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Un visiteur
3,0
Publiée le 3 mars 2019
Ce filma gagnerait à être un documentaire moins long de 30mn. Et l’on veut croire que la mention « inspiré de faits réels » ne répond qu’à une obligation légale et non à des ajouts du scénariste qui n’auront comme catastrophique conséquence que de jeter le doute sur la totalité des faits. Puisse t il ne pas en être le cas pour toutes les victimes de ce terrible drame.
De la justesse, une correspondance écrite et numérique qui met au grand jour un scandale. une belle diversité des cas traités, un casti.g parfait à la hauteur du sujet .
Sujet pas facile qui meritait une certaine austerite et sobriete dans la narration. Reussi de ce point de vue la , des acteurs tous tres bon , des faits qui semblent proche de la realite et pas de parti pris moral. A la justice de faire son travail , peut etre...et a l'eglise de faire le sien , encore moins sur...
Wahooooo la claque que je viens de prendre !!! En voyant ce film, presque construit comme un documentaire, on ne peut pas sortir indemne rien qu’en pensant à toutes ces victimes qui ont su dénoncer et celles qui se sont tues mais on pense aussi à l’Eglise surtout la hiérarchie qui nous laisse un sentiment de dégoût. Je recommande ce film à tous et bravo à tous acteurs ���
Ca faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant plu. C'est un chef d'œuvre sur une chose qu'il fallait traiter au cinéma. L'abus sexuel des curés est vraiment impardonnable ! Les cacher est impardonnable aussi !! Un grand BRAVO à François Ozon.
Construit comme un thriller passionnant, Grâce à Dieu est magnifiquement interprété. On est scotché du début à la fin. Le montage est extrêmement astucieux : les 3 principaux protagonistes sont présentés chacun à leur tour, avant un final qui décrit le début des procédures judiciaires.
Un film qui ne laisse pas indifférent, on a l'impression de voir un reportage sur plusieurs protagonistes, qui cherchent la justice, et dénoncent la politique du silence de l'église, c'est effarant, le jeu des acteurs est bouleversant, si vous voulez vous distraire c'est pas le film a voir, je dirais plus un témoignage.
François Ozon est un réalisateur gourmand et éclectique, capable du pire film de comédie ou de drame bobo-existentiel, comme du meilleur, offrant aux spectateurs une vision acide sur le monde, avec un brin d'humour décalé. Cette fois, le réalisateur talentueux s'attaque à un sujet hautement à risque, celui des crimes sexuels commis par des prêtres sur des enfants. Non seulement "Grâce à Dieu" tente de montrer comment des victimes devenues adultes ont essayé de se sauver du traumatisme subi, mais surtout le film s'intéresse à l'institution religieuse elle-même, puissante et aveugle, malgré les recommandations sans fard de l'épiscopat en la matière.
La toute première partie fait craindre deux écueils principaux. Le premier est celui de la réduction d'une famille lyonnaise, bourgeoise et catholique, à une série de stéréotypes grossiers. Le second est celui du pathos avec ces échanges de mails ou de correspondances en hors champs. En fait, le récit dépasse totalement ces risques en détournant son regard sur plusieurs victimes dont la recherche de justice et de vérité les fait tourner à l'obsession et à la hargne. Poupaud, Ménochet, Caravaca incarnent avec perfection les personnages de victimes qui tentent de reconstruire une vérité et de se réparer, jusqu'à s'enrober de kilos de trop. Une mention spéciale doit être apportée au très grand Swann Arlaud. Il s'agit sans doute d'un des plus grands comédiens du moment. Il habite un Emmanuel cassé par une histoire d'échecs scolaires, des traumas sexuels qui ont abimé son corps et son âme, et des crises d'épilepsie à répétition, sans jamais tombé dans l'excès ou la caricature. Il porte à lui seul un film relativement long dont on ressort à la fois révolté et illuminé par ces combats pour la survie et la justice.
Ce film est une enquête dans un monde relativement secret et inaccessible aux communs des mortels. On y apprend, avec effroi, la négligence de l'Eglise par rapport à la pédophilie pour des raisons sûrement compréhensibles du maintien de cette institution avec des hommes de vocation toujours de moins en moins nombreux ! C'est tout un système religieux qu'il faut repenser. C'est bien de pouvoir s'en rendre compte mais il faudra du temps. Combien ?
