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Candice C.
1 critique
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0,5
Publiée le 19 mai 2019
Nul : une perte de temps ! Terriblement lent, pas d'histoire, narcissisme à son comble pour Garrel... On a beau aimer le casting avec Casta, Depp et Garrel, on n'est jamais emporté. Déception totale et perte de temps pour ce film qui se veut "d'auteur français" mais nous plonge dans un ennui terrible. A éviter !
1H15 qui semblent 10h15... du déjà vu et revu et rerevu au rdv... merci garrel pour cette bouffée de jeunesse poussieureuse, merci pour découvrir de nouveaux talents ! la bande annonce peut suffire pour les curieux, je vous conseille de vous orienter vers une salle où ils passent des films de l'année 2018
ça ressemble effectivement à la vague qui était nouvelle il y a 50 ans avec un scénario improbable ou Abel met dix ans pour se demander si l'enfant est son fils ou pas ... passé mon temps à me dire qu est ce que Lily ressemble a sa mère ce que est pas bon signe et pas le but du film. après avoir lu certaines critiques je cherche encore les moments drôles , jouer le futur d un bébé a pile ou face ne me a pas fait éclater de rire mais admettons que je n' étais pas en forme . permets de passer une heure au chaud en attendant un rendez vous
Vieux jeu, maladroit et narcissique sur les bords, on peut se demander si ce film n'existe pas uniquement parce qu'il est facile pour son réalisateur de monter des projets. On dirait que même la presse le soutient à contre-coeur...
Un film plutôt sympa à suivre sur le thème d'un triangle amoureux et les questions qu'il engendre (fidélité, désir, choix...). Louis Garrel en réalisateur comme en rôle principal, s'entoure de Laetitia Casta et de Lily-Rose Depp pour un joli casting. De courte durée, cette sorte de comédie sentimentale reste plaisante mais ne se retiendra pas forcément dans les mémoires.
L’homme fidèle est une comédie légère mais bien vêtue. Le réalisateur Louis Garrel signe une élégante fantaisie, en dirigeant l’acteur Louis Garrel, épanoui en amoureux indolent. Entre la belle Marianne qui le congédie en lui apprenant qu’elle est enceinte d’un autre amant et le naïf Abel, va s’installer la plus aimable confusion des sentiments. D’autant qu’avec la disparition du mari dix ans plus tard, un autre triangle amoureux se profile, avec Eve la tante tentatrice. Le fils Joseph ajoutant sa part de mystère à cette histoire d’amour interrompu. Dix ans de vagabondage amoureux, sans secousse ni surprise et c’est presque tout. Le scénario est simplifié au maximum, malgré l’assistance de Jean-Claude Carrière. Et la mise en scène semble reposée, comme si Louis Garrel préférait jouer avec les codes de la comédie sentimentale, sans même chercher à éviter les pièges les plus grossiers du marivaudage. Le bavardage ne manque pas de charme, car les dialogues sont tout de même très bien écrits, mais ça peut finir par lasser. On se croirait chez Emmanuel Mouret. L’homme fidèle, c’est surtout un beau cadeau que le réalisateur a fait à sa compagne, avec ce rôle de Marianne. Laeticia Casta s’en tire d’ailleurs parfaitement, en femme forte, voire manipulatrice. Et dans cette « comédie gaguesque », c’est justement son Loulou qui ne cesse de se prendre des portes… A côté, la petite Lily-Rose Depp apparaît encore plus naïve que le ténébreux Abel. Au final, « un film court, surprenant et frais, à l’antithèse de la prise de tête psychologique ». C’est ce que voulait Louis Garrel. Alors, va pour la saison…
Film sans intérêt sans aucun plaisir à voir ! les 2 actrices ont trop souvent sous joué et n'ont pas eu la possibilité d'exprimer un minimum d'émotion dans cette histoire floue et très superficielle. L'intrigue ne tient pas la route, on se demande à plusieurs reprise si quelque chose enfin de construit va se passer, en vain ... faire un film juste histoire de faire du cinéma ne donne pas souvent un bon résultat.
Le film est court et efficace tel un poème. 4 personnages qui tissent entre eux des relations à la fois authentiques et complexes. On ne sait pas qui dirige qui des femmes, de l'homme ou de l'enfant. Les acteurs sont sublimes... Amour, amitié, lien filial, jalousie, audace, tels sont les ingrédients de l'homme fidèle. Mais fidèle à qui ? A lui même ou aux autres ? Un petit bijou poétique.
Il n'y a aucune scène osée, on comprend vite que c'est un film fait en famille de plus le suspense ne prend pas. c'est un film ennuyeux sans rebondissement de seulement 1h15. C'est plus un moyen métrage qu'un film à proprement parlé. Je le vois comme un piège à subventions on se fait réalisateur, acteur, puis on donne le second rôle à sa femme. Les décors c'est simple il n'y en a pas, ça pourrait presque être un huit clos.... Si le film ne vaut pas le prix d'une place de cinéma il ne mérite pas d'être vu à la télévision non plus. Beaucoup ont voté 4 ou 5 étoiles mais je doute fortement de la véracité de ces commentaires.
