Derniers Avis : Les Vacances de Monsieur Hulot - Page 4
Les Vacances de Monsieur Hulot
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Un visiteur
0,5
Publiée le 22 avril 2017
Est-ce que ce film aurait mal vieilli ? Peut être. En tout cas, malgré la qualité du jeu d'acteur de Jacques Tati, ce film indigeste est d'un ennui mortel. C'est fou ce que le temps peut sembler long devant un film où il ne se passe absolument RIEN. On attend avec impatience le moment où une histoire va démarrer, mais en fait non, il n'y a pas d'histoire, pas de dialogues, juste une succession de petits événements insignifiants et quelques bavardages en arrière-fond. Je peine à comprendre pourquoi tant de gens considèrent ce film comme un chef-d’œuvre.
Monsieur Bean alias Rowan Atkinson s'est très certainement inspiré de l'espèce d'humour absurdo-stupide dont nous avons un magnifique spécimen sous les yeux : les vacances de Monsieur Hulor né le 8ème jour sous l'égide bienfaisante et les singuliers auspices des simples d'esprit. Ainsi si l'humour anglais est inopérant, nous avons enfin un début d'explication sur ses origines : les vacances de môssieur Hulot par Jacques Tati !
Les Vacances de Monsieur Hulot est un film très sympathique de la part de Jacques Tati. L'humour, très gag, de Jacques Tati marche très bien. L'histoire est propice à de nombreux gags. On s'attache assez facilement au personnage maladroit de Monsieur Hulot et ses mésaventures sont marrantes. Le mérite à le mérite également d'être plutôt de sorte que l'on ne se lasse pas de ce genre d'humour. Un film agréable.
Un film sans doute vieillissant, mais Tati réalise une bonne interprétation et la stupidité de Monsieur Hulot est plutôt drôle, fait plaisir à voir et dépayse assez.
Encore un film qui appartient au passé. Des banalités, des acteurs de amateurs qui surjouent et pas d'histoire. Un film à découvrir pour connaître l'ambiance années 50 en France et durant les vacances. Pas d'autre intérêt : Ennuyeux à souhait et de l'humour qui ne fait pas rire. Je me suis même demandé s'il s'agissait réellement d'humour, par moment.
Les vacances de M. Hulot, un joli film en N&B qui nous emmène en Bretagne dans une station balnéaire en plein milieu des années 50. C'est un mélange de C. Chaplin par sa parcimonie en dialogues et Mr Bean par son côté un peu déjanté et ses drôles de manières. C'est aussi ni l'un et ni l'autre car c'est un style à part comme les 2 ci-dessus. Cela reste une suite de gags. L'accent n'est pas sur le personnage lui-même mais sur ce qui l'entoure, les petits détails aussi. Un film à regarder pour parfaire sa culture.
Douce critique de la France des congés payés, le deuxième long métrage de Jacques Tati marque l'avènement de Monsieur Hulot, personnage lunaire, antihéros marchant à contre courant des habitudes établies."La mauvaise réputation" de Brassens résume tout le charme du personnage d'Hulot. Au gré d'une mise en scène simple, au son primant sur les dialogues, Jacques Tati apporte au cinéma français un burlesque de geste et de son ; digne héritage de Chaplin et Keaton.
Déjanté et poétique, ce petit bijou cinématographique n'a rien perdu de son charme et JacquesTati nous ravit toujours autant avec ses airs de grand benet naïf et sympathique
Je tâcherai d'être aussi sobre que Mr Tati dans son jeu: ce film a excessivement mal vieilli. Il n'y a aucune histoire, les plans s'enchaînent sans fluidité, on saute d'une séquence de restaurant à la plage sans qu'il y ait de lien entre elles, et l'humour visuel est plutôt simpliste et désuet. Pour ma première découverte de l'univers de Jacques Tati, je n'ai pas du tout accroché.
Je n'ai jamais été fan de Tati, et tout particulièrement de ce film ci. Bien entendu, il y a une part assez incisive et en même temps drôle. Mais que c'est pénible à suivre, tout particulièrement la bande son pas du tout travaillée. Ce brouhaha permanent sur la plage ou ailleurs a tout gâché.
