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Oni
44 abonnés
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4,0
Publiée le 3 janvier 2024
Searching - À la Recherche du Wifi Perdu
Si Alfred Hitchcock avait été obsédé par les écrans plutôt que par les oiseaux, "Searching" serait son bébé électronique. Aneesh Chaganty nous offre un thriller qui dépeint une société où l'écran est roi, un royaume où le moindre clic peut te plonger dans un univers plus effrayant que la salle d'attente chez le dentiste.
Dans ce jeu de piste numérique, John Cho incarne le père déterminé à retrouver sa fille disparue, comme un Sherlock Holmes des temps modernes, mais au lieu de la pipe, il manie une souris avec une habileté digne d'un gamer professionnel. Une flèche baladeuse guidée par une main experte, prête à cliquer plus vite que Flash devant une vente flash.
Debra Messing, qui incarne l'inspectrice de police, met toute la conviction possible pour jouer son rôle. On dirait qu'elle a troqué son badge contre une manette de jeu, prête à appuyer sur "Start" pour débloquer le prochain niveau de l'enquête. Une performance qui rappelle que même dans le monde virtuel, la justice n'a pas besoin de pause café.
L'intrigue, bien que solidement ficelée, se déroule dans un Far West où les cowboys sont remplacés par des claviers. On assiste à un show où le moindre rebondissement devient une attraction, comme une battle royale où le dernier tweet debout remporte la partie. Pas de pitié, pas de règles, juste des likes et des retweets qui font la loi.
La tête farcie d'écrans, on ressort de ce film convaincus que même la NSA a moins d'infos sur nous que notre propre historique de navigation. On découvre les secrets les plus intimes d'une adolescente par l'intermédiaire de son ordinateur, une expérience plus intrusive que d'espionner Voldemort dans sa vie de tous les jours. Harry Potter, prends des notes.
On reste conquis jusqu'au bout du film, happés par cette enquête menée à coup de clics et de frappes de clavier. Avec une réalisation aussi bien ficelée que les câbles derrière votre PC, "Searching" nous offre une plongée dans la société spectacle, où l'écran est à la fois le héros et le méchant. Alors, préparez-vous à cliquer, rire et peut-être même pleurer devant ce thriller qui met en lumière les dessous sombres de notre addiction aux écrans.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr
Searching, c'est un Taken sauce bureautique. On suit un père veuf désespéré par la disparition inquiétante de sa fille. Grâce à sa suite office et son ordinateur Pomme il apprend à la connaître et fait des découvertes.. Le scénario sans faire de miracles tient la route avec quelques touches bien vues comme la réaction des pécores lors de l'annonce télévisée de son tourment. John Cho interprète plutôt pas trop mal le père éploré. Cela ne suffit pas pour effacer la réalisation trop simpliste à base d'écrans d'ordi et de camshots, la BO insignifiante et l'overpublicité. Pas terrible, mais pas nul. Un divertissement honorable.
Excellent : sur le fonds on a une enquête palpitante sur la disparition de la jeune fille (dont on en apprend plus au fur et à mesure) et sur la forme on a l'idée géniale de tout montrer à travers des écrans (lié au fait qu'en grande partie l'enquête va se baser sur ce qu'on peut trouver comme indices via les divers réseaux sociaux). Magistral!
Film original de par la mise en scene et l'angle par lequel nous vivons l'histoire. Enfants des annees 90, vous allez y retrouver plein de nostalgie de l'evolution des ordinateurs, internet et les reseaux sociaux. L'intrigue tient globalement la route jusqu'a la fin malgre beaucoup de raccourcis et facilites.
Le pari est risqué, mais réussi haut la main, grâce à une histoire qui vous prend aux tripes. Les twists sont très nombreux et bien amenés, semant le doute chez le spectateur autant que chez le père. Un film de disparition par écrans interposés qui sort des sentiers battus, dont on peut éventuellement regretter un certain détachement émotionnel, mais c'est en somme sacrément bien fichu!
Déjà vu ce procédé de film : voir l'évolution de l'histoire à travers un écran d'ordinateur et les recherches faîtes par le père de la disparue. Aussi, c'est bien scénarisé. On est tout de suite captivé et on devient rapidement le père faisant sa propre enquête. Celle-ci nous tient en haleine avec ses différentes pistes, ses culs de sac, ses rebondissements jusqu'au final imprévisible.
