Grâce à Dieu
Note moyenne
4,2
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488 critiques spectateurs

5
116 critiques
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Alexeve
Alexeve

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2019
Ne jamais oublier car les victimes sont meurtries à jamais. Peut-on écrire simplement sur un film si puissant, à la tragédie si intime et si dévastatrice ? Essayons ! Ce film est fort par sa dénonciation des faits qu’il met en scène, bien sûr, par la subtilité de cette dénonciation, des faits qui ne devraient d’ailleurs jamais être prescrits parce que justement les victimes le sont à vie. Leur douleur et leurs blessures ne seront jamais prescrites, elles ! C’est-là la seconde force de ce film. De montrer combien à l’occasion de propos, d’événements, aussi minimes soient-ils, les victimes, très jeunes ou moins jeunes, consciemment ou non, en portent les conséquences intimement, indéfiniment : dans sa foi pour Alexandre, ses engagements pour François, ou son corps et son intimité pour Emmanuel. « Grâce à Dieu » nous donne à entre voir _ entre voir seulement _ comment ces cicatrices douloureuses se logent par surprise dans les plis, les méandres de la vie. L’ultime force de ce film est de montrer que l’entourage des victimes, ignorant des faits ou même attentif, peut passer à côté, ponctuellement ou définitivement, de ces blessures sans cesse ravivées. C’est l’Église qui est ici accusée à juste titre pour sa trop longue incapacité à dénoncer ces viols, et à soutenir les victimes. À nous tous de nous souvenir que nous côtoyons _ peut-être, sûrement ! _ des victimes de viol, pas seulement par des prêtres, et que ces « secrets de famille », éventés ou pas, irradient et disloquent très profondément les maisonnées.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
Il y a matière à discuter la forme et les choix de réalisation de François Ozon, certes, mais tout cela compte peu face à la force du propos. Si l'affaire du père Preynat est inévitablement au coeur du récit, le film traite pourtant de deux autres sujets : d'une part, le traumatisme des victimes et, de l'autre, le corporatisme aveugle de l'institution cléricale. Et il faut reconnaitre que François Ozon atteint doublement son objectif : il parvient à la fois à faire ressentir la souffrance des victimes - ce qui est le plus important - et prouve à quelle point l'Eglise catholique est et demeurera toujours sourde, aveugle et inhumaine car, en sortant ce film avant la tenue des procès, il a provoqué la réaction de l'institution qui n'a pu se retenir de lancer une action en justice, faisant une fois de plus le choix de protéger l'honneur du bourreau et non celui des victimes. CQFD. Bravo François Ozon.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 février 2019
Sujet difficile à traiter mais tres bien adapter, un film qui nous fait réfléchir sur la société qui nous entoure! Un jeu d'acteur touchant et puissant! Je vous le conseil vivement
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
Osez l'Ozon, osons l'osé! François Ozon s'est lâché et c'est la première fois qu'il me convainc sans réserves. Certes il surfe sur un thème d'actualité mais il a su passer entre les gouttes. Les gouttes de l'interdiction en justice, les gouttes du manichéisme à outrance, les gouttes de la dénonciation facile. Bien servi par ses acteurs, il s'attache à décrire avant tout le parcours libératoire des victimes, de la longue démarche qui conduit de la souffrance refoulée à la parole apaisée. Et ce chemin est douloureux, comme pour les anciennes victimes de la shoah, ou les complices forcés d'actes de torture, lesquels n'ont pu en parler pendant de longues années, voire décennies. Les lyonnais se sentiront chez eux, en reconnaissant les lieux et détails de la vie courante entre Rhône et Saône. Voir le film à Sainte-Foy, commune limitrophe à la colline de Fourvière, "la colline qui prie" avait une saveur encore plus particulière, puisque les délits de pédophilie se sont déroulés à proximité ( si l'on peut dire…) immédiate. Les croyants indéfectibles y verront l'occasion pour leur chère église catholique de faire le ménage en éliminant les brebis galeuses. Les athées extrémistes y trouveront la preuve que toute l'institution est à jeter. Les indécis auront l'envie de compatir avec les victimes, qui sont confrontés au jugement de leur conjoint, de leur frère, de leurs parents. Porter plainte, forcer la porte du diocèse sont des tâches titanesques alors que le cerveau a lutté pendant une éternité afin d'effacer les viols ou attouchements portés par une personnalité charismatique, un modèle pour tous d'engagement et de ferveur catholique. Dans ce film réalisé rapidement et un peu en avançant masqué, il y a certainement quelques fautes de décors ou de détails liturgiques. Peu importe, le propos n'est pas là: la parole n'est plus d'évangile, mais libérée. Quel merveilleux pays où nous vivons, dans lequel un tel film est encore possible. cinéma 1 - février 2019
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
C’est un film tout à fait passionnant et captivant. Particulièrement juste et remarquablement bien joué. On ne voit pas les 2 heures 17 passer, c’est limite un peu court. Merci à François Ozon pour cette merveilleuse réalisation. Un des rares films qu’il est indispensable de voir.
Martine M
Martine M

