt le justicier qui résout toutes les questions sans réponses ? Et qui est ce Ben, qui, peut-être, n’a à se reprocher que d’être un anarchiste bourgeois ? On voit que l’on est loin du rationalisme occidental et l’on s’ennuie un peu de tous ces atermoiements, de ces questions sans réponse, de ces portes ouvertes et jamais refermées, de ces dialogues qui ne font pas avancer l’intrigue. Pour autant, la qualité indéniable de la réalisation permet au spectateur de se focaliser, plutôt que sur l’histoire, davantage sur les plans, l’image ou la musique.
Le personnage BEN dit gagner sa vie en "jouant". Et ce film est exactement ça, un jeu. Une énigme impossible à résoudre. L'essentiel est, effectivement, invisible pour les yeux...
Un film réussi, impeccable, le chef-d’œuvre insoupçonné, je décerne la palme d’or du cœur. L’intrigue coréenne et ses subtilités à travers ces personnages qui me surprend, l’insouciance à travers leurs âmes transcendées par l’extase est hypnotisante, une mise en scène contemplative pleine de maîtrise. La ferveur des hauts parleurs retentissent depuis la ligne de démarcation, abandon, colère et violence ne sera pas un long fleuve tranquille.
Burning c'est un rencontre de deux jeunes villageois qui se retrouvent à Séoul des années plus tard. Jongsu et Haemi se redécouvrent jusqu'au départ de Haemi en Afrique. À son retour, la fille arrive accompagné de Ben, un jeune coréen riche qu'elle a connu lors de son voyage. Un triangle amoureux s'établit alors et un jour Ben avoue à Jongsu un hobbie assez particulier: brûler des serres.
Le film est une adaptation assez libre d'un roman court de Murakami. Ce qui fascine dans le film c'est le changement de registre juste après l'aveu de Ben. Du drame amoureux, le récit mute sans qu'on l'aperçoit au polar et une fois qu'on se rend compte la trame est déjà très avancée. C'est logique de s’étonner face à un pyromane. En plus, si le sujet se vante de ses discours au double sens et il prend soin à cacher des aspects banales de sa vie quotidienne, alors on a des raisons pour s’inquiéter.
Ben et Jongsu face à face. Deux côtés de la Corée du Sud opposés d'une Corée déjà divisée. Le monde agraire contre l'urbain, les fermes du nord où on entend les proclames propagandistes de Pyongyang contre le quartiers d'affaires liés au capitalisme occidental. Un bourge qui s'amuse à détruire le paysage où des enfants comme Jongsu ont grandi. La globalisation qui détruit la tradition.
spoiler: La confrontation des deux hommes arrive au moment-clé du scénario: La disparition de Haemi. Ben dit à Jongsu qu'elle s'est évaporée. Jongsu commence alors une enquête qui pourrait être si fausse comme vraie. A-t-elle voulu s'en aller ou est-ce que quelque chose lui est arrivée? Jongsu trouve des évidences qu'il ne peut pas confirmer: une montre que toutes les collègues de Haemi ont; un chat à la Schörindger, qui pourrait être celui de la fille ou pas; le puits du village qu'on n'est pas sûr qu'il ait existé, les serres intactes autour de la ferme de Jongsu, une escapade aux barrages... Rien n'est certain pour le spectateur.
Au premier rendez-vous Haemi nous donnait l'indice pour suivre le film: en faissant le geste de manger une clémentine invisible, on ne doit pas penser que le fruit n'est pas réel, sinon qu'on doit oublier qu'il n'existe pas. Aussi, la fille avait expliqué à Jongsu, après son retour de l'Afrique, le concept de ce peuple natif qui fait la différence entre la petite faim, pour l'envie de manger, et la grande faim, pour la curiosité existentielle. Tout ce qui arrive suite à la disparition de Haemi n'est que conséquence, alors, de la grande faim de Jongsu.
