Grâce à Dieu
Note moyenne
4,2
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488 critiques spectateurs

5
116 critiques
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235 critiques
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89 critiques
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29 critiques
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petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2019
Sur un sujet sensible, grave, fort, François Ozon a su instaurer la dose suffisante d'émotion, de chagrin, de peine, d'admiration sans verser dans le patos ni la caricature ni la haine envers l'église. L'interprétation des différents acteurs est magistrale et fait bien remonter tout le drame qu'on pu vivre toutes les victimes. La réalisation est solide, la narration de l'histoire simple avec un crescendo bien emmené. Le film est toutefois trop long et ces portraits d'enfants devenu hommes par instant mal venus lorsqu'ils décident tous de parler. On verse parfois dans l'euphorie, la joie et la gaieté ce qui brise l'empathie et la gravité des faits commis. Peut être cette psychologie est-elle plausible, personnellement elle m'a gêné par instant. Du bon cinéma néanmoins sur la nécessaire parole libérée de toutes ces personnes et le combat qu'elles mènent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 février 2019
Grâce à Dieu de François Ozon marquera à jamais le cinéma français. En effet, cette œuvre propose une réelle réflexion sur les abominations cautionnées d’une institution religieuse aussi archaïque que corrompue. François propose ici une vision sobre et toute en retenue d’un sujet de société encore complexe et obscur en France : s’appuyant sur des investigations de MediaPart, nous sommes plongé dans l’affaire Preynat, membre du diocèse de Lyon et inculpé pour multiples agressions sexuelles sur mineurs et divers actes de pédophilie avérés. On saluera également la prestation aboutie de Denis Menochet, Melvil Poupaud et de Swann Arlaud. Les divers témoignages sont parfaitement agencés et nous explique les origines de l’association La Parole Libérée, qui œuvre auprès dés victimes. Cette œuvre, propose au spectateur des moments poignants, de grande intensité émotionnelle, nous invite à l’empathie et propose de mettre en lumière le traumatisme ainsi créé chez les victimes
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2019
Pour la « Grâce à Dieu » de François Ozon, je n’ai que 2 critiques à formuler : 5 flash-backs bien trop lourdauds pour un film si subtile, et le fait que la famille d’Alexandre avec ses 5 enfants bien propres et bien cathos nous fasse trop évoquer la famille Le Quesnoy de « La vie est un long fleuve tranquille » de Étienne Chatiliez (1988). Sinon ce film qui résulte d’une enquête minutieuse montre parfaitement la difficulté de la démarche des victimes et pour Alexandre, catholique pratiquant, on comprend que sa volonté de simplement pouvoir dire la vérité – « la parole libérée » - a dû être un « chemin de vérité » comme dit dans le film, en fait un réel chemin de croix vis-à-vis de sa foi. Sans modifier les prénoms ni les noms, François Ozon nous présente une palette de victimes dont les démarches différent (allant jusqu’à la condamnation du haut clergé et la nécessité impérative d’un procès canonique pour le père Preynat). Il montre également les nombreux freins dans cette démarche : au sein du couple, au sein de la famille et au niveau de la société avec le qu’en dira-t-on voire les répercussions professionnelles (Alexandre qui travaille à Paris dans une grande firme internationale, exemple du pâtissier dont les parents ont plusieurs commerces à Lyon) … Face à ces victimes, le cardinal Barbarin dont le jugement doit tomber prochainement mais qui à mon avis sera « protégé » par sa position de prélat des Gaules et ses relations tant à Lyon qu’au Vatican ... et une personne bien étrange, Régine Maire, qui est présentée à Alexandre comme une médiatrice voire une psychologue lui permettant enfin de pouvoir rencontrer enfin le père Preynat toujours en exercice auprès de jeunes, mais qui en fait s’avère être la secrétaire et la chargée de communication du cardinal Barbarin … un rôle d’autant plus étrange que cette femme est de nos jours rédactrice en chef du journal « La Croix ».
Bref un film très intelligent et fort bien fait avec – cerise sur le gâteau- le duo formé par Emmanuel (Swann Arlaud), un « zèbre », et sa mère interprétée par Josiane Balasko.
Fabrice D
Fabrice D

