Cinéaste d’une grande délicatesse, le japonais Kore-eda réalise ici une sorte de film-somme, qui, profitant d’une sélection cannoise terne, a pu rafler la Palme d’Or. Le génie de ce cinéma est d’imprimer profondément sur le spectateur des thématiques fortes, tout en semblant ne rien raconter. Sans misérabilisme, Kore-eda s’attache à une famille difforme et dont les liens se dévoilent au fil de l’intrigue. Avec ses personnages follement attachants, ce drame délivre une charge émotionnelle qui continue de résonner longtemps après la projection.
Qu’est-ce qu’une famille ? Hirokazu Kore-eda met 2 h à y répondre et que c’est long ! La première partie du film décrit la précarité d’une famille reconstituée avec une grand-mère, Hatsue [Kirin KIKI, 75 ans (elle décédera quelques mois après la présentation du film à Cannes et avant la sortie nationale en France), dont c’est la 6e collaboration avec le cinéaste et qui avait le rôle principal dans « Les délices de Tokyo » (2015) de Naomi Kawase], une femme, Nobuyo qui travaille dans une blanchisserie-pressing, un homme, Osamu (Lily FRANKY et dont c’est la 4e collaboration avec le réalisateur), travaillant sur un chantier de construction, une adolescente, Aki, petite fille de l’ex-mari d’Hatsue (hôtesse dans un peep-show) et 2 enfants (Shōta et Yuri, 5 ans, recueillie une nuit d’hiver car laissée sur le balcon par ses parents), entassés dans une maison (dont la grand-mère est propriétaire) entourée d’immeubles. Chacun y va de sa débrouillardise pour survivre (Osamu ne peut plus travailler à cause d’une entorse) notamment en recourant au vol (nourriture, produits d’hygiène et vêtements) dans les magasins (littéralement, le titre japonais signifie « la famille des vols à l’étalage »). Cela ne les empêche pas de prendre le train pour aller à la plage. Ça devient intéressant, malheureusement vers la fin, avec la découverte de leurs agissements par la police. Ça ressemble à du Ken Loach mais en plus mou, le cinéaste se contentant de décrire des situations. Contrairement à « Nobody knows » (2004), l’Administration et les services sociaux sont plus efficaces.
Palme d'or pour ce film de Koré Eda qui dissèque une fois de plus les relations familiales. Ici une petite fille maltraitée trouve un peu de répit dans une famille tuyaux de poêle. Tendre et bouleversant
Je me suis régalée, une belle histoire ......une comédie tendre ,et émouvante, les acteurs supers ,Colin Firth...toujours aussi séduisant...par contre, j adore jodie, mais là franchement, je ne l ai pas reconnue, au début...elle est d une maigreur à faire peur...j espère qu'elle va se reprendre...et surtout, que ce n'est pas une maladie...elle joue toujours aussi bien...
Un peu déçu par ce drame écrit et dirigé par Hirokazu Kore-eda. Le film aux prestigieuses récompenses dont j'attendais tant nous offre, certes une mise en scène parfaite, mais un scénario se révélant fade et devenant rapidement d'une platitude désappointante. Après une longue et très lente introduction, le film nous propose enfin dans des instants tragiques des scènes émouvantes. Les acteurs sont plutôt justes avec un coup de cœur pour Miyu Sasaki la petite fille, et la douce grand-mère interprétée par Kiki Kirin.
Un film complet, avec des personnages attachants. Belle surprise du cinéma Japonais dont je ne connaissais que les chefs d'oeuvres animés. On a de la tendresse, de l'amour, de l'amitié de l'avarice, de la manipulation, des doutes de la jalousie. Tous ça dans une "famille" improbable mais dont la vie ne nous paraît au final pas si incroyable. Le rythme est merveilleusement bien mené avec une première partie douce et agréable pendant laquelle on se lié aux personnages. Puis une seconde "coup de poing" où la vérité est mises à jour et les questionnements se multiplient. C'est sans conteste un joli 4,5 que je met à ce film. Une demi étoile en moins pour la bande son qui ne nous entraîne pas tant que ça et parce qu'il y a des films comme "Parasite" qui conjuguent la perfection au plus que parfait
Ce film japonais traite d'un sujet particulièrement original sur la formation d'une famille qui n'en est pas vraiment une, on comprend assez vite qu'aucun de ces membres n'est lié par le sang. La découverte d'une petite fille sera un élément de plus, un élément quelque peu gênant sachant que cela s'apparente à un enlèvement. La suite du film nous fait comprendre à quel point la famille est primordiale pour l'équilibre d'un individu, permettant à celui-ci d'avoir une identité mais aussi de la tendresse et de l'amour. Une belle leçon de vie signée Hirokazu Kore-Eda
Magnifique oeuvre cinématographique. De toute beauté avec un moment particulier où l'on peut ressentir toute la force du moment et de l'image. Une belle poésie à voir et à revoir. Les sourires en sortie de salle sont garantis.
Un film fort sur les liens familiaux : pas la famille du sang toujours décevante, la famille que l’on se choisit. Les liens sont plus forts quand on choisit sa famille. C’est parfois en-dehors du système que l’on est le plus heureux.
Film sombre dans son atmosphère et son histoire. Profond dans la description précise des liens unissant les différents protagonistes. Le Japon filmé est un Japon simple, modeste, pauvre.
Un ovni, un hymne à la vie à l'amour dans la misère d'une famille imaginaire, où comment l'amour peut recréer des liens familiaux plus fort encore. Un bijou nippon qui n'a rien de superficiel, la misère est bien présente mais elle est balayée par l'amour qui relie les personnages. La partie finale vient poser toutes les questions que notre société a dicté sans s'apercevoir de son errance déshumanisante. A voir absolument.
Une affaire de famille mérite bel et bien sa Palme d'Or à Cannes, un an avant un autre film asiatique, cette fois-ci Sud-Coréen. Comme quoi le cinéma occidental n'est pas unique au monde ! Ici dans une mise en scène simple mais très poétique, on suit une famille pas comme les autres. On bascule du film gai et plutôt comique à un film bien plus dramatique (mais tristement réaliste aussi). Une affaire de famille montre le Japon des marginaux, une vision que l'on voit jamais dans les guides touristiques... Très intéressant aussi de voir une culture différente de la notre, emprunt de pudeur (à l'excès) et pourtant d'une grande sensibilité cachée. Le message qui découle de l'intrigue, que les liens de coeur sont plus forts que les liens de sang, complète le tableau d'un bien beau film. Je conseille évidemment, film assez grand public, ce qui suffisamment rare pour une Palme d'Or !