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Critik D
177 abonnés
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5,0
Publiée le 2 décembre 2014
Vengo est un film magnifique ! Une histoire triste mais passionnant et remplie d'amour. Toujours avec la forte présence de la musique comme les films de Tony Gatlif en a le secret. La scène d'intro est superbe, tout comme les "bringues" organisé par Caco pour son neveu Diego. Une relation touchante et à la fois bouleversante. Des rites culturels incompréhensibles et durs. Quand j'aime un film j'ai toujours peur de trop en dévoiler. Il n'empêche que Vengo, fait partie de mes préférés de la filmographie de Tony Gatlif (oui je vais sensiblement dire cela de chaque film que j'ai vu). Mais la réalisation est superbe, cadré au millimètre près, avec un jeu de lumière qui nous rend ce paysage Andalou d'autant plus réel. Un très beau scénario, et une bande original magnifique que je ne cesse de me repasser. Les acteurs sont également éblouissant, Antonio Canales est juste énigmatique par son jeu, un air triste mais à la fois résigner comme tout autre mafieux. Diego est touchant et joue superbement malgré son handicap qu'il fini par nous faire oublier (ou presque) par son humanité. Bref encore un très beau film que je vous recommande fortement car tout est beau et on passe un merveilleux moment.
Un film avec une belle musique et un sens du rythme indéniable, mais je n'ai pas accroché à cette histoire décousue, je ne suis surement pas assez friand de l'andalousie.
Il y a un véritable mobile derrière ce film, une véritable pensée: « Vengo, c'est d'abord cela : un cri, un chant, un hymne à la vie, à l'amour, au deuil, au pacte du sang. Un hymne à la Méditerranée. » a ainsi dit Tony Gatlif. De plus ce qu'écrit Jérôme Larcher dans les Cahiers du Cinéma a bien du vrai: "Il n'y a probablement pas meilleur cinéaste français qui sache aussi bien filmer la danse, la musique et le chant que Tony Gatlif."
Certes, Tony Gatlif prouve une fois de plus son tempérament, son abilité à mettre sur pellicule toute la vie de ces folles soirées gitanes, à déployer avec virtuosité une puissante énergie créatrice et vitale sur l'écran; mais ici, dans Vengo, cela semble tomber à plat. Les scènes musicales et l'énergie dont elles sont pourvues semblent gratuites. L'histoire semble ne servir ici que de simple prétexte. Les rouages de l'histoire vengeance sont invariablement appliqués comme des mécanismes vus et revus mille fois.
Évidemment Vengo contient des étincelles: la belle relation entre Caco et son neveu handicapé Diego par exemple. Cependant, au lieu de retirer toute la puissance émotionnelle qu'on pouvait retirer de cette histoire de vengeance, le film paraît s'étirer, juxtaposer mornement les scènes, jusqu'à la séquence finale où on poignarde le protagoniste, Caco. Malgré sa relative brève durée d'1h30, ce long-métrage nous semble long, presque ennuyeux.
Ainsi, si par sa vie, son tempérament, ses scènes de musique et de danse inimitable, Vengo est bien un film de Tony Gatlif, fait avec son sang, avec ses veines, avec son coeur, et avec ses tripes, il se révèle néanmoins bien en déçà de pépites telles que Swing, Exils ou encore Transylvania.
chef-d'oeuvre, non-acteurs superbes, beaux, humains. Musique magique, entrainante, la musique de mon pays. Merci Gatlif pour ce monstre sacré du cinéma .
Un film pur et tranchant, un tableau vif de l'Andalousie gitane. Une découverte intéressante, mais longue et sans rebondissements. Plus recommandé aux passionnés.
Objet atypique, ce film propose une plongée dans le flamenco vécu de l'intérieur, une esquisse autour du code d'honneur gitan, que lui seul pouvait exprimer avec véracité. C'est tout sauf cérébral, un scénario minimaliste, un film fait avec ses tripes, à fleur de peau, avec du grain de la copie 35 mm qu'il impose. Une belle expérience, à des années-lumière des produits formatés hollywoodiens... à condition d'aimer les tripes... et le flamenco. Cinéma - juin 21
Encore une œuvre brute, forte, passionnée de Tony Gatlif . On est ici dans la communauté gitane du sud de l’Andalousie, entre Séville et Jerez . Le scénario est sobre et suffisant : un gitan qui n’arrive pas à se remettre de la mort de sa fille, jeune ado, son neveu , handicapé léger dont il prend soin . Et son frère qui a tué un gitan d’un clan rival et qui a du fuir au Maroc, entrainant une véritable vendetta entre les 2 clans et une loi du talion. . Mais la vie de ses gitans est faite de fêtes, de danse et flamenco jondo et c’est magnifiquement filmé , et nous prend aux tripes. Caco , l’oncle , emmène Diego voir les filles , et lui organise des fiestas avec les meilleurs artistes flamencos de l’époque . Beuveries et flirts lui permette d’oublier sa douleur. L’occasion pour Gatlif de nous offrir un catalogue exceptionnel des grandes « figura » du flamenco, à chaque étape . La scène d’ouverture est exceptionnelle, dans l’esprit de son chef d’œuvre « Latcho Drom » .Un plan fixe démarre sur un solo du guitariste flamenco par la star Tomatito , puis un travelling nous dévoile les « Musiciens du nil » et le Cheick Ahmad, et les deux musiques vont se mélanger, pour aboutir à une œuvre sublime , aérienne, qui touche au mystique. La voix arabe se superposant, fusionnant avec la guitare flamenca. Il y aura d’autres fiestas, la plus mémorable, celle d’un campement installé au bord d’une rivière jusqu’au petit matin avec des danseuses gitanes diaboliques. Puis une fête de baptême familiale animée par la célèbre Paquera de Jerez, chanteuse iconique . On retrouvera aussi « La Caita » , qui nous offrait ce si beau final dramatique , dans « Latcho Drom » , qui ici nous offre un chant de Bullerias dans une auberge tablao enfumée , ou tout le monde est alcoolisé, émotion intense .Un florilège de ce que le flamenco offrait de mieux en l’an 2000. Les acteurs sont pur jus, et sortent le navaja facilement . Une réalisation poétique et luxuriante, prouvant une fois encore que Gatlif était aussi, et surtout, un très grand réalisateur.
Ce film m'a vraiment transporté !! Tony Gatlif est véritablement un grand artiste dont les films traitent de thèmes poétiques et touchants. Il décrit les cultures nomades comme aucun autre ne le fait aujourd'hui : avec beauté et authenticité.
Magnifique film, avec des rythmes envoutants, et une histoire émouvante, qui en passionera plus d'un... Le flamenco, et l'histoire de l'Espagne du Sud, sont magnifiquement représentées... Chapeau !