« Le diable tout le temps » est une production Netflix sortant quelque peu des sentiers battus caractérisant la plate-forme qui de manière générale souhaite maintenir sa clientèle dans un univers où elle ne sera pas trop bousculée, trouvant sur son site favori ce qu’elle est habituée à visionner sur toutes les chaînes mainstream. Antonio Campos, jeune réalisateur encore relativement inexpérimenté adapte le roman éponyme, paru en 2001, de Donald Ray Pollock, écrivain à la vocation tardive. Situé en Virginie Occidentale, l’intrigue suit le destin tragique et le plus souvent criminel de quelques individus œuvrant dans un périmètre relativement restreint dont les parcours vont s’entrecroiser tout au long de ce qui s’avérera être une boucle fatale où la religion et la culpabilité auront beaucoup à voir. De manière plutôt appuyée, le film comme l’indique son titre démontre que rien n’est totalement dû au hasard et que les mauvaises ondes finissent toujours par interférer. Ceci semble d’autant plus vrai aux Etats-Unis où le fanatisme religieux prépare les esprits à la culpabilité et à la transgression pouvant en découler y compris à la plus perverse. Entouré d’une brochette d’acteurs assez représentative des talents du moment avec en chef de file Robert Pattinson secondé par Mia Wasikowska, Bill Skarsgärd, Tom Holland, Harry Melling ou encore Jason Clarke, Antonio Campos déroule de manière appliquée les situations tour à tour provocantes, repoussantes ou horrifiantes sans toutefois parvenir à transcender son propos par une explication sociologique qui permettrait d’envisager une manière de sortir de cette boucle infernale qui condamne certains à être « le diable tout le temps ». Une sorte de catalogue plutôt bien mené même s'il est un peu convenu et paradoxalement trop sage. Mais surtout manque le petit grain de génie d'un Abel Ferrara dont le catholicisme dévoyé parcourt son "Bad Lieutenant" désespéré incarné par Harvey Keitel ou encore celui qu’un Lars Von Trier injecte dans « The house that Jack built » (2018) avec devant sa caméra un Matt Dillon génial tenant la baraque presque à lui seul et retrouvant dans la scène finale dantesque, un Bruno Ganz livrant sa dernière prestation.
Un drame choral brutal et profond, qui dévoile toute la folie et l'hypocrisie d'une certaine Amérique dite religieuse. L'écriture, la mise en scène et l'interprétation sont impeccables.
Cette étoile est pour les jeux d'acteurs. Je n'ai vraiment pas accroché à ce film, alors que c'est clairement le genre de film que j'adore. Je pense que certains livres devraient rester des livres.
Les 45 dernières minutes du film sauvent complètement le film. Je trouvais le film assez lent et ennuyant par moment avec un lien entre les personnages que je n'arrivais pas trop à établir, j'avais décroché au bout de 45min. Puis j'ai repris et mon opinion a changée, la 2ème heure du film vaut le coup si vous arrivez à tenir la 1ère. Belle prestation de Tom Holland cela dit
Impossible pour moi d'aller au bout ! Pourtant j'ai repris le visionnage du film après avoir vu les bonnes critiques , me disant que j'avais probablement raté quelque chose de puissant et profond comme la foi religieuse dont traite le film. Mais rien n'y fait, je n'accroche pas malgré certaines qualités indéniables du film comme la photographie, le jeu de Tom Holland et la reproduction des années 50. En cause probablement, l'extrême lenteur du scénario et des scènes de redondantes de spiritualité naïve que j'ai trouvées assez fade finalement. Malgré les dérives sectaires et violentes de tous les protagonistes à priori bien sur tout rapport, cela ne rend pas le film plus impactant. Plusieurs fois je me suis surpris après des scènes violentes ou malaisantes : "Ok et alors?" Je crois que ce qu'il m'a manqué pour aimer ce film ou aimer le détester , c'est la montée en tension progressive de la peur et la violence. De même le scénario n'insiste pas suffisamment sur la dualité de l'homme (humanité/animalité) au profit d'un traitement plutôt manichéen (religion= mal /individu = brebis égarée victime de ca). Le diable tout le temps , ,ne sera pour mois qu'une seule fois.
Excellent film ! Rien que la voix mythique de Morgan Freeman donne envie de le regarder. Dès le début, la distribution exceptionnelle des acteurs avec un crescendo, un empilement, un déluge inattendus qui vous tient en haleine jusqu'au dernier bandeau ! Rarement vu aussi pointu !
