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Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2015
L'un des meilleurs de ce réalisateur, qui est mon préféré d'ailleurs. C'est tellement bon de pouvoir lâcher prise, pleurer et ressentir un trop plein d'émotions devant un long métrage. Très puissant, très cynique, mais tellement perturbant et fort. Des films aussi riches en tout, il n'y a vraiment qu'Alejandro pour assurer...
Ce genre de film est extrêmement compliqué. C'est dur d'embarquer le spectateur dans toutes ces histoires différentes. Pour moi, j'ai du mal à adhérer, peut-être dû à l'histoire sur un fond d'amour un peu idiote.
Il s'agit ici de trois histoires indépendantes qui n'ont lieu de coexister que par un artifice de scénario (celui-ci est d'ailleurs, indépendamment de cet effet, sans le moindre intérêt) et de style. Cette supercherie n'a qu'un but: nous faire croire qu'on serait en présence d'un film qualitatif. Or, scénario et image sont pour le moins poisseuses: combats et cadavres de chiens, accidents de voiture gore... Seul un sadique peut les tolérer. Le recours à l'émotion si mielleux d'Inarritu au travers de tous ses films est une autre forme de manipulation: il s'agit de faire oublier au spectateur son sadisme en éveillant ses bons sentiments. Bref, un film de publicitaire qui tire de grosses ficelles aux fins de faire aimer son film comme il l'aurait fait pour une boite de cassoulet ou une lessive. A éviter.
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3,0
Publiée le 18 mars 2015
Un bon film choral qui souffre toute de même d'une certaine irrégularité entre les histoires, un problème assez récurrent dans ce genre de films. "Amores Perros" est un film fort, brutal, intense autant d'adjectifs qui sont surtout valables pour l'histoire d' "Octavio & Susana" qui est la meilleure pour moi. Je sais qu'Alejandro Gonzalez Inarritu apprécie ce style de films puisqu'il en fait deux autres depuis, mais peut-être qu'il aurait dû se concentrer sur la première histoire qui pour moi a le plus grand potentiel d'ailleurs une fois celle-ci terminée, il y a une énorme chute au niveau de l'intensité et de la qualité. J'ai beaucoup aimé ce rapport avec les animaux même si c'était parfois dur à regarder, moi qui les adore, mais ça montre bien une triste réalité et surtout le contraste entre les personnes qui s'en servent pour faire de l'argent et le vieillard qui n'a rien et qui pourtant leur donne tout ce qu'ils ont besoin. Je ne sais pas si c'était le réel but du réalisateur, mais c'est ce que je retiens de ce bon film.
Eh bien nous voilà en présence d'un des plus grands (si pas le) metteurs en scène mexicain ! Alejandro González Iñárritu débarque dans le cinéma avec ce premier film épatant. Le délire chorale, que le cinéaste affectionne tout particulièrement, se trouve un nouveau style remarquable sous la caméra d'Iñárritu. Plusieurs scénarios en un, ce vaste mot qu'est l'amour s'offre à nous sous ses formes multiples. "Amours chiennes" ou l'art de réunir différentes histoires autour d'un même thème. Du grand cinéma !
"Amours chiennes" est plus qu'un film, c'est une véritable odyssée, voire presque une "mini-série", où les personnages s'entrechoquent, les sentiments se succèdent, le rythme s'accélère, ralenti... A voir et à revoir.
"Amours Chiennes" est un premier film coup de poing de Aljandro Gonzalez Inarritu. La première scène nous colle dans notre fauteuil et le film ne nous lâche pas après. Le scénario est vraiment bien fait, avec ces trois histoire différentes, toutes marquées par le même accident de voiture. On sent le même intérêt de Inarritu pour ces histoire. La narration de film est magnifique, on s'intéresse toujours à ce qu'on nous raconte et on est jamais perdu. Les acteurs sont bons mais pas exceptionnels tout comme la réalisation. Bref, un très bon film mexicain.
"Amours chiennes" n'est pas d'une grande gaieté et se veut assez pessimiste mais il n'en dégage pas moins une force peu commune. En premier lieu, le film séduit par sa structure narrative qui se compose de plusieurs histoires parallèles mais ayant des conséquences l'un sur l'autre. L'intelligence de l'intrigue ne serait rien sans le reste et là aussi, on a le droit à un bon casting et une BO de choix. Seule une réalisation académique et trop convenue vient ternir un long métrage somme tout excellent.