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2019
Magistral, très beau film qui traite d'un sujet tabou. On voit bien tout le poids de l'église et de certaines familles qui empêche que la parole se libère.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 février 2019
Excellent film. Il nous montre toutes les facettes du genre humain, particulièrement dans ce cas de figure. Ce film peut être vu par tous. Seul le sujet est difficile et dérange bien évidemment.
Laurette S
Laurette S

33 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2019
En pleine periode de tourmente pour l'Eglise catholique sommée de denoncer enfin ses moutons noirs et surtout le système d'omerta qui leur permet de continuer à faire des victimes en toute impunité, ce film s'attache bien sûr à révéler les souffrances des enfants abusés devenus des hommes fragilisés par ce traumatisme initial. Sur l'initiative de l'un d'entre eux, ils vont entreprendre de libérer cette parole qui les étouffait. Il faut du courage pour décrire avec précision devant les policiers ces attouchements qui les ont couverts de honte, dans un renversement de la culpabilité qui est le propre de ces crimes sexuels. Tous les acteurs jouent parfaitement les différentes figures de cette résilience. Mais s'il y a une chose en particulier qui m'a touchée au vif, et avec moi toute la salle qui a comme sursaute sous le choc, c'est lorsqu'on entend le cardinal incriminé pour avoir couvert les faits par son silence prononcer l'expression qui est le titre du film "Grâce à Dieu". Je me demandais quel sens Ozon donnerait à ces mots si banals que nous les prononcons souvent sans meme y penser. Ici ils reprennent un sens terrifiant. L'Eglise croit que Dieu lui même couvre ses crimes! L'idée est que l'institution ecclésiastique est si importante qu'elle ne doit pas être remise en question par la faute de quelques uns. Église machiavélique donc, sans pitié pour les malheureux, ou du moins de pure façade, éloignée des exigences de justice et pour laquelle la fin (se preserver) justifie les moyens (protéger des coupables) On parle beaucoup d'hypocrisie, c'est bien plus grave et le pape François me semble plus près de la vérité quand il parle de Satan, plus modestement je dirais du mal même, celui qui cherche à s'imposer comme une nécessité.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2019
Un film très bien construit, de manière intelligente. Comme un documentaire.
Un film plein.
domi...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 février 2019
Film narratif au lieu du documentaire initial...
La mention « pure fiction inspirée de faits réels »...

Quels excellents choix n’est-ce pas afin d’assurer la diffusion de ce « filmodocument » aux atouts exceptionnels, montrant les dérives de l’Eglise catholique et son couvert face aux abus. Au cœur de l’actualité, ce film poignant met correctement en évidence la souffrance des uns, le silence de certains et la non-dénonciation malgré que tous s’accordent sur les faits... Depuis 20 ans, plusieurs cas similaires sont passés sous silence, voire pire, ont vu l’affaire être étouffée.

Sans aucun doute, ce « filmodocument » a failli être interdit sans doute pour ne pas médiatiser davantage encore cette affaire...

Ce film trace les abus sexuels, d’autre films pourraient aussi voir le jour concernant certaines violences ou encore sur les dérives financières et/ou politiques... La séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 a un rôle bien saugrenu au 21è siècle et semble complètement désuet sur le plan pratique.

Le jeu des acteurs met bien en évidence plusieurs troubles psychologiques liés aux abus sexuels subis...

Au bout du compte, si les prêtres pouvaient se marier, sans doute de tels abus seraient rarissimes, voire inexistants... Il est intéressant de parcourir la Bible et de constater que nulle part il est écrit qu’un prêtre ne dit pas se marier, bien au contraire, dans multiples passages les prêtres sont appelés de marier et à avoir des enfants... Jésus lui-même a laissé son mandat en disant de se multiplier... Le fait est que cette interdiction est une pure invention de l’Eglise catholique, écorchant la Bible et provoquant les dérives que nous connaissons aujourd’hui.

Il est écrit : «Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre tout péché et tout mal commis par les humains qui, par leurs mauvaises actions, étouffent la vérité.»
‭‭( Romains‬ ‭1:18‬ ) - ce verset est explicite, cela englobe les humains, y compris les prêtres !

