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Charlotte28
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3,5
Publiée le 14 mai 2023
Aucune complaisance dans le portrait de ces gangsters, notamment du héros incarné avec force fougue par James Cagney: meurtres, cupidité, misogynie, trahison, pertes. Ancré dans l'ère de la Prohibition américaine, le récit bénéficie d'une mise en scène symbolique et de dialogues succincts; nulle fioriture ni ornement dispensable. Cependant, quelques aspects désuets nuisent à une immersion totale, qu'il s'agisse d'un certain pathos, du recours récurrent aux cuts ou de la morale explicitée malgré la clarté du dénouement. Restent des scènes emblématiques du genre, du "I ain't that tough" à l'ultime séquence. Une valeur historiquement cinématographique indubitable!
William wellman est un réalisateur qui n'a jamais fait partie des cinéastes majeurs hollywoodiens, selon la critique française. Il est néanmoins un très bon professionnel qui a parfaitement réussi plusieurs de ses films, dont certains valent sans aucun doute une grande reconnaissance. C'est ainsi le cas de " l'ennemi public " film de gangster qui lança la carrière de James Cagney en 1931. Si juste à ce titre il mérite amplement d'être vu, ses qualités vont bien au-delà de cet aspect anecdotique. Parfaitement réalisé, sans aucune rupture de rythme, il.nous raconte l'ascension et la mort d'une petite frappe des années 20, pendant la période de la prohibition. L'interprétation de Cagney est de tout premier ordre. On notera au passage la présence de jean Harlow dans un second rôle. Un film que tout amateur de cinéma du patrimoine se doit d'avoir vu. Il fût sans aucun doute une source d'inspiration pour beaucoup d'autres films de gangsters, dont il est un des classiques.
Qui d'autre que Cagney se permettrait d'écraser un pamplemousse sur le visage de sa belle, que d'impertinence, superbe. Le rôle lui va comme un gant, gangster qui se construit au fil des années folles, il se construit au fil de ses grands principes, malgré sa violence intérieur, et la violence qu'il laisse exploser, il finira face dans le caniveau, ce que le code Hays confirmera à sa création, "Le crime ne doit pas être présenté d'une façon qui créerait de la sympathie pour le criminel ou inspirer au spectateur un désir d'imitation".
Durant les années 30, la Warner a produit de nombreux films de gangsters. "L'ennemi public", traitant du crime organisé durant la Prohibition, sortit sur les écrans en 1931 alors que l'interdiction de la vente d'alcool était toujours en vigueur. Le film peut se voir comme le reflet de la société américaine de l'époque même si ses protagonistes sont purement fictifs. Dans la plus pure tradition du film de gangsters, le scénario nous montre l'ascension et la chute d'un malfrat. Pas de grosses surprises mais l'histoire offre quelques passages mémorables spoiler: comme la scène finale . La réalisation est bonne est suggère habilement la violence, sans la montrer et sans diminuer son impact. Sûrement plus un effet de la censure qu'un véritable choix artistique mais le cinéaste s'en sort très bien. Les acteurs sont également bons même si je regrette que James Cagney n'ait pas le même charisme qu'un Paul Muni (Scarface) ou qu'un Edward Robinson (Little Caesar) et ne véhicule pas ce sentiment de danger latent comme les autres. Un bon film.
Difficile de ne pas faire la comparaison avec "Le petit César" De Mervyn LeRoy sorti quelques mois auparavant. Le Wellman le dépasse de par sa démonstration plus claire, de par l'interprétation de Cagney supérieur à celle de Robinson et par l'introduction de scènes chocs spoiler: (Cagney tirant sur un une peau d'ours, tuant un cheval, écrasant un pamplemousse sur le visage de sa copine, pataugeant dans le caniveau, et surtout le dernier plan, quasi fantastique). Les seconds rôles sont assez bons (Magnifique Joan Blondell) sauf Jean Harlow qui semble complètement larguée. On regrettera cependant le côté moralisateur trop appuyé ainsi que l'aspect mélodramatique qui devient pénible en fin de film.
Un condensé du film noir. L'histoire d'une ascension, un peu comme "little cesar", mais cette fois du côté des liquidateurs. C'est excellent, tendu et il y a en même temps le côté familial qui cherche à nous émouvoir, à remettre le gangster parmi les hommes. Il a aussi une "maman" et il veut rentrer à la maison comme un enfant, mais la fin (on s'en doute) sera digne de son passé et est assez terrible.
Il s'agit du 1er film de gangsters qui a établit les règles de base du genre. On retrouve donc J. Cagney dans le rôle principal et il signe une composition admirable : nerveux, imprévisible, violent mais aussi torturé. Le film milite clairement contre ce genre d'agissements et la mise en scène de W. Wellmann est impeccable d'un bout à l'autre. Le film va vite, avance à bon train et raconte une ascension aussi foudroyante que violente. La violence par ailleurs reste essentiellement hors champ mais le film n'est pas pour autant pour tous les publics. Moins touffu et radical que le "Scarface" de H. Hawks, c'est tout de même un classique du genre. Quelques scènes fortes, quelques personnages bien campés et un films de gangsters efficace. D'autres critiques sur
Réalisé en 1931, "L'Ennemi Public" un des films fondateurs sur la pègre américaine au même titre que "Scarface" d'Howard Hawks. Dans ce film, William A. Wellman conte l'ascension puis la chute d'un criminel irlandais, tout en prenant des pincettes pour le public d'époque au moyen de deux avertissements déroulés au début et à la fin du film. Celui-ci livre le premier rôle marquant de James Cagney, dont la gueule incroyable nous épate déjà dans la peau de Tom Powers. S'il n'est pas le meilleur long-métrage produit sur le sujet, "L'Ennemi Public" reste à voir car il concentre la plupart des thématiques rattachées au sujet telles la rédemption ou le rapport à la famille. En somme, beaucoup de lieux communs absolus repris par le Nouvel Hollywood des années 1970. On peut à la fois souligner et regretter ce manichéisme pardonnable mais trop souvent reproduit, entre les deux frères.