Une claque ! Surtout que je ne savais pas à quoi m'attendre avant de voir "Amours Chiennes"... à cause d'un titre pouvant prêter à confusion, peut-être ! ^^ Dès les premiers plans, avec cette poursuite en bagnoles dans les rues de Mexico, on est happés par la réalisation d'Inaritu (son premier long-métrage !), et cette maîtrise de la mise en scène ne va jamais faiblir, bien au contraire ! D'ailleurs, la construction des 3 histoires que l'on va suivre, un peu à la manière d'un "film choral", est juste génialissime puisque tout se répond parfaitement grâce à des plans très précis, et jamais chaussés de gros sabots. Sur le fond, on est dans le dur, c'est totalement désespéré comme film, violent, d'une grande âpreté, et on en ressort groggy, des questions plein la tête : l'hobbesien "l'homme est un loup pour l'homme" est au coeur du débat. Des acteurs presque tous excellents, notamment Garcia Bernal et Echevarria, campant des personnages profonds et complexes, ainsi qu'une BO hantée parachèvent ce grand drame du cinéma mexicain. Sans concessions.
Coup d'essai prometteur du mexicain et ancien publicitaire Alejandro González Iñárritu, Amorres perros est un film choral sans la moindre concession quant à l'obscurité de la nature humaine. Il dénoue l'écheveau qu'il venait de tisser avec maîtrise et inventivité, tant au niveau narratif que technique. Le sens du montage qu'il affiche est impressionnant et sa mise en scène, trop variée pour qu'on puisse en dégager facilement une réelle tendance générale, saisit à merveille la pluralité humaine. La précision technique amène à se demander comment Amorres perros peut-être un premier long-métrage, bien qu'on puisse quand même regretter la photographie, et son aspect un peu bêtement glauque, qui rend peut-être l'univers sombre et sans espoir, mais de façon un peu facile et trop superficielle. Ce que j'ai adoré, cependant, en plus d'une première partie qui laissait presque présager d'un chef-d'oeuvre, c'est la justesse avec laquelle Iñárritu dévoile comment un événement peut bouleverser plusieurs existences (thème du triptyque formé par Amorres perros avec 21 Grams et Babel) et surtout, en abolissant l'éventuelle présence de ponts entre les histoires des différents protagonistes, nous rappelle combien nous fermons si facilement les yeux aux répercussions des interactions que nous partageons avec d'autres, dans un égocentrisme forcené. Désespérant. On peut toutefois s'agacer (et ça a été mon cas) d'une vision des choses qui manque de finesse, trop définitive, trop appuyée, et cela m'étonne que le film m'ait amené à dire une telle chose car je suis en général très friand des drames noirs et sans demi-mesure. Mais nuancer, sans forcément vouloir atténuer, signifie aussi gagner en complexité d'analyse, et s'y refuser c'est générer un produit qui manque d'humanité. On peut également s'irriter de l'absence d'explication de certains choix des personnages, qui, explicités, auraient éventuellement pu encore faire gagner au film en épaisseur, même si cela renforce la vision individualiste que dégage le récit. Mais surtout, je tiens à souligner les carences en terme de jeu d'une grosse partie du casting, qui sapent considérablement l'impact du film. Souvent poignant, très maîtrisé mais pas forcément à mon goût, Amorres perros reste marquant et porte réellement le sceau d'un cinéma de qualité. D'autant que je ne pourrai le juger totalement qu'après avoir pu voir 21 Grams et Babel, ses deux pendants américains qui poursuivent et clôturent le triptyque inaugural d'une carrière prometteuse. Mitigé, mais je conseille.
Comme dans ses autres films Iñárritu ne propose pas un scénario linéaire. Il mélange trois histoires où les protagonistes ne font parfois que se croiser. Cette construction déstructurée annonce le superbe "21 grammes" sans toutefois en atteindre la magnificence. C'est certainement la seconde histoire qui est à mettre en cause. Assez faible dans l'intensité de sa narration et peu inspirée dans ses mécanismes dramatiques (l'histoire du chien sous le plancher... c'est quand même pas terrible), elle est de toute évidence le point négatif du film.
A la fois poignant et dur, le mexicain Inarritu propose un chassé-croisé de 3 histoires, légèrement inégales (la 1 et la 3 sont géniales, la 2 un peu moins), mais brillamment mises en scène et qui ont toutes pour point commun l'amour et... les chiens (d'où le titre). Ces éléments donc mais aussi la violence, tant physique que psychologique. Filmant tour à tour la crasse et la luxure, pour en revenir à la crasse, le réalisateur de « Babel » et « 21 grammes » apporte à ses personnages un soin tout particulier permettant de leur conférer une aura qui fait que l'on entre parfaitement dans chacune des 3 histoires en suivant leurs péripéties respectives. Un effort est également fait pour maintenir un lien fort et subtil entre elles. Autre point fort : les acteurs, tous impeccables, mentions particulières à Gael Garcia Bernal, Goya Toledo, Vanessa Bauche et surtout au quasi inconnu Emilio Echevarria.