Ayant été ado dans les années 90 2000 j’étais totalement dans la cible de ce film et pourtant il m’a manqué un petit quelque chose. Est ce à cause de la partie adolescence et fin d’adolescence qui prend trop peu de place par rapport à la partie adulte (franchement moins réussie). Est ce à cause de Max Boublil? Car il est clairement l’acteur le moins convaincant du film alors qu’il tient le rôle principal. Ou alors du personnage d’Emma qui attend bien trop sagement que celui de Max se décide. Mais j’ai juste apprécié le film pour son côté nostalgique, quelques scènes qui font forcément vécues, quelques chansons qui ont marqué ses années et quelques tranches de vie. Alors que j’aurais du être à fond dedans j’ai simplement passé un bon moment.
Bonne idée d’utiliser le concept du found-footage pour fabriquer une chronologique, ce qui permet de s’attacher à l’intimité des personnages et aussi pour la génération des trentenaires (dont je fais parti) revivre les petits aléas sentimentaux et culturels de sa jeunesse à l’aube de l’an 2000, et la dessus le film appuie beaucoup la nostalgie, ce qui pour la cible établit une connexion se rattachant inévitablement à sa propre vie, ce qu’on a foiré nous aussi, etc, avec comme point central l’amour inavoué de Max pour Emma. Je regrette tout de même l’incapacité du réalisateur à contourner les gags opportuns pour rythmer ses moments creux, et aussi de n’avoir que très très peu de points noirs dans l’évolution des personnages, le film aurait sans doute gagné à être encore plus mélancolique au lieu de cocher la dernière case pour éviter de se faire taxer de réac. Enfin, très bon moment.
Avec Les Gamins sorti en 2013, Anthony Marciano nous avait laissé sur une bonne impression. Il retrouve pour ce nouveau film son acolyte Max Boublil avec lequel ils ont co-écrit le scénario. Mais avant tout, c’est le tour de force visuel réussi par le réalisateur qui est épatant. En effet, on a déjà vu le désormais fameux style found footage ces dernières années au cinéma. Mais, le talent de Marciano réside dans le fait qu’il parvienne à le conserver de bout en bout, là ou d’autres longs métrages, plus paresseux, étaient rapidement retournés à la caméra objective. Pourtant, les premières minutes peuvent laisser dubitative, car en plus du type de prise de vue choisi, le film adopte également le format et la qualité des images de l’époque. Mais, très vite, on s’habitue à l’exercice de style, à ce montage très nerveux, et on se prend au jeu à observer les évolutions dans la façon de filmer sur trois décennies. De Blink 182 à Jamiroquaï, en passant par Oasis ou Haddaway, le long métrage est aussi un régal pour les oreilles nostalgiques de ces époques. On a plaisir à retrouver Alain Chabat et Noémie Lvovsky dans des rôles secondaires. Mais c’est surtout Alice Isaaz qui nous propose une nouvelle très belle prestation, d’autant plus qu’elle est la plus présente à l’écran, incarnant son personnage sur une période couvrant près de vingt ans. Max Boubil, de son côté, est évidemment à l’aise dans la comédie, mais moins convaincant dans le registre dramatique. Et cet écueil, avec un final sans grande surprise, empêche quelque peu le film d’atteindre son but, à savoir frapper au cœur les désormais grands enfants de la génération Y. Mais bien tenté !
Drôle, touchant parfois, bien vu dans sa forme, plein de références un peu faciles mais efficaces. Le moment est plutôt agréable bien qu’un peu étiré en longueur et délivrant des morales un peu convenues.
