Grâce à Dieu
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488 critiques spectateurs

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Edouard64
Edouard64

8 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2019
Film bouleversant à mille lieues du déluge anticlérical auquel je m’attendais. Que de justesse dans les portraits des quatre principales victimes, qui sont aussi comme une parabole de la France d’aujourd’hui, avec ses tensions, ses déchirures, ses écarts immenses d’éducation et de vie, comme il en a toujours été sans doute, en bien pire… Que de réconfort aussi à voir qu’ils ont su s’unir pour que prévale la justice.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 avril 2019
Très bon film, très bons acteurs, très beaux plans (le 1er plan sur Fourvière et Barbarin dominants tous deux Lyon restera inoubliable) : rien à dire. Enfin un Spotlight à la française dénonçant ce que l'Eglise avait l'habitude de cacher...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 avril 2019
Un film sans concession qui paraît retracer de manière fidèle les événements. Ozon a su se concentrer sur l’omerta qui règne au sein du Clergé sans pour autant omettre les faits reprochés au Père Preynat.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2019
Le titre du film de François Ozon est directement inspiré d’un « lapsus » du cardinal Barbarin lors d’une conférence de presse. Ces mots à la divinité malheureuse et des plus inappropriée venaient alors qualifier la prescription des actes d’attouchements pédophiles commis par le prêtre Bernard Preynat. Ne dit-on pas que « la parole est d’argent, le silence est d’or » ? Dans Grâce à dieu, le cinéaste fait de la parole un culte sans secret. Il est vrai que la confession attendue prend volontiers des accents de déposition alors que l’Eglise Catholique se mure dans un silence… d’or. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2019
François Ozon est l’un de nos cinéastes les plus hétéroclites. Il passe d’un genre à l’autre avec une facilité déconcertante et sans se départir de sa patte et de ses thèmes bien reconnaissables. Avec « Grâce à Dieu », il nous offre avec certitude son œuvre la plus forte, et peut-être la plus aboutie avec le bonbon sucré haute couture qu’était « 8 femmes » il y a déjà vingt ans. Mais surtout, il monte au front avec un long-métrage engagé tiré d’une histoire vraie qui relaie un sujet défrayant la chronique depuis quelques années, celui de la pédophilie des prêtres au sein de l’Église et du silence qui l’entoure. Un film qui pourrait être mis en complément de son pendant américain, « Spotlight », qui se dotait des atours du film d’investigation tandis qu’ici on est davantage dans le drame psychologique et factuel. Sans être une diatribe véhémente et agressive, son film appuie là où ça fait mal avec force et doigté.

D’ailleurs le côté retranscription des faits est peut-être le seul gros point faible du film dans son premier tiers. Basé sur de nombreux échanges épistolaires entre une victime jouée par Melvil Poupaud et des dignitaires de l’Église, elle est censée expliquer le lancement de l’affaire. C’est un peu maladroit, longuet et pas forcément très cinématographique; il faut avouer qu’Ozon aurait pu trouver une autre manière de mettre cela en scène, s’en priver ou alors rendre cela plus concis. Cette première demi-heure n’est pas forcément déplaisante non plus, juste plus faible et surtout dispensable au regard de la suite, puissante, implacable et de haute facture. En effet, lorsque l’affaire est lancée on ne quittera plus l’écran des yeux durant près de deux heures, passionnés et retournés par cette histoire (et toutes celles qu’elle représente). Entre émotion, rage et incompréhension, ce film met nos sens en émois et provoque l’indignation la plus totale envers ces hommes autoritaires et abusifs tout autant que cette institution dépassée qui se veut intouchable. Un film qui fait réagir donc et qui soulève des questionnements et des tabous (coucou les ultra cathos qui préfèrent mettre des œillères ou la Manif pour tous!).

« Grâce à Dieu » a le bon goût de ne jamais verser dans l’excès de pathos ou la complainte stérile. Ozon sait très bien qu’il n’a pas besoin de ça pour réveiller et solliciter l’empathie et la conscience du spectateur. Les faits rien que les faits, autour d’un montage habile et fluide qui voit passer le récit d’un personnage à l’autre de manière évidente grâce à un scénario fort et malin. Certaines séquences font même monter le curseur de l’émotion très haut (sous tension presque) sans aucune musique artificielle, par la seule force de dialogues implacables et d’un jeu d’acteur irréprochable. Des comédiens fortement investis qui, par de simples regards, font ressentir toute la douleur de personnages écorchés vifs dans leur enfance. Des hommes brisés et dont la diversité (psychologique et réactionnelle) permet de cerner l’amplitude de ce fléau et de faire le tour d’un spectre effrayant et de ses nombreuses répercussions sociales, sexuelles et morales. C’est une œuvre coup de poing mais à laquelle l’expression « une main de fer dans un gant de velours » sied parfaitement tant rien n’est agressif ou rentre-dedans mais reste dans le respect. Qui plus est Ozon muscle sa réalisation à chaque film comme en témoigne le sublime plan d’ouverture. Implacable, maîtrisé, fort et nécessaire, du grand cinéma à la fois sérieux et populaire.