Les éléments du polar que Lee Chang Dong introduit dans le film s'accrochent au récit sans qu'on soit conscient de leur importance, et malgré tout, la réalisation du coréen fait qu'on se laisse emporter. Lé cinéaste évite le rythme trépidant du genre et il nous invite à suivre l'histoire en déconnexion, comme si on flottait regardant ses longues scènes aux légères mouvements de caméra, suivant les jeux de lumières et le temps qui passe. On doit signaler une scène impeccable d'apparence simple: la réunion des trois personnages chez Jongsu, suivant une interminable couchée de soleil, une dance en topless de Ascenseur pour l'échafaud et la sinistre révélation dans les ombres, déjà mentionnée, face aux derniers rayons de soleil. Une scène qu'apparemment a pris des mois pour être peaufiné d'une façon si subtile que le résultat est époustouflant. /// Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
Il a fait tellement de bruit chez les critiques de Cannes, allant jusqu’à évoquer le nom de « Palme oubliée » je me suis mis malheureusement la barre bien trop haute. L’euphorie redescendue, j’ai du mal à considérer que ce film est une place dans ce palmarès, et rejoins assez le jury pour le coup. On a vite compris l’opposition Corée rurale/Corée urbaine, histoire d’amour impossible et jeunesse inégale socialement. M’enfin où est le vertige sensationnel annoncé ? Où est ce film si fort que la critique hurle encore au chef d´oeuvre ? Je ne vais pas être cynique, c’est un film à voir pour sa qualité de mise en scène et un récit conçu de manière intelligente. Mais de la à voir un grand film, la déception sera grande. Qui plus est beaucoup trop long, Lee Chang-Dong a se mérite tout de même de montrer un visage de la Corée autre que le blockbuster catastrophe. Mais ce trio amoureux manque de souffre pour être happé par l’histoire.
Je ne souhaite pas m'étendre sur l'ennui que m'a procuré ce film ,d'autres le feront mieux que moi.Je veux juste parler d'une "grosse" faute de prise de vue durant la (longue) scène où les 3 protagonistes se retrouvent " à la campagne" chez notre triste héros.Un premier plan de la jeune fille avec le soleil couchant et puis le plan suivant où l'on retrouve les trois personnages et à l'arrière les fenêtres où l'on aperçoit un soleil encore bien heut dans le ciel !! Troisième plan ,la fille se met à danser avec ,derrière elle, un soleil qui vient de (re) disparaitre derrière l'horizon ! J'ignorais que cet astre jouait ainsi au yoyo .
Eh bien ça , ça m'énerve . Comment cette erreur passe-t-elle au montage et même, durant le tournage ? Mystère coréen.....
Un jeune homme retrouve une amie de longue date. Cette derniere lui présente son "unique ami" .Dans ce film on s'attaque au fait de societe asiatique où les filles endettées se vendent pour de l'argent. Le sujet abordé est original cependant le film est extremement lent, ennuyeux et nul à mon sens. La fin est incomprehensible ...
Un chef d'oeuvre absolu, dans la lignée des meilleurs films d'Antonioni. Un certain nombre de scènes inoubliables dont la danse au coucher de soleil. Dans la lignée des meilleurs films d'Antonioni. A ne pas rater.
Absolument magnifique et même irradiant. L'actrice principale est d'un magnétisme radioactif et les deux garçons du trio amoureux sont vraiment excellents. Film qui nous fait penser, d'une certaine façon, au mythique La nuit du chasseur par son réalisme social s'inscrivant dans une tragédie à la sauce thriller. Les images du film sont superbes et la réalisation de très grande facture.
On recherche tout au long du film le sens profond mais non c'est juste un thriller sans cadavre sans enquête On regarde quand même facilement si on a du temps à perdre
Un peu déçu de ce film qui ne réussit qu'à capter succinctement l'atmosphère mystérieuse de hurakami, et tourné à l'ennui et la frustration la où un memories of murder finissait en apothéose sur un postulat un peu identique. Beaucoup trop long.
Un thriller social où un fils d'éleveur pauvre et un citadin fortuné et mystérieux se disputent une jeune fille. Lee Chang-Dong y ajoute un discours sur les puissances de l'illusion et de l'invisible qui en atténue le schématisme. Dommage que le dernier tiers, qui suit une très belle séquence au crépuscule, ne soit pas à la hauteur du reste. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com