Comédie atypique dans sa forme réalisée par Anthony Marciano, Play est une très belle découverte jouant sur la nostalgie. L'histoire qui débute au début des années quatre-vingt-dix, nous fait suivre Max un jeune garçon âgé de treize ans qui se voit offrir de la part de ses parents un caméscope. A partir de ce moment, il va filmer toute son existence qu'on va découvrir à travers le montage de ces séquences, formant ainsi le film de sa vie. Ce scénario nous plonge donc pendant une heure quarante-cinq dans un récit mêlant les émotions en passant d'une séquence à l'autre qui n'ont pas toujours de lien direct entre elles et qui pourtant forment un ensemble cohérent. On traverse ainsi les années s'en sans rendre compte, si ce n'est par les faits historiques qui ont marquées ces périodes, faisant intelligemment office de calendrier. Mais le véritable enjeu de ce long-métrage provient de sa romance centrale servant de fil rouge au cœur de ces enregistrements qui ciblent souvent la même silhouette. Cela nous amènes aux personnages qui se veulent attachants, mettant en avant l'amitié. En effet ces amis forment un groupe uni malgré les hauts et les bas jonchant leurs parcours respectifs faits d'erreurs, d'engueulades, de retrouvailles, de moments de joie mais également de doutes. Tous ces rôles sont très bien interprétés par un casting agréable avec à sa tête Alice Isaaz, Max Boublil, Noémie Lvosky ou encore Alain Chabat. Tous les comédiens méritent d'être cités mais ce serait trop long, d'autant plus que les rôles sont joués à différents âges ce qui multiplie les acteurs. En tout cas ils sont tous à la hauteur et les transitions entre les âges ne se font pas ressentir tant la ressemblance est frappante entre les comédiens. Tous ces individus nous offrent des relations d'une belle justesse et d'une belle authenticité, soutenues par des dialogues dégageant de la sincérité et aussi des répliques décrochant des sourires. On passe du rire à la tristesse durant toutes ces séquences plus ou moins courtes mais toujours marquantes. L'ensemble est parfaitement mis en scène par Anthony Marciano qui adopte le parti pris de réalisé l'intégralité à la première personne, donnant ainsi un cachet visuel marqué et en accord avec son concept totalement maîtrisé. Cette technique limite forcément la créativité mais facilite le récit et rend le tout particulièrement immersif. De plus, le format de l'image change au fil des époques avec l'évolution des technologies afin de rendre la chose encore plus crédible et le travail de reconstitution est respectable, faisant ressortir énormément de souvenirs à travers les lieux et les objets. Ça fourmille de détails et l'objectif est atteint puisque la mélancolie surgit. D'autant plus que la b.o. très présente joue un rôle capital dans ce sentiment, avec ses compositions à majorités rocks rappelant des airs mémorables. Cette dernière apporte une grande énergie et rend heureux à chacune de ses notes. Reste une jolie fin aussi douce, tendre, délicate et souriante que le visage de ces amoureux, venant ainsi mettre un terme à Play qui ravira tous ceux qui visionneront cette cassette intemporelle.
Un film qui parle à la génération 90, où toute sa jeunesse résonne en la nôtre. Une histoire simple, une prise de vue risquée mais qui fonctionne, pour un film rafraîchissant.
La force de Play, c’est d’assumer une forme qui aurait pu tourner au gadget : raconter vingt ans de vie en caméscope. Mais derrière ça, il y a une ligne narrative claire, une structure sincère qui ne triche pas.
Ce n’est pas un grand film. Mais c’est un film qui capte quelque chose de vrai, sans effet, sans pose. L’histoire d’amour qui traverse tout ça parlera aux trentenaires et aux quadras. Pas de romantisme creux, juste une relation qui prend le temps, avec ses silences, ses ratés.
Et au final, c’est peut-être ça le plus réussi : ce mélange d’imperfections et de cohérence, qui laisse une empreinte plus forte que prévu.
Pour qui est né dans les années 80 et a grandi dans les années 90, Play est une petite bombe de nostalgie et on y retrouve tous les codes et éléments de cette génération. La première moitié du film est très inspirée, les dialogues fusent dans une atmosphère survoltée ponctuée d'un humour qui fait mouche, et on se prend très vite au jeu du caméscope. La deuxième moitié, qui coïncide grosso modo au passage du 4:3 au 16:9, est moins savoureuse, le scénario perd un peu de son élan et peine à capitaliser sur les ressorts préalablement installés. L'intrigue se fait moins incisive, plus mollassonne, à l'image du personnage de Max, et débouche sur un épilogue plutôt décevant, en forme de rom-com un peu trop niaiseuse.
Bon film meme si au début on se dit : ''allons nous aimer'' et franchement pari réussi de ce caméscope qui tourne depuis son plus jeune âge! Les acteurs sont bons surtout la jeune actrice 'jeune'. De plus, la ressemblance est bluffante avec les jeunes acteurs. Etant dans la bonne tranche d'âge cela m'a rappelé beaucoup de souvenirs avec potes et copines. & Pixies qui passe peut-être un petit peu trop, il manquait the cure. Et les 'vieux' T-shirt de Metallica!!!! J'adore. Dommage qu'on ait droit aux scènes de liesse durant la CM 98 mais aussi le soir du passage à l’an 2000, sans aucun lien avec le reste. Cela aurait pu etre coupé!
