Dans le droit fil de "Discount", L.J.Petit secoue un peu notre bonne conscience de nantis. Mêlant avec beaucoup de finesse de vraies "femmes de la rue" et des actrices très investies dans leur rôle de travailleuses sociales, de bénévoles ou de zonardes, il dresse une opposition métaphorique entre ce qu'est la prise en charge réelle froidement proposée par un état plus beaucoup providence, et ce qu'elle devrait être si les choses se passaient comme on veut le faire à "L'Envol", un centre d'accueil de jour menacé de fermeture pour cause de non-rentabilité. Nos zygomatiques autant que nos glandes lacrymales sont titillés tour à tour, à mesure que les professionnels de L'Envol (Corinne Maziero, Audrey Lamy, excellentes) se mettent hors la loi quand on leur signifie la fin de partie. Le centre d'accueil de jour passe au temps-plein sans autorisation, comptant sur la discrétion des habituées qui s'y réfugient. Des personnalités émergent, des sourires témoignent d'une confiance en retour, au fil des ateliers d'insertion mis en place à l'arrache, avec autant d'imagination que parfois de panache... L.J. petit ne cède pas à la facilité d'un happy-end convenu, préférant une fin ouverte, en suspens comme dans "Discount". C'est comme un message d'espérance prenant en compte la dure réalité, et c'est bien vu.
Bravo pour ce Film réussi, important, essentiel qu’un grand nombre devrait voir. Bravo aux acteurs jouent très bien avec pudeur. Une triste réalité sur grand écran qui témoigne une souffrance et une détresse immenses et dénoncer cette inhumanité. Puisse ce film ouvrir les consciences des esprits étriqués et à ceux qui ne voit pas la réalité. Il est venu le temps de bouger les choses, de partager les richesses afin que tout le monde puisse vivre dignement. Personne ne devrait être à la rue à notre époque. N'oublions pas que ça peut arriver à tout le monde. Respect aux travailleurs sociaux et leurs métiers, ils devraient être bien mieux reconnus Un regard sur le réel dysfonctionnement de nos institutions et des lois qui empêchent d'aider correctement ceux dans le besoin. Une réussite. Bravo pour ce film social.
Très beau film social dans la veine de Discount. Donc beaucoup de sensibilité, de la dérision et de l'humour malgré un sujet difficile et actuel. De l'humanité aussi avec beaucoup d'espoir et des actrices (de profession) et des actrices de cœur Que de l'espoir et une joie dont l'objectif est de surmonter les difficultés.. En tout cas, les spectateurs ne s'ennuient pas!
Un film très instructif sur la vie des personnes qui vivent dans la rue, grâce à des actrices touchantes. Dommage que seules les femmes soient majoritairement représentées. Je sais qu'il y a aussi des hommes qui vivent dans la rue.
Rolalalalah… Mais ça m’apprendra à aller voir des films sans rien en savoir et surtout en ne m’appuyant que sur des conseils de proches ! « Ah tu verras ! Les Invisibles c’est vraiment sympa ! Le trio Masiero / Lamy / Lvovsky est vraiment chouette et touchant ! Et puis en plus ça se passe dans notre coin ! Dans le Nord ! Youpi ! » Eh bah voyons ! Merveilleux ! Bon par contre on aurait peut-être pu me préciser la démarche du Petit Louis avant qu’on m’envoie aussi violemment au casse-pipe ! Moi j’aurais bien aimé qu’on me dise « Bon par contre je te préviens, vu que toi tu aimes le cinéma, il faut que tu saches que ce film n’a aucune prétention artistique hein ! C’est tourné à la crade en mode Stéphane Brizé. La seule idée formelle de tout le film c’est de filmer de temps en temps les gens de dos à la "The Wreathler". Aucun effort narratif. C’est juste une reconstitution racoleuse de gens bien dans la dèche et sur lesquels on s’apitoie ou dont on se moque ! Ni plus ni moins ! » Pfff… Non mais moi ça me gonfle des films comme ça. Ça décide de sacrifier tout un art au service du vrai, tout ça sous prétexte qu’on ne veut pas d’artifice, qu’on veut que les gens s’y croient, et puis surtout parce qu’on veut dénoncer … Sauf que bah – désolé – mais moi je trouve que c’est beaucoup de souffrance endurée par le spectateur pour n’obtenir au final qu’un résultat tout aussi artificiel qu’un « Intouchables » ou qu’un « Notre jour viendra » mais le plaisir en moins ! Ce film est totalement hors-sol. On ne pose jamais de lieu. D’espace. D’univers. On reste coincé dans des refuges et des bureaux qu’on ne prend même pas la peine de filmer convenablement. Tout est focalisé sur des personnages unidimensionnels. Ça parle et ça disserte en permanence. Ça n’a tellement pas de rythme que toute tentative de blague tombe totalement à plat… Y’a des gens qui se sont marrés pourtant dans ma petite salle de centre-ville lillois. Des rires qui m’ont vite mis mal à l’aise. Des rires qui étaient moqueurs. Parce qu’au fond c’est quand même un peu ça ces « Invisibles » : on va bien se foutre de ces ploucs de pauvres parce qu’ils sont quand même vraiment tous