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J'ai revisionné ce film récemment, ça passe bien mais sans casser trois pattes à un canard. René Clair revisite le mythe de Faust avec Michel Simon et Gérard Philipe, le duo fait clairement le job, y a une vraie élégance dans les décors et dans l'éclairage de l'époque qui fleure bon le cinéma de studio maîtrisé. L'idée du vieux professeur vendu à sa propre jeunesse, inversant les rôles avec le diable, c'est malin sur le papier. Sauf que le rythme retombe un peu par moments, on sent que ça discute beaucoup plus que ça n'avance, et la morale sur l'ambition et la vanité des hommes grossit les traits sans surprendre vraiment. C'est propre, bien joué, les dialogues ont de la tenue, mais ça manque du souffle ou de la folie qu'on espère d'un tel sujet. Globalement ça se regarde sans déplaisir, ça tient la route du début à la fin, mais une fois le générique de fin lancé, on oublie vite la moitié des séquences. Pas un indispensable de la filmographie, mais ça fait une soirée télé honnête si on aime le vieux noir et blanc français.
René Clair fut un des cinéastes ( pas seulement parmi les français) les plus importants du début des années 1930 lors de la transition entre le muet et le parlant.
Après son séjour aux usa pendant la seconde guerre mondiale, il revint dans l'Hexagone et poursuivit sa carrière artistique.
C'est dans ce contexte qu'il met en scène " la beauté du diable " (1950), une de ses réalisations et réussites majeures de la période.
Adaptation de " Faust " ( roman de Goethe) par Armand Salacrou ( figure littéraire renommée de son temps ), " la beauté du diable" permet la confrontation entre deux acteurs exceptionnels : Michel Simon et Gérard Philippe déjà une grande vedette, il atteindra bientôt un statut incontournable avec son interprétation dans " Fanfan la tulipe".
Le procédé qui consiste à intervertir les rôles des deux acteurs au cours du scénario est du meilleur effet.
On connaît l'histoire, celle du docteur Faust qui donne son âme au diable pour assurer sa réussite materielle terrestre. C'est la conquête effrénée, à tout prix, du pouvoir et de la reconnaissance sociale qui sont ici pointées du doigt.
Au plan formel, le film ( il fut tourné en Italie) est absolument formidable.
Après son séjour aux usa pendant la seconde guerre mondiale, il revint dans l'Hexagone et poursuivit sa carrière artistique.
C'est dans ce contexte qu'il met en scène " la beauté du diable " (1950), une de ses réalisations et réussites majeures de la période.
Adaptation de " Faust " ( roman de Goethe) par Armand Salacrou ( figure littéraire renommée de son temps ), " la beauté du diable" permet la confrontation entre deux acteurs exceptionnels : Michel Simon et Gérard Philippe déjà une grande vedette, il atteindra bientôt un statut incontournable avec son interprétation dans " Fanfan la tulipe".
Le procédé qui consiste à intervertir les rôles des deux acteurs au cours du scénario est du meilleur effet.
On connaît l'histoire, celle du docteur Faust qui donne son âme au diable pour assurer sa réussite materielle terrestre. C'est la conquête effrénée, à tout prix, du pouvoir et de la reconnaissance sociale qui sont ici pointées du doigt.
Au plan formel, le film ( il fut tourné en Italie) est absolument formidable.
Chef d’œuvre de Goethe, ici très bien réinterprété dans ce film. Philosophique et émouvante cet histoire théâtrale nous fait osciller entre moments de réflexions et de peine pour le malheureux Faust. Elle se clôture finalement sous de bons hospices nous laissant un vent d’espérance après des péripéties quelque peu tumultueuses. Marquant et passionnant, ce film s’inscrit pour moi définitivement dans ceux qui pourraient être revus dès que l’occasion se présente.
