Humour macabre et esthétique gothique au rendez-vous pour cette comédie décalée. Le casting est savoureux, notamment Raul Julia et Anjelica Huston, mais l’intrigue reste légère. Un divertissement sympathique, fidèle à l’esprit de la famille la plus étrange du cinéma.
La Famille Addams, c’est de l'humour macabre et une belle esthétique gothique. Cette famille marginale et indémodable fascine autant qu'elle amuse, qu'importe notre âge. Et que dire de Morticia et Gomez, ce couple aussi sensuel que dérangé? On s'attache très vite aux différents personnages.
On plonge dans un univers riche et ténébreux qui nous invite à réfléchi à notre conception de la normalité tout en passant un bon moment de divertissement.
Ce film est sans l'ombre d'un doute une œuvre culte, drôle, et brillante.
Halloween oblige, j'ai rattrapé un des classiques de la période que je n'avais jamais vu jusque là.
J'ai trouvé que quelques gags fonctionnent bien, même si l'ensemble fait assez enfantin. J'ai l'impression que ce reproche est assez récurrent pour les films de cette époque que j'ai découverts trop tard (Matilda, the mask, etc.). La nostalgie n'étant pas présente, je les apprécie moins avec un regard adulte.
J'ai eu assez de mal à entrer dans l'univers cette famille loufoque et évidemment peu crédible dans ce monde réaliste. Le tout reste cependant assez divertissant avec quelques scènes qui fonctionnent bien comme par exemple la scène de danse. Mais rien qui me restera en mémoire bien longtemps.
Avant d’être le réalisateur de la saga des « Men in Black », Barry Sonnenfeld a également rencontré un large succès auprès du public en adaptant au cinéma les personnages de bandes dessinées créés par Charles Addams. Ce long-métrage, sorti en 1991, nous permet de découvrir les membres d’une famille atypique dont les agissements interrogent sur la normalité et la relation au bien et au mal. Dans un univers gothique complètement barré (qui n’est pas sans rappeler celui de Tim Burton), l’histoire plutôt simpliste fait la part belle à l’humour noir et aux gags visuels. Christopher Lloyd dans le rôle de cet imposteur benêt est assez irrésistible. Bref, un divertissement familial drôlement décalé.
La famille Addams c'est cette famille, notamment Raul Julia et la petite Wenesday qui ne peut être pour l'éternité, que Christina Ricci. Bref il s'agit d'une très bonne réinterprétation de la série TV des années 1960, avec plein de bonnes idées. Après l'histoire est un peu longuette d'où ma note de "seulement" 3,5.
Mouais j'ai pas trop accrocher perso, le film est court mais bon on voit le temps passer lentement. L'acting est bon, le film a bien vielli ect mais ouais j'ai pas spécialement accroché
Une œuvre possédant une certaine originalité tout en étant loufoque. L'humour morbide et décalé s'avère vraiment efficace. Après malheureusement le scénario manque vraiment. Les personnages sont transparents excepté celui de Ricci qui s'en sort très bien en étant à la fois drôle, attachant et décalé. Un certain vide ressort du film.
Scénarisé par Larry Wilson, auteur plutôt rare mais percutant dans le style horrifique pour rigoler (notamment les deux Beetlejuice, Tim Burton, 1989, 2024), et Caroline Thompson (qui a également travaillé avec Tim Burton sur Edward aux Mains d'Argent, 1990, L'Etrange Noël de Monsieur Jack, 1993, et Les Noces Funèbres, 2005), La Famille Addams est surtout le premier film de Barry Sonnenfeld qui a fait ses armes en tant que directeur de la photographie chez les frères Coen. Quand on fait le lien et qu'on y associe l'importance (fréquente chez les grands réalisateurs étasuniens à partir des années '80) de la culture télévisée populaire, le goût pour l'horreur un peu kitsch et plutôt drôle, et le sens inné de la prise de vue parfaite, on comprendra le succès du réalisateur à ses débuts.
Si les décors et les costumes (le couple Richard Macdonald et Ruth Myers) tiennent un rôle importantissime aux côtés d'effets spéciaux ayant quelque peu vieilli pour certains, l'interprétation donne corps à l'humour morbide de l'univers créé par Charles Addams : jusqu'alors connu pour des films politiques (Le Baiser de la Femme-Araignée, Héctor Babenco, 1985 et Pleine Lune sur Parador, Paul Mazursky, 1988, tous deux avec Sônia Braga), Raúl Juliá incarne un Gomez Addams plutôt convaincant en dandy exubérant et Anjelica Huston, actrice éclectique révérée par la critique et couverte de récompenses, une Morticia Addams sensuelle et digne au milieu du fatras. S'il est impossible de faire l'impasse sur la prestation de Christina Ricci, dont c'est la troisième participation à un tournage, il faut aussi souligner celle de Christopher Lloyd, à ne voir qu'en version originale pour éviter les gloussements pénibles de la VF, déjà auréolé de ses succès dans quatre films de Robert Zemeckis (trilogie Retour Vers le Futur, 1985, 1989, 1990 et Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ? 1988) ainsi que celle de Dan Hedaya, parfait dans son rôle d'escroc minable mais attachant.
Sur le plan du scénario, narrativement très dense, on pourrait le trouver décousu mais il se tient et n'est pas qu'un prétexte, comme souvent dans ce genre de film : cupidité, fidélité, jalousie, passion, inclusivité et sens de la famille sont ainsi tour à tour opposés pour offrir au cinéma une de ses comédies les plus réussies. Culte.
Culte ! L'atmosphère délicieusement sinistre et cet humour noir font le charme de cette famille incarnée par un superbe casting. Un petit bijou macabre des années 90.
Comédie originale et farfelue (« Cette nuit sera un grand jour ! »), avec des personnages hauts en couleur, au scénario créatif et récréatif mais tout de même assez vain.
Bien sûr que ça se regarde, mais avec un tel thème et un tel parti pris d'humour noir on pouvait s'attendre à bien mieux. Ici les auteurs semblent se retenir d'aller trop loin. Côté acteur si Anjelica Huston cultive son look de sorcière de charme, Christopher Lloyd vole la vedette macule à l'excellent Raúl Juliá et en fait dix fois trop. L'humour fonctionne assez mal, en fait un seul gag m'a fait rire aux éclatsspoiler: (l'ouverture du livre "autant en emporte le vent") Sinon, c'est bien filmé, la musique est bonne, et les décors sont soignés, mais on a l'impression de rester sur notre faim. Sonnenfeld se rattrapera 2 ans plus tard avec une suite beaucoup plus déjantée... et plus sexy