Très belle oeuvre de restauration pour commencer, la copie donne vraiment l'impression d'être à Saint-Marc-sur-Mer. Le coeur de film joue avec la pitrerie inée de Tati. Souvent on rit grossièrement, voir à se tordre, d'épisodes pourtant cocasses et simples. Mais derrière la drôlerie se cache bien sur le leitmotiv du cinéaste : mettre au banc des accusés l'effet de masse que provoque les vacances en bord de mer. Le départ tous le même jour, les transports pleins à craquer, les séjours entre individus de même milieu social et le départ pour laisser une station vide les 10 autres mois de l'année. Oui, nous sommes bien en 1953.
Les Vacances De Monsieur Hulot est un bon film. Ma découverte par ce film du cinéma de Jacques Tati souvent qualifié et considéré de spécial ce que je rejoins car tout le monde ne peut y adhérer. Je me retrouve un peu déçu mais pour autant je me suis laisser embarqué par ce ton très léger de ce film bien plaisant à regarder. Par contre là où certains y voit un chef d’œuvre, moi je ne l’ai pas vu, et surtout niveau burlesque on repassera car ça fait plus sourire que rire. Pour moi on est vraiment à la frontière du burlesque, on y est pas vraiment dedans. Par contre ce qui est certain c’est qu’il est considéré comme un classique de la comédie française. Le cinéaste et acteur qui campe son fameux personnage récurrent et fétiche part du phénomène des congés payés et de la ruée vers les plages pour bousculer allègrement les conventions de la comédie à la française en orchestrant une suite de sketches à la fois tendres et poétiques, absurdes et moqueurs où les mots, réduits au minimum, ont perdu leur sens. Chaque situation notamment la fameuse leçon de tennis (le seul véritable passage hilarant de ce film qui pour le coup m’a fait rire), l’épisode du canoë, les bruits pétaradants de la voiture, le bruit irrésistible de la porte de la salle à manger de l’hôtel car ce métrage marche essentiellement plus au bruit qu’aux dialogues vous l’aurez compris, distillent un humour simple mais sympa tout en captant, l’air de rien, le train-train des vacanciers. L’utilisation originale du son est tout à fait remarquable, et la musique du film n’est qu’une simple ritournelle qui reviens souvent et rythme le tout de manière absolument irrésistible, ce qui m’a beaucoup plu, avec le fameux titre « Quel Temps Fait-Il A Paris ? » de Alain Romans. Le réalisateur Jacques Tati réalise tout cela de façon absolument magnifique, rien à reprocher sur le plan technique et ça vieillit plutôt très bien malgré tout. En plus de réaliser il joue et plutôt bien donc le personnage principal où par contre on aimerait adhérer à 100 % à son style et pourtant on n’y arrive pas vraiment. Le reste du casting est très bon avec Nathalie Pascaud, Michèle Rolla, Valentine Camax (qui joue l’irrésistible anglaise, assez drôle), Louis Perrault, André Dubois qui nous offrent eux aussi quelques passages truculents bien sympa. A noter qu’il existe deux versions, la version de 1978 de 89 minutes et que j’ai donc découvert et la version de 1953 de 95 minutes que je ne connais pas. Pour la curiosité, il faut voir ces fameuses vacances loin d’être relaxantes mais plaisantes de ce monsieur Hulot. Ma note : 7/10 !
C'est le temps de l'été, le temps des vacances, une voiture pétarade en arrivant à l’Hôtel de la plage. En sort monsieur Hulot, personnage gauche, gaffeur, déphasé, mais terriblement sympathique et attachant. C'est lui qu'on va suivre, lui qui va apporter au sein de tous ces touristes machinaux une joie de vivre et une humanité qui leur manquait. Tout d'abord, je dois préciser que l'humour du film a vieilli. J'ai souri souvent, sans vraiment rire. Pourquoi cette note alors ? Eh bien parce qu'à la fin du film, je me suis rendu compte que j'ai passé avec monsieur Hulot et ses voisins un vrai bon moment. C'est frais, spontané (on ne sait jamais pourquoi monsieur Hulot se retrouve dans ces situations), tendre et presque nostalgique. Donc Les vacances de monsieur Hulot c'est un peu comme Le dictateur pour moi : l'humour ne marche plus autant qu'à l'époque ou que quand on était gosse, mais je ne peux m'empêcher d'avoir pour ces films et leur auteur une vraie affection, du fait du bon moment qu'ils m'ont fait passer, qui m'a fait oublier mes soucis.