Sublime relecture du mythe de Faust, servi par deux comédiens immenses. Le cinéma à l'ancienne qu'a voué aux gémonies la nouvelle vague, regorge de films passionnants à (re)découvrir et de cinéastes à reconsidérer pour leur apport au septième art.
René Clair revisite le mythe de Faust. Gérard Philippe et le si talentueux Michel Simon se partage l'affiche de ce film. Amusante, cette recherche de la jeunesse ne va bien évidemment pas se passer comme prévu. Une réalisation qui vaut le détour (ne fut ce que pour admirer le jeu de Michel Simon en serviteur de Lucifer).
Peut-être le film le plus grand de Gérard Philippe et Michel Simon avec René Clair avec de grands impacts philosophiques et même politiques qui n'ont pas perdu une ride.
Nouvelle variation autour du mythe de Faust, cette tragi-comédie fantastique s'appuie sur un excellent duo de comédiens qui confèrent densité et ambiguïté à ces personnages canoniques teintés ici de tendresse ou de ridicule. Usant d'une narration cynique, d'habiles jeux de miroirs et d'une atmosphère teintée de diableries, l'apologue avance l'idée que seul l'amour sincère peut vaincre les vices terrestres. Classique mais bien mené!
Le thème classique d'un pacte avec le diable, librement adapté de l'oeuvre de Goethe, est forcément riche d'enseignements philosophiques. Il s'accompagne ici d'une réflexion sur la société humaine, de l'après-guerre en particulier. Car le cas de Faust, échangeant son âme contre la jeunesse et le succès, semble s'appliquer à la société entière, peut-être coupable de complaisance ou d'utopisme. La facilité plutôt que le courage, l'abondance plutôt que le travail. Devenu jeune et riche, Faust voit, grâce au pouvoir de Mesphistophélès, défiler son avenir, u
spoiler:
n futur de puissance absolue qui mène au fascisme, et puis la mort, solitaire, au bout.
René Clair met en garde contre les illusions, la richesse tombée du ciel spoiler: (Faust découvre le secret de l'alchimie)
et les découvertes scientifiques incontrôlées qui font puis défont le bonheur des peuples, toujours prompts à encenser puis à honnir. Ce en quoi le film est également satirique. L'intelligence du propos rejoint celle de la mise en scène, complexe et remarquable. Gérard Philipe et Michel Simon, lequel introduit une note d'humour par ses expressions et sa malice de diablotin, se livrent à un excellent et ludique échange d'acteurs.
René Clair met en garde contre les illusions, la richesse tombée du ciel spoiler: (Faust découvre le secret de l'alchimie)
et les découvertes scientifiques incontrôlées qui font puis défont le bonheur des peuples, toujours prompts à encenser puis à honnir. Ce en quoi le film est également satirique. L'intelligence du propos rejoint celle de la mise en scène, complexe et remarquable. Gérard Philipe et Michel Simon, lequel introduit une note d'humour par ses expressions et sa malice de diablotin, se livrent à un excellent et ludique échange d'acteurs.
J'ai été hypnotiser par ce combat entre le bien et le mal, la bonne conscience contre le diable, dirigé magistralement par le cinéaste René Clair que je ne connaissais pas ! Un film d'époque, de sa sortie en salles en 1950 et celle de l'histoire du 19ème Siècle, un académicien se voit suivre et harceler par le diable qu'il ne voit que lui seul pour sa bonté. L'homme de Lucifer lui offre le corps d'un garçon beau et l'autre s'emparant du corps du bon vieux gentil. Le diable le pousse à faire des choses pas biens et l'aura tout le temps derrière lui. La première chose qui me frappe, c'est la virtuosité et l'inventivité de la mise en scène d'un film Français de cette période là qui magnifie l'écran dans le genre fantastique et c'est réussit. La deuxième chose, c'est la formidable interprétation des deux personnages principaux, deux grands comédiens, Michel Simon grandiose tout comme Gérard Philipe, ils s'epaulent bien dans l'affrontement et c'est remarquable. Un chef d'œuvre du cinéma Français d'autrefois qui est une sacrée surprise.
