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Henrico
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1,0
Publiée le 20 octobre 2025
N’importe quel cinéaste occidental qui se serait aventuré à filmer avec un tel rythme de corbillard se serait fait incendier. N’importe quel cinéaste occidental qui aurait autant renoncé au traitement logique de son scénario se serait fait irrémédiablement discréditer. Seulement voilà, Lee Chang-Dong n’est pas occidental, il est Coréen. Et pour ceux atteint d’exotisme aigu, les failles d’un film asiatique, sont des traits de génie que n’ont pas pu apprécier les occidentaux. Ainsi, Lee Chang-Dong étire toutes ses scènes systématiquement, répétant certaines sans raison, (ex: les sessions de jogging éperdu, sur les routes, à la recherche des serres). Il multiplie les scènes regorgeant de détail peu éclairant d’un point de vue dramatique, masturbations journalières du « héros », cuisines solitaires, travaux dans la ferme paternelle. Tout cela porte un nom : faire du remplissage. Par contre, Lee Chang-Dong se dispense de scènes de transitions et de scènes d’explications. Allant même jusqu’à oublier de traiter son thème principal : « la crémation ». Tout cela porte un nom : faire du hors sujet. En effet, rien n’est fait dans ce film pour éclairer les cinéphiles normalement constitués sur les multiples et profonds trous noirs d’une intrigue, qui à la base, ne manquait pas d’un certain intérêt. Pourquoi le père est-il ainsi ? Quel mal ronge « l’héroïne » ? Qui est vraiment l’autre « héros » ? Est-il vraiment pyromane ? Est-il un psychopathe ? Non seulement gonflant... mais frustrant.
C'est dingue comment certaines oeuvres peuvent nous secouer alors qu'il ne s'y passe pas grand chose. Car oui, je suis d'accord avec ceux qui n'ont pas aimé "Burning" pour raison de vacuité scénaristique. Toutefois, il ne faut pas rechercher ici de la consistance à l'intrigue mais plutôt dans l'ambiance que Lee Chang-Dong réussit à imposer dans ce film. Le cinéaste coréen arrive à instaurer un climat de mystère et d'étrangeté tout au long de son long métrage. Beaucoup de non-dits font que le spectateur se pose énormément de questions au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire. Celle-ci se déroule calmement en laissant de nombreuses réponses ouvertes et une bonne dose d'interprétation. A la fin, on ne peut s'empêcher de se refaire le film dans sa tête, de soulever telle ou telle hypothèse pour finalement s'avouer vaincu. Vaincu car je ne peux me vanter d'avoir compris toutes les subtilités de l'intrigue (comme quoi elle n'est pas si vide) et de la mise en scène. "Burning" m'a laissé dans un état de confusion agréable car si on peut le qualifier de lent, de vide (en apparence), d'incompréhensible, on peut aussi dire qu'il est génial car il fait partie de cette catégorie de longs métrages qui nous marquent et qui nous captivent on ne sait trop comment. C'est peut-être ça la magie du cinéma...
Excellent suspense qui évoque l'univers de Patricia Highsimth, notamment Plein soleil, par son opposition de classe entre un riche oisif cynique et un couple de jeunes fauchés. Le film démarre lentement mais nous installe dans une ambiance assez étrange et mystérieuse. Comme souvent dans le cinéma coréen, la chute est sanglante. Une réussite.
Une oeuvre mystérieuse et déstabilisante que ce Burning, en constant équilibre entre réalisme et surréalisme, et qui s'approprie plusieurs genres pour finalement se classer dans la colonne "indéfinissable". Inspiré d'une nouvelle de Haruki Murakami dont la spécialité est précisément cette dualité qui jamais ne bascule complètement, et qui permet de semer un doute permanent sur la lecture des événements. Est-ce que j'ai bien compris ce qu'il vient de ce produire, est-ce bien réel, qu'est ce que nous cachent ces personnages, que va t'il se passer... Le polar alterne parfois avec des scènes oniriques, c'est du vrai cinéma, avec un final intrigant qui ouvre la voie à l'interprétation de chacun.
