Ce film hybride oscille maladroitement entre la fiction et le documentaire. J’ai été déçu, tant dans le fond que dans la forme. Je m’attendais à en apprendre davantage sur les "furries" (ou "Furry"). Cette communauté méconnue du grand public réunit des hommes et des femmes passionnés par les animaux imaginaires ou non, mythologiques ou anthropomorphes. Cette pratique peut être considérée (par certains) comme une paraphilie (un "kink").
Mais finalement, de cette "fandom furry", nous n’en saurons pas grand chose (c’est tout juste si l’on arrive à voir quelques images d’une convention), mais pour le reste, en réalité, le film fait essentiellement un focus sur la relation entre le réalisateur et son amie d’enfance, ainsi que Rukus (dont le film tire son nom), un artiste furry qui travaillait sur un roman graphique.
C’est un film très introspectif sur le réalisateur (ses complexes sexuels et ses tocs), bref je ne m’attendais absolument pas à ça et bien évidemment, ça ne répondait surtout pas à mes attentes. De plus, j’ai en horreur les films qui alternent documentaire et fiction (ça dénature complètement l’objet en lui-même), raison pour laquelle j’ai vraiment eu du mal à m’y intéresser (ça part dans tous les sens, c’est mal cadré et y a ce petit côté fourre-tout).