12814 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
825 critiques spectateurs
5
98 critiques
4
313 critiques
3
246 critiques
2
107 critiques
1
42 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2019
Le retour en force pour le réalisateur du « 15h17 pour paris », c’était l’heure de la pause café, un air de repos en attendant ce nouvel chef-d’œuvre. Je craignais pour l’acteur qui met en scène puis me suis rassurée comme à son meilleur, ce sacré vieux monsieur est en pleine forme pour nous faire sourire en plus. Du grand art cinématographique avec la sollicitation du scénariste de « Gran Torino », ça ne peut être que du bon, il écrit une histoire pour lui fait faire « la mule » auprès de ces gangs latinos, une chouette intrigue si familière, la baraque du narco tient l’empire du business, un monde impitoyable de la criminalité de haute voltige post frontière mexicaine. Au fur et à mesure des courses dans sa ranger automobile et le mobile sous surveillance, cela se gâtera au pire direction case prison verdure, une fois chopé le lien de ses fournisseurs par le sous-marin DEA. Le grand père influencé accepte sans broncher la situation, les raisons personnelles poussent des ailes sans histoire.
Après le déraillement inexplicable de « Le 15h17 pour Paris », Clint Eastwood rempile pour une nouvelle double casquette, à une toute autre saveur. La vieillesse lui tend les bras depuis un moment, mais le moment est venu pour cet homme au parcours richissime de faire le point sur sa carrière et sa vie privée. Grâce au scénario de Nick Schenk, à qui on doit le caractère roublard de Walt Kowalski dans « Gran Torino », on trouvera la justesse et la subtilité nécessaire pour se convaincre d’une aventure atypique, au milieu d’un champ de fleur, là où poussent les plus belles comme les plus détestables des pétales. Il s’inspire alors de la vie de Leo Sharp, ancien vétéran de la Seconde Guerre Mondiale, qui s’est reconverti dans une activité ludique et lucrative.
On nous lance alors dans la dure réalité de Earl Stone, où Eastwood campe parfaitement ce personnage affaibli, mais qui ne manque pas de courtoisie et de sociabilité. Bienveillant jusque dans les plus petits détails d’une vie, pourtant son image se brise par la plus simple des maladresses, celles que l’on ne pardonne pas si aisément. Il fait bonne figure auprès de ses amis ou de ses collègues, mais quand vient le temps où ses racines le rappellent à la raison, il n’est qu’un déserteur, un homme qui fantasme un peu trop et qui n’arrive pas à saisir le moment le plus cher et le plus doux de son existence. Tout l’intrigue enchaîne sur des oppositions du genre et apporte également une touche moderne vis-à-vis de son personnage, perdu dans une époque lointaine. La technologie est souvent et gratuitement taclée, car elle est synonyme de dépendance, là où le personnage n’est pas du tout en phase. Il rompt avec sa famille, malgré ses efforts pour renouer des liens, c’est pourquoi il accepte la vie comme un challenge. Son ouverture d’esprit lui permet donc de s’orienter vers des opportunités dont il n’imagine pas les conséquences.
La détresse de l’âge n’est pourtant pas un handicap dans son sillage qui est fait de générosité et de crédulité. On le découvre rapidement avec beaucoup d’élégance et d’énergie, puis il s’essouffle rapidement, tout comme le récit qui perd en ingéniosité. Il prend alors une déviation vers une rétrospective moins bien huilée qu’auparavant. On le sent déjà en bout de carrière depuis un moment ce cinéaste qui ne s’arrête jamais. Il cherche encore des leçons à tirer de cette épreuve qui résonne comme un final apaisant pour son cœur, chargé en émotions. C’est peut-être là la faiblesse qui ampute son art d'une qualité que l’on croit envolée, voire oubliée. Tantôt cela tient la route, mais les rebondissements s’avèrent souvent mal amenés. Il cherche sans doute un pardon, mais cherche avant tout à s’interroger sur la vieillesse qui le ronge et qui l’inquiète, faute d’être encore trop ambitieux à ce stade.
Ce n’est donc pas qu’une histoire sur la transparence d’un Cartel qui monopolise encore les transactions dans les états du sud, « La Mule » exploite un décor changeant et la psyché d’un homme qui en a trop fait seul. Mais pour arrêter, il faudra un contrepied dramatique et personnel ou bien qu’on lui impose la retraite. Dans tous les cas, Eastwood est ouvert aux éventualités et détaille avec précision à quel point ses rides cicatrisent en lui comme un regret dans la peau. Il a préféré le cadre d’un film afin de s’exprimer pleinement et de prouver qu’il a fait son temps, malgré les intempéries et la débâcle d’une grande qualité.
Un petit film, J'ai passé un bon moment à le regarder. Ce réalisateur/ acteur est très talentueux étant donné son âge, il est tout de même très fort surtout pour réaliser ce qui l'a produit "La mule". Le scénario reste basique et simple mais intéressant à voir, c'est un peu long mais ça avance petit à petit à son rythme. Peut-être que le tout manque un peu d'action.
