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Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juillet 2007
Pas forcément un chef d'oeuvre mais un excellent film sur l'univers du foot américain et du sport en général. Mais avant tout une peinture de personnalités: le coach d'un autre temps et sa vision épurée du sport, un grand joueur sur la fin qui essaie de sortir de cette vie de star, le joueur phénomène, étoile montante mais incontrôlable, la gérante de club véreuse, le joueur dont la santé défaillit, celui qui ne s'interresse qu'à ses sponsors, le médecin malhonnête, l'autre intègre, etc etc, tous interprétés et filmés subtilement au contraire des images violentes d'un sport peu connu en France. Un film dont on ressort sonné avec une vraie réflexion comme sait si bien le faire le grand Oliver Stone.
Attention : il est conseillé d'avoir consommé une boîte (au moins!!) d'amphets avant de regarder ce film. L'histoire est très dense et la trame est déroulée à la vitesse d'un TGV Paris-Strsbourg. Mais pour peu que l'on soit prêt à endurer ce traitement de choc, le jeu en vaut la chandelle. Le scénario explore d'innombrables pistes : l'ascension fulgurante d'un jeune prodige qui devient vite arrogant, les relations entre le coach et les joueurs, et surtout les relations entre les financiers du club et les cadres sportifs. C'est la confrontation entre la jeune et belle arriviste campée par C. Diaz et le bon vieux coach à l'ancienne mais sur la descendante joué par Al Pacino. Sans parler de ce médecin sportif qui fait peu de choses du serment d'Hipocrate joué par le toujours très bon J. Woods. Visuellement, les matches sont superbement filmés ; Oliver Stone joue parfaitement avec la profondeur de champ quand le quatterback lance la balle. Le football américain est vraiment un sport très cinégénique! Et comme il est ici filmé par un passionné (il apparait même dans le rôle d'un comentateur) avec de gros moyens et de très bons acteurs, pourquoi s'en priver?
Même si le football américain n'est peut-être pas très évocateur pour un public français, on reste devant ce film traitant de ce sport un peu à la manière d'un film de guerre: plein de bruit et de fureur.
Aprés le génial "U-Turn", Oliver Stone s'attaque au monde du sport avec son habituel fougue et son gôut pour la provocation à tout les niveaux. Une histoire type serie B sur les aléas du football américain boosté par un montage fascinant et des acteurs pleins d'energies, ce sont les 2 principaux avantages que nous présente "L'enfer du Dimanche". Stone, où comment combler un vide narratif par une débauche d'energie élèctrisante qui peut se trouver une quelconque justifications dans le thème traité: le show-bizz. La critique sur ce milieu restera douillette mais là n'est pas l'important car l'on revient sans cesse aux thèmes de prédilections du cinéaste; les médias, la violence et l'honneur malgré tout. Et ce pourquoi le film de Stone est une reussite, c'est qu'il mène à bien à coup de métaphores ces 3 thèmes déjà cités. La violence se répercutera dans les matchs de footballs qui sont évidamment impresionnants tans le clipessque fait son effet, la télévison sera toujours montrée sous son jour le plus mesquin et enfin la bravoure sera représenté par un Pacino blasé mais efficace. Les acteurs new generation (Camerone, Foxx, Eckart...) s'en sortent trés bien car Stone a su leur influer son energie cela se ressent sur leur présence subitement devenue intéréssantes, parfois drôles et surtout pleine de vie. Ils sont trés loin de se reposer sur leur petits acquis, la plupart trouvent là leur rôles les plus attrayants. Quand aux anciens, Wood et Pacino entre autres s'assoient sur leur charismes et semblent être plus librent qu'à l'accoutumés, même si l'acteur du Parrain est à des années lumières de ses coup d'éclats de "Méthode". "L'enfer du Dimanche" est un film dingue, sans foie ni loi qui fait bien ce qu'il veut dans le but de nous montrer les excés de corruption qui règne dans quelques milieux.
La boxe est cinégénique. Le reste des sports pas du tout. La glorieuse incertitude du sport, n'est pas transposable en scénario. On tombe vite dans le cousu de fil blanc. Et même Oliver Stone, épaulé par un Al Pacino qui cabotine, s'y casse les dents.