Je ne peux pas m’empêcher de citer un autre passage biblique démontrant les conséquences de ces actes :
«On sait bien comment se manifeste l'activité de notre propre nature: dans l'immoralité, l'impureté et le vice, le culte des idoles et la magie. Les gens se haïssent les uns les autres, se querellent et sont jaloux, ils sont dominés par la colère et les rivalités. Ils se divisent en partis et en groupes opposés; ils sont envieux, ils se livrent à l'ivrognerie et à des orgies, et commettent d'autres actions semblables. Je vous avertis maintenant comme je l'ai déjà fait: CEUW QUI AGISSENT AINSI N’AURONT PAS DE PLACE DANS LE ROYAUME DE DIEU.»
‭‭(Galates‬ ‭5:19-21‬) - Y compris les prêtres donc... Ça a le mérite d’être clair non ?

Bref, merci pour ce film qui, je l’espère, fera bouger les choses et je prie pour que l’affluence des téléspectateurs servira comme un témoignage de l’intérêt à cette cause pour que la Justice des hommes et que la Justice de Dieu soient rendues.
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2019
Vraiment un très grand film, qui fait forcément réfléchir, sur beaucoup de choses, pour moi ce film devrai être montré à des adolescents, au collèges : pour montrer la gravité des actes. Effectivement beaucoup d’enfants cachent au plus profonds d’eux des actes inavouables, par peur du ridicule, ou pression... Vraiment un film troublant, la cruauté de certains détruisent la vie d’autres, certes oui on le savait... Mais la vision que montre François Ozon la façon dont est tourné la caméra, est tout simplement parfaite : c’est ce qu’il faut dans un sujet aussi grave, une pointe de simplicité !!
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2021
Alors qu’il l’avait tourné dans le plus grand secret, François Ozon ne pouvait pas rêver mieux comme publicité pour son nouveau film. En effet, en s’emparant de l’affaire de pédophilie qui a secoué le diocèse de Lyon (révélée à peine quelques semaines après la sortie en salles du poignant "Spotlight"), il a été dans le collimateur des avocats du prêtre Bernard Preynat, lesquels ont essayé de faire reculer la date de sortie de ce long métrage en agitant la bannière de la présomption d’innocence. Il n’en fallait pas plus aux médias pour se saisir de cette polémique et l’étaler sur les journaux qu’ils soient télévisés ou écrits. Grâce à Dieu (facile, hein ^^), François Ozon a fait preuve d’une intelligence remarquable, et justice a été rendue en autorisant la sortie de son film à la date initialement prévue. Son intelligence se remarque dès le générique du début, en affirmant qu’il s’agit là d’une fiction tout en se basant sur des faits existants et déjà rendus publics. Est-ce là une manière de dire qu’en aucun cas il ne portait le moindre jugement sur cette affaire ? Toujours est-il qu’il confirme cet état d’esprit en reprenant les verbatim. Ces mêmes faits ont vite fait d’influencer l’opinion. Chez n’importe qui. C’est normal. C’est humain. Et ils sont tout bonnement scandaleux. D’autant plus scandaleux lorsque ça vient de quelqu’un qui est supposé être irréprochable, de par son titre et ses fonctions. Mais là où Ozon s’est montré incroyablement malin, c’est qu’il a opté pour un point de vue depuis les victimes. Des gens comme vous et moi. Des gens lambda. Des gens que vous côtoyez peut-être, que vous sachiez quel a été leur drame ou pas. C’est en toute logique qu’à travers cette réalisation on ressente ce qu’on ressentirait de toute façon vis-à-vis de cette sombre affaire, sans pour autant parler de parti pris. Même si pour le public, l’idée est déjà toute faite. A côté de ça, il n’y a aucun discours politique. Ni même du côté religieux bien que sur ce point de vue-là, Ozon a pris soin d’expliquer dans les grandes lignes la loi du silence exercée par le catholicisme, tout du moins les mécanismes par le biais des mesures prises (quand elles existent) pourtant jugées aux yeux de tous insuffisantes, à défaut d’être radicales. D’une certaine façon, au risque de choquer, cette omerta se comprend parce qu’il faut reconnaître que ce genre de crime (parce que ça en est un) fait désordre dans une