"Searching - Portée Disparue", œuvre énigmatique et captivante, évolue dans un format des plus singuliers qui, dès l'entame, intrigue et attire irrévocablement l'attention du spectateur. Ce film, fusionnant habilement le thriller et le drame, parvient à insuffler un souffle de fraîcheur dans le paysage cinématographique.
L'un des points forts saillants de cette réalisation réside dans sa capacité à explorer le thème complexe et douloureux du deuil. Le format est simple, mais efficace un format found-footage version ordinateur. Avec une finesse remarquable, le récit dépeint le voyage émotionnel du protagoniste à travers sa quête pour retrouver sa fille disparue. Les contours de cette expérience émotionnelle, teintés de douleur, sont peints avec une authenticité saisissante, ce qui permet au spectateur de véritablement s'immerger dans les tourments du personnage.
La profondeur des personnages constitue un autre élément remarquable de ce film. Leur dimension humaine, joliment tissée par le scénario, les dote d'une véritable crédibilité. Ils deviennent rapidement attachants et suscitent une empathie sincère chez le spectateur.
Le scénario, ingénieusement construit, s'avère un labyrinthe d'énigmes et de rebondissements. Bien que par moments il puisse verser dans une exubérance quelque peu exagérée, il parvient néanmoins à maintenir une tension palpable tout au long de l'intrigue. Le spectateur, tout comme le personnage principal, se trouve sous l'emprise d'une tension persistante, ressentant pleinement la perte et la peur qui se profilent à l'horizon.
"Searching - Portée Disparue" transcende les limites de son genre en explorant également des thèmes contemporains. Le film dissèque avec pertinence les mécanismes de l'univers médiatique et des influenceurs, pointant du doigt ceux qui tirent profit de la détresse d'autrui pour gagner en popularité sur les réseaux sociaux. De même, il évoque le phénomène de critiques hâtives et superficielles émanant d'individus peu enclins à s'enquérir des véritables tenants et aboutissants.
Dans l'ensemble, "Searching - Portée Disparue" se dresse comme un thriller de haute volée, tirant habilement parti de son format unique pour offrir une expérience cinématographique immersive et riche en émotions.
Le principe, consistant à narrer l’intrigue uniquement à travers des écrans d’ordinateurs ou de téléphones, est étonnement très efficace, en tout cas bien plus qu’un vulgaire found footage. "Searching" fonctionne très bien lorsqu’il s’attache à décrire le désenchantement d’un père qui découvre le vie secrète de sa fille et ses propres manquements parentaux.
C'est un bon film, un scénario qui semble simpliste sur le papier mais on passe un excellent moment devant le film, La justesse de réalisation de planter des indices tout le long du film est incroyable, on vit le film avec le père.
Une fin un poil plus développé aurait été inéluctablement meilleure si on est un poil trop pointilleux.
Wouah mais quel film ! C est incroyable d arriver à transmettre tant d émotions avec seulement des pop up de conversation, de photo, de stream... l histoire m a tenu en tension jusqu au générique (même si à partir d un moment le dénouement final est prévisible). On est plongé dans cette investigation et on se met à réfléchir en même temps que le héro qui mène son enquête en n' utilisant que la technologie et sa déduction. L intrigue nous emmène dans tous les sens et nous fait croire à plusieurs pistes, c est un thriller vraiment bien construit malgres le final un poil convenu (il aurait juste manqué un final dantesque pour que film devienne culte). Les acteurs sont incroyables et convainquant (surtout quand on a connu john cho avec les harold et kumar, que j adore, mais qui sont bien plus léger). Le rythme est maîtrisé et la real aussi. La plupart des videos ont des qualités d image qui correspondent bien aux diverses plateformes et cela rend le tout quasi réaliste. Encore plus lorsque les ergonomies officielles des différentes plate-forme sont utilisées. Le gros point fort du film est donc que tout se passe via divers pop up représentant smartphone, pc, caméra de surveillance, écran de tv... on est presque dans du foundfootage numérique. Comparé à d autre prod qui ont fait le même choix je trouve que ce searching est bien le seul à avoir autant réussis à nous y faire croire. On peut y voir une critique du tout numérique, perso j y vois une sorte de constat. Nous sommes désormais complètement esclaves de ces technologies , de ces médias, de ces réseaux sociaux qui nous font constamment danser entre réalité et fiction au point que les 2 s'entremêlent. Le réalisateur a su faire la même chose mais cette fois ci en incorporant nos codes sociaux actuels bien réels dans une fiction alettante qui en devient quasi réaliste. Un excellent film, à voir obligatoirement par les fans de thriller.
