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Michael78420
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3,5
Publiée le 3 février 2026
L'action se passe dans un petit village en Italie en 1946. Don Camillo (Fernandel) discute avec le Seigneur, et nous l'entendons répondre. Procédé amusant qui positionne le spectateur dans la tête de l'homme d'église et de ses contradictions. Car Don Camillo prêche pour l'amour et le vivre ensemble tout en étant facétieux et bagarreur. Son opposition avec Peponne (Gino Cervi) est haute en couleur et en bourre-pifs. Ils représentent chacun deux visions de la société, l'une religieuse, l'autre politique. L'affrontement de l'Église et du communisme assure l'animation du village. Don Camillo ne rate jamais une occasion de titiller son adversaire, comme lorsqu'il dit au fils de Peponne, bébé présenté au baptême qui pleure dans son couffin : "Tais-toi, graine de bolchevik !" Au final la voix off tente d'apaiser les esprits : "Chacun y bataille à sa façon pour édifier un monde meilleur." Film sorti en 1952 que j'ai eu plaisir de découvrir en 2026. En faisant abstraction de la médiocrité du son et en se concentrant sur le fond de l'histoire, on apprécie la filouterie gentillette de chaque camp, bien loin de la complexité de notre monde moderne.
Il sera toujours possible aux grincheux et atrabilaires de tous poils de trouver à redire sur le Truculent « Don Camillo . Politiquement consternant (alliance communisme-église), trahison de classe, jeu outré des deux acteurs et situations exagérées. Oui, mais voilà, c’est du cinéma. Drôle, sans être vulgaire (évidemment c’est pas le cinéma actuel !!!), ironique mais sans cynisme, agressif, mais sans méchanceté. Bref rien de qui est à la mode de nos jours. Et c’est magique avec la reconstitution d’une ruralité italienne fabriquée mais plus vraie que nature, avec un Fernandel grandiose et un Gino Cervi qui le lui rend bien, avec des Romeo et Juliette locaux mignons et spontanés (rassurez vous, sans le drame), avec cette vieille institutrice, avec Jésus qui discute avec Don Camillo (drôle et très sensé), etc, etc. Ce film est plus qu’un bon moment et, offre un vrai miracle, car le misanthrope Duvivier nous réconcilierait presque avec l’humanité toute entière, à partir d’un petit village perdu dans les brumes obscures de la plaine du Pô.
Très agréablement surpris! j'en gardais juste le souvenir de mon enfance, avec Fernandel qui faisait bien rire ma mère devant la télé, et je m'attendais à quelque chose de devenu démodé (notamment avec ce thème de guerre catho-communistes), et bien pas du tout! ça fonctionne toujours super bien, les réparties comiques font encore franchement rire, de bon ceour ps juste sourire, et le jeu des deux acteurs principaux reste moderne et plein de charme et de gouaille. Et cette histoire d'amitié est presque touchante finalement. Et contrairement à mes craintes, au contraire son grand âge ajoute un charme certain au film. Bref, j'ai adoré! Du coup j'ai revu aussi les épisodes suivants, qui restent bons, mais celui-ci est celui que je préfère, donc si vous n'en voyez qu'un je vous conseille de commencer par celui-ci.
Une bonne petite comédie agréable surtout pour son côté retro que pour son aspect comique qui aujourd'hui fait moins rire ! On est quand même bien entrainé par ce tandem d'acteurs qui nous fait valdinguer
Don Camillo vs Guiseppe Bottazzi dit " Peppone", 1er round. Accusant son âge, ce premier volet, popularisé par son formidable duo Fernandel / Gino Cervi reste néanmoins très amusant à suivre. Mention spéciale aux savoureux échanges verbaux entre le curé et le Christ sur la croix (la voix de Jean Debucourt).
Pour redécouvrir les films patrimoine, il faut une version restaurée et les voir ou revoir au cinéma ou, à défaut, en vidéo-projection sur un écran de bonne taille."Le petit monde de Don Camillo"est une comédie physique mais où le respect de l'autre n(est jamais loin, un film bon enfant comme sont les habitants de ce bourg du nord de l'Italie, alors, on ne s'en lasse pas...et Fernandel et Gino Cervi étaient de " grosses têtes" à cette époque dans leur pays respectif.Le film a pris quelques rides mais ce genre de rivalité existe toujours et ce sont de belles rides car elles nous apportent l'atmosphère d'un gros village juste après la guerre.
Cette comédie méridionale un peu hybride (l'adaptation française "provençalise" le village italien de Peppone et Don Camillo) consiste à opposer deux dogmes dans une pittoresque querelle de village et de clocher (au sens propre, parfois, spoiler: quand Don Camillo, du sommet de son église, fait feu sur Peppone et les siens!)
