On a vu le titre en français avec son "Game", on pensait tomber sur une comédie horrifique à l'humour noir (à la Wes Craven), mais on s'est bien trompé, puis on a vu le titre VO au début du film (There's Someone Inside Your House), on s'attendait plutôt à un film d'épouvante plus classique dont la traduction française a (encore) bu un coup au moment de choisir le titre local, mais on s'est encore trompé. Après son ouverture incroyablement gamine et insipide (du Riverdale mixé avec Scream), on a enfin compris qu'on allait s'ennuyer ferme et lever souvent les yeux au plafond, et cette fois, on a vu juste. Killer Game suit donc une bande d'ados qui ont chacun un secret inavouable, dont un serial killer se sert comme motif de tuerie, sauf que très vite, on s'aperçoit que ces ados sont des caricatures sur pattes, que rien ne fait franchement frissonner (même un peu), que l'on retrouve des scènes copiées sur Scream (le masque à la fenêtre quand la fille se retourne, puis le tueur qui explose la fenêtre...), que la BO est inexistante, que le jeu d'acteur est atroce, que l'on n'attend plus que le final pour deux raisons : savoir qui a fait le coup, et surtout fuir ce navet. Quand on découvre l'identité du tueur au masque étant
le jeune snobinard Zach
, on ne comprend tout simplement pas ses motivations, et on peut compter sur ses explications pour nous convaincre que même le scénariste n'en savait rien : ça ne tient pas debout deux secondes.
Comme il déteste son père et veut le tuer pour sortir de ce carcan aliénant qu'est la richesse (pauvre petit canard, il va nous faire pleurer et moucher dans un billet de cent euros), il devait d'abord tuer tous ses camarades de classes (même ses potes) en utilisant un délire obsessionnel du secret... On comprend bien que cela fasse diversion, mais quand les flics vont voir que d'une part il y a un seul adulte parmi les victimes du tueur au masque, spécifiquement visé (le tueur a fabriqué son visage en impression 3D, étant son modus operandi), et qu'il ne reste que Zach comme survivant (il a dézingué tout le monde...),
on pense que la fin du plan n'était pas très finaude. Si l'on veut vraiment accorder le titre à son protagoniste, on dira que l'on termine ce Nullard Game en étant convaincu d'avoir perdu 1h35. Et ça, ce n'est pas un secret.