Une bonne claque dont je ne m'attendais pas. Atmosphère pesant tout le long avec une pléthore de zinzins, de fragiles, de nocifs. Un éventail (large) de ce que l'Homme est capable de faire ou s'octroie de faire impunément ou sous couverture et ses conséquences. Un film qui nous embarque 2 heures durant, dans des drames marquants et imbriqués. Et souvent, sous "l'excuse" de la religion (très prenante). Casting de très bonne facture, percutant à souhait et investi. 4/5 ! A voir !!!
Thriller rural agréable à voir mais un peu longuet quant au scénario, car pas de réel fil conducteur qui tienne la route, c'est un peu confus, un peu brouillon. L'ambiance angoissante est réussie et le casting est impressionnant cela dit.
Désigné par Variety comme l'un des dix réalisateurs à suivre, Antonio Campos s'attaque à l'adaptation du formidable roman "Le Diable, tout le temps" de Donald Ray Pollock. Tâche ô combien ardue qui se ressent au visionnage du résultat final. Car si l'ensemble se suit sans déplaisir, il reste bien pâlot en comparaison au roman. Campos a fait le choir d'y rester le plus fidèle possible, ce qui en lève toute personnalité à son film. "Le Diable, tout le temps" se présente en effet comme un assemblage de scènes inégales, plus ou moins convaincantes.L’interprétation suit le même chemin, avec beaucoup de fadeur, sauvée par les prestations hautes en couleur de Robert Pattinson et Harry Melling. L'essai reste honorable.
J'ai apprécié ce film. Long, sous des airs d'épopée américaine, il m'a rappelé des longs films des années 90s. L'intrigue tient en haleine, le cadre dépayse et les acteurs sont très bons.
Toute la première partie (celle où le personnage principal est enfant) est excellente, mais j'ai été bien moins convaincu par la deuxième partie. J'ai été quelque peu déçu par une narration construite autour de coïncidences très artificielles (comme spoiler: les rencontres avec le couple infernal ) et surtout par un Tom Holland qui ne transmet absolument rien et qui confirme qu'il est un acteur que je ne supporte pas. Le reste du casting très relevé est excellent, je retiendrai particulièrement Robert Pattinson qui campe un pasteur spoiler: prédateur sexuel très charismatique et Harry Melling fascinant dans son rôle de prédicateur illuminé. Malgré la présence de Tom Holland, le film est bon et réserve son lot de scènes marquantes peuplées d'un bestiaire de fous de Dieu assez impressionnant.
Un fascinant portrait d'une société en pleine déliquescence: hébétée, violente et pathétique. Certes l'atmosphère poisseuse, sombre, pessimiste alourdit l'intrigue mais quelques rais de lumière et d'espoir percent à travers cet épais feuillage. Dans une mise en scène soulignant habilement les névroses et tourments des personnages et soutenue par la narration de l'auteur du roman ici adapté ainsi que par un montage achronologique fort bien pensé s'exprime toute la sensibilité de comédiens très justes, notamment un fantastique Robert Pattinson. Malgré quelques redites voire excès dans les diverses incarnations diaboliques manifestées, la force et l'effrayante pertinence de ces récits l'emportent. Une réussite indéniable.
La douceur et l'élégance de la mise en scène contrastent avec l’extrême noirceur du film et des personnages, emportés dans un tourbillon de violence. Le montage, pourtant pas évident entre les différentes époques et les nombreux protagonistes, est parfaitement réussi. Et les acteurs sont au diapason.
Thriller sombre sur fond de fanatisme religieux, Le diable tout le temps est un excellent film à découvrir sur Netflix. L’ensemble des protagonistes à ce récit ont en eux une part de folie, tous ont confié leurs destins à Dieu, mal leur en a pris, car cet excès a convoqué le malin. Seul dans cette folie ambiante, le jeune Arvin, campé par Tom Holland, s’est détourné du Seigneur et doit alors affronter la folie de ses congénères. Sombre et tortueux, on est de plus en plus happé par cette histoire et ces morts funestes qui se succèdent devant nos yeux. Et que penser de cette fin, notre héros est-il sauvé ou a-t-il enfin trouvé les voies qui mènent au paradis ?
Le synopsis devrait préciser surtout qu'il s'agit de l'histoire tragique et croisée de deux hommes, un pieu vétéran et un tueur en série qui se frôlent par hasard dans la salle d'un restaurant. Tout s'articule autour de la question de Dieu et donc de son alter ego...le diable qui guide ceux qui soi-disant s'inspirent du Seigneur. Ce thriller est particulièrement bien mené et y montre une mécanique inplacable qui, avec le sujet de fond en font un film marquant.