La Beauté du diable est un joli film de René Clair qui reprend à son compte le mythe de Faust. Le duo d'acteurs Michel Simon / Gérard Philipe fonctionne parfaitement bien que le plus âgé des deux ne voyait que dans le plus jeune, un acteur de la nouveau génération engagé davantage pour son physique que ses talents de comédien.
A savoir aussi que lors d'un dîner pour faire connaissance, le réalisateur et Gérard Philipe ne s'apprécièrent guère pourtant faute de temps pour choisir un autre acteur, le cinéaste se résolut à le faire tourner. Et ce fut le début d'une belle amitié, devenant ainsi son acteur fétiche sur ses films suivants. René Clair lors du décès de l'acteur, lui ferma les yeux après son dernier soupir.
Mais revenons sur le film, c'est donc un joli film assez joyeux avec un ton par moment facétieux, les décors sont d'une grande beauté (le tournage eut lieu dans les studios de Cinecittà), c'est réalisé avec soin par contre j'aurais souhaité plus de noirceur et de mystère dans cette histoire de jeunesse éternelle.
Par contre pour un vieux film, l'ensemble supporte sans souci le cap des années contrairement à d'autres films des années 50 ayant un style plus daté. Il y a juste parfois un flottement dans le rythme, certains passages sont plus intenses que d'autres.
En bref, du joli cinéma français qui explore avec élégance le fantastique avec un côté onirique bienvenu (de manière peut-être un peu trop sobre).
A savoir aussi que lors d'un dîner pour faire connaissance, le réalisateur et Gérard Philipe ne s'apprécièrent guère pourtant faute de temps pour choisir un autre acteur, le cinéaste se résolut à le faire tourner. Et ce fut le début d'une belle amitié, devenant ainsi son acteur fétiche sur ses films suivants. René Clair lors du décès de l'acteur, lui ferma les yeux après son dernier soupir.
Mais revenons sur le film, c'est donc un joli film assez joyeux avec un ton par moment facétieux, les décors sont d'une grande beauté (le tournage eut lieu dans les studios de Cinecittà), c'est réalisé avec soin par contre j'aurais souhaité plus de noirceur et de mystère dans cette histoire de jeunesse éternelle.
Par contre pour un vieux film, l'ensemble supporte sans souci le cap des années contrairement à d'autres films des années 50 ayant un style plus daté. Il y a juste parfois un flottement dans le rythme, certains passages sont plus intenses que d'autres.
En bref, du joli cinéma français qui explore avec élégance le fantastique avec un côté onirique bienvenu (de manière peut-être un peu trop sobre).
René Clair revisite le mythe de Faust à travers cette comédie machiavélique pleine de charme et d’humour, aux décors magnifiques, portée par le face à face réjouissant entre Michel Simon et Gérard Philipe. 3,25
très très bon film classique. histoire d'un professeur qui se fait voler sa vie par le diable, il devras se batte pour la récupérer et ainci mettre fin au cauchemar, il devra se battre contre le diable.
Le mythe de Faust revisité mais que le jeu et les mimiques de Michel Simon rendent finalement plus comique que réellement fantastique.
Conte philosophique tiré du Faust de Goethe. Acteurs excellents, scénario d’équilibriste souligné par de bons dialogues. Ainsi Méphisto: « Ta science est juste bonne à mesurer ton ignorance » ou « L’enfer est moins cruel que les hommes... »
Un petit chef d'oeuvre des années 50, remarquablement joué, surtout Michel Simon, grand et explosif dans le final ! J'ai beaucoup aimé le scénario, son déroulé et les divers possibilités offertes par Méphistophélès. Il y a plusieurs scénarios en un, de nombreux traits de personnages, de belles astuces d'effets spéciaux et d'excellents jeux d'acteurs et de tonalité. A découvrir, une oeuvre intemporelle !
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