Grâce à Dieu
Note moyenne
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Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2020
Si l'on excepte une intention très à charge contre l'église le film est vraiment bien sur tous les autres points.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2020
Un film important pour un réalisateur qui a le vrai talent de se mettre au service de son sujet . C est pudique et les propos bien sûr sont des faits inspirés des dérives de l église et du coup nous sommes captivés par cette enquête pas comme les autres . Épatants comédiens c est même rare de trouver une telle homogénéité dans une distribution. Nécessaire.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2020
François Ozon s’attaque à un sujet fort : une quête de justice et de reconstruction par des hommes marqués par les actes pédophiles qu’ils ont subi. En structurant son film en trois actes, chacun centré sur un personnage différent, l’auteur permet à chacun d’eux d’exister et de montrer un regard différent sur ce fait divers sordide.
MikeF
MikeF

3 abonnés 219 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2020
Belle mise en lumière Grâce à Dieu.

Bon film de François Ozon quoi que un peu long. Le sujet traité ne laisse pas insensible car toujours d’actualité. J’ai bien apprécié la tournure de l’histoire avec l’apparition de premiers rôles au fur et à mesure du film et qui deviennent le personnage phare tandis que les autres personnages précédents deviennent plus effacés. Le combat de ces hommes contre les attouchements subis est forcément louable et dénonce parfaitement le comportement d’aveuglement de l’église et plus particulièrement du Cardinal Barbarin. Plusieurs rôles sont à souligner par leur puissance d’interprétation. En premier lieu Swann Arlaud et Denis Ménochet. Film qui permet de prendre du recul et de réfléchir sur des faits graves car celui-ci met bien en avant les conséquences psychologiques que cela a causé aux victimes. Film fort.
benoit_lb
benoit_lb

