Un drame poignant autour de personnages, et aussi d'animaux ( a savoir à la fin qui est l'animal de l'homme ), d'une violence, tant physique que psychologique, qui ne laisse pas indemne, en nous ramenant à une misère humaine ici très bien portée à l'écran !
Film plutôt intrigant de la part d'Alejandro González Iñárritu. L'idée des destins qui s'entrecroisent, sans être la plus originale (le même Iñarritu réutilisera cette idée dans Babel), est plus bien réalisée et le drame reste bien écrit. Le décrit parfaitement une société dictée par la violence qui épargne (en partie) les plus aisés ; les catégories les plus démunies ne pouvant y échapper. L'histoire est plutôt pas mal (attention, ce n'est clairement pas un feel-good movie). Les personnages sont intéressants et intrigants (le clochard assassin en particulier). Malheureusement, c'est assez variable (l'histoire entre Daniel et Valeria est moins palpitante et se termine de manière assez inintéressante). La direction d'acteur est plutôt convaincante. Mais le film est tout de même un peu trop long.
Pour son premier film, Alejandro González Iñárritu nous livre un drame de grande qualité. Amours Chiennes se compose en 3 parties mais qui sont toute unies par un fait. Le réalisateur mexicain arrive à nous faire vivre comme si on y était ces trois histoires, toutes trois sombres et tragiques. J'ai une petite préférence pour la seconde partie avec Valeria et Daniel qui est bouleversante par sa véracité. Daniel est aussi un personnage qui évolue qui fait qu'on l'apprécie au fil du film. La première partie est aussi très bien avec Octavio qui est un personnage attachant. J'ai légèrement mois aimé l'histoire d'El Chivo car on a moins d'empathie pour le personnage et la fin n'est pas celle que j'aurais aimé. Je la trouve un peut raté, j'aurais aimé autre chose et il était possible de faire largement mieux. Mais l'émotion est la, on se sent proche des personnages et le tout est accompagné par une b.o. éclectique sublime dans une ambiance latine savoureuse. Les acteurs qui ne sont pas très connu sont très crédible et jouent à la perfection que ce soit Emilio Echevarría (El Chivo), Gael García Bernal (Ocatvio), Álvaro Guerrero (Daniel), Vanessa Bauche (Susana), Marco Pérez (Ramiro) et la resplendissante Goya Toledo (Valeria). Clairement Amour Chiennes est un drame à voir et González Iñárritu un réalisateur à suivre tant le talent est présent.
Une vraie réussite que ce récit croisé de diverses strates de la sociétés mexicaines : le clochard tueur a gage au lourd passé, le jeune amoureux qui fait combattre son chien pour s'en sortir, le couple de stars en difficulté suite a un drame... Si ce dernier est le moins réussi et ralenti le rythme de film, le nombre de sujets traités est impressionnant, et la justesse des situations confondantes. Amours Chiennes est supérieur a bien des égards au film a plus gros budget qui lui ressemble dans sa construction : Babel, du même réalisateur.
Il y a une essence à lénorme '21 grammes' et au récent 'Babel' : ce sont ces Amours chiennes. Alejandro Gonzalez Inarritu y exprime déjà avec noirceur son obsession pour les destinées tragiques et croisées de personnages aux personnalités et origines sociales distinctes. Animés dune passion ravageuse et entourés de chiens qui jouent un rôle essentiel dans leur existence, tous subiront des avatars irréversibles qui nont rien dune fatalité. Le décor est planté dans la ville quInarritu connaît le mieux : Mexico, métropole moderne et surchauffée où tout peut arriver. Un violent accident de voiture est le point de départ à lévocation de trois histoires parallèles. Il y a dabord celle dOctavio, généreusement interprété par Gael Garcia Bernal, qui souhaite senfuir avec la femme de son frère dont il est amoureux. Cette partie décrit les difficultés sociales et la quasi impossibilité déchapper à des pratiques illégales pour survivre, toute issue salvatrice étant impossible. On découvre ensuite un notable qui plaque femme et enfants pour sinstaller avec sa maîtresse, une célèbre top model. Ce quasi huis-clos, entre 'Fenêtre sur cour' et un épisode de la série Alfred Hitchcock Présente par son intensité progressive, est assez inquiétant et démontre quil y a toujours un risque que les épreuves soient plus fortes que les sentiments. Le dernier volet dépeint le portrait pathétique dun ancien guérillero devenu clochard et tueur à gages nihiliste. Le remord notamment va changer sa vision de la vie jusquà en débanaliser le crime. Au final, lespoir subsiste au milieu dun pessimisme ambiant. A limage de la réalité. Remarquable.