Un bon film assez original et même très intéressant mais parfois trop poussez. La fin est plutôt surprenante, Tom. Holland réussi à merveille son rôle, tout comme Pattinson. À voir, âme sensible s'abstenir.
"The Devil All The Time" suit un ensemble de fervents religieux, plus proche de la secte qu'autre chose. Et au milieu de personnages ignobles on trouve Tom Holland dans le rôle d'Arvin, en quête de vengeance, traqué pour ses actes. Le film explore de nombreuses pistes, des origines d'Arvin aux tueurs en série. Pour autant il n'arrive pas toujours à recoller les morceaux les uns aux autres, à tel point que la moitié des personnages devient inutile, ne faisant pas avancer l'histoire. Malgré tout l'ensemble vous prendra aux tripes et vous incitera à suivre Arvin dans ses mésaventures.
Un thriller vraiment prenant et alléchant. Bon acting, mise en scène excellente et scénario impeccable, ce film pourrait bien devenir un de vos préférés ! Ne passez surtout pas à côté !!
Au début, face aux aller-retours dans le temps et les personnages que l'on voit qui, à première vue, n'ont aucun lien, on se retrouve rapidement perdus. Cependant, en s'accrochant un peu, on découvre une seule et même histoire avec le fil rouge qu'est le destin des Russel, d'abord le père puis le fils, dans des petites villes paumées de l'Ohio et de la Virgine Occidentale dans les années 1900. Si on a en toile de fond la religion, le titre porte très bien son film, car, même au sein des cercles les plus pieux, on se rend compte que les personnages sont bien plus pervertis et diaboliques qu'on ne le pense à première vue. Même s'ils sont tous différents, n'ayant parfois rien à voir ensemble, c'est avec brio que la route de chacun finit par se rejoindre, à un moment ou un autre. Je n'ai pas lu le roman, mais on plonge dans cette Amérique puritaine où, pourtant, malgré la force et l'impact de la religion, on se rend compte que ce n'est qu'une image permettant de cacher les vices de chacun. Le casting est brillant avec, parfois, des acteurs dont on ne s'attend pas forcément à ce genre de registre. Holland, Pattinson, Melling, Skarsgård ou encore Stan et Wasikowska, entre autres, campent des personnages plus que crédibles et qui arrivent à surprendre quand on ne connaît qu'une partie de leurs filmographies. On aurait pu penser à une surenchère d'acteurs connus et bons et que cela aurait pu rendre le long-métrage un peu plat, mais il n'en est rien ! La réalisation est géniale, tout comme la bande sonore (j'ai même cru entendre un semblant de celle de Shining au début, mettant dans l'ambiance d'un thriller psychologique avec grâce).
Une bonne claque dont je ne m'attendais pas. Atmosphère pesant tout le long avec une pléthore de zinzins, de fragiles, de nocifs. Un éventail (large) de ce que l'Homme est capable de faire ou s'octroie de faire impunément ou sous couverture et ses conséquences. Un film qui nous embarque 2 heures durant, dans des drames marquants et imbriqués. Et souvent, sous "l'excuse" de la religion (très prenante). Casting de très bonne facture, percutant à souhait et investi. 4/5 ! A voir !!!
Un bon film sombre rythmé par une voix off qui vous entraîne dans les abîmes de la dérive religieuse, le personnage principal maîtrise bien son rôle on accroche même si la durée scénaristique paraît long , les musiques des années 50 et 60 viennent couronner le tout elles sont justes magnifiques ...
Bon déjà, les acteurs sont utilisés à contre courant, et ça c'est une belle surprise, mention spécial à Tom Holland. Ensuite le scénariste et réalisateur règle leurs comptes avec la religion, cette fois-ci chrétienne, tout en dénonçant cette Amérique puritaine, et qui cache en son sein des monstres encore plus féroce et dément. La noirceur, celle des Hommes, celle de leur vie, celle de leur habitation, tout n'est que désespoir, se battre pour vivre, pour survivre, pour se construire. Le prêchi prêcha est assez lourd, la narration aide un peu à passer d'un évènement à l'autre, il y a des moments forts, et sur la longueurs quelques flottements. Une histoire sans espoir, mais avec son lot de petites lueurs, il faut se raccrocher à cela pour ne pas tomber dans la déprime. A voir pour l'interprétation, pour sa noirceur et sa reconstitution.