Grâce à Dieu
Note moyenne
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488 critiques spectateurs

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moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2020
Un film un peu trop académique, trop lourd dans sa forme et au style trop ampoulé, mais un film nécessaire, au sujet fort, dont la force est de donner la part belle à trois personnages complètement différents dans la gestion de leur traumatisme. Les interprètes sont épatants, Swann Arlaud en tête.
Kev T
Kev T

41 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2020
Bien que l'interprétation ne soit pas toujours optimale, le fond est assez glaçant. C'est un film qui pose question sur la puissance d'influence des institutions transcendantales.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2020
Tourné dans le secret en raison du pouvoir de l'Eglise dans la ville de Lyon, Grâce à Dieu parvient à démontrer jusque dans sa réalisation la sensibilité du sujet des abus sexuels sur mineurs au sein de cette institution millénaire.
Habitué des films ayant une portée sociale, le réalisateur François Ozon se concentre cette fois sur des faits réels : l'affaire Preynat, ensuite devenue "affaire Barbarin". En 2016, le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, est accusé de n'avoir pas signalé des attouchements sexuels sur mineurs commis par l'un des prêtres du diocèse, Bernard Preynat, sur trois anciens scouts. Les faits remontent à la période comprise entre 1986 et 1991, voire à la fin des années 1970 pour certains d'entre eux, donc sous l'épiscopat de Mgr Decourtray, également accusé de ne pas avoir signalé les faits. Progressivement, au fil des mois qui suivent, pas moins de 70 victimes présumées sortent du silence et livrent leur témoignage contre le père Preynant. Mais la justice, une fois encore, ne fait pas son travail, et l'affaire est plusieurs fois classée sans suite. Précisons d'ailleurs que le cardinal Barbarin fut soutenu par plusieurs personnalités dont Gérard Collomb, maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur, ainsi que Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Il faut attendre le 7 mars 2019 pour que le cardinal Barbarin soit reconnu coupable de non-dénonciation d’abus sexuel et condamné à six mois de prison avec sursis. La sortie de Grâce à Dieu quelques semaines plus tôt n'y est peut-être pas pour rien, même si Stéphane Ozon s'est toujours défendu d'avoir fait un film à charge contre l'Eglise. Pour lui, l'objectif est de la confronter à "ses erreurs et maladresses" pour susciter une remise en question.
Acclamé par la critique, Grâce à Dieu ne cache pas son engagement et présente une esthétique proche du drame social et du documentaire. En abordant un sujet grave et sensible, François Ozon fait preuve d'une grande sobriété et donne la parole aux victimes sans jamais tomber dans l'accusation violente d'agissements pédophiles pourtant condamnables. Pour développer ce drame humain, le cinéaste a justement fait le choix pertinent de se concentrer sur l'aspect psychologique, en abordant les souvenirs, les doutes et les répercussions d'une libération de parole bienvenue mais souvent douloureuse pour les victimes et leurs proches. C'est ainsi l'occasion de découvrir que toutes les victimes ne surmontent pas cette épreuve de la même manière. Alors que certaines renoncent à une quête de vérité et de justice car elles ne trouvent pas la force de sortir du silence, d'autres menacent de basculer dans une forme de militantisme accusatoire et parfois répréhensible dans sa manière de s'exprimer. Dans tous les cas, la prouesse de François Ozon réside dans cette dimension humaine et psychologique, au plus proche d'êtres humains victimes du long silence et de l'inaction d'hommes censés être dévoués au bien commun.
Toutefois, bien que l'intention du réalisateur soit tout à fait honorable, j'aurais deux reproches à faire à son oeuvre. La première concerne la durée du film, trop longue, qui aurait pu être rabotée même si je reconnais que le traitement psychologique des personnages et l'empathie qu'on peut ressentir en voyant leur détresse risquerait d'en pâtir. La seconde, qui reste mineure, concerne le scénario. En voulant montrer l'ampleur et l'étendue des attouchements sexuels perpétrés par le père Preynat, je crains que François Ozon ne soit tombé dans une forme de caricature absurde en révélant que deux des trois compagnes de victimes sont également concernées par cette affaire, une coïncidence qui semble un peu trop grosse pour être vraie.
Quoiqu'il en soit, ces reproches anodins ne peuvent contrarier la pertinence du film, dont l'objectif est de permettre à l'Eglise d'ouvrir la voie à une phase de remise en question, qui a d'ailleurs commencé à s'opérer quelques jours après la sortie de Grâce à Dieu dans le cadre du sommet du Vatican consacré à la pédophilie dans l'Eglise. Durant quatre jours, 190 responsables religieux du monde entier se sont réunis pour écouter des témoignages de victimes et les conclusions du pape François. Mais dans les faits, comme l'a dénoncé l'association "La Parole libérée", mise en avant dans le film, peu de mesures concrètes ont été prises.
Le travail est donc encore long pour que l'Eglise reconnaisse, accepte et oeuvre concrètement pour sanctionner et abolir ces pratiques criminelles, mais c'est aussi grâce à des cinéastes engagés, comme François Ozon, que la vérité et la justice ont le plus de chance d'aboutir.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2020
Un peu déçu : Les acteurs jouent à merveille, on se croit dans le vrai. Cependant, le film ne va pas assez loin, il est inabouti. Excellent choix des acteurs et des questions soulevées. On retrouve les réactions familiales, les vies brisées ou réussies malgré le traumatisme subit. J'ai apprécié les remarques et comportements du prêtre qui se sait "malade", moins celles de l'Eglise qui sonnent réellement authentiques. Il y a un sentiment à la fois d'impunité et de banalisation que le film met bien en relief. Mais, à la vérité, on ne ressort pas plus avancé d'une telle séance... Simplement mieux informé, on va dire.
Stn
Stn