Jacques Tati c'est avant tout du ridicule de situation. Ici il s'agit de découvrir comment se sont passées les vacances de Monsieur Hulot tout simplement. Nous sommes en 1953 et il faut reconnaitre la qualité de la réalisation, on a l'impression d'être dans une vieille bande dessinée, les scènes capturées sont banales et les acteurs dégoulinants de niaiserie enchainent les gags "bon-enfant". Un film qui se laisse regarder et qui conserve un certain charme à l'épreuve du temps (il faut dire que ce "style" cinématographique est actuellement inconcevable).
En conclusion de ma critique envers le film "Big movie", je m’étais dit que j’allais m’offrir du Jacques Tati. J’ai tardé, mais c’est fait ! Qu’on se le dise, la réussite tonitruante de "Jour de fête" fait qu’on attend Jacques Tati au tournant. Cette fois, nous prenons la direction de Saint-Marc-sur-Mer, petite commune du littoral à proximité immédiate de Saint-Nazaire. Comme pour son long métrage précédent, les habitants de la commune ont été invités à participer au tournage. D’ailleurs, le trublion Jacques Tati a repris le concept visant à se situer entre le muet et le parlant, laissant davantage la place encore aux bruitages, dont certains d’entre eux valent leur pesant de cacahuètes, comme ce battement de porte. La musique aussi prend un peu plus de place, cette musique qui a bercé la France des années 50, avec un morceau de jazz qui revient régulièrement à la façon d’un leitmotiv. Et pourtant, on sent nettement que le budget est autrement plus important que pour "Jour de fête" : plus de véhicules dont une vieille Salmson AL3 de 1924 toute tremblante et dont on s’attend à la voir tomber à tout moment en pièces détachées de la même façon que la 2CV de Bourvil dans "Le corniaud", mais aussi plus de figurants, plus d’accessoires, plus d’animaux… Le résultat final est un ton en dessous, tant ça parait davantage calculé. Il n’empêche que des séquences sont vraiment désopilantes, comme la scène des vestiaires de plage, ou encore la scène où il échange malencontreusement sa cravache contre une chandelle en attendant son accompagnatrice du jour, scènes dans lesquelles on ressent une forte influence chaplinesque. Nous avons un patchwork de gens venus de tous horizons pour passer des vacances, Monsieur Hulot le parisien animant le tout en provoquant bien des catastrophes pour la bonne et simple raison qu’il ne fait attention à rien et qu’il ne pense la plupart du temps à rien d’autre que lui. Un portrait cinglant et de plus en plus d’actualité. Mais le 2ème long métrage de Tati n’est pas qu’une accumulation de gags, non. Il y a aussi de belles images, comme ce petit gamin tenant avec grand application les 2 glaces qu’il vient d’acheter et qu’il s’efforce de ramener à ce que l’on suppose être son grand frère. Il y aussi ce couple de personnes âgées, elle s’intéressant à tout tandis que le mari… semble se traîner un boulet. Le gamin qui ne calcule que des bêtises est également évoqué, ainsi que la clientèle relativement aisée, bénéficiant d’une chambre avec balcon avec vue imprenable sur la mer, capable de se mettre sur son 31 pour le bal masqué avec une superbe robe dos nu, de sexys bas couture et escarpins vernis. Devant ce panel, on pourrait penser que le choc des conditions sociales peut provoquer quelque chose d’important, mais que nenni. Au contraire, on déplorera quelques petites incohérences, comme cette crevaison que monsieur Hulot tente désespérément de régler avant de provoquer une nouvelle catastrophe, crevaison qui a ensuite disparu sur les plans suivants… pour laisser place à des canards chantant faussement… ben oui, il y a aussi quelques couacs.