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Claude DL
127 abonnés
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4,5
Publiée le 21 mars 2020
Film remarquablement fait et portant bien son titre : trois jours de drame dans la vie d'un gamin de 12 ans, ensuite toute une vie pourrie par le glaive en permanence au-dessus de la tête. Certains ont dit qu'il y avait du Chabrol dans cette histoire, et je les rejoins. En plus, on a droit à des acteurs de haut vol, avec une Sandrine Bonnaire comme d'habitude incandescente, un Philippe Torreton et un Charles Berling d'un naturel au top. L'ambiance dans cette petite bourgade des Ardennes belges est merveilleusement rendue et tout, d'un réalisme à toute épreuve, rend cette histoire délicieusement oppressante. Bravo.
Très réaliste mais ça aurait pu être mieux. déjà la scène qui percute le chien s'était pas indispensable à l'histoire , choqué pour choqué je ne vois pas l'intérêt. Même si il y-a des longueurs , le suspens est constant , on a hâte de savoir comment ça va se terminer, et la déception de cette fin en queue de poisson gâche tout le film , dommage.
Une adaptation sobre et dérangeante du roman de Pierre Lemaître.spoiler: Nicolas Boukhrief signe un bon thriller mettant en avant très rapidement la culpabilité de son héros et s’interrogeant sur la possibilité de poursuivre une vie normale après avoir commis l’irréparable.
On ne s'ennuie pas. Le scénario de ce film est juste intelligent, ce qui est de plus en plus rare. C'est une fatalité qui avance inexorable dès lors que les dés en ont été jetés. La moralité de l'histoire, c'est qu'un môme de 12 ans amoureux est une catastrophe (et c'est une vérité qu'on se refuse à reconnaître) susceptible d'être à l'origine de la mort d'un chien comme d'un môme, et du malheur de plusieurs vies. Un petit plus pour la musique qui est elle aussi de bonne qualité.
Film assez noir, vu que l'on parle despoiler: la mort d'un enfant, tué accidentellement par un autre enfant . Ce dernier fera le choix de taire et de masquer son méfait. L'ambiance est assez lourde, au milieu de beaux paysages très vert. Les acteurs font le boulot. Pas mal.
Le fillm en lui-même est bien fait, tout est llà, acteurs, décors, ambiance, pour la réussite. Mais pus l'histoire avance, plus je la trouve imvraisemblable, et plus on arrive à la fin plus je la trouve glauque, avec tous ces adultes et surtout ce gamin qui se conduisent mal, c'est peu de le dire..... spoiler: Meurtrier à 10, 12 ans, pourquoi pas, mentir c'est imaginable, mais vivre avec et réussir son rêve de devenir médecin, là on sort largement du plausible, car aucun humain à moins d'être psychopathe ne peut faire ça, supporter cela ! Et le médecin à la fin, quelle horreur !! Il y a une limite à ce que l'on peut montrer au cinéma, raconter une vie réussie sur un murtre et des mensonges multiples, c'est trop trop glauque !!
C'est un bon film français qui mérite d'être vue, la façon de nous raconter l'histoire est bien choisie, ont se met à la place de l'acteur principal en se demandant ceux que l'on ferait, je dit pas que tout est parfait évidemment notamment les effets spéciaux pour nous montrer la tempête de 1999 mais c'est un film que je conseillerais.
J'ai vu un film... sur un terrible secret d'un garçon qui commet une erreur fatale... Par inadvertance, il va tuer un autre enfant, en masquant son crime... en conservant son silence pendant plus de 15 ans... On ressent le poids de la culpabilité, et on voit comment cette fêlure va constituer l'homme qu'il deviendra... Sa peur, ses doutes, ses incertitudes, tout cela transpire comme un formidable film de Chabrol... On est en tension permanente dans ce village belge, où les personnages sont formidablement bien campés par Sandrine Bonnaire, Pablo Pauly, Charles Berling, Philippe Torreton... Et ce lourd secret qui l'accable ne sera pas seulement porté par lui... C'est un récit émouvant, captivant qui joue avec les nerfs et qui donne à réfléchir sur la notion de culpabilité, de manipulation, de piège qui se resserre... Certaines prises de vue du village accentuent cet effet oppressant... C'est un très grand film... puissant et intense...