Fut un temps où de nombreux films se fixaient un principe limitant drastiquement le cadre dans lequel ils se déroulaient : un cercueil (Buried), un petit bateau (All is Lost), une cabine téléphonique (Phone game), un centre d'appel duquel on suit l'intrigue entièrement par le biais d'appels téléphoniques (The guilty).
Searching se situe dans cette lignée, puisqu'il nous fait suivre l'enquête d'un père dont la fille a disparue, exclusivement par le biais de divers écrans (ordinateur, caméra de surveillance, smartphone). Aucun plan ne représente donc "la réalité".
Comme il est de rigueur dans ce type d'exercice, on s'étonne d'abord que le parti-pris fonctionne relativement bien, guettant une erreur où une baisse de rythme liée à un subit manque d'imagination. Il y a toujours une sorte de jeu entre le réalisateur et le spectateur dans ce type d'exercice : ce dernier ne peut s'empêcher de se demander à plusieurs moments "bon, et maintenant tu vas t'en sortir comment ?".
Malheureusement, le caractère astucieux et séduisant du dispositif se dégrade nettement dans la dernière partie du film, qui sacrifie à un dénouement totalement irréaliste qui gâche un peu le plaisir.
J'ai trouvé la manière de raconter l'histoire assez originale. On suit l'antagoniste à travers l'écran d'un ordinateur et de son téléphone. Le scenario est plutôt sympa mais paraît assez gros surtout vers la fin et le plot twist.
Comme son nom l indique, l histoire tourne autour de la disparition d une jeune fille. Son père va alors tout faire pour la retrouver en s aidant des réseaux sociaux et autres applications. L intrigue est bien menée, je ne me suis pas ennuyé en regardant ce film mais la fin m a laissé sur ma faim.
Margot 16ans ne donne plus signe de vie. Il semblerait qu’elle ait disparue. Malgré tous les efforts déployés par la police, l’enquête stagne. David, le père, n’a d’autre choix que de faire ses propres recherches, notamment dans l’ordinateur de sa fille.
Pour son premier long-métrage, Aneesh Chaganty (un ancien de chez Google) s’est lancé dans la réalisation d’un thriller high-tech, dont le procédé n’est pas sans rappeler le très mauvais Unfriended (2015), normal les deux films sont produits par Timur Bekmambetov. Ici, l’intégralité du film repose sur son concept full digital et rien d’autre, c’est bien dommage. Car non seulement le scénario n’a rien d’original (en dehors de ressembler aux téléfilms pour ménagères), mais même la mise en scène, qui se veut être le high-concept du film, devient rapidement rébarbatif. Tout le film est perçu à travers l’écran de l'ordinateur de l’adolescente (ou celui du père) dont ces derniers n’apparaissent qu’à travers les écrans via les webcams, avec un déballage dans les règles de l’art des derniers outils technologiques mis à disposition du grand public (les réseaux sociaux, les flux vidéo, les blogs, les images de vidéosurveillance, …).
Searching - Portée disparue (2018) montre très rapidement son absence de potentiel, après nous avoir asséner pendant plus de 90min, des placements de marques pour nombre d’interfaces que l’on utilise au quotidien (Facebook, FaceTime, YouTube, Google, Apple, Instagram, Norton, Skype, eBay, Tumblr, Twitter, …), voir un film à travers l’écran d’un ordinateur devient rapidement usant, voir lassant. Surtout lorsque la direction artistique est au point mort (John Cho est mono-expressif), face à un récit aisément prévisible et l’absence de crédibilité (à aucun moment les flics ne vont surveiller le compte bancaire, les réseaux sociaux ou pire, l’ordinateur de l’adolescente), spoiler: certains diront que c’est normal étant donné que l’inspectrice est de mèche, sauf que sur ce genre d’enquête, on sait pertinemment que l’on ne travaille pas en solo, donc ce n’est clairement pas crédible.
Bref, beaucoup de bruit pour rien (le film a été couronné de deux prix à Sundance).