J'ai trouvé ce film ennuyeux, chaque histoire est trop développée à part, je préfère largement le rythme du récit de 21 Grammes et de Babel, qui sont plus dynamiques.
"Amour chienne" annonce bien les œuvres suivantes d’Inaritu. Des destins qui se croisent sur un point d’impact de parcours sans que les intéressés s’en aperçoivent forcément. Le film est fort. Et intimiste sans être voyeur comme tous ses autres films. Certains personnages peuvent moins accrocher que d’autres. Des parcours avec des points culminants, des espoirs, des renouveaux, toujours de la continuité. Rien à redire sur les jeux des acteurs, les dialogues sont bons.
Dès son premier film, mais surtout sa première collaboration avec Guillermo Arriaga, Inàrritu a su mettre à la mode le film choral et lancer la carrière de Gaël Garcia Bernal, mais il n'a pas réussit à rendre ses personnages suffisamment attachants faisant ainsi perdre beaucoup d'intérêt, sinon la découverte à travers eux de la vie à Mexico, à leurs histoires contées l'une après l'autre.
Inárritu excelle dans le drame (21 grammes, Babel, Mother & Child). Toujours la longueur des scènes, on prend le temps d'installer la base du scénario est vlan : c'est parti ! La dureté de la vie mais surtout la dureté des relations. Chaque histoire mérite un film, on attend le chaos et il arrive au moment où on ne l'attend pas. Très subtile. Petit regret que les 3 histoires n'ont pas "réellement" de liens entre elles mais qu'importe, un très bon film. 4/5
Alejandro Gonzalez Inarritu : un nom à retenir. Avec "Amores Perros" ce jeune cinéaste mexicain réalise un premier long métrage virtuose. Ayant pour cadre la ville sanglante et agitée de Mexico, on suit trois histoires différentes reliées entre elles par un accident de voiture. Vous me direz on a déjà vu ça chez beaucoup d'autres sauf que le metteur en scène ne fait pas dans l'académisme. Son scénario, ses transitions et ses histoires y sont extrèmement élaborées et sa réalisation frappe un grand coup (et ça fait du bien) dans le paysage actuel. Le thème de la violence est présent mais cette dernière n'est pas comme dans Pulp Fiction (avec lequel on l'a comparé par méprise) elle est douloureuse, claquante. Pendant deux heures et demie nos tripes sont en contraction constante. Jeune révélation de ce film, Gael Garcia Bernal s'impose comme un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Epatant.
Surement le meilleur Innaritu , des histoires géniales et très bien imaginées, beaucoup plus originales que pour son film suivant. Les destins sont entremêlé d'excellente manière, la musique minimaliste va parfaitement au image, amours chiennes laisse sous le choc car c'est un vrai chef-d'œuvre. A noter l'interprétation exceptionnelle de Gael García Bernal.
Ce premier film d'Alejandro Gonzalez Inaritu est un coup de maître. Tragique et violent, ce film pose les bases de son style unique à la narration éclatée, qui s'affinera et se bonifiera dans ses deux films suivants (21 grammes et Babel, deux purs chef d'oeuvres). Le scénario n'est pas en reste. La musique non plus. Un régal.
le film met un peu de temps a démarré, mais on est bien pris dans les différentes histoires malgré quelques longueurs, les acteurs sont biens prenant, tout ce joue à vif, c'est du brut, on y prend gout, comme aux mélodies intrigantes et touchantes de la guitare
Tous ceux qui sont familier avec Mexico et les autres grandes villes de l'Amérique latine sauront apprécier le misérabilisme de ce film. La langue est cru et la vie d'un être humain à bien peu de valeur. Désolé pour ceux qui trouvent ça vulgaire ou sensationnaliste mais c'est la réalité de Mexico. Un film percutant, émouvant et très bien filmé (un peu à la Pulp Fiction). Si vous trouvez qu'il y a trop de joie dans votre vie, ce film devrait remettre les choses en place! Cependant on a l'impression que le réalisateur a du absolument accorder le même temps à chaque histoire. Résultat, le film traîne parfois en longueur sur des personnages qui ne méritent pas toujours autant d'attention. Je pense surtout à la seconde histoire. Tout de même, un film à voir. Il est certain que si l'on va au cinéma pour se distraire, c'est un film à éviter. Sur le plan "documentaire" rien à ajouter. Un film qui fait réfléchir, qui met en doute "la bonté naturelle de l'homme".