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Ricco92
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4,0
Publiée le 16 mars 2019
Sorti 15 jours avant le jugement du cardinal Barbarin (ce qui a entraîné une demande judiciaire de la part de l’Église de report de la sortie du film), Grâce à Dieu est une description du travail de l’association La Parole libérée pour faire éclater la vérité sur les agissements du Père pédophile (qui a toujours avoué ses comportements et a même alerté sa hiérarchie sur ce qu’il juge être une maladie) et surtout du silence de l’Église catholique sur le sujet. Pour ne pas faire oublier son sujet, François Ozon traite cette histoire d’une manière sobre malgré une structure assez rare au cinémaspoiler: (chaque fois qu’un membre important de l’association fait son apparition, on se concentre sur son histoire en laissant de côté les "héros" précédents qui ne réapparaissent que lorsqu’ils sont en interaction avec le nouveau protagoniste) . Malgré cela, Ozon arrive parfaitement à passionner un spectateur effaré par le manque d’écoute dont les victimes font souvent l’objet et par l’omerta des autorités religieuses. Cette réussite est notamment due à une interprétation sans fausse note des personnages principaux (Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud) et secondaires (Josiane Balasko est véritablement excellente). Un très beau film sur un sujet délicat qui est hélas toujours d’actualité.
Un peu facile, prendre une histoire d'actualité, qui touche à l'intime des personnages, raconter la vie des victimes et taper sur une institution dont la culpabilité semble évidente. L'histoire de ses gens est dure et leur combat est juste,cependant, je ne pense pas que cette forme artistique soit la meilleure pour raconter des faits réels, on a l'impression d'un mauvais téléfilm , enfonçant des portes ouvertes. Un film un peu long au début au milieu et sur la fin. De plus, il ne propose pas d'ouverture positive à la fin. François Ozon aurait pu attendre le jugement pour monter son film et y ajouter un peu de réel, il me donne l'impression d'être un procès de Barbarin avant même que la justice ne se prononce. Dommage, j'avais des attentes beaucoup plus élevées pour un sujet aussi "touchy".
Le film parle des victimes d un prêtre pédophile qui a sevie en toute impunité pendant de longue années tout en detruisant la vie de ses victimes. Le film pose de grandes questions quand à la responsabilité des personnes complice qui se sont tûent et la remise des victime vis à vis de l Eglise. Le film est bien mais beaucoup trop oong et les victimes trop stereotypées.
Un montage très intelligent qui laisse à chacun des protagonistes le temps de s'exprimer et de dérouler son histoire pour permettre au spectateur d'identifier les différentes expériences vécues par les victimes, les différentes manières d'appréhender le problème, de le vivre, de le surmonter.
Des acteurs tellement vrais, tellement crédibles, tellement profonds, qu'ils nous embarquent sans difficulté dans le scenario au point en qu'en quelques secondes, on a l'impression de connaitre les victimes et on ne peut ne s'empêcher de s'intéresser à elles comme si on avait des liens affectifs / personnels avec elles et dans le même temps, la colère monte d'un cran à l'intérieur contre les coupables de l'horreur.
Un film courageux qui aborde honnêtement, sobrement mais efficacement le sujet délicat de la pédophilie dans l'église et celui plus sournois encore du corporatisme religieux qui en tentant de protéger l'église des scandales qu'elle abrite, agave encore plus son cas.
Mention spéciale pour Melvil Poupaud et Bernard Verley dont le heu est à couper le souffle.
Une histoire vraie qui déclencha un scandale dans le milieu de l'église catholique, juridique et médiatique traité humainement par le cinéaste François Ozon !! Sur un scénario bien écrit et bien structuré , le metteur en scène avait tendance quelques fois de choquer les spectateurs avec des longs métrages osés, avec "Grace à dieu", c'est le contraire en traitant avec pudeur les personnages murés dans le silence dans leurs enfance avec des attouchements sexuels du père Prennac sans voir les scènes et qui, adultes, certains lèvent le silence mais la pédophilie n'est pas reconnu par la hiérarchie catholique et donc le père Prennac exerçant sa profession pendant plusieurs années. On suit les personnages adultes ayant été victimes dans leurs démarches, l'un père de famille en bonne situation qui est le premier et appelle à d'autres a porter plainte, un autre qui file les infos aux médias et un autre qui a raté sa vie à cause de cela. Ils sont interprétés par de très bons comédiens Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud secondés par Josiane Balasko et Eric Caravaca entre autres. Mise en scène inspirée de François Ozon, peut ètre un de ses meilleurs films, je les ai pas tous vus. A visionner.
J'étais sceptique à l'idée d'aller voir ce film, mais j'ai absolument pas regretté. J'ai été bluffé par le film de OZON, réalisateur que j'apprécie sans plus, bien souvent dérangeant. Mais il traite superbement le sujet, sans image voyeurisme. J'ai apprécié le déroulement du film avec des très bons acteurs. A voir.
François Ozon a fait très fort ! Il serait beaucoup trop facile d'imaginer une seule seconde que cette réussite tient de l'actualité du sujet. Non... Ozon met en scène une histoire d'hommes blessés au plus profond d'eux-mêmes. Des histoires jusque là parallèles qui vont se croiser par le fait d'une blessure commune infligée par un cinquième homme. Quatre personnalités radicalement différentes mais qui vont faire un bout de route ensemble pour combattre, frôlant le seuil de l'amitié.