La légende vivante que représente Clint Eastwood ne devrait pas engendrer de critiques négatives. Pourtant, LA MULE, est peut être le film de trop dans son prestigieux parcours, tant les hésitations, les invraisemblances, les incohérences, les scènes répétitives sont nombreuses. Maintenant, seul maître à bord de ses films, Eastwood se lâche. Il profère, il répète, il rabâche ces vieux démons, sur la famille, le racisme, l'individualisme, la vieillesse, le repentir. Tous ces thèmes ont fait sa gloire et son intelligence dans tous ces films, mais aujourd'hui, ils sont emprunts d'une acidité particulière et de mauvais aloi. Bien sur c'est quand même un film de C.Eastwood, avec ses éclairs de génie, cette indéfinissable façon de filmer les gens, son obsession du meilleur cadrage. Mais le voir vieillir physiquement à ce point, nous met dans un état de stupéfaction qui fait mal. Malheureusement le temps fait son office et le voyant évoluer sur l'écran, on se souvient et on pleure. Longue vie encore à notre dernière légende du cinéma.
Un film sympa porté par l'acteur principal et réalisateur qui se permet de parler sans filtre et assumer son âge. rie n'est laissé au hasard. PLV : un film de Clint Eastwood est toujours une valeur sure
Eastwood a abandonné son cycle des héros américains (American sniper, Sully, le projet abandonné sur Thalys) pour revenir aux gens ordinaires. Earl a tout consacré à son art (horticulteur) au détriment de sa famille... Pourtant il assiste à l'agonie se son ex-femme qui lui avoue qu'il a été son seul amour comme il y a 1/4 de siècle Francesca (Madison county) était au chevet de son mari. D’employeur bienveillant Earl devient sous-fifre de trafiquants : il ferme les yeux comme tant d'entre nous... Peut-on participer au mal pour faire le bien (payer le mariage sa petite fille, permettre à un ami de conserver son bar etc) ? La connaissance des opinions politiques du cinéaste fait prendre tout son sens à la déchéance d'Earl : l'époque de l'argent facile, de la morale en déperdition et du refus de vieillir (les escort-girls... : à ce propos Earl ne maîtrise pas encore la langue de bois…). Il FAUT que ce soit le DERNIER film d'Eastwood : car in est magnifique mais aussi parce que c'est son testament.
Bon film mais clairement, le vieux Clint s'essouffle et quoi de plus normal ? Quelques longueurs, des clichés "façon Eastwood", scénario moyen . Il est peut être temps qu'il arrête le cow-boy .
Un bon Clint Eastwood, un peu trop pâle et convenu à mon goût.... Mais un Clint Eastwood quand même avec une petite magie qui opère et un sacré acteur toujours là derrière et devant la caméra ! Et j’espere pas le dernier...
Le problème avec Eastwood c'est qu'on attend toujours de revenir au même niveau de Gran Torino, et du coup on reste un petit peu en réserve, malgré de très bons films. Son jeu d'acteur n'est plus à prouver, c'est un taulier, j'ai eu un peu de mal à le voir dans le rôle du papy extraverti préférant ses rôles de grognon mais il le joue à la perfection. L'histoire qui en soit est très banale prend son sens grâce aux jeux d'acteurs, quoi que les dialogues des truands sont parfois clichés. Clint est super attachant dans ce rôle, des petites punchlines qui vont bien, le déchirement avec sa famille. Ce n'est pas son plus grand chef d'œuvre mais l'ancien prouve qu'il est encore au dessus.
Bien en dessous de ce à quoi je m'imaginé.. Film sans suspence et des situations bien trop poussées pour être réels, on ne retiendra que le bon jeu d'acteur de notre cher Clint !
Un grand film encore de Clint Eastwood avec un scénario bien construit , trés bien amené.On reconnait un Pro aux petits détails et Eastwood y excelle. Un plateau de sacrés acteurs avec il faut le noter d'excellents seconds roles. Peu à peu on est pris par l 'intrigue et méme si on sait l issue de l histoire vécue, on est dans le suspense. En plus d''etre un réalisateur de talent, Eastwood est un sacré acteur, complètement bien dans ce role.Un trés bon morceau de cinéma, du trés bon travail, un film qu' on prendra plaisir à revoir.
Si La Mule évoque d’abord à l’esprit un film de cartel original et décalé par ses petites touches d’humour - principalement généré par la confrontation entre générations - c’est aussi (surtout ?) un subtil manifeste défendant un thème cher au Clint Eastwood vieillissant : les valeurs conservatrices, et notamment la famille.
du grand cinéma ! simple mais terriblement efficace ! toujours très peu de rythme mais on ne s'ennuie jamais.. peu de dialogues mais tout est dans chaques plans... L'immense C. Eastwood capte les émotions et les relations humaines comme il en a le génie ! Et les délivrent avec tout autant de talent face à la caméra. Un charisme époustoufflant même à passé 80 ans
Si on aime Clint Eastwood on aime ce film. Car ca fait plaisir de voir cet homme cet acteur à nouveau. On a envie de revoir impitoyable le bon la brute le truand, inspecteur Harry, l'évadé d'alcatraz. malheureusement si on enlève Clint Eastwood il reste un film un peu banale. Ponctué de dialogue un peu fade sur la vie.