Très beau casting pour ce film injustement méconnu, l'unique mais remarquable réalisation de Carl Foreman ; il est à découvrir. On suit les pérégrinations de différents G.I.'s (et femmes aussi) durant la 2nde GM à travers l'Europe mais par contre pas de scènes de combats. Intelligent et cruel (notamment le final et la scène avec le pauvre chien) le scénario offre une vision très réalistes de l'époque, Les Vainqueurs montre les soldats sous un autre jour, les acteurs sont tous merveilleux dans leurs rôles. Comme quoi certains films peu connus s'avèrent plus intéressants et réussis que les succès du cinéma.
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3,5
Publiée le 26 juillet 2010
Oeuvre mèconnue et incroyablement moderne qui accroche par sa violence antihèroïque rare pour l'èpoque! "Les vainqueurs" relate les pèrègrinations de plusieurs soldats amèricains en Europe, entre 1942 et 1945, et traite notamment des rapports que ces derniers entretiennent avec des femmes rencontrèes au hasard de leurs dèplacements, en Sicile, en Normandie, à Bruxelles, à Berlin...La distribution est èclatante, d'Albert Finney à Jeanne Moreau en passant par Melina Mercouri, George Peppard, Maurice Ronet, Peter Fonda (nommè aux Golden Globes pour le prix du meilleur espoir masculin) et Romy Schneider qui incarne avec dèlicatesse et subtilitè une jeune violoniste belge, dont le charme attire le soldat Trower, jouè par George Hamilton! Un film à rèhabiliter parce que Carl Foreman a choisi de montrer en près de trois heures une guerre terriblement diffèrente de celle qu'à idèalisèe le cinèma...
Ecrit, réalisé et produit par le dénommé Carl Foreman, "Les vainqueurs" est un film de guerre (anglais) en réaction, dixit son auteur, à la victoire alliée de 1945, qu'il juge relative dès lors que le Berlin d'après-guerre annonce la Guerre froide. Le déroulement du film -proche de celui du "Bal des maudits" d'Edward Dmytryk- suit la progression sinueuse d'un bataillon de soldats américains depuis son débarquement en Sicile jusqu'à Berlin. Peu de scènes de batailles en réalité dans ce film qui se veut une réflexion sur les dommages provoqués par la guerre, sur le comportement des hommes, des combattants alliés capables du meilleur comme du pire, précisément parce ce qu'ils sont des hommes. Le cinéaste prend le contre-pied des épopées héroïques, même si son film perpétue le style de la super-production. Pour autant, "Les vainqueurs" font un film étiré, bavard et ennuyeux. Malgré le contexte d'une action dramatique, le film est purement dialectique, introduit des discussions sans fin entre soldats ou avec des civiles despays traversés (Rosanna Schiaffino, Jeanne Moreau, Romy Schneider), jeunes femmes belles dont Foreman semble faire l'emblême des victimes expiatoires de la violence des hommes. On philosophe mollement, et l'auteur tente de dégager des vérités fondamentales. Sa morne mise en scène, son scénario sans relief privent néanmoins le film de toute densité ou intensité dramatique. Ce verbalisme est stérile, sans puissance, sans émotion.