François Ozon a parfaitement choisi son quatuor d'hommes et a choisi tout aussi bien leurs compagnes.. discrètes et tellement présentes à la fois. Grâce à des seconds rôles de haute volée il a construit autour de ces couples des familles pour la plupart solides mais fissurées.
Ce film est passionnant et parfaitement maîtrisé, ne donnant la préférence à aucune histoire au détriment d'une autre. Une mention spéciale à l'acteur qui joue Barbarin et celui qui joue Preynat... parfaitement crédibles dans leurs contradictions et doutes.
C'est un film magnifique, c'est un chef d'œuvre déjà François Ozon à eu le Courage de faire un film sur la pédophilie dans l'Eglise sans que ce soit un film polémique tout est réussi dans ce film, le casting, les dialogues, l'image, la lumière, c'est tourné magnifiquement. De plus la sortie de son film tombait juste avant la décision de justice concernant Barbarin. François Ozon a travers son film prend la défense des victimes et met en lumière le travail de l'association la Parole Libérée et de ses fondateurs incarnés dans le film par tous ces brillants acteurs. Ce film est profondément touchant, délicat et émouvant c'est un chef d'œuvre. Bravo à la Parole Libérée et Bravo à Ozon et à toute son équipe pour son engagement au travers de ce film. Il était enfin temps de montrer les choses telles qu' elles sont.
Le film relate bien les faits, on est rapidement pris dans l'histoire. Ce film témoigne d'une histoire qui mérite d'être révélée au grand jour. Néanmoins, quelques longueurs et passages auraient pu être écourtés. Je l'ai trouvé intéressant mais peut être un peu trop long et factuel.
Étant depuis toujours un admirateur de François Ozon, et par contre pas trop attiré par le sujet..., et même plutôt repoussé, j'y suis allé finalement par une sorte de "devoir civique", me disant qu'Ozon avait du aborder ce sujet pour une raison assez proche. C'est une sorte de reportage, avec de remarquables acteurs, un film très long qui m'a passionné, pris par surprise, beaucoup ému, sans jamais paraître le chercher, l'anti Spielberg... Après ça, Ozon est encore plus irremplaçable...
Merci à François Ozon ! Son film est splendide car tout en sobriété. Il a su trouver la juste alchimie entre docu et fiction : les faits viennent nourrir l'action, viennent donner toute leur épaisseur, leur matière aux comédiens sans céder au manichéisme. Ozon a le souci de relater l'affaire avec précision mais, surtout, nous offre un grand moment de cinéma, un enchainement ininterrompu de scènes magnifiques, émouvantes (le court dialogue entre Alexandre et son fils à la toute fin symbolise l'atmosphère du film). Quelques mots sur le casting : tous les rôles (je dis bien TOUS) sont tenus avec une grande justesse. Je n'en citerai donc aucun mais les félicite chaleureusement car, petits et grands rôles, hommes et femmes, victimes et ecclésiastiques, jeunes et "vieux" nous emmènent, nous émeuvent, nous insupportent, nous font parfois rire, aussi. On sent la patte Ozon : il sait capter et magnifier les moindres expressions, qu'elles soient textuelles (les dialogues sont au cordeau, justes) ou visuelles (les visages, la ville de Lyon, les intérieurs, ...) Félicitations également à la technique : lumière, photo, son, cadrage, ..... sont au diapason. Bref : 2h17 de bonheur cinématographique offert par un cinéaste précieux.
très bon film qui ne se focalise pas que sur le procès mais sur la conséquence de ces actes sur la vie des victimes, sur la religion et le rapport des hommes a celle qui lui ont tout pris magnifiques acteurs très bon scénario
Le grand mérite d'Ozon est d'avoir pris le temps de mettre en place la première partie du film, forcément lente, comme le processus administratif de l'église, comme la démarche du personnage joué par Melvil Poupaud, hésitante mais concrète, surtout qu'à ce moment-là du film, il est toujours très attaché à sa foi et ne veut pas forcément faire de vagues. Et puis l'effet boule de neige et là-aussi, le réalisateur s'attarde sur des situations concrètes et pas seulement sur l'emballement médiatique. Du coup le film reste très proche de l'humain plus que du sujet général, et ça le rend plus fort.
Grâce à Dieu est un film très fort et remarquablement équilibré. J’avais hésité à aller le voir ayant moins que peu d’estime pour l’Eglise catholique. Je n’ai pas regretté une minute cette séance tant Ozon réussit un pari très difficile : montrer avec justesse la diversité des personnalités et expériences des victimes ainsi que leur souffrance. Les séquences en flash-back ne sont jamais graveleuses, l’histoire est racontée par l’homme qui l’a subie puis le flash-back amorce juste le début nous laissant imaginer précisément ce qui va suivre sans nous imposer de vision épouvantable. J’ai également beaucoup apprécié que le rôle des mères et épouses soit montré, leur soutien et leur engagement ayant largement aidé leurs fils ou époux à faire le difficile parcours jusqu’au tribunal. Le cas de Lyon n’est malheureusement qu’un exemple du couvercle mis par la hiérarchie catholique sur les agissements des prêtres pedophiles et le mécanisme est habilement démontré par le film. Les acteurs sont au niveau attendu mention particulière pour Bernard Verley dans le rôle de Preynat remarquablement interprété dans sa perversité consistant à chercher l’ascendant sur les victimes en leur parlant comme s’ils étaient toujours des gamins de 8 ans.