Un film plutôt bien mis en scène, joué convenablement (rien de transcendant), mais au récit trop minimaliste, trop contemplatif, il ne se passe rien après 20 minutes.. c'est laborieux au point d'en devenir soporifique. Donc si on avait des prestations de très haute volée des acteurs ça pourrait suffire, mais là.. De plus, l'intégralité de cette histoire à ZERO crédibilité. spoiler: Un gosse de 12 ans qui, après que son très bon copain ait simplement glissé (et mort par la même occasion par on ne sait qu'elle intervention du saint esprit), vérifie son pouls et le traîne jusqu'à une crevasse au lieu de partir en hurlant chercher du secours, c'est déjà très mais alors TRES peu probable. Mais qu'en plus 3 personnes clefs soient au courant et que tous le cachent pour des raisons peu voir pas du tout justifiées... Et si on ajoute les nombreuses autres absurdités, comme l'arbre qui tombe pile sur la mère lors de la tempête, la copine qui tombe enceinte et qui impose en 20 secondes l'ultimatum d'une nouvelle vie.. . Personnellement j'ai beaucoup de mal à trouver du génie dans ces nombreuses facilités. De trop nombreux mauvais choix, mal mis en scène, trop vite expédiés. Reste que c'est bien filmé et que le récit nous retient jusqu'à sa fin, qui est risible
Drame et thriller "trois jours et une vie" est d'abord un film sombre. Il faut dire que le décor des Ardennes Belges (à vue de nez 5 jours d'ensoleillement par an) ne prête pas un à un feel-good movie. Tout commence par le meurtre d'un petit garçon sur lequel je ne vous dirai rien si ce n'est qu'il entraine rumeurs, secrets enfouis et vies qui partent à vaut l'eau (en particulier celle de l'assassin). Superbement interprété "trois jours et une vie" se suit comme un fait divers et si on sait que "les histoires d'amour finissent mal en général", celles d'assassinats aussi.... 4 / 5
Construisant une passerelle entre la tradition du film de village qui a fleuri dans le cinéma français du premier XXe siècle – pensons, exemple tardif, à L’Assassinat du Père Noël de Christian-Jaque – et un goût de nos sociétés contemporaines pour les récits de disparition et d’enlèvement, dans un contexte d’état d’urgence et de paranoïa collective, Trois Jours et une vie pense l’accident comme une vaste caisse de résonances dans laquelle se débattent les secrets et les non-dits qui unissent Antoine Courtin (enfant et jeune adulte) à son ami devenu spectre, qui maintiennent béante la blessure que seule la vérité – celle qui n’éclate que par fragments individuels – pourrait guérir, qui posent la question de la culpabilité et de sa nécessaire médiation par la parole. Car la malédiction qui frappe Antoine en l’espace de quelques secondes – agonie du chien puis exécution, désillusion amoureuse, départ de son ami – se transforme avec le temps en poids fossilisé qui écrase la conscience tout en sclérosant, parce qu’à ce point intégrée à l’existence du jeune homme, toute possibilité de sursaut et de révélation, donc de Salut ; la preuve en est que le retour dans son village du médecin décidé à traverser la mer Méditerranée pour s’installer ailleurs occasionne une prolongation tragique du mal commis jadis, un nouveau départ de flammes qui consume une fois encore le cœur des habitants. Le traumatisme s’amplifie, il s’étend de la conscience d’un enfant pour façonner l’identité du territoire tout entier. La position des arbres symbolise cette aggravation de la situation, le glissement de l’accident à l’homicide involontaire : les troncs scandent d’abord le paysage boisé, et les personnages qui s’y activent à la recherche du petit disparu en ressortent isolés, délimités par deux arbres, comme enfermés dans une cellule. Avec le temps vient la tempête, et les arbres se couchent, ils écrasent le paysage par leur horizontalité massive qui dessine un paysage par strates, par couches successives qu’il va falloir creuser pour espérer retrouver l’enfant mort. Cet élément a priori anodin traduit en réalité le passage d’un mal passager à un mal durable, profondément enfoui dans la terre. Et cette mort de la nature équivaut à celle de l’innocence : l’enfant fait l’épreuve du crime originel, celui de son ami et le sien – la tentation du suicide –, il prend conscience de la notion de culpabilité, soit de la portée de son action sur le monde avec lequel il interagit. Antoine est condamné à fuir vers cet Orient arabe source de renaissance, qu’il ne verra finalement que dans le creux de son assiette, un soir de fête. Sa maison a été engloutie, véritable séquence de chaos biblique. Il est trop tard. L’ordre du monde est définitivement bouleversé, il plonge ses racines dans le mal et la soif de revanche. Trois Jours et une vie dépasse donc la simple reconstitution de fait divers pour mieux la transcender, en faire la base d’un récit de passion contemporaine terriblement juste et cruel. On en ressort avec la certitude d’avoir vu là quelque chose de grand, de puissant et de tragique. Ce qui prouve le talent immense de Nicolas Boukhrief, cinéaste français qui mériterait davantage de reconnaissance.
Très bon film empli de sentiments, de ressentiments et d'émotions... Comment un simple geste de colère bouleverse des vies à jamais... Ma seule critique négative irait sur l'aspect sombre et froid de ce qui est pourtant une très belle région, Olloy-sur-Viroin en Belgique, mais bon, c'est aussi le film qui veut ça.