bien concons hein… Et qu’on ne me dise pas « oui mais ça existe quand même ! » ou autres « tu sais y’en a vraiment des comme ça ! » parce que là n’est pas la question. La question c’est « Pourquoi avoir choisi un sujet pareil ? Pourquoi un centre pour femmes SDF du Nord ? Et surtout pourquoi cet humour qui ne repose que sur les réactions débiles de ces femmes là ? Tu as des gens qui sont en galère et on se fout d’eux ! C’est touchant dites-vous ? Eh bah voyons ! Dans ce cas la prochaine fois faisons un film sur un camp de réfugiés africains et moquons nous d’eux parce qu’ils parlent difficilement et surtout parce qu’ils ne maîtrisent pas les codes de notre société ! On verra si personne n’y voie de problème ! Ce film est – malheureusement – un nouveau et magnifique spécimen de violence de classe. Et ça ne choque personne. Tout le monde s’en marre. Alors après tout pourquoi pas… Pourquoi devrait-on se poser la question de pourquoi on rit ? Tant qu’on rit c’est l’essentiel n’est-ce pas ? Et puis il est si manifeste que ce film n’a été fait qu’avec des bonnes intentions ! Toute accusation politique ou sociologique ne pourrait être qu’infondée, c’est ça ? De là, vous pourriez questionner ma singulière virulence. Vous pourriez vous demander quelle mouche m’a piqué ? Pourquoi me montrer aussi violent à l’égard d’un film qui lui ne cherche manifestement pas à l’être ? Toutes ces questions seraient pour le coup justifiées, et je pense que je donnerais d’ailleurs sûrement raisons à certains d’entre vous. Seulement voilà, ce n’est pas parce qu’on ne pense pas à mal qu’on ne le fait pas, ce mal. « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? » a fait rire beaucoup de gens aussi de son côté. « Les nouvelles aventures d’Aladin » également. Autant de films qu’on ne peut accuser de malveillance. Ils cherchent juste à faire rire. Et pourtant cela ne les empêche pas de jouer la carte de la moquerie sur des stéréotypes raciaux pour l’un ou bien des blagues homophobes ou misogynes pour l’autre. Ce n’est pas parce que des gens trouvent ça drôle que c’est innocent. Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas le mal qu’on doit s’interdire de questionner la nature de l’humour utilisé… Et moi, ce qui me choque avec ces « Invisibles » c’est qu’à une époque où on va chercher la petite bête sur plein de questions identitaires (et à raison), on peut malgré tout continuer à utiliser les codes dégueulasses du cinéma naturaliste parisiano-bourgeois pour se moquer gentiment des pauvres de province sans que personne ne voit le problème. Pour le coup, voilà qui en dit long sur notre société, mais aussi sur l’état de notre cinéma… Désarmant… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Ce film est excellent,ces femmes magnifiques et la lourdeur de nos institutions, le manque d'humanité de ces gratte papiers nous montre rien ne change jamais quand on est dans la détresse .
Franchement bien. Super de présenter ses femmes invisibles mais admirables. Surtout en cette période où il est de bon mot de dénigrer « ceux qui ne sont rien » et « ceux qui n’ont pas réussi » ... Félicitations vous êtes exceptionnelles. Vous, ces femmes qui vivent en voulant garder la dignité et vous, ces femmes qui sont là pour les aider.
à la vue des critiques très élogieuses j'en attendais plus, je suis un petit peu déçu. certes, un très bon sujet intéressant mais je n'ai pas trouvé de grandes émotions et peu de moments drôles. les actrices jouent pas trop mal mais rien d'émotionnelles en elles pour ma part. Dans le même genre, j'en ait vus pas mal qui furent bien plus émotionnels et touchants; pas un mauvais film mais j'ai vu bien mieux dans le milieu social. une fois vue suffit amplement.
Film déprimant, angoissant qui rassure certainement certaines personnes en recherche d'émotions ou celles qui se sentent reponsables d'une mission de sauvetage de la société.
Une pépite !!! On rit on pleure ... on suit ces femmes cassées par la vie et qui gardent espoir malgré tout... vraiment j’ai adoré ! Ce film nous remet les pieds sur Terre; Et Audrey Lamy est vraiment au top.. bon vous l’aurez compris : allez voir le film ...vous ne serez pas déçus
Touchant, drôle parfois, un peu romancé mais aussi sincère et bien écrit. Le réalisateur a su dresser de très beaux portraits. Sans oublier une bande originale très bien choisie. Très bon film, à voir!
Bon film à voir (pas forcément au cinéma) mais à voir pour la cause qu'il défend : une assistante sociale qui se démène pour des femmes SDF, alors qu'elle même n'a pas une vie de rêve. Le réalisateur, Jean-Louis Petit, traite encore d'une situation délicate pour les protagnonistes qui devront trouver des ressources pour reprendre espoir. Je pense que ça reste utopiste : la directrice du centre qui enfreint les règles pour sauver ces personnes, j'en doute fort. Mais bon c'est peut être ce qu'il faut retenir du film...