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2019
Superbe réalisation, grande qualité dans le traitement d un sujet terrifiant dont les conséquences sur les victimes et leurs familles sont dévastatrices ... si tous les sujets d actualité pouvaient être traités avec la même qualité
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2019
Nous allons revivre, pendant les 2h17 de cette oeuvre, toute l'affaire des abus sexuels au sein de l'église catholique ayant éclaté depuis quelques années dans le diocèse de Lyon, avec notamment le père Bernard Preynat et le cardinal Philippe Barbarin.
Trois hommes clés, Alexandre (Melvil Poupaud), François (Denis Menochet) et Emmanuel (Swann Arlaud), tous trois victimes de ce prêtre pédosexuel dans leurs jeunesses, vont chacun leur tour raconter leurs histoires, leurs calvaires et leurs combats pour demander justice et vivre avec cette terrible souffrance.
Une association est d'ailleurs créée (La Parole libérée) afin de soutenir et regrouper les centaines de victimes désirant témoigner.
Je reconnais au réalisateur François Ozon (qui porte bien son nom) un courage cinématographique pour ce lancer dans un tel scandale religieux, je suis plus réservé en ce qui concerne la forme un peu trop didactique, pas très captivante et trop longue à mon goût.
Les 3 acteurs principaux sont vraiment très bons mais quel dommage d'avoir divisé ce film en 3 sous-parties presque distinctes avec pour chacune un comédien phare. Il faut attendre plus d'une heure pour voir enfin le brillant Swann Arlaud et sa mère Josiane Balasko par exemple !
Un bon reportage sur un drame abject, mais un peu long et un peu lisse. Dommage.
Site www.cinemadourg.free.fr
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
Sujet ô combien sensible traité de main de maître par le scénariste réalisateur et bien servi par l’ensemble de la distribution des rôles, tous plus crédibles les uns que les autres, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre du mal absolu relaté. Côté scénario, quand il s’agit comme ici de s’inspirer (très largement et sans faux-nez) d’une affaire défrayant encore en ce moment même la chronique judiciaire, il n’y a qu’à se laisser guider. Il y a un parti-pris accusatoire. Il faudra au spectateur garder une certaine distance pour respecter la présomption d’innocence, non pas du prêtre qui a reconnu ses vices, mais sur la question de savoir si sa hiérarchie religieuse a couvert ou pas. Le propos à charge est en outre servi par une présentation de l’Eglise catholique romaine, pas du tout expurgée de ses rituels et de sa sacralité, terreau sur lequel se développera l’abomination du silence et de la discrétion qui feront doubles victimes. Un film qui va marquer son époque et qui ne manquera pas de récolter plus d’un prix, sauf à ce que la bien-pensance religieuse, conformiste et traditionnaliste, réussisse à faire barrage. Ce qui, de nos jours, semble peu probable mais qui sait ? Il est certain que le public ayant une foi sincère puisse être indisposé. Mais justement, la sincérité impose d’accepter ce type de récit témoignage.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
Un film dur mais nécessaire, émouvant sans essayer de faire pleurer dans les chaumières, avec des acteurs formidables.
Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 février 2019
Ceci n'est pas un film, juste pointer du doigt un drame terrible : la pédophilie en milieu ecclésiastique. Un scénario inspiré de faits réels, des vues de Lyon et des postures d'acteurs. Nourrir le débat ? Il faudrait plus de profondeur dans le scénario. Beaucoup de déception !
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2019
Grâce à Dieu a tout du film dossier mais François Ozon parvient à surpasser les codes du genre et à en faire son film le plus réussi car peut être le plus atypique. D'une rare puissance d'évocation dans le jeu tout en force mais avec une grande pudeur de tous les interprètes et dans la narration du récit, tout en fluidité, le film tient en haleine durant toute la projection malgré une longueur qui aurait pu être rédhibitoire. Car, avant tout, Grâce à Dieu est un film de scénario, d'une grande précision dans la recherche documentaire des évènements et la caractérologie des personnages qui sont tous le contraire de caricaturaux. Les dialogues sont ciselés, sans fard, énoncés avec passion et rigueur. On aurait pu craindre la trop grande importance de la voix off mais celle-ci sait rester non invasive. Les interprètes sont magnifiques, dans des rôles très complémentaires, taiseux, cachés derrière leur trauma, feignant de donner l'apparence de l'effondrement ou au contraire présentant des signes physiques pathologiques exacerbés. Les acteurs secondaires jouent justes dans des rôles difficiles et parfois à contremploi telle la très sobre Josiane Balasko. Même si la mise en scène n'est pas des plus manifestes (avec un bon montage et quelques belles idées de photographie), la douceur et force des cadrages impressionnent. Seul bémol : quelques scènes caricaturales qui en font trop (lorsque spoiler: la femme du personnage principal avoue avoir été victime d'agression sexuelle dans le passé
). Il n'en reste pas moins un film implacable en forme de coup de poing dont on ne sort pas indemne et qui marquera l'année cinématographique.
Estelle D
Estelle D

3 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
Un film poignant et révoltant sur des enfances brisées et une Institution qui ferme les yeux. spoiler: Le pire, que le prêtre soit encore aujourd'hui sous présomption d'innocence.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 février 2019
Film émouvant, grand, puissant, dérangeant, bouleversant de vérités. Toute la France devrait aller le voir, cela ferait avancer les choses !!! Dommage que l'église ait mis tant de temps à réagir, tant d'agressions auraient pu être évités... Les acteurs sont merveilleux, droits, juste dans leur rôles, autant féminins que masculins. Un grand BRAVO, de nous avoir fait découvert ce sujet, dont finalement on parle si peu, mais si important...
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2019
Un film choc sur un sujet brûlant et d’actualité ; celui dénonce le silence de la hiérarchie dans l’église catholique dans les affaires de pédophilie. Des acteurs brillants et un scénario cohérent tout en tentant de respecter l’histoire de ces jeunes abusés. Thème compliqué à traiter tout en respectant la présomption d’innocence.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 février 2019
même si on connaît cette monstruosité c’était bien que ce film sorte pour montrer la souffrance des victimes. je regrette, d’où ma note, que lors des échanges entre la victime et l’église, le réalisateur s’est contenté d’enregistrer les voix en off et non de filmer les échanges.
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