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Nicolas Métrich
41 abonnés
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4,0
Publiée le 10 mai 2026
Une trés bonne comédie dramatique Française , de 1961 , en noir et blanc ( mais parlant ) où Bourvil qui était jeune à l'époque , interpréte deux personnages : Le jeune fils , et le vieux père ( il a été vieilli , avec du maquillage , perruque de cheveux gris , postiches : gros sourcils gris et fausse grande moustache grise ) , comme on l'on voit sur l'affiche du film .
Un bon scénario, une histoire bien , avec beaucoup d'émotions et beaucoup d'humour ( mais qui ne fait pas beaucoup rigoler , juste sourire ) .
Un film agréable à regarder , même si on n'est pas éclaté de rire en le regardant , pris par l'histoire qui est bien .
Une fable en noir et blanc. Ce petit film au charme désuet, bien mené, très théâtral, est servi par un beau trio d'acteurs -Bourvil en tête, comme toujours génial- et tourné dans le Lot-et-Garonne, pittoresque à souhaits.
Un vaste projet immobilier à la campagne est compromis par la résistance teigneuse d'un paysan puis par les caprices de son héritier. Bourvil incarne les deux rôles simultanément, têtu pour l'un, un peu benêt pour l'autre, dans une comédie qui est, du début à la fin, une course à la signature. On reconnait souvent le style de René Clair, son humour à double effet qui tourne le dos à la facilité. Mais il est vrai aussi que l'argument comique se répète un peu trop longuement, que la composition de brave paysan de Bourvil est plutôt conventionnelle et que la succession de péripéties cocasses n'est pas sans monotonie. La comédie est plus caustique quand son action se double d'une critique ironique des méthodes modernes et parisiennes. L'opposition aux moeurs rurales est évidente, le cynisme des promoteurs immobiliers démontré, tandis que leur opération de promotion du fabuleux et hypothétique domaine de Longuevie, une ville affreuse transportée à la campagne, se caractérise par les modes et les pratiques publicitaires les plus ridicules. René Clair peint avec une corrosive acuité le gouffre qui sépare deux France, l'une pittoresque et charmante mais figée dans la tradition, l'autre urbaine et agitée, conditionnée par l'effervescence économico-médiatique de l'époque (des Trente Glorieuses). Pour cette raison, le film, plutôt mineur dans la filmographie de Clair, est une large comédie de moeurs
Une excellente surprise que ce film plutôt oublié! Non seulement Bourvil est génialement drôle, mais Noiret et Rich sont excellents aussi. Quant à l'histoire, elle reste tout à fait moderne, notamment le passage satirique sur les "people" (mot qui n'existait pas à l'époque) qui est plus que jamais d'actualité à l'époque des réseaux sociaux. Et la critique du cynisme de certains entrepreneurs est aussi intemporel. Mais surtout le scénario est drôle, jamais pesant ou donneur de leçon, et au moment où cela risquait de tourner en rond, il se relance adroitement. La fin est réussie aussi. Et donc un film très frais qui est à découvrir même 60 ans plus tard (bien sûr il faut accepter les conventions de l'époque, cela fait parti du charme pour ma part).
Un promoteur décide de créer un complexe immobilier dans un petit village dont la fontaine, avec son eau bénéfique, serait à l’origine de la longévité de ses habitants. Il promet des monts et merveilles aux villageois pour acheter leurs terres, mais le vieux Mathieu, un paysan têtu qui terrifie son fils Toine, est le seul à refuser de vendre. C’est ennuyeux, car la fontaine se trouve sur ses terres. Tout l’histoire repose sur les manœuvres de ce promoteur véreux pour forcer Mathieu, puis, à sa mort, son fils Toine, à lui vendre la propriété. Une historiette gentillette dont le scénario est aussi épais que l’unique feuille de papier à cigarette qui a suffit pour l’écrire en entier. Un petit film des années 50/60, qui n’est pas un chef d’oeuvre de René Clair.
"Tout l'or du monde", comédie française écrite et réalisée par René Clair sortie en 1961. Un bon petit noir et blanc avec une belle distribution : Bourvil, Philippe Noiret, Claude Rich et Alfred Adam. Une petite comédie de René Clair sympathique.
