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coperhead
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5,0
Publiée le 11 août 2021
Encore un tres bon film de Kore Eda qui signe une chronique sociale sur les liens familiaux mais hors normes puisque le clan en question n'a aucun lien de filiation et vive en marge a l'aide de petits vols dans une baraque minuscule . Et malgré ce désespoir apparent se tisse en eux un certain bonheur a partager leur façon de vivre qui est a l'inverse de la norme de la société japonaise. Le cinéaste accorde une attention délicate aux personnages notamment aux deux enfants dont l'un a été plus ou moins enlevé pour l'éloigner de ses parents qui la maltraiter. C'est en quelque sorte un hommage à des perdants magnifiques avec une fin bouleversante puisque malgré tout il finiront par être séparé sous la pression des convenances .
Un film long, ennuyeux, interminable....dommage car il y avait une vraie histoire, mais le réalisateur s'est perdu dans des scènes qui n'en finissent pas, des plans qui durent, durent.....une vraie déception, car au vu des critiques enthousiastes je m'attendais à voir quelque chose de passionnant, mais là, les deux heures m'ont paru durer le double........
Il s'agit là d'une version japonaise des Misérables, avec un couple de Thénardier aussi sinistre que l'original. Les révélations de la fin, infligées avec la même platitude que tout le reste du film, ne changent pas la médiocrité générale et l'absence totale d'humour dont ce récit longuet aurait eu tellement besoin. Encore une Palme d'or à mourir de rire.
Un très grand film qui met en scène, dans une réalisation impeccable et caractéristique, le quotidien d'une famille aux secrets enfouis. Une famille qui ne vit que d'une très modeste retraite et de quelques larcins, une famille contredisant les règles sociales mais qui n'oublie pas d'avoir un cœur lorsqu'il faut recueillir une petite fille maltraitée. C'est un film qui à la fois représente la réalité japonaise et avec une belle leçon sur la définition que chacun a de la famille. Je n'ai pas vu tous les films de Kore Eda, mais celui-ci place la barre très haute.
Un doublage indigne, un jeu d’acteurs catastrophique et un scénario digne de Rémy sans famille. Une catastrophe. 1/3 de la salle dormait. Nous avons quitté le cinéma avant la fin de la séance. Cela ne m’est pas arrivé depuis 20 ans. A oublier vite et ce sera facile.
Bof, franchement le film ne méritait pas tout ce qu’on en a dit. Certes, il casse les codes societaux japonais ( vulgarités dans les paroles, pauvreté sociale représentée crument et avec des personnes qui ne sont, pour la plupart, pas blanc comme neige, nudité et sexualité représentée à l’écran crument aussi notamment avec les travailleuses du sexe), et les personnages sont attachants. Cependant, le film est un peu long, on ne voit pas bien où on veut en venir pendant un moment. Certains actes n’ont pas de sens, et enfin il n’y a pas de vraie fin ce qui est frustrant (en un sens, cela m’a rappelé Gueule d’Ange de Cotillard, à Cannes la même année).
Une jolie histoire, avec des personnages plus complexes qu’on ne pense au premier regard, et bien moins de bons sentiments qu’on ne pourrait le penser, mais qui peine à trouver un fil conducteur.
Il faut être vraiment sûr de son art pour promener pendant plus des deux premiers tiers d’un film de deux heures le spectateur dans l’ exposition nonchalante de la vie d’une famille japonaise pauvre vivant d’expédients en milieu urbain. Le spectateur français peut y trouver un petit intérêt documentaire et patienter en attendant les clés de cette affaire dont il a bien compris qu’elle était lourde de non-dits. L’intrigue - d’une complexité laborieuse - se dénoue finalement en fournissant les éléments d’un message sur les liens familiaux que chacun pourra interpréter selon son humeur ou ses convictions.
Assez bon film mais bien long : trop de scènes répétitives qui ne font pas progresser l'intrigue. Dommage car la direction des acteurs est excellente.
Avec la mort de la grand-mère, le film aurait pu trouver un épilogue plus intéressant que l'enquête policière qui n'apporte rien de plus à la découverte d'une famille aux activités douteuses mais qui vit d'un amour authentique.
Le scénario reste particulièrement bien construit avec une première partie qui nous met en présence d'une famille qui, outre ses larcins, semble normale sous tous rapports avec mamie, les parents et les enfants. Jusqu'à ce que cette vision prennent un coup dans l'aile : les "parents" deviennent antipathiques tandis que les enfants tombent dans ce qu'on pourrait qualifier du syndrôme de Stokholm. Si on peut comprendre le propos, le moyen utilisé, la légèreté autour des crimes et la façon dont le cinéaste veut nous forcer à excuser les crimes est un peu limite, voire dangereuse et malsaine. Il reste tout de même son talent indéniable à décrire les sentiments, à jouer avec les émotions sans jamais tomber dans le pathos et l'excellence de la direction d'acteur. Site : Selenie
Portait d'une étonnante famille de laissés-pour-compte. Un film singulier, tendre et empathique, remarquablement réalisé et interprété. Palme d'or à Cannes.
Il y a du talent et du savoir-faire qui déborde de partout dans ce shoplifters, la mise en scène, étudiée et naturelle, la lumière, l'écriture, les acteurs. Et de tout cela, se dégage une énergie solaire, vivifiante, une énergie mélancolique et joyeuse sur une affaire de famille, sur ce que ce que c'est que d'être une famille, de se choisir une famille et une vie. Des personnages sombres et brillants, tout en faux-semblant et en sincérité désarmante. Au fond, ils n'ont rien d'autre à offrir qu'eux-mêmes, mais ils s'offrent entièrement, sans retenue, et c'est sans doute ça le plus étonnant dans cette affaire de famille.