11 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2020
L'un des meilleurs films de 2019. Du très bon Francois Ozon, avec un casting excellent et varié. Ce film et simple, avec un scénario simple mais n'en reste pas moins passionnant ! C'est un beau film durant lequel on ne s'ennuie pas. Sur un sujet évident tabou, on apprend des choses, on en ressors boulversé. A voir !
Selingues G
Selingues G

96 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2020
François Ozon frappe fort avec ce récit se basant sur l'affaire Barbarin.
On suit le parcours de trois hommes marqué par des événements horribles survenus pendant leur jeunesse mais aussi des motivations différentes.

Le premier jouait tout en retenu par Melvil Poupaud souhaite simplement avoir des explications et de comprendre ce qui a motivé le cardinal dans ses gestes. Il n'arrivera à rien et on lui demandera même d'arrêter de faire ses recherches.

Le second jouait par Denis Ménochet qui après jusqu'à la garde montre une nouvelle tout son talent et sa présentence en jouant une seconde victime décidant de tout dire au public. Il est parfait dans le rôle de rassembleur.

Le troisième et le plus perturbé reste le personnage jouait par Swann Arlaud qui a encore des séquelles. Sa confrontation avec le cardinal reste la plus forte du film.

L'ensemble de ces portraits font le succès de Grâce à Dieu.
Bouleversant de vérité
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2020
Ce film sonne juste, des dialogues aux réactions des personnages qui montrent sans forcer le trait ni tomber dans le travers du catalogue les diverses réponses possibles au traumatisme de l'attouchement sexuel sur mineur dont la violence est renforcée par la confiance accordée a priori au coupable. Sans pathos alourdissant ni lyrisme manichéen Grâce à dieu (dont l'ironie du titre est explicitée vers la fin) suit factuellement le parcours de ces victimes qui ne veulent que faire reconnaître la vérité et empêcher au mieux un honteux recommencement, quitte à éloigner l'émotion - même si la mise en scène ne copie jamais celle du documentaire. Nécessaire.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 janvier 2020
SCANDALISÉ!!! Quelle honte! Il serait peut être temps d'ouvrir les yeux et de traiter de sujet important! Il faut laisser ces histoire d'attouchement sexuel entre les mains de la justice au lieu de l'exposer en publique! En plus, la justice à souvent donnée raison à ces courageux prêtres qui devouent leurs vie au seigneur. Je trouve ça scandaleux et lamentable que de telles histoire soient encore raconté aux cinéma car ces histoires infondé appartiennent souvent aux passé et ne sont plus d'actualité. Il serait grand temps de se concentrer sur les vraies problème de la société capitaliste comme le fait par exemple sausage party (un peu maladroitement peut être mais ils auront eu le mérite d'essayer). Bref je ne recommande absolument pas ce film et ne comprend toujours pas comment de telles films peuvent encore être toléré au cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 janvier 2020
Excellent film, bien réalisé avec des acteurs dirigés de main de maître par François Ozon.
Dommage qu’il n’est pas eu le courage de s’attaquer de la même manière aux cas Jacques LANG ou Roman POLANSKI.
Oups !
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2020
J'ai vu un film... qui, marque énormément, le soir de Noël... Et qui démontre bien que si Dieu est partout, il n'est pas toujours dans le coeur des hommes et de l'institution. C'est un grand film qui place la douleur des victimes au coeur des débats. On suit le parcours de ces enfants, qui ont grandi et qui ont subit les viols, violences de prêtres pédophiles... La réalisation de François Ozon prend le temps de poser le contexte, les personnages, les défaillances de l'institution et la gêne de ce qui devient un scandale de société. Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud sont des personnages qui ont souffert, mais jamais faibles, et qui décident que ce silence de l'église, de leur église, est insupportable. Ils décident de faire éclater au grand jour les comportements inappropriés du Père Preynat qui abusa de sa position pendant des décennies, avec l'assentiment de l'église, malgré la pression des parents. Le film est littéralement bouleversant car il revient avec finesse sur une omerta insupportable Un très grand film...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 décembre 2019
Des témoignages émouvant sur des fait caché gravissime dans l'église catholique. Un film vraiment bien fait.
lewis
lewis