Film plus profond qu'il n'y parait. Il à le défaut de ce qu'il donne à voir. En réalité, c'est un péplum moderne. Ca speed, c'est violent (ames sensibles), c'est de l'arène quoi. Le pouvoir apporte la liberté de faire ses propres choix, ou peux vous amener à la mort (cf scarface même scénariste)
"Any Given Sunday" réalisé par Oliver Stone en 1999 est dans la lignée des films qui ont fait le succès du bonhomme, à savoir qu'il prend un thème chéri des américains pour mieux dévoiler les facettes sombres que celui-ci comporte. Intéressant sur le papier, d'autant plus que s'ajoutent un impressionnant casting (Al Pacino, Jamie Foxx, Cameron Diaz, Dennis Quaid, James Woods, Matthew Modine...) et une durée épique (2h30) au rythme effréné qu'impose dès le début le cinéaste. Cependant, il est difficile d'accrocher vraiment tant le montage est haché et n'acquiert pas une logique d'images le justifiant. La caméra est à l'épaule, le plus long plan n'excède pas trois secondes et les effets de style sont si nombreux qu'ils semblent prendre le dessus de tout cadrage censé possible. Si vous désirez vous vider la tête, cela peut paraître fun au début mais l'hystérie constante qui s'en dégage finit par irriter. De plus, Stone n'a ici aucune notion du champ, de l'espace et multiplie les gros plans faisant mal à la tête jusqu'à l'excès. Il tombe ensuite dans la vulgarité avec quelques passages crétins sans qu'un quelconque humour ne vienne reprendre le dessus. La corruption est tout juste effleurée, le système n'est jamais attaqué ou remis en cause et un paradoxe se dégage : si Stone a la prétention de dénoncer le sport-spectacle, pourquoi le glorifie-t-il tant ? Sans cesse il compare ces footballeurs aux gladiateurs des arènes, faisant l'apologie du combat. Contradictoire... Pacino ne parvient jamais à s'imposer autrement que par ce qu'il dégage naturellement (et encore) mais tire vers le haut une Cameron Diaz dopée par ses scènes de confrontation avec l'interprète. Stone n'est pas un bon directeur d'acteurs, il les laisse faire ce qu'ils veulent pendant que lui nous ressert une bouille d'images confondues les unes aux autres, répétitives et jamais renouvellées. Tout juste divertissant, "Any Given Sunday" n'est pas vraiment une réussite.
Avec une réalisation très décalée, si chère à Oliver Stone, qui apporte un rythme soutenu au film, un casting assez conséquent, des musiques très dynamiques et une histoire intéressante, Lenfer du dimanche demeure un très bon film et reste le dernier bon film dOliver Stone à ce jour.
Un film frappant sur la dure réalité et la violance dans le sport de haut niveau, violence physique et morale, un monde de débauche, mais je trouve aussi à ce film une morale; "uni on peut tous s'en sortir". Car c'est ce qu'il arrive à cette équipe menée par cet homme Franck D'Amato, interprété avec brio par un Al Pacino tout à fait bluffant dans ce rôle. Je n'ai pas trouvé les 3 heures de film trop lourdes, je ne me suis pas ennuyé non plus. J'ai vraiment adoré ce film. Et puis que dire de ce discours dans la mi-temps du match pour les play-off. Une assurance folle de Al Pacino dans un discours qui restera gravé dans ma mémoire comme l'un des meilleurs du cinéma. Bravo et encore bravo à Oliver Stone qui nous offre un film d'exellante qualité à voir et à revoir!
Super film sur le football americain.On voit comment une star peut vite se monter la tete mais qu'il y a des gens qui sont toujours la pour la leur faire degonfle.
Une succession de plans, de stars, de musiques, de bruit et d'agitation pour pas grand chose au final. Je salue la prestation des acteurs dont le jeu réussit parfois à surnager ce désordre, ainsi que de rares moments où on sent poindre une lointaine émotion. Dans sa tentative d'un cinéma expérimental qui cherche à rendre les sensations des personnages et à dépeindre l'ambiance de manière empirique et métaphorique, Oliver Stone n'aboutit qu'à un fracas de métaphores littérales et creuses qui parasitent un scénario déjà mince. Une expérience ratée en quelque sorte. Mais vu le pedigree du bonhomme, je lui pardonne sans problème.
Le foot us: un théme difficile et pourtant Oliver Stone a relevé le défi et l'a gagné. Tous les aspects du sport y sont dévoilés: des scénes à coupés le souffle sur le terrain jusqu'aux soirées sexe, drogue et rap en passant par des discussions politiques et financiéres acharnées le tout sous une pression médiatique pesante. Je ne vais citer aucun des acteurs présents dans ce film par manque de place, j'ai rarement vu un casting aussi complet et talentueux. Au final c'est un film à voir absolument, même pour ceux, comme moi, qui ne sont pas amateur de football américain.
Un film très moyen, avec des longueurs et une histoire avec comme souvent la morale hollywoodienne, pesante. Et comme le foot US ne m'interesse pas, ce n'est pas pour moi un film qui restera dans les annales.
Ce film concentre et catalyse tous les défauts du mauvais film américain. Bruit, stress, agitation, absence de scénario, star censée suffir à porter le film. Une bonne grosse daube.