Un jeu d’acteur très mauvais en globalité , des dialogues très surfait digne d’un mauvais téléfilm. Un film mou , ennuyeux et qui tourne en rond . En bref un thème poignant dans un film plat et sans intérêt si ce n’ai que de d’énoncée ( et oui un point positif ! )
Beaucoup de plans identiques, trop de clichés.. Le personnage qui boit un café devant une fenêtre pour réfléchir, les personnages se rencontrent toujours dans un café, etc.. Grace à dieu aurait pu être une série sur france 2 mais pas un film.
" Grâce à Dieu " est un film d'une importance capitale, pour la vérité, pour l'église et, à moindre mesure tant le champ en semble dérisoire, pour le cinéma français en général et François Ozon en particulier. On parle de film polémique en évoquant ce film alors qu'il s'agit d'un film vérité, attendu par tous depuis toujours, et avec un ton d'une justesse respectueuse assez remarquable. L'histoire est absolument monstrueuse et renvoie à énormément d'affaires de pédophilie, notamment dans le milieu de l'église. Le ton de cette enquête est d'une sobriété humaine, glaçante et loyale envers les victimes et les catholiques. François Ozon, réalisateur-scénariste de génie, a toujours su tout au long de sa carrière viser juste. Avec ce film, il passe encore un cap: il passe au delà du culot et du goût du risque, il atteint le stade ultime de la perfection. Il est impossible de décrire ce que ce film provoque, tant il est fort et nécessaire. En ce sens d'ailleurs, le cinéma français montre encore qu'il est le seul à savoir évoquer ce thème avec une telle justesse ("Polisse" ou "Les Chatouilles" sont également de cette veine brute et exemplaire sur un sujet monstrueux). " Grâce à Dieu " est un film nécessaire, bouleversant et brillant. Sa sortie quelques jours avant le verdict qui sera délivré le 7 mars à venir est tout autant courageux qu'important. Rien d'autre à dire que ce film m'a personnellement totalement bouleversé ; peut être aussi pour ça que les mots viennent dans le désordre, sans logique mais avec énormément d'émotion.
Une excellent film sur un sujet difficile. J'y suis allée sans grande conviction, sans être non plus une fan absolue du travail d'Ozon, mais je dois reconnaître que ce film est une réussite. Les acteurs, presque tous inconnus, sont très crédibles, bien choisis. C'est à la fois émouvant et pas trop racoleur. Presque un documentaire, avec ce qu'il faut de fiction pour rendre les personnages attachants et divers. Pas "anticlérical primaire", bien que très critique sur l'attitude de l'Eglise. On sort très ébranlé...
Très bon film avec des acteurs remarquables. Bravo à l'acteur qui joue le rôle difficile du père Preynat. Melvil Poupaud interprète avec une grande justesse ce père de famille de la bourgeoisie catho de Lyon. Les films tirés d'une histoire vraie très nombreux aujourd'hui sont rarement réussis. Ozon réussit à nous faire entrer dans cette affaire de prête pédophile avec beaucoup de pudeur et pertinence. La fin est un peu mélo, c'est mon seul reproche.
A Lyon, Alexandre, marié, 5 enfants, bien dans sa vie, découvre que le père Preynat qui a abusé de lui dans son enfance est toujours en activité et en contact avec des enfants. Ils informe le diocèse des inclinations du prêtre et demande qu'il soit défroqué.
François Ozon parvient à nous tenir en haleine pendant plus de deux heures sur l'histoire de ces adultes qui se sont regroupés pour faire éclater la vérité sur les agissements du père Preylat et l'inertie de l'Eglise. Une histoire à priori connue mais qui vue du côté des protagonistes conserve tout son intérêt. Les portraits des victimes, de leur bourreau et des gens d'Eglise sont percutants, chacun dans des tonalités différentes. L'émotion gagne à plusieurs reprises face à ses hommes rattrapés par leur détresse d'enfant, ainsi que l'évidente indignation face à une église qui passe totalement à côté du drame.
Les comédiens, Melvil Poupault, Denis Ménochet, Swann Arlaud, Josiane Balasko, Hélène vincent, Aurélia Petit, Eric Caravaca, Bernard Verlet, Frédéric Perrot, François Marthouret... sont tous très justes.
Ce Ozon, très différent de ce que le réalisateur a pu nous proposer jusqu'alors, dans une forme moins originale, avec un scénario plus classique, à l'écriture parfaitement maîtrisée, esquivant tout effet de répétition, relève parfaitement un pari qui s'annonçait pourtant risqué. sanscrierart.com