Le film qui révéla au grand public tout le talent de James Cagney, figure emblématique du gangster et du mauvais garçon pendant les années 30 et qui inspira durablement une grande partie des acteurs des années 70 et 80, Pacino en tête. Mais cet "Ennemi public" sorti la même année que "Scarface" de Hawks vaut surtout par l'exceptionnel sens de la mise en scène de William A. Wellman. Le réalisateur de "L'étrange incident" et de "La Ville abandonnée" donne déjà là sa pleine mesure. Sens du récit, montage nerveux, plans séquences, Wellman fait feu de tout bois et réalise ici un film qui fit date, au même titre que "Scarface" ou "20.000 ans sous les verrous" de Curtiz. A ne surtout pas manquer.
Un film d'ambiance sombre, typique du début des années 30, avec une James Cagney en forme. Si le scénario semble, même pour l'époque, un peu trop simpliste, William A. Wellman se rattrape sur la direction des acteurs, qui est exemplaire pour un long-métrage de cet âge. En effet on a rarement vu des acteurs aussi crédibles par rapport aux standards de jeux d'acteurs de cette époque (trop cabotins à mon humble avis), ce qui donne un parfum d'authenticité au film que ne peuvent enlever quelques choix de mise en scène pas très judicieux. Ajouter à cela quelques répliques cultes et quelques scènes brillamment interprétées, et on obtient un classique du film de gangster qui, en plus d'avoir bien vieilli, garde un soupçon d'actualité dans son propos. A voir au moins une fois.
James Cagney : coup d'essai, coup de maître. Un petit parmi les grands. Un film compact et cohérent qui reste dynamique 75 ans après (y a pas de mystères ...). A voir sans forcement revoir. On notera la prestation horrible de Jean Harlow.
Ce grand classique des années 30 mérite le détour pour sa mise en scène et ses acteurs plus que pour son scénario très sommaire et peu travaillé. Les séquences anthologiques sont célèbres : Tout Chicago se précipitant pour vider les stocks d'alcool la veille du jour de la prohibition, le premier cambriolage avec Tom pris de frayeur qui tire sur un ours empaillé, magnifique scène intime entre Jean Harlow et James Cagney interrompue par une nouvelle dramatique, regard attérré de Matt devant le premier crime de Tom, parcours titubant sous la pluie de Tom et enfin livraison de son corps momifié malgré le sacrifice financier de Paddy. L'actrice jouant la mère de Mike et de Tom est remarquable de tendresse et de naïveté, c'est Beryl Mercer, son nom mérite d'être retenu. Le style particulier du film fera école, sa sécheresse et sa violence masquée sous des ellipses se retrouvera plus tard dans les films noirs et James Cagney y gagnera un sorte de personnage qu'il conservera longtemps. Son petit geste du poing s'appuyant doucement sur ses amis était connu de tous les cinéphiles de 1932 à 1980.
Pas étonnant que Scorsese ait classé le film de Wellman parmi son immense liste de ses films favoris. Tourné pendant la dure période de la Prohibition, le réalisateur raconte en images le parcours de deux amis, qui de délits en délits depuis l'enfance se sont plongés dans le trafic et le crime. Le film est divisé en quatre parties, ce qui permet de donner un répère à la narration et de connaître les évolutions des caractères des personnages. Wellman a voulu, en passant par un avertissement au début du film, mettre en scène une reconstitution du monde du banditisme : le générique présente alors les acteurs comme une séance photo, prouvant que la volonté de reconstitution est essentielle et que malgré la fiction, le film montre la réalité de l'époque. Wellman inscrit alors quelques touches de mise en scène qui ajoutent un style au film : le père du criminel est coiffé de son chapeau de policier à la maison, montrant que l'ordre l'a toujours poursuivi. Notons au début que les tonneaux de bière sont suggérés comme être des tonneaux de poudre ; la scène de fin est d'ailleurs stupéfiante. Le réalisateur veut avant tout mettre en avant les personnages, même si le résultat reste basique et que des cinéastes feront beaucoup mieux plus tard, la volonté est présente. En final, un film fort méconnu qui mérite d'être vu et apprécié autant que le Scarface de Hawks sur le cinéma de la Prohibition.
Utilisant les mêmes codes que le « Scarface » de Hawks, ceux de la monté puis de la chute d’un gangster dans le Chicago de la prohibition, j’ai néanmoins trouvé « L’ennemi public » inférieur au film de Hawks. On y suit donc un homme qui tombe très tôt dans la délinquance, puis ses crimes de plus en plus grave avant de se lancer dans la contrebande d’alcool. L’ennemis public est un bon film, mais que j’ai trouvé un peu trop rapide, beaucoup de thèmes et de relations ne sont pas assez bien exploités. De plus on pourra regretter un moralisme un peu trop simpliste, que d’autres films de ce genre évitaient que ce soit à cette époque ou plus tard. L’interprétation de James Cagney est excellente, il crève l’écran, les seconds rôles sont aussi très bon comme Edward Wood. Un bon film, bien mis en scène et très bien interprété mais trop court et trop rapide.