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3,5
Publiée le 26 mars 2019
Il ne faut pas longtemps pour comprendre que cette famille n'est pas comme les autres... Par des non-dits ou des éléments subtils de l'histoire, le réalisateur nous fait comprendre que cette famille a une particularité étonnante. Et malgré cela, il arrive à rendre ces membres attachants, ce qui est fort étant donné la véritable nature de ces personnes. Comme très souvent, le thème de la famille est au centre de ce nouveau film de Hirokazu Koreeda et comme à chaque fois il aborde un angle différent avec ici les liens entre les membres d'une "famille" qui ne partagent pas le même sang. Si je n'ai pas vu tous les films du réalisateur, j'ai parfois eu du mal avec son cinéma seulement, au fil du temps, j'ai réussi à l'apprécier. J'ai bien aimé le joli "Notre petite sœur" et ce dernier est probablement celui que j'ai le plus apprécié. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, mais une fois que l'on apprend la vérité, j'ai trouvé le récit captivant et intéressant. Le thème abordé ici est vraiment bien traité. La phrase : "Suffit-il de donner naissance pour faire d'une femme une mère ?" m'a marqué. C'est tout ce dont il est question dans ce film avec des parents qui ne sont clairement pas faits pour l'être et d'autres qui donnent de l'amour à des êtres qui ne sont pas de leur chair. Après ce n'est pas si simple et le traitement ne va pas que dans un sens avec le réalisateur qui montre bien que ce qu'ils font n'est pas bien même si ça part d'une bonne intention. Si c'est plein de tendresse, c'est un film très sérieux qui remet en question la notion de famille telle qu'on la connait. Dans l'ensemble, c'est un bon film au ton juste avec des personnages attachants et des moments touchants et déchirants.
Pour moi cet excellent Kore Eda, mérite bien sa palme d'or…..Cette famille recomposée autour d'un petit truand, avec une grand mère très observatrice de son entourage et des enfants aussi beaux que touchants nous fait traverser un grand éventail d'émotions….Fait de courtes scènes admirablement cadrées et éclairées, bercé par une musique douce et d'une sensibilité régénératrice, le film finit par emporter le spectateur même indécis dans une sorte de rêve sentimental et dans une quête d'amour familial, ( le petit garçon et la petite fille sont magnifiques) voire fraternelle au sens large….La technique étant souvent parfaite, l'histoire révèle beaucoup d'émotions au sens humain…..Je conseille évidemment cette affaire de famille plutôt douce et poétique….
Après avoir remporté le Prix du Jury en 2013 pour "Tel père, tel fils", le cinéaste nippon Kore-eda remporte la Palme d'Or avec cette fable sociale touchante et acide. Une très belle surprise nous laissant le libre-arbitre de nos émotions tiraillées. Une famille japonaise pauvre, vivant de petits boulots instables et de délits divers, accueille une jeune enfant qui était apparemment battue par ses parents. Ils semblent heureux, solidaires, soudés mais un accident lors d'un vol-à-l'étalage va faire imploser cette famille en révélant ses plus grands secrets. C'est sans grande conviction que je suis allé voir "Un affaire de famille" car, tout bêtement, les films asiatiques dramatiques, en règle générale, ont une fâcheuse tendance à s'étirer en longueur sans se révéler très poignant. Ici, c'est le portrait d'une famille atypique et actuelle qui est dressée. Tout est filmé au plus près des membres de cette tribu recomposée, avec un côté presque documentaire. La différence de culture avec la nôtre est saisissante, tout comme la précarité dans laquelle ils vivent, si bien que cela suffit étonnamment à préserver notre attention malgré un manque de rebondissements. On fait connaissance avec ces personnages, sans être trop intrusif dans un premier temps, et, à l'image de cette enfant qu'ils accueillent, on adhère progressivement à leurs habitudes, leurs personnalités, leurs quotidiens respectifs. Très vite, on constate une osmose, un bonheur, une cohésion et une solidarité entre chaque membre de cette famille. On se dit que l'argent ne fait pas le bonheur, et que tant qu'on est entouré de ceux qu'on aime, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le réalisateur réussit, avec précision et émotion, à nous greffer à cet amour, à nous les faire considérer comme nos semblables, et ce, malgré nos différences. Mais toute la force du film se cache derrière ces apparences de famille classique. Au rythme des saisons, on les découvre, tout en se questionnant sur le sens de certains dialogues qui s'avèrent en fait plus complexes et ambiguës qu'ils n'y paraissent. On réalise que leurs délits quotidiens sont en fait profondément ancrés dans leur identité. Que derrière leur sourire se cache un passé emplit de crimes, de mensonges, d'immoralités. Le rire touchant de la première partie laisse alors place à un étonnement imprévu, rudement bien amené. On se sait plus quoi penser, s'il faut prendre pitié ou les condamner : nos émotions sont vives et tiraillées. C'est magnifique de s'être fait prendre au piège de leur amour fabriqué, et en cela, Kore-Eda bouleverse et touche là où s'y attend le moins en dépeignant un portrait cruel et réaliste. Au-delà de la mise en scène et du scénario alambiqué qui méritent amplement la Palme, il y a cette troupe d'acteurs et d'actrices inconnus en Occident mais au combien bluffante. Ils témoignent d'une profonde humanité et prouvent qu'un destin tourmenté qui a mal tourné ne terni pas la possibilité d'être heureux. C'est avec nuance qu'on va à leur rencontre et c'est avec nuance qu'ils jouent, tantôt avec pudeur, tantôt avec un lâcher-prise déconcertant. C'est à la fois gracieux, drôle mais aussi déchirant et inattendu. Notre moralité est mise à l'épreuve, certes, mais le réalisateur nippon stimule notre empathie et notre tolérance avec brio.