Quel plaisir ce film!! on y retrouve outre bourvil, Philippe noiret et le truculent claude rich. L histoire est simplette mais on s en fiche. Quelques 3eme rôles font des apparitions: modo (de grosse et modo), un des gendarmes de Saint Tropez (je ne me souviens plus du nom), Paul preboit....et j en passe. On remarquera dans ce film les prémisses de la télé-réalité: toine et la starlette qui font monter les ventes : tout est scripte' comme chez les marseillais. Ce qui m a vraiment plus, c est le jeu de noiret et surtout du génial claude rich. Un film à voir pour les acteurs.
Voilà un film qui date mais dont le sujet ne date pas. C'est encore et toujours un sujet qui anime nos vies, nos campagnes. Le village doit il disparaitre au profit de la modernité, et surtout de l'appât du gain. Il est dur d'avouer que c'est souvent eux qui gagnent, mais ce n'est pas le cas ici. Et cela fait drôlement du bien. Voir ces paysans si retors et repousser les avances mercantiles des gens de la ville, des "business men" qui ne veulent pas le bien des campagnes, mais juste faire de l'argent mais de la joie au cœur. Bourvil, qui joue 2 rôles ici est parfait en paysan qui tient à sa terre, sa maison, son village...et c'est malheureusement le seul dans ce village. Et il excelle dans ces 2 rôles. A voir par les amateurs de comédie, ancienne certes, mais qui a bien vieillie.
Délicieusement surpris par Monsieur René Clair, surtout que cette histoire des plus originales porte sa signature pour le scénario, l'adaptation et les dialogues. J'ai dû me taper des sous-titres roumains, mais ce n'est pas grave. Super, on commence à rire dès la minute 9 avec le coup de pied au derrière exigé par Bourvil. Et puis 1 Bourvil c'est génial, mais plusieurs ça n'a pas de prix. Comme j'ai ri de bon coeur et qu'en plus il y a de la tendresse, 5 étoiles sans hésitations ! "Comme l'a dit si justement le philosophe, l'avenir est ce qui n'est pas encore arrivé" (dixit) je me marre... Quand Bourvil père arrive au village même les chiens se barrent !
René Clair n'est pas réputé pour être un génie du comique (un génie tout court pour certains, notamment pour être l'auteur de "La beauté du diable"); Il le prouve une fois de plus ici avec cette comédie qui n'en est pas vraiment une mais plutôt une satire des médias et du "people", du buzz comme on dirait aujourd'hui; ou un jeune paysan naïf et simplet est exposé sous le feu des projecteurs pour faire les choux gras de la presse à scandale et ainsi faire de la pub au promoteur qui vise son terrain pour en faire un centre de loisirs. L'humour quant à lui est certes présent, mais de manière maladroite: Bourvil en patriarche qui tire au gros sel dans le derrière de quiconque a le malheur de le contrarier arrive à nous décrocher quelques sourires; son double rôle nous vaut un sketch plutôt truculent également. Au contraire de Noiret et Claude Rich, dont les cabotinages tombent à plat.
Une pépite où Philippe Noiret, Claude Rich et Bourvil délivrent tout leur talent d'acteur. Un casting de choix sur un scénario huilé et qui colle à l'époque. Une histoire de collision entre le patrimoine et la modernité....
Petite comédie sans prétention, Tout l’or du monde permet à Bourvil de s’amuser avec deux rôles bien différents, et de nous étaler, entourer de comparses talentueux, sa maitrise comique. Le scénario a le mérite de s’attaquer à quelques sujets qui conservent une certaine modernité. Capitalisme, « médias », René Clair passe au crible quelques changements marquants des années 60, ce qui apporte un peu de piment à cette histoire, par ailleurs assez bien rythmé, et possédant quelques gags réussis. Ça ne vole pas très haut non plus, et on peut regretter le manque de tranchant que choisi René Clair, lequel préfère rester à la pochade aimable plutôt que d’aller franchement dans la tonalité satyrique et grinçante. Reste que Tout l’or du monde est bien mené, tout en ne se démarquant pas tant que cela de la comédie populaire caractéristique de l’époque. Cette impression de ne pas se démarquer est évidemment renforcée par un Bourvil qui, somme toute, reste fidèle à lui-même dans ses deux rôles. Il se retrouve avec des personnages typiques de ce qu’il a très souvent campé dans le registre comique, des ruraux avec la tête un peu proche du bonnet, mais gentil, et dont la naïveté va permettre des miracles ! Très efficace, il campe ses deux rôles avec