institution comme celle-là, notamment quand celle-ci existe depuis plusieurs siècles. Cela ne veut pas dire que j’approuve cette politique de l'autruche, bien au contraire je la condamne avec la plus grande fermeté. Comme vous, ça me révolte ! Entre parenthèses, j’avoue voir d’un bon œil la tendance actuelle qui voit Rome commencer à faire le ménage dans ses rangs par les destitutions, mais il y a tant à faire encore. Mais voilà le mot qui convient : la révolte. Par des paroles maladroites (ou pas), les comportements, l’immobilisme de l’institution, c’est ce sentiment de révolte que va connaître le spectateur après être passé par le stade de la stupéfaction. La preuve en est sur les broncas qui s’élèvent de la salle sur certaines répliques, ou sur certaines actions. C’est là que la réalisation de François Ozon est remarquable : par une caméra qui a réussi à plonger dans le quotidien des victimes (nous en suivront trois en particulier) sans que cela apporte la moindre gêne visible, le public vit leur histoire. Ozon est parvenu à éviter le piège du parti pris, mais est-il arrivé aussi à ne pas succomber au ton mélodramatique. Pièges pourtant faciles ! Effectivement ! Mieux, un soupçon d’humour a été incorporé, notamment lorsque les victimes se trouvent confrontées entre elles. Pour ce qui est de la réalisation, elle est dans sa plus stricte simplicité. Ou plutôt devrais-je parler de sobriété. En tout cas, il n’y a aucun effet de style pour appuyer tel ou tel événement. Non seulement les répliques se suffisent à elles-mêmes, mais en plus la caméra s’est tenue au plus près des victimes. Ainsi, nous vivons au même titre qu’elles les témoignages de soutien, l’incompréhension des enfants, et même le désintéressement de certains (le frère de l’un, le père de l’autre…) pour parler gentiment. Parce que François Ozon nous permet de partager l’intimité de ces personnages : quand ils parlent de ce qui les rongent, la réaction qu’ils ont quand tout remonte à la surface, les souvenirs enfouis depuis longtemps par l’intermédiaire des flashbacks, le chamboulement de la vie de famille, la difficulté à créer une association, le contenu même des discours publics qui doivent se révéler « politiquement corrects » comme on a coutume de dire dans ce genre de cas… Alors oui, nous le public, accompagnons avec tout notre soutien ce combat qui s’annonce long et difficile, lequel ne manque pas de transformer ces hommes et de voir leur vie au quotidien se changer au fil des jours, des semaines, des mois. D’autant que la prestation des acteurs sonne juste dans la peau de ces personnages somme toute très différents les uns des autres. Comme quoi, personne n'est à l'abri, quels que soit sa condition, son niveau social. La qualité du jeu d’acteur vaut autant pour les rôles principaux que pour les rôles secondaires. Cela va du trio de tête Melvil Poupaud/Denis Ménochet/Swann Arlaud que pour les personnages interprétés par Josiane Balasko, Hélène Vincent, François Chattot et tous les autres impliqués dans le drame d’un des leurs, en passant bien évidemment par Bernard Verley en Père Breynat, pivot central de cette affaire à la dimension sordide et homme pour lequel on se surprendra à l’insulter de tous les noms d’oiseaux lors des flashbacks paradoxalement suggestifs et évocateurs, mais pour lequel on le voit comme un pauvre type même s'il n'a aucune excuse. "Grâce à Dieu" est donc un excellent film qui aurait pu aussi bien être décliné en documentaire, car il dresse le portrait de personnes qui trouvent leurs forces dans leurs faiblesses passées, tout en étant engagé sans que ce soit une vindicative politique ni même religieuse, mais seulement sur le poids des responsabilités de chacun. Et pour couronner le tout, la narration est si fluide, le récit est si réaliste, qu’on arrive sans peine au bout des 137 minutes, lesquelles se concluent par le stade actuel de l’affaire présentée ici. Alors quand on prend en compte tous ces éléments que le cinéaste a manipulé, il me semble difficile de ne pas attribuer la note maximale, alors que j’étais parti pour donner (seulement) un 4 ou 4,5 sur cinq. Comme quoi, de rédiger un petit avis finit d’ouvrir les yeux sur une œuvre parfois…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 février 2019