"The Devil All The Time" suit un ensemble de fervents religieux, plus proche de la secte qu'autre chose. Et au milieu de personnages ignobles on trouve Tom Holland dans le rôle d'Arvin, en quête de vengeance, traqué pour ses actes. Le film explore de nombreuses pistes, des origines d'Arvin aux tueurs en série. Pour autant il n'arrive pas toujours à recoller les morceaux les uns aux autres, à tel point que la moitié des personnages devient inutile, ne faisant pas avancer l'histoire. Malgré tout l'ensemble vous prendra aux tripes et vous incitera à suivre Arvin dans ses mésaventures.
On se retrouve happé par l'histoire de ces destins croisés. Très violent, et parfois on déplore que certaines scènes sont trop politiquement correct et qu'elle devrait être plus trash encore. Un peu de retenue de la part du réalisateur, dommage mais cela ne gâche pas le film, qui reste poétique malgré les scènes trash.
Un film Netflix, avec l'esprit qui fait la renommée de cette marque audiovisuelle : l'histoire d'un jeune homme issu d'une famille pauvre aux marches du Mid-West dans les années 50. Le garçon, élevé dans un milieu très religieux, rural et sans le sou, voit sa famille s'amenuiser par des coups du sort terribles sur fond d'entre-deux guerres (la 2ème guerre mondiale et celle du Vietnam) et de corruption de l'âme et des mœurs quasiment généralisée. Le portrait de cette Amérique crédule, pauvre et violente, est sans concession. Les acteurs sont très bons, le montage est original en raison des flashbacks et des lignes narratives divergentes qui finissent par converger, mais c'est un film sombre, quasiment sans espoir, au tempo un peu lent et à l'histoire relativement prévisible. Avec Robert Pattinson dans le rôle d'un pasteur très, très spécial.
Voilà un film qui tient en haleine, les différends personnages ont chacun une histoire différente, souvent tragique avec en toile de fond cette morale chrétienne si souvent bafouée par le comportement de certains humains. Nous n’avons aucune prise sur la folie ou la méchanceté gratuite, est-ce la morale du film ? si morale il y a…
"Ah, elle est belle, l'Eglise..." Le Diable, tout le temps, annonce la couleur dans son titre : chaque groupe de personnages est perverti par un abus de la religion (fanatisme, abus de confiance...) et c'est au jeune garçon traumatisé par ces expériences de faire le ménage à sa façon, en vendant lui-même son âme au Diable (il devient un spoiler: meurtrier de sang-froid ). Aussi, si pour vous la religion est un sujet sensible, faites dès à présent demi-tour, car le film se plaît à mettre de grands coups de pieds dans la fourmilière pour ébranler tout ce monde. Précisons quand même qu'il n'a nullement vocation à offenser ni à dénigrer les croyances de chacun, mais le parti-pris est d'accentuer, de regrouper, de souligner les excès qui se sont produits, donc il peut sembler (si on le lit au premier degré et avec le moins de réflexion possible) comme blasphématoire, mais en ce cas on n'aura pas compris qu'il critique non pas la foi mais au contraire le fanatisme abusif. Ainsi, si vous tentez le road-trip dans cet univers perverti, vous entrerez en collision frontale avec un père de famille fanatique (limite satanique) complètement timbré et dangereux (on a encore mal pour le chien...et l'enfant, évidemment), puis vous assisterez aux abus sexuels d'un pasteur écœurant (brillant Robert Pattinson, comme d'habitude possédé par son sujet), et enfin vous pourrez suivre un couple à la Bonnie and Clyde en version rituels photographiques malsains (et mortels)... Bref, une joyeuse petite virée en perspective, et si le final décroit un peu en intensité (la course-poursuite après le jeune homme est moins palpitante que le cœur du film), on ne peut que se rappeler de l'excellence du rythme (passant harmonieusement d'une intrigue à l'autre), des acteurs (tant Tom Holland que Robert Pattinson sont convaincants) et évidemment de l'uppercut qu'il porte au fanatisme (K.O. en un coup). Une mise en image crue et sans concession d'une liste (malheureusement non exhaustive) des dérapages malsains au sein de la foi, qui n'ont évidemment plus rien de chrétien.