maitrise, tout en nous laissant cette impression de redite, dès lors que l’on a vu quelques autres Bourvil. Il est entouré d’un Noiret convaincant, d’un Claude Rich toujours à sa place, et je regrette que le charmant casting féminin soit trop peu utilisé. Sur la forme René Clair livre une comédie populaire rurale fraiche et lumineuse. Rien d’exceptionnel, mais Tout l’or du monde à ce côté agréable, coloré (eh oui, même pour un film en noir et blanc), qui rend le métrage optimiste et léger à regarder. La mise en scène à quelques bonnes idées, le cadre est bien utilisé, donc pas grand-chose à redire là-dessus. La bande son est plus inégal, avec les éternelles chansons de Bourvil (il chante dans presque tous ses films), lequel ici ne se force pas vraiment, même si c’est plus ou moins fait exprès ! Tout l’or du monde est une comédie française populaire pas indispensable, mais de qualité, qui appartient à cette belle galerie de moments fun du cinéma français des années 60. Un peu oublié malgré ses acteurs, si vous avez l’occasion, ne vous privez pas. 3
Inattendu. C’est pour le moins ce que j’ai pensé après le visionnage. Cela ne concerne pas Bourvil en paysan, mais plutôt de le voir endosser 3 rôles et lui associer Philippe Noiret et Claude Rich. Hétéroclite assurément, surtout qu’ils jouent tous bien. Dans cette histoire de promoteurs immobiliers qui veulent récupérer le terrain d’un simplet et de son père, un peu sur les dents, par tous les moyens on distingue 2 points importants : la critique de la société de consommation qui écrase le monde rural sans vergogne, et l’acharnement injuste, quitte à pousser jusqu’à l’humiliation, pour arriver à ses fins. Déjà à l’époque les intérêts de certains primaient sur le bien d’autres, sauf que maintenant on le fait d’une façon encore plus horrible. Quant au contraste entre grande ville (et ses habitants) et la campagne, là aussi c’est flagrant, mais bien fait également. En gros la ville et l’argent mange le reste, c’est normal. Ce sont là les bons points du film, avec des décors tantôt sympas, tantôt trop cartonnés ; car la musique reste moyenne, le montage aussi, les dialogues sont passables et le noir et blanc n’a rien de spécial. Pour le reste c’est du très médiocre : la trame n’a rien de particulier, tout juste si la fin la révèle un peu, les longueurs sont bien là, pesantes et alourdissant le rythme, l’humour est trop absent, les chansons par contre sont malheureusement trop présentes et on décroche vite. Au final le film a mal vieilli, l’histoire est sympa, le casting est bon et sert l’ensemble, mais le reste est trop maladroit, pas assez passionnant pour monter la qualité aux sommets. Toutefois on peut s’en servir de documentaire pour montrer comment, à l’instar des ricains avec les Indiens, on a chassé les paysans et agriculteurs en France, pas glorieux.
Ce film est l'exemple même de ce que voulaient les producteurs de films à l'aube des années 60 : une tête d'affiche faisant des entrées, un ou deux faire-valoir, une actrice sexy, et ça marchait ! La preuve avec cette histoire grand-guignolesque qui a fait plus de deux millions d'entrées en salles sans pourtant de scénario recherché ni de grands moyens . Sauf peut-être l'hélicoptère ? Bourvil à l'affiche ça attirait le quidam, surtout ici : on en a trois pour le prix d'un puisque le comédien joue le rôle du père, du fils, et (non pas du Saint Esprit) mais d'un autre fils. On a fait le même coup avec Fernandel. Hélas, ce genre de film a mal vieilli, mais il permet de voir Noiret et Rich plus jeunes. Aucune star féminine, et d'ailleurs aucun rôle pour elles, sinon Colette Castel qui joue le rôle de l'amoureuse de service, ingénue et séduisante à souhaits. C'est une des dernières survivantes aujourd'hui (2014) de ce casting. Elle fut l'épouse de José Arthur dont elle divorça mais ne trouva jamais au cinéma la célébrité ni de grand rôle à sa mesure. L'absence de contrats au cinéma la conduisit à prendre une retraite prématurée à 49 ans. Fort heureusement, ce film en noir et blanc n'a pas été colorisé et, servi ainsi "dans son jus", il conserve un certain charme pour ceux qui aiment le cinéma de papa et les inconditionnels de Bourvil qu'on est (hélas !) obligé d'écouter chanter. Mais invariablement, il répète de film en film les mêmes mimiques et finit par lasser. Aujourd'hui, cette histoire plan-plan ferait certainement un bide. willycopresto