FILm traitant avec tact et pudeur d’un sujet oh combien délicat. Remarquable dans son expression et son interprétation. Il permet de briser les chaînes de ceux qui ont subi le même type d’epreuve Et n’ose pas parler.
Ceux qui attendait un film aux images sulfureuses et voyeuristes en sont pour leurs frais et c’est très bien.
Très bonne thérapie pour les victimes
Bravo
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2019
Beau film bien tenu, avec un casting impeccable et ce panel de 3 abusés (principaux) donne à comprendre comment chacun gère sa souffrance face à la même agression vécue dans sa jeunesse, au fond de lui. Le rôle de Barbarin est suffisamment personnel pour n’engager que lui et ce film n’est pas à charge contre l’Eglise, il évite la facilité et ça ne devait pas être simple !
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2019
Est-il besoin de s'attarder sur l'histoire elle-même dans la mesure où elle est dorénavant bien connue, ne serait-ce que grâce aux efforts faits par certains pour empêcher la sortie du film ! On se contentera de dire qu'il s'agit d'une représentation qui semble très honnête du combat mené par un groupe de personnes contre un prédateur sexuel et contre sa hiérarchie, manifestement au courant de ses agissements et qui n'a rien fait. Des personnes qui, comme le dit l'un d'eux, ne se battent pas contre l'église mais pour l'église. Qui se battent aussi contre la prescription, particulièrement dommageable dans les affaires sexuelles et plus encore lorsque les victimes sont des enfants, le besoin d'en parler et de demander justice intervenant très souvent bien longtemps après les faits.
Le film, Grand Prix du Jury au dernier Festival de Berlin, démarre assez lentement avec le cas d'Alexandre, interprété par Melvin Poupaud dont on aurait souhaité davantage d'expressivité : une habitude chez ce comédien ! Heureusement, le film monte dans les tours avec les arrivées de François (excellent Denis Ménochet), puis de Emmanuel (non moins excellent Swann Arlaud). Le reste de la distribution est de "qualité supérieure", nul besoin d'en dire plus. Une dernière interrogation : s'agit-il d'un film de François Ozon ? Bien évidemment, mais un film de François Ozon qui s'écarte beaucoup de tout ce qu'il avait fait jusqu'à présent.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 mars 2019
Je viens d’aller voir le film grâce à toi. Un film poignant qui reflète le sujet de la pédophilie dans les églises notamment le sujet du prêtre sur Lyon. Actualisée aujourd’hui par la condamnation de monseigneur, j’ai trouvé ce film magnifique ! Bouleversant ! Je ne suis guère déçu de ce magnifique film qui touche un empire intouchable ! Bravo à toute l’équipe
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2019
Honnêtement, j'attendais beaucoup plus de ce film depuis le temps que je voulais le voir. Alors certes, le casting est très intéressant et les performances des acteurs sont honorables. Le sujet est tabou et c'est assez rare qu'il soit posé à l'écran, surtout au cinéma. J'ai été aussi heureux de pouvoir apprécié toutes ces images de Lyon, c'est agréable pour un lyonnais comme moi. Cependant, pour moi, je trouve que pour un thème comme celui ci, ce drame n'est pas assez coup de poing. Ce serait faux de dire que tout est pris à la légère mais franchement, j'ai pas trouvé ça choc et justement c'est ce qu'il aurait fallu. C'était même assez déroutant de voir que dans ma salle de projection, il y ait eu de nombreux rires pendant ses deux heures. Ca prouve bien une chose, que c'était trop plat. Je reproche également le fait que ce soit beaucoup trop long, on fini par tourner en rond. Et puis, j'ai trouvé dommage que la fin soit un peu trop sommaire. En fait, "Grâce à Dieu" a fait tellement de bruit avant sa sortie, moi même j'étais impatient et au final je me suis dit "ah ouais, c'est que ça en fait". Donc, à vous de juger maintenant. 10/20.
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