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2020
Comment traiter du sujet des abus sexuels commis par des prêtres envers des enfants au sein de l’Eglise sans tomber dans un anticléricalisme manifeste ? En choisissant d’aborder cette thématique sous trois regards différents, celui de trois hommes ayant été abusés par le même prêtre au sein de la même structure de scoutisme à la même époque mais impactés différemment sur le plan psychologique, familial, professionnel et confessionnel, François Ozon parvient à résoudre cette équation ô combien difficile.
Si le film fait une place importante à la parole libérée qu’il oppose au silence dans lequel l’Eglise a trouvé refuge, c’est bien cette confrontation de regards différents qui lui donne sa principale force et lui évite de se résumer à une simple narration journalistique proche du documentaire comme peuvent le faire craindre les vingt premières minutes durant lesquelles le réalisateur multiplie les voix-off. Chacun des trois protagonistes a son tiers de film. Le premier issu d’un milieu bourgeois a surmonté l’épreuve et décidé de placer la foi au-dessus de l’institution : il a élevé ses enfants selon la tradition catholique et cherche avant tout à porter l’affaire sur le plan juridique puis judiciaire afin que de tels abus ne puissent plus se reproduire. Le deuxième, représentant de la classe moyenne, a souhaité tourner la page de ce passé trouble, mais aussi de sa foi chrétienne : il voit dans la résurgence de l’affaire une occasion d’instrumentaliser le passé et de le porter à la connaissance des media. Le troisième n’a visiblement pas surmonté l’épreuve comme ont pu le faire les deux premiers : il a été meurtri dans sa chair, sa trajectoire tant personnelle que professionnelle a été gravement impactée par les abus sexuels qu’il a subis étant enfant, la foi l’a abandonné même s’il profitera de la possibilité de parler pour se reconstruire. L’articulation intelligente du scenario nous permet de suivre dans un enchainement logique l’initiateur de l’affaire, l’amplificateur et le bénéficiaire.
Autre force du film : la fluidité de sa narration. François Ozon parvient à ne pas perdre le spectateur dans les méandres de ce feuilleton médiatico-judiciaire teinté de politique, qui présente souvent des aspects techniques et où les seconds rôles ne manquent pas : proches des victimes, hiérarchie au sein de l’Eglise, journalistes, policiers menant l’enquête… On suit très bien le déroulement du récit et on ressort de la salle avec le sentiment d’y avoir tout compris. En revanche, les quelques flash-backs autour des camps de scout organisés par le père Preynat dans les années 1980 n’apportent pas grand-chose.
Le film a le mérite de mettre en valeur la ville de Lyon, à travers de nombreux plans extérieurs sur la Croix-Rousse, les quais de Saône, Notre-Dame de Fourvière ou la Place Bellecour. Il faut remonter certainement aux premiers films de Bertrand Tavernier (« L’horloger de Saint-Paul », « Une semaine de vacances ») pour voir la cité des Gaules, pourtant berceau du cinéma, montrée de façon aussi ample.
Ces différents éléments font de « Grace à Dieu » un film qui se regarde très bien avec nos yeux de Français, mais qui risque toutefois d’avoir du mal à trouver un public en dehors des frontières hexagonales (l’étranger s’y limite aux mentions de camps de scout au Portugal et en Irlande). Un film marquant qui nous fait surtout nous interroger nous aussi sur notre rapport à la foi comme nous y invite François Ozon à travers une dernière scène où le personnage joué par Melvil Poupaud reste perplexe face à la question que lui pose son fils ainé : « Papa, tu crois toujours en Dieu ? ».
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2020
"Grâce à Dieu" est une plaidoirie, à charge contre l'église et ses prêtres pédophiles. Accusateur, oui, mais pas que. Car il construit méthodiquement son discours en trois points de vue, par le biais de 3 personnages (ou 3 parties) assez distinctes, qui se côtoient, se confrontent et se complètent. Autant de vies, de traumatismes et de façons de les surmonter. Mais la conclusion reste la même, implacable, meurtrie par les conséquences des actes odieux et le silence absolu que l'Eglise tente par tous les moyens de conserver. C'est donc entre le dégout des témoignages évoqués et le mutisme total des serviteurs et des représentants d'une religion qui prêche la vertu (sélective) à défaut de la vérité qui dérange, F.Ozon s'empare d'un sujet d'actualité où le tabou a bon dos pour étouffer l'horreur, et la lumière des Cieux aveuglante pour ceux qui tentent de la percer au grand jour. Et même si le réalisateur à un regard inquisiteur et accusateur, difficile pour la "défense" de pouvoir justifier les actes, les secrets et les mensonges. Pour autant, même si le film est poignant et révoltant, la réalisation est plutôt sobre et le scénario ne joue pas de rebondissements "coup-de-poing" ou tape-à-l'oeil, la trame choisie par le réalisateur s'appuie sur des témoignages multiples, du concret, caméra au plus près du quotidien de ses protagonistes. Sans jamais tombé dans l'aspect documentaire, jouant pleinement des codes de la fiction. Il fallait 3 acteurs aux facettes bien différentes pour rendre crédible ses personnages, et le trio M.Poupaud, D.Ménochet, S.Arlaud répond parfaitement au(x) ton(s) souhaité(s) par le parti-pris scénaristique. Même si le film se perd un peu dans une certaine redondance vers sa fin et une certaine forme académique par moment, il instruit beaucoup sur ces affaires dont on aperçoit le sommet d'un iceberg, et dont on redoute la profondeur de la partie immergée. Où on reste outré par les silences: celui qui combat la vérité, celui qui fait consumer le traumatisme à l'intérieur des victimes, et celui qui prédomine quand publiquement il faut en parler. "Grâce à Dieu“ a décidé avec sa forme assez sage et rigoureuse d'exposer les faits. L'évidence fera le reste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juillet 2020
Très bon film avec une vérité qui malheureusement est encore d actualité même si c est une infime partie du clergé bien heureusement
isaleb
isaleb

4 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2020
Super film! Une grande justesse et finesse pour parler de faits graves qui déshonorent l’Église Catholique. On comprend mieux l'histoire et la souffrance de ces enfants et leur vie marquée à tout jamais. Le jeu des acteurs est très juste, les dialogues le sont aussi. C'est un grand film, à la fois dans son fond et dans sa forme! Merci pour cette bonne soirée!
Makimax74
Makimax74