Curieux, envoûtant et ambiguë, on est pris jusqu’au bout malgré les invraisemblances du scénario, c’est bien dans la veine coréenne, lent et peu bavard comme le héros. En tout cas cela donne un bob aperçu de la Corée.
Un film de mise en scène et d’acteur. Burning raconte au travers de l’histoire du personnage de Jong Soo une jeunesse apathique car manquant de perspectives et d’espoir et pourtant pleine de colère réfrénée qui forcément menace d’exploser. La photo est très réussie et on a le droit à quelques plans de toute beauté. Cependant le film aurait gagné à être plus dense, plus resserré car deux heures et demie pour cette histoire c’était franchement trop.
Je dois concéder une déception vis à vis de ce Burning encensé par la critique à sa sortie. De nombreuses scènes et une ambiance réussie, une critique sociale intéressante mais une lenteur un peu trop appuyée. Servis par des interprètes énigmatiques, la frontière floue que trace le film entre rêve et réalité peut toucher, dommage qu'un montage plus resserré n'aie pas rendu le film plus dense.
J'adore le cinéma coréen, plus profond et bien mieux réalisé par rapport à ce que l'on a l'habitude de voir, les histoires de ces films ont plus de teneur. Burning m'a malheureusement déçu car son histoire semble vide, ce qui_n'est pas courant chez les coréen. 2h30 pour montrer un jeune qui tombe amoureux d'une amie d'enfance qui se voit courtisée par un riche type de la ville. Longueurs et lenteurs sont au rendez vous malgré des personnages profonds et talentueux. A noter que la bande son est plutôt pas mal et donne du cachet à l'histoire, un semblant de suspens mais elle fait son effet. Un film qui ne restera pas dans les anales du cinéma coréen.
Un film inutile, aussi long qu'inintéressant. Si les acteurs sont plutôt bons et l'univers intriguant est assez bien rendu, c'est en vain car le scénario est lamentablement vide. Long, ennuyeux...à voir uniquement si vous souhaitez vraiment gâcher 2h15 de votre vie. Une quasi escroquerie cinématographique.
Film coréen à connotation sociale BURNING risque d'apparaître un peu aride à nombre de spectateurs. Incontestablement le film prend son temps, avec certaines scènes très (trop ?) longues. De plus le film est présenté comme un thriller, ce qu'il n'est pas du tout. J'ai bien compris que Lee Chang Dong est un chouchou de la critique bien pensante; cette dernière évoque carrément un chef d'oeuvre. Je trouve que c'est excessif. Lee Chang Dong complexifie à outrance un sujet qui aurait gagné à conserver une certaine linéarité; le spectateur est par trop perdu. Je n'ai rien contre les films "exigeants" bien au contraire, mais point trop n'en faut ! Cela posé, il faut voir Burning, pour nombre de scènes exceptionnelles, pour sa vision pessimiste (mais certainement juste) de la société coréenne avec ses élites matérialistes, et parce qu'au final il s'agit d'un beau film poétique et cruel.
Étrange et poétique, le film est superbement réalisé et le casting est top. Seulement, le récit est si dense et complexe que le spectateur se sent un peu laissé de côté.
Ce film, c'est de la branlette intellectuelle (a l'image du personnage principal qui se masturbe chez les gens sans leur consentement). C'est un film où il ne se passe rien. Les actions des personnages sont à la fois incohérent et inexpliquées, ce qui rend le film encore plus absurde. En parlant des personnages, ils sont très mal écrit. Particulièrement le "héro" qui est agaçant de part sont inaction, son caractère inexpressif et son côté psychopathologique. Bref, je ne recommande absolument pas ce film, sauf si vous voulez briller en haute société et que vous voulez passer pour quelqu'un de cultiver (même si je ne comprends pas en quoi ce film peut-être concidéré comme étant une œuvre culturelle).
Circulez, rien à voir. Sauf si vous êtes intéressé de voir un quidam se livrer au plaisir solitaire et à des courses à pied dans la campagne coréenne...