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 avril 2019
Honnêtement ce film est vraiment émouvant et ça me tenais à cœur de le voir pour des raisons personnelles. Les acteurs tiennent très bien leur rôle, c'est un film très bien construit.
Le seul point négative que je peux reprocher c'est qu'au début du film, j'ai trouvé ça un peu long l'échange des lettres entre les deux personnes et les voix off, même pour bien nous mettre dans le contexte. Sinon il n'y a rien à redire, c'est beau, émouvant, j'espère que ce film aura pu sensibiliser des personnes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 avril 2019
"Encore un film de bondieuseries "a dit mon Nono au moment de choisir le film,
Mais les critiques sont très bonnes ai je répondu , de deux points de vue, mon chéri athée moi croyante, nous avons fait le même bilan après l'avoir vu :excellent film, tres subtil et juste avec une tension, un suspense bien conduits même si l'actualité nous en donne aujourd'hui la conclusion,
Les acteurs sont remarquables, Melvil Poupaud, Denis Menochet et surtout Swann Arlaud,
J'espère qu'il saura faire bouger les opinions
Jean V
Jean V

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2019
Excellent film qui montre le courage nécessaire et la difficulté à être un lanceur d'alerte.
C'est plus facile de se taire mais pour que d'autres ne subissent pas les mêmes persécutions, il faut avoir le courage de parler.
En rédigeant ma critique je la trouve un peu austère et pas très vendeuse alors que j'ai beaucoup apprécié ce film. Mais le film est meilleur que ma critique, il permet de percevoir toutes les difficultés à être lanceur d'alerte mais c'est très bien fait et le film fait du bien
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 avril 2019
J'attendais beaucoup de ce film et n'ai pas été déçu. La manière de raconter les faits est très opportune. Nous suivons le combat des victimes, avec au milieu de celui-ci des flash-backs, ne montrant rien des faits mais les laissant s'imaginer. Nous ressortons de là avec le sang glacé et taraudés par une question : comment cela a-t-il pu se produire? Le seul point négatif que je trouve est la fin, quelque peu décevante au regard de ce que laissait présager le début. Néanmoins, ce film est bouleversant et devrait être montré aux victimes pour qu'elles sachent qu'on gagne toujours à sortir de son silence.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 avril 2019
Enfin un film qui montre et démontre les abus de l'Eglise : abus qui durent depuis des siècles ! en tout cas depuis le XIXe siècle ! J'ai entendu ma mère racontait ce qu'avait enduré son propre grand-père mis en pension chez les Jésuites à l'âge de 6 ans !! Il est sorti certes avec le bac en poche (il y en avait 2 à l'époque) mais totalement athée et écoeuré. Il put surmonter cette épreuve grâce à son mariage avec une femme intelligente, forte et compréhensive. Plus tard à mon tour, j'avais 40 ans, j'ai rencontré un type de mon âge, très sympathique mais réservé et triste dont je m'étais approché pour lui demander les causes de sa discrétion, qui avait subi la même chose à 11 ans. L'horrible de l'histoire est qu'il avait essayé d'en parler à ses parents, hyper cathos, qui lui ont interdit de le raconter et ont continué à aller à la messe et chantaient bien fort les louanges du Seigneur ! Ce garçon n'a jamais pu avoir, par la suite, une relation sexuelle, quelle qu'elle soit ! Alors, pour eux, pour tous ceux-là, merci Ozon.
Fred M.
Fred M.

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2019
Un grand film. De grands acteurs. Un grand sujet. Et un grand réalisateur. C'est un film puissant qui nous saisit de la première à la dernière seconde. Une mise en scène aride et habile qui nous fait sentir le poids du secret, de l’Église et du non-dit. Des personnages principaux passionnants et magistralement interprétés. Des seconds rôles tout aussi réussis. Et un film qui nous reste longtemps en tête.
Jobette à l'envers
Jobette à l'envers

16 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2019
C'est le spotlight à la française ! du tout bon cinéma, qui dénonce sans accabler ou sans juger. Juste la parole des hommes, leurs vécus et ce passé qui les tourmente. Ils ne sont pas tous motivés par la simple vengeance mais par le simple fait qu'il ne faut pas que ça recommence !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2019
Remarquable, un très grand film émouvant et poignant sur un sujet délicat depuis toujours.
Bravo à tous les acteurs et à F Ozon pour ce travail qui nous fait réaliser le manque d’écoute dont les victimes font l’objet et sur l’omerta des autorités religieuses.
Ceiner M
Ceiner M

54 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2019
J'aurais souhaité mettre plus mais je trouve que la construction du film est déséquilibrée et casant la fiction : des portraits parellèles, même si fidèles certainement à la chronologie de la libération de la parole des protagonistes, dont celui joué par melvil poupaud, qu'on ne suit plus vraiment par la suite...C'est super factuel, et on comprend la difficulté à parler, le trauma subi, l'inanité de l'église...c'est un film utile, mesuré (car on comprend que cela se passe dans des milieux où la foi est centrale) et parlant mais est-ce vraiment un film de cinéma...et finalement, pourquoi, un film et pas un documentaire
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2019
Tourné dans le plus grand secret, le nouveau film de François Ozon a rapidement fait parler de lui. Le cinéaste a été assigné en référé par un avocat demandant de reporter le film au motif que la vraie affaire n’a pas encore été jugée. Cette affaire est celle du Père Preynat, un prêtre suspecté d’avoir abusé de centaines d’enfants dans le diocèse de Lyon. Au motif de la liberté d’expression et de création, le juge a bien permis la projection dans les salles en février 2019. « Grâce à Dieu » filme des hommes, pères de famille ou non, vivant avec un passé douloureux. Scouts dans les années 80, ils souhaitent enfin libérer leurs paroles et dénoncer les abus sexuels d’un prêtre qui pratique encore aujourd’hui et rendre publique le silence de l’Eglise catholique. Les témoignages des personnages de Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Swann Arlaud et des autres étaient suffisamment poignants pour ne pas avoir besoin de recourir aux flash-backs. Ce choix discutable mis de côté, l’œuvre d’Ozon est bouleversante. En effet, « Grâce à Dieu » ne remet pas en cause la foi, mais les hommes qui dirigent l’institution. Pourquoi l’Eglise aurait un pouvoir prédominant sur la justice ? « Grâce à Dieu » nous ouvre les yeux sans caricature et sans tire-larmes sur la cruauté du silence.
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