5 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2020
le film se centre sur les victimes , leur histoire présente leur ressenti....en restant sur les détails. les acteurs montrent différents version de leur résilience, de leur combat et souffrance.iis sont géniaux la mise en scène simple sans effet , un peu a la limite du documentaire.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2020
Ce film, réalisé par François Ozon et sorti en 2019, n'est pas mal du tout ! Le film est inspiré de faits réels en racontant de façon plus ou moins fictive le combat mené par les victimes de prêtres homosexuels, et particulièrement de Bernard Preynat, pour avoir enfin une justice. Aujourd'hui, nous sommes un peu plus au courant des affaires de prêtres pédophiles qui ont réussis à prendre heureusement une certaine ampleur médiatique mais je dois avouer que je n'avais jamais entendu parler de l'affaire Preynat en particulier avant ce film. Même si ce genre d'affaires et de plus en plus médiatisée, il est tout de même assez difficile de se renseigner dans le fond dans des choses, notamment à cause de l'Église qui essaye de taire au maximum ce genre d'affaires. Je pense donc que ce genre de film est très important et surtout pour les victimes (pas forcément de Preynat mais de d'abus sexuels venant de prêtres en général) qui ont alors un semblant de soutien et surtout, qui ne sentent enfin plus seules. Alors évidemment, par rapport à ce que la justice devrait faire, ce n'est rien, mais c'est tout de même quelque chose, par rapport à une époque pas si lointaine où on ne parlait pas du tout de ce genre d'affaires. D'ailleurs, le film est très intéressant sur ce point, c'est-à-dire qu'il nous présente ce combat mené par les victimes, cette association dans le présent et revient en même temps en arrière, non pas à travers des flashbacks (mis à part quelques uns), mais à travers des dialogues très bien construits, qui informent au spectateur comment ce genre de chose et d'aveu était perçu dans les familles des victimes. Aujourd'hui, nous savons que Bernard Preynat a été condamné (en mars 2020) mais le film montre les problèmes de justice en France et notamment en pointant du doigt son laxisme mais aussi qu'elle n'a finalement pas beaucoup de pouvoirs face à la puissance de l'Église. Malgré tout, le film ne va pas pour autant mettre tous les prêtres dans le même panier et ne condamne pas la religion pour autant, notamment à travers des anciennes victimes, toujours croyantes. Du côté des acteurs, nous avons un très bon casting dont notamment Melvil Poupaud, Swann Arlaud, Denis Ménochet, Josiane Balasko etc. qui jouent très bien. "Grâce à Dieu" est donc un bon film mais surtout un film important.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2020
Alexandre vit à Lyon, il est père de famille nombreuse et catholique pratiquant. Un jour, il découvre que le prêtre qui a abusé de lui lorsqu’il était scout, le Père Preynat, exerce toujours son ministère auprès d’enfants. Alexandre entreprend une démarche auprès du diocèse et obtient un entretien avec le Père Preynat. Mais ses efforts n’aboutissent à aucune mesure conséquente, c’est pourquoi Alexandre se tourne vers la justice.

Le commissaire de police chargé de l’enquête retrouve plusieurs autres victimes du prêtre. François Ozon brosse le portrait de quelques victimes et suit leur cheminement. Les hommes se rencontrent et créent une association destinée à libérer leur parole. L’Eglise qui a longtemps fermé les yeux sur les agissements du pédophile est la grande accusée de ces hommes.

Le scénario fin et méticuleux permet de suivre précisément l’enchaînement des événements et démarches qui ont mené à la médiatisation et à la pénalisation de cette affaire qui devait rester une affaire interne à l’Eglise catholique. Les victimes du prêtre jouent de façon juste, émouvante, avec retenue.

spoiler: La question de la possibilité de la foi dans ce contexte pervers est bien posée. Les réponses sont plutôt anticléricales, le film se termine par une position agnostique à tendance athée, même si Alexandre affirme que c’est de l’intérieur qu’il faut changer l’Eglise.


C’est un film bien fait, bien joué, très dur par moment, les faits étant insoutenables. Seul l’avenir dira si cette affaire a pu révolutionner durablement l’attitude face à la pédophilie.