10 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2020
Suivant pas à pas l’évolution et la médiatisation des affaires Preynat et Barbarin, François Ozon nous livre un témoignage bouleversant sur l’un des plus gros scandales de l’Eglise en France de ces dernières décennies. De même que Alexandre Guérin, une des victimes, dans sa quête de vérité, le film est sans haine ni rancœur vis-à-vis de l’Eglise, et cherche avant tout à mettre en lumière les faits, ainsi qu'a questionner le spectateur sur le silence d’une institution mais aussi de l’entourage des victimes.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 novembre 2019
Il est clair que la violence subie à ces trois principaux personnages que l’on suit et évidemment à tous les autres invisibles ne peut pas laisser indifférent. On ne peut que s’insurger. Et d’autant plus que ces enfants abusés l’ont été dans le sein de l’Eglise, par un prêtre. Un prêtre : un homme serviteur du message d’amour de Dieu ; l’Eglise : la maison de Dieu donc par essence un lieu sûr. Deux identités qu’on pourrait raisonnablement penser dénuées de toute violence. Comment peut-on imaginer un seul instant que des enfants peuvent ne pas être protégés au sein d’une telle institution ? Le film a été tourné dans des conditions particulières alors que le diocèse de Lyon faisait l’objet d’une procédure judiciaire. François Ozon s’est montré impatient car à ce jour le procès du père Preynat n’est toujours pas instruit. Cette impatience quelque part est la limite du film. François Ozon appuie son film sur des témoignages écrits (verbatims publiés) ; il décrit le parcours de ces victimes qui parviennent après quelques années à libérer la parole. Un parcours somme toute assez factuel, narré, presque sans vie ; désolé d’écrire ça comme ça : j’ai eu l’impression à terme d’écouter un rapport illustré. Illustré par un bon casting. Une ambiance feutrée, retenue aux accents documentaires. Un film qui génère peu d’émotion. Restent l’indignation et l’écoeurement. « Grâce à Dieu » n’est pas vain, loin de là, il est instructif et nécessaire.
kevinsolstice
kevinsolstice

83 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2019
Du grand François ozon film de très belle facture sur une histoire sordide, malgré la longueur du film on ne voit pas le temps passer
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2019
j'ai beaucoup aimé le film car il représente bien un réel problème, j'ai lu certains commentaires est je ne comprend pas comment certaine personne peuvent être aussi laxiste, je trouve que les prêtres qui sont guide et la parole de dieu ne doivent en aucun cas toucher à des enfants c'est grave en vers la morale mais d'autant plus en vers la foie, de plus ceci à bien plus d'impacte que si c'était un proche car les enfants ils en ont à l'appel et du fait que ce genre de comportement à été passé sous silence de l'église depuis très longtemps est juste à gerber ça n'a rien à voir avec une fiction mais bien une réalité, le vatican est très bien informé de ces événements et il est complice et ces prêtres ne finissent jamais en prison mais dans un milieu protégé mais de qu'elle droit entre passe t'ils les règles? ceux qui peuvent pensez qu'ils sont les mains propres qu'ils peuvent avoir le moindre lien avec dieu vous êtes aveuglez par l'illusion, dieu n'est pas la religion ou même dans un église ceci sont des sectes avec des rituels et ils se pensent assez pure pour parler en son nom et vous leurs donner puissances pouvoirs et fortunes depuis trop longtemps sans faire face à une réalité qui dérange votre idéologie, je suis contre de tél supercheries mais je ne pense pas que ceci veut dire que j'ai moins la foie qu'un autre au contraire, il faudrait se réveiller et prendre conscience de certains faits, certains peuvent avoir de bonnes attentions mais nous aussi et même plus, nous avons pas besoin d'être certifier nous sommes des toutes manière serviteurs selon nos propre choix d'un coté ou de l'autre, je n'écris pas ceci pour essayer de convaincre mais uniquement pour donner un message et faire réfléchir ceux qui le peuvent encore, bonne continuation à vous dans l'espoir d'un avenir meilleurs, quand aux autres, de très mauvaises fêtes païennes sociaux commerciaux les hypocrites.
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