Film gentillet. Il faut accepter de se laisser porter par une certaine nostalgie des années 80/90. Des incohérences et un manque d’originalité nuisent néanmoins à l’ensemble. Pour un dimanche soir à la télé c’est parfait !
Max Boublil met Jack London à l’honneur avec une histoire qui évoque le déterminisme social et la réalisation des grands rêves avec un film plus terre-à-terre et tangible.
Dans son ensemble, le film est très bon avec une mise en scène excellente et intelligente avec un scénario plus conventionnel et basique mais prenant.
Effectivement, le found footage est intelligemment utilisé en mettant en scène le héros qui regarde ses vidéos d’archive. Il n’y a pas plus immersive que le found footage comme mise en scène. Le cadrage et le montage servent totalement la comédie avec brio.
En ce qui concerne le scénario, il est nettement plus basique que sa réalisation ; globalement, le récit est plus prévisible et manque d’originalité. Cela n’empêche que la narration est bonne et plonge son public dans un récit touchant et immersif avec des personnages attachants ; les protagonistes sont des Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui vivent des situations touchantes et impactantes que n’importe quel public doit se sentir concernée.
Ce film mérite une certaine reconnaissance ; c’est pour cela qu’il faut le recommander et le découvrir.
Ce "Play" est une réussite. Sur un thème pourtant très commun au cinéma (l'amour d'adolescence qu'on ne reconnaît comme tel que bien plus tard), Anthony Marciano parvient à réaliser un film original, drôle, plaisant à regarder, et parfois surprenant...même s'il aurait gagné à plus de concision (quelques longueurs par moments). Le jeu d'acteurs est excellent, et le casting crédible malgré les changements d'acteurs (3 acteurs par personnage pour suivre pour Emma). Bien pour se détendre.
Feel Good Movie s'adressant à la génération Y mais pouvant toucher la génération X comme moi ou même tout le monde tant les thèmes développés sont universels. Bonne comédie, quelques fois nostalgique, jamais amère ni cynique qui nous parle du temps qui passe (trop vite), de l'âge qui avance, des enfants que nous avons été et des adultes que nous essayons de devenir, des amours que nous avons laissés passer et des musiques qui ont été la bande son de nos vies. Le casting est particulièrement réaliste, comme si le tournage s'était étalé sur plusieurs années avec les mêmes acteurs. Si aucune séquence de ce film ne vous rappelle un souvenir, ne vous touche où ne vous émeut c'est que vous êtes déjà mort.
Ce film réalisé en 2019 par Anthony Marciano possède un scénario original au service d’une histoire d’amour et d’amitié très attachante. En effectuant une remontée dans le temps, depuis les années 1990 à aujourd’hui, on suit le parcours d’un groupe d’amis. Du passage de l’adolescence à l’âge adulte, leurs expériences individuelles sont rythmées au gré des évènements historiques des décennies traversées. Toutes les séquences restent simples et justes, permettant au spectateur de s’imaginer dans ces moments vécus. L’histoire est en outre rendue crédible grâce à la très grande ressemblance des acteurs à travers les âges (cela a nécessité l’audition de plus de 3000 candidats). Bref, si Max Boublil parvient à surnager, c’est surtout la pétillante Alice Isaaz qui éblouit l’écran.
Original, drôle et nostalgique. Après 2 minutes de doutes à savoir si j'allais aimer ces bouts de films vidéo racontant les souvenirs d'une bande de copains, je me suis laissée emportée par la bonne humeur et la sympathie de ces personnages vivant leur vraie vie. On se retrouve spectateur heureux d'une époque déchue où le numérique et les réseaux sociaux n'existaient pas. Une belle histoire et une grande originalité pour nous la présenter avec des acteurs lumineux et vrais. À voir absolument mais on aime ou on déteste...
Quel bon moment !!! Filmé avec une grande justesse Quand la lumière se rallume on dit encore !!! Tous les acteurs sont très bons dans leurs rôles L équipe "jeune" très bien choisie et vraiment ressemblante !!! Bravo et longue vie au film