Mon blog : larroseurarrose.com
Lilas G
Lilas G

2 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2020
Un film qui prend aux tripes ! seule chose que je pourrais lui reprocher c'est les 3 histoires (des fictions) qui représentent des cas " un peu trop types" sur 3 classes sociales (la classe supérieure avec éducation chrétienne stricte, la classe moyenne avec un doute sur la religion chrétienne et la classe "ouvrière" qui refuse tout lien Chrétien) ... forcément un sujet difficile qui relate un combat juridique de victimes d'attouchements inspirés de l'affaire Bernard Preynat. il y a l'accusé des faits et ceux qui se couvrent les yeux et laissent les choses se faire... pire...qui les provoquent . Ce film pointe le doigt sur cette catégorie de personnes...il doit être vu pour ça ! la scène de la confrontation entre l'accusé, le prête, et l'une de ces victimes est (pour moi) la scène importante pour décrire cette affaire.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2023
"Grâce à Dieu" est un long-métrage français qui vient traiter d'un sujet assez sensible : les abus sexuels de la part de prêtres sur des jeunes enfants. François Ozon vient donc porter ce projet et le résultat est vraiment à la hauteur de ce que l'on pouvait imaginer. Filmant de manière très intime nos personnages, on se sent immédiatement plongé dans le quotidien de ceux ayant été victime de ces crimes durant leur jeunesse. La force du film est véritablement sur ce point, dans cette façon de nous montrer ce que cela peut entraîner. À travers une galerie assez complète de personnages, nous allons voir différents types de réactions, allant de la honte à la colère, en passant par le refus, ou la peur. Ce sujet est traité avec respect durant l'intégralité de l'œuvre, sans que ces actes soient rendus moins crue pour autant. Rien ne nous sera épargné et c'est en cela que le film fait fort. Et je ne parle pas des actes en eux-mêmes, jamais ils ne nous sont explicitement montrés. Mais je parle dans l'impact que cela aura eu sur les victimes, parfaitement retranscrit par la sublime brochette d'acteur du film. Que ce soit Melvin Poupaud ou Denis Ménochet, ils sont tous les deux très bons. Gros coup de cœur également pour le bluffant Swann Arlaud, qui fait vraiment ressentir cette souffrance, notamment lors des scènes impliquant ses "soucis de santé". Mais forcément, rien ne pourrait véritablement marcher sans Bernard Verley, qui joue le rôle de ce prêtre pédophile. Il a totalement réussi à rendre son personnage à la fois sympathique au premier regard, tout comme absolument terrifiant lorsque celui souris à une de ces anciennes victimes. Et globalement, ce que ce film fait de mieux est bien là, à travers la force de son propos, et donc dans son écriture. Traiter ce genre de thématiques est toujours sensible, mais le film ne s'en cache jamais et j'aimerais vraiment féliciter cela. Il vient illustrer une histoire qui est malheureusement bien trop entendue et qui devrait être bien plus lourdement médiatisé et sanctionné. En soi, le film est vraiment excellent et transmet un message puissant. Mais j'espère véritablement que son message aidera à rendre moins tabou, ce sujet pourtant si important. Pour conclure, un film nécessaire.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2020
Avec Grâce à Dieu Francois Ozon s’écarte de son cinéma habituel pour un film d’actualité et engagé. En racontant l’histoire des victimes ayant dénoncés les actes du père Preynat et surtout le terrible silence de l’église qui savait tout, il fait un film sur la vérité et la parole qui permet de la mettre à jour. Servi par des acteurs impliqués, grâce à Dieu est un film qui prend aux tripes, qui choque, révolte bref touche parfaitement la cible par rapport à ce qu’il raconte. La tension et surtout le poids terrible des années de souffrance est décrit de manière magistrale. C’est un grand film car il ne tombe pas dans l’excès, tout semble posé, réfléchi, il n’y a pas de mots, de notes superflus ce qui rend sa charge émotionnelle et sa rage intérieure d’autant plus forte.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2020
Derrière la fragilité des vies, la parole se libère. Premier rayon de lumière en guise de guérison, d’une puissance dévastatrice. Travail à tout point remarquable de François Ozon. Voici le premier très grand film Français de l’année 2019. Doter d’un scénario tout bonnement impressionnant comme sa mise en scène. L’entièreté de la distribution est sincèrement incroyable. Comme dirait l’adage parole de scout. Boulevardducinema.com
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