Les valeurs communistes et chrétiennes ne s'harmonisent guère à Brescello où le maire et le curé se dispustent le "leadership". D'un côté l'idéologue têtu et pas très futé maire Peppone, de l'autre le bagarreur et peu tolérant curé Camillo.. La comédie de Duvivier (qu'on peut être surpris de trouver là) est le récit de leur lutte d'influence, de leur inimitié plus ou moins cordiale perpétuée par les coups bas et les médisances. Ce célèbre duo du cinéma que forment Gino Cervi et Fernandel ne manque pas de saveur, et les déconvenues de l'un et l'autre ne sont pas dénuées d'ironie, notamment dans l'interprétation que chacun des deux fait de son idéologie et de celle de son adversaire. Mais la mise en scène impersonnelle de Duvivier, le caractère hétérogène de la distribution et, surtout, la faible dimension accordée aux seconds rôles, à la population du village, détournent le film de la brillante comédie de moeurs qu'il aurait pu être, à la façon, pourquoi pas, d'un auteur comme Pagnol.
un Excellent film avec un acteur de légende peut être même le plus grand acteur français de tous les temps . Don Camillo un prête qui nous fait rire et hurler de rire et qui attachant tous comme sont rival et quand même un peu ami ils sont tous 2 indispensable au film et les gens peuvent se retrouver en don Camillo avec ses colère
Qui pourrait ne pas éprouver de sympathie pour ce prêtre véhément et irascible, paternaliste, plein de bon sens et de dérision, pour son accent méridional, pour ses ouailles, pour son charmant petit village, et pour le rival communiste qui le gouverne? Le petit monde de Don Camillo, c'est la grande lutte entre deux idéologies cristallisées dans un seul petit village pittoresque, avec des acteurs sincères et un humour décalé. C'est la guerre froide que l'on rejoue sur des planches rustiques et conviviales. C'est une comédie, non pas de boulevard, mais de chemins de terre. A tel point que, se réclamant dès ses origines d'une certaine rusticité, le film paraît ne pas souffrir du poids des ans. Si ce n'est, bien sûr, dans son contexte historique, qui n'est plus du tout d'actualité et a fait perdre au film son accent satirique. Il n'en est pas moins un divertissement efficace, subtil et attachant. Allez donc écouter la bonne parole de Don Camillo!
60ans après, le visionnage de ce petit film constitue toujours un agréable moment de détente. Au delà de l'ambiance rurale et la vie de petit village qui confère au film un certain charme indémodable, les rivalités politiques et cléricales ne manquent pas de distraire mais également de faire réfléchir sur ces différentes tonalités politiques et religieuses et leur place qu'elles doivent tenir dans la société. Fernandel délivre l'une des prestations les plus célèbres de sa grande carrière dans le rôle du prêtre Don Camillo, homme d'église qui n'hésite pas à boter le train à ceux qui lui manquent de respect ( quelques scènes sont assez jubilatoires ). Le personnage de Peppone est également très bien interprété par Gino Servi. Il en résulte un petit classique, qui si l'histoire s'éparpille un peu avec les différentes querelles successives, divertit et est plaisant à suivre. A voir.
C'est un des tout premier film que j'ai vu à la télévision. Une comédie pleine d'humour simple et polémiste à la fois. Car pour l'époque le communisme et l'église à la sortie de la guerre mondiale n'avaient pas le même relief qu'aujourd'hui. Fernandel est ayant le rôle titre, grande gueule au propre comme au figuré, à son avantage et principale attraction comique. Il reste pourtant mesuré et respectueux malgré tout, franc, nerveux sinon emporté mais restant à peu prés moral avec ses dialogues avec Jésus qui le freine un peu. A redécouvrir à l'occasion.
Réalisé en 1952 par Julien Duvivier, ce film est le premier de la saga des « Don Camillo » qui va connaitre un grand succès auprès du public. Le village de Brescello, en Italie, donne lieu à l’affrontement de deux fortes têtes : Don Camillo et Peppone. L’un est le curé (Fernandel), l’autre est le maire communiste (Gino Cervi). Ils aiment à se détester mais au fond s’apprécient. Bref, un standard de la comédie française avec une recette toute simple sur le thème « qui aime bien, châtie bien » !
Don Camillo est surement l'un des héros du cinéma européen les plus célèbres, par le succès que le film eut, les nombreuses suites qui en ont suivit et enfin par la saga publicitaire pour les pâtes Panzani qui s'en est inspiré. Fernandel avait commencé par refusé le rôle, mais sa notoriété avait été ébranlée par plusieurs échecs consécutifs et les producteurs lui forcèrent un peu la main pour tourner le film, pour notre plus grande joie. Il est désormais impossible de dissocier Don Camillo et l'accent du sud. Tourné en italien et en français selon la nationalité des acteurs, il est impossible de dire quelle version est la meilleure, chacune ayant été à moitié doublé. Evidement géographiquement parlant, la paternité du film revient aux italiens, mais Fernandel sans l'accent du sud et doublé en italien, c'est comme la provence sans les cigales. Peu importe, le film fut un succès des deux cotés de la frontières et devint une des comédie les plus populaire qui a ravit plusieurs générations de spectateurs et qui devrait encore en ravir plusieurs autres.
Premier film de la série des Don Camillo, Le Petit Monde de Don Camillo est une petite satire moqueuse sur un ton sémillant. Julien Duvivier nous convie à une lutte entre un maire communiste d'un village et son curé, qui résiste aux discours et ne veut pas laisser son église sans entretien alors que le maire décide de la construction de la maison du peuple. Il s'ensuit toute une série de péripéties tantôt cocasses tantôt amicales, tantôt musclées entre les deux hommes. Fernandel et Gino Cervi nous délivre leur art de la dialectique et leur verve communicative. Toutefois, ce n'est pas le meilleur film de la série, le scénario se contentant de nous offrir une simple parodie de la vie quotidienne dans un petit village italien, sous l'angle d'un classique duel politico-religieux. Tout juste divertissant, il est difficile d'accrocher véritablement à cette comédie. Certains vieux films ont très bien vieilli, celui-là non.