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3,5
Publiée le 8 mai 2019
Avec "L'homme fidèle", Louis Garrel raconte en 70 minutes ce que certains réalisateurs n'arrivent pas à relater en deux heures... Assez agréablement surpris par la construction de cette histoire qui ne se limite pas à un simple triangle amoureux, et par le contenu de l'histoire qui aborde pas mal de choses. Il y a bien cette histoire d'amour entre Abel et Marianne qui s'étale sur dix ans ou ce questionnement sur la fidélité avec la proposition de cette dernière pour qu'Abel soit sûr de ses sentiments, mais le récit propose également une partie sur le deuil en plus d'intégrer certains éléments pour semer le doute sur la mort de Paul. Louis Garrel joue avec les codes de la comédie romantique, mais sans jamais tomber dans les clichés ou la facilité, au contraire. L'histoire est bien ficelée et évolue constamment grâce à des personnages qui ont tous leur utilité dans l'intrigue, ce qui rend le récit surprenant et pas du tout prévisible. J'ai beaucoup aimé le ton du film qui est léger avec un humour subtil et grinçant. La scène entre Marianne et Abel quand ce dernier se demande s'il doit partir pour rejoindre Eve nous offre des dialogues savoureux. Et j'ai encore plus aimé le jeu des acteurs très juste et parfaitement calé dans l'esprit du film. Il n'y a pas à dire, ils sont parfaitement dirigés par Louis Garrel qui sait vraiment ce qu'il veut et quelle direction donner à son film. Ce film, qui est très agréable à suivre, est vraiment une bonne petite surprise. On pourrait regretter la courte durée, mais j'ai vu tellement de films gâcher par des longueurs inutiles que finalement il y a juste ce qu'il faut là où il faut.
J'ai été très déçu. Les dialogues sont médiocres. Les personnages sont vides, prétentieux. On n'est absolument pas pris par l'histoire. Un peu léger comme travail.
Marianne annonce à son compagnon, Abel, qu'elle est enceinte de leur meilleur ami et qu"il faut donc qu'ils se séparent.
Louis Garrel nous propose pour son deuxième film un marivaudage en forme de triangles amoureux. Le film renvoie à Truffaut dans sa forme narrative, la voix off, par exemple, est très présente, et à Emmanuel Mouret dans son traitement en comédie faussement énigmatique.
Louis Garrel, excellent comédien, est parfait dans le rôle de l'homme facile mené par les femmes. On regrette presque qu'il ne joue pas plus sur la part comique du personnage.
Laetitia Casta, en femme amoureuse et manipulatrice, et Lily Rose Depp, en nymphette obsédée par son fantasme d'adolescente, jouent des partitions étonnantes réussies. Joseph Mengel, l'enfant du film, incarne parfaitement l'étrangeté de son personnage.
La photographie est très belle et la réalisation offre de beaux plans. Le montage est fluide. Tout concourt à ce que le film soit une réussite.
Pourtant, il manque un petit quelque chose pour séduire totalement. Le film semble vouloir nous maintenir à distance. Est-ce dû à l'écriture des dialogues et plus particulièrement des voix off presque littéraire ?
Abel (Louis Garrel) vit paisiblement en couple avec Marianne (Laetitia Casta) avant d'apprendre brutalement de sa bouche qu'elle est enceinte de son meilleur ami Paul et qu'elle s'apprête à l'épouser. Dix ans passent. Paul est mort. Marianne a eu un fils, Joseph. Abel la reconquiert. La jeune sœur de Paul, Eve (Lily-Rose Depp), obnubilée par Abel depuis l'enfance, s'est mis en tête de le séduire.
"L'Homme fidèle" raconte l'histoire d'un homme balloté entre deux femmes.Ce pourrait être un charmant marivaudage comme en réalisait Rohmer. Il en a l'économie. C'est hélas un film creux et vain dont les personnages et les situations manquent à ce point de crédibilité qu'il est impossible de s'y laisser embarquer.
Réalisateur, metteur en scène, co-scénariste, acteur principal, Louis Garrel joue depuis quelques films le même personnage - à l'exception notable de "Le Redoutable" où, sous la direction de Michel Hazanavicius, il révélait un potentiel comique inexploité. Toujours aussi décoiffé, toujours aussi ténébreux, toujours aussi gauche, son personnage se laisse mettre à la porte par Marianne sans protester durant la première scène du film. Sans qu'on comprenne pourquoi, il revient vers elle dix ans plus tard. Et lorsque Marianne lui suggère de céder aux avances de Eve, il s'exécute sans plus barguigner. Son personnage est moins "fidèle" comme l'annonce le titre que mou, amorphe, apathique. Certes, "L'Homme apathique" aurait été nettement moins vendeur que "L'Homme fidèle" qui ne l'est déjà pas énormément.
Son épouse à la ville, Laetitia Casta n'est guère plus crédible dans le personnage de Marianne. Quand on apprend que la paternité de Joseph est douteuse, on ne comprend pas pourquoi elle a mis Abel à la porte pour épouser Paul. Quand elle découvre les visées d'Eve, on comprend encore plus mal la stratégie biscornue qu'elle déploie. L'ancienne mannequin, administre néanmoins la preuve qu'elle joue excellemment, confirmant, vingt ans après sa première apparition dans "Astérix et Obélix contre César" qu'une carrière lui est ouverte loin des catwalks des défilés de mode.
"L'Homme fidèle" tangente plusieurs genres : le marivaudage, la comédie burlesque, le thriller - quand le jeune Joseph souffle à Abel le soupçon que sa mère a assassiné Paul et risque de l'assassiner à son tour. Hélas, à force de refuser de prendre un parti, "L'Homme fidèle" reste en apesanteur : un film trop léger pour marquer, trop désinvolte pour convaincre.