Une comédie légère, un peu trop moralisatrice cependant, qui remplissait agréablement les soirée du samedi lors de sa sortie. Ecrite par Jean Boyer et le fils de Feydau ce film tient plus du théâtre que du cinéma à cause de ses incohérences cinématographiques, de telles négligences ne seraient plus acceptées par le public actuel. Peu importe, à l’époque on venait admirer Arletty et Michel Simon plus les acteurs de théâtre qui y tenaient parfaitement leurs places. La chanson ‘’Comme de bien entendue’’ est encore connue en 2016 du moins son air de musique car les paroles, en dehors du refrain, se sont envolées avec le temps. Dorville en patron de café restaurant est épatant, il prendra un couplet de la chanson à son compte. Ce genre de film aussi célèbre soit-il, pour des raisons de coeur et d’oreilles, ne peut pas prétendre à une place autre que liée aux circonstances dans l’histoire du cinéma. Sa mise en scène est quelconque, Michel Simon se contrôle trop contrairement à Suzanne Dantes excellente et Arletty ne peut jamais exposer ses qualités de comédienne, son rôle est trop parodique, seule compte sa gouaille servie par une ribambelle des mots d’argots du temps. ‘’Circonstances atténuantes’’ vieillira mal car la vision actuelle est décevante alors que la première était enthousiasmante mais c’est un document intéressant avec en prime le fils de Michel Simon (la poupée).
"circonstances atténuantes" est une comédie policière gentillette à la fin morale assez insignifiante. Michel Simon fait le boulot et Arletty ne force pas son talent, faute à des dialogues manquant fortement de piquant. ca s'oublie aussi vite que ca se regarde. 1.5 / 5
Dieu qu'il faisait bon vivre en France en 1939 ! Un peu comme l'homme précipité du 39ème étage d'un gratte-ciel et qui répète à chaque fenêtre : "Jusque là ça va". Voilà un procureur converti qui se met à aimer le milieu au point de l'aider à s'amender ! Rachat, tolérance, rédemption ! Et son épouse qui y contribue sans vraiment ni le vouloir ni le savoir. Et tous ces mauvais garçons de chanter, de danser, d'aimer, guidés par l'exquise Arletty, finaude, rouée... Tout ça leur passe l'envie de tuer. « Comme de bien entendu ! » On est en 39 ! Bientôt... Mais c'est du cinéma et on s'amuse quand même. On verra bien !
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5,0
Publiée le 26 mai 2025
Un règal ! Ah l'omelette parfumèe à l'ail, le lapin aux èchalottes et le petit Beaujolais du père Bouic, c'ètait quelque chose quand même sa cuisine. Comment vous allez vous en lècher les babines. Avec « Comme de bien entendu » l'èblouissant Michel Simon en magistrat que la belle saison ègaie et la gouaille inimitable d'Arletty en fille très lègère, mais aussi des mauvais garçons par-ci et des filles du pavè par-là. Une èpoque malheureusement rèvolue que ce bistrot mal famè, mais qui pousse aujourd'hui à pousser les portes. Et à voir et revoir (sans modèration) cette inoubliable comèdie populaire du sous-estimè Jean Boyer...
Une comédie populaire savoureuse et pleine de charme, à l’ambiance guinguette et aux dialogues argotiques servis par un casting iconique, avec le duo imbattable Arletty/Michel Simon. 3,75
Malgré la présence de ces deux monstres sacrés du cinéma français que sont Michel Simon et Arletty, le film a assez mal vieilli. En effet, il est trop moralisateur et certains rôles sont trop proches du théâtre filmé. Il respire toutefois l'insouciance et la joie de vivre de l'époque qui malheureusement n'allait pas durer. La fin est aussi bâclée. A voir pour les acteurs et l'ambiance de cette époque.
Cette Comédie en N&B, réalisée par Jean Boyer en 1939, n'a pas trop mal vieillie. Le réalisateur nous replonge avec plaisir dans l'ambiance des années 30, avec ses bistrots et ses voitures cultes. Son scénario habile nous offre, une bonne histoire, une belle morale, et un casting de choix avec la beauté et la gouaille d'Arletty, et un Michel Simon débordant de prestance dans son rôle caché de juge à la retraite.
Un couple de bourgeois, un ancien procureur général et sa dame, est en panne de voiture et trouve refuge dans un bistrot malfamé. Ils sont des "caves" à dépouiller. La part la plus savoureuse de la comédie est la séduction qu'éprouvent les époux Le Sentencier, hautains et coincés, dans ce repaire de pittoresques mauvais garçons, souteneurs et "gagneuses" à l'argot prononcé. Pour un peu, ils s'encanailleraient. La réalisation de Jean Boyer et le scénario n'en demeurent pas moins élémentaires et sans subtilité, comme en témoigne la troisième partie du film où le procureur en retraite est sollicité par ses nouveaux amis pour faire des "coups", qui sont autant de péripéties simplistes. Michel Simon est le personnage central de la comédie mais, en définitive, le personnage marquant et le plus amusant c'est, comme de bien entendu, "Marie qu'a d'ça", qui a du coeur et, en plus, pas folle la guêpe, composée par une Arletty à la langue faubourienne qui irradie chaque scène. Le film est resté célèbre aussi pour sa fameuse et entêtante chanson entonnée par les clients du bistrot...
un film d'une autre époque, bien sûr, certainement tourné rapidement et sans prétention. Mais quel humour au service de thèmes toujours d'actualité : malbouffe, justice sociale, tolérance... A montrer impérativement aux apprentis magistrats