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Un visiteur
1,5
Publiée le 4 janvier 2022
Film à peu près fidèle au livre avec une overdose de sexe très cru où Laetitia Dosch a tout exposé de son corps dans les moindres détails et s'est dépouillée émotionnellement. Où est le féminisme dans cet opus ? Il n'y a pas de repères et même l'actrice qui confie avoir tourné ce film alors qu'elle était amoureuse a totalement perdu pied et raison. Il faut avoir quitté ce bas monde, avoir décollé sur une autre planète ou être sous l'empire de substances hallucinogènes pour accepter ce rôle. Dosch va jusqu'à comparer ce film sur pellicule à ce que faisait Truffaut, en fait elle n'est plus lucide lorsqu'elle dit ça. Au final, il n'y a pas grand intérêt à voir ce film que n'auraient pas renié Virginie Despentes, Catherine Breillat ou Anne Fontaine.
Adapté du roman d’Annie Ernaux paru en 1992, “Passion simple” met Laetitia Dosch en scène dans la peau d’une femme passionnée et amoureuse des yeux, du torse, du sexe, des fesses, de la voix d’un homme. Cette prof séparée avec un enfant, n’hésite pas à tout suspendre pour s’offrir à cet homme qui ne la considère que pour sa chair. Le spectateur n’est pas invité à juger. Il sait que la soumise est consciente et consentante de sa position. Qu’importe, ces retrouvailles sont toujours une porte ouverte au plaisir et à la jouissance. “Passion simple” est un film beau et sensuel, mais qui laisse un goût d’inachevé par son récit fortement réduit à un corps à corps. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Sans aucun apriori sur le roman, "Passion Simple" fut pour l'innocent spectateur que je suis, une succession de scènes érotisées marquant un lien fusionnel entre deux personnages. Ne pouvant que saluer la prestation de ces deux acteurs, je reste néanmoins relativement dubitatif sur son intérêt dans l'histoire du cinéma. Qu'apporte-t-il de plus que ce que l'on a déjà pu voir auparavant ? C'est une question affirmative.
Laetitia DOSCH se donne corps et âme, ce qui est le principal intérêt du film. Mais cet amour toxique la consume. "If you go away" sublime une scène. Elle ne pense qu'à lui, trop à lui... La relation est à sens unique, essentiellement charnelle pour lui. Cette passion destructrice est magnifiquement révélée, même si le dénouement surjoue le machisme et l'égoisme de ce russe ténébreux.
Le film me donne envie de lire le livre d'Annie Ernaux, c'est déja cela. Sinon, j'en sors mitigée. Je trouvais le sujet en or : une belle femme, mère indépendante et brillante intellectuellement, tombe sous le joug d'une passion brulante d'un jeune homme russe de passage, déja marié. Le sujet est réellement traité mais l'histoire ne m'a pas emportée, dès le début j'ai été envahie par un certain sentiment de platitude et je crois que c'est le choix de l'actrice principale : elle joue bien sans aucun doute, dans la douleur de cette addiction mais elle m'ennuie. Telle que le joue Patricia Dosch, ce personnage est un peu "cruche", un peu mollasson et on n'est pas étonné qu'elle se laisse ainsi traiter par une serpillère par ce bel égoiste et c'est ce qui m'a manqué : le décalage. Dans une scène chez le coiffeur, on voit l'actrice Dounia Simoff, superbe blonde d'une autorité et d'un charisme qui crèvent l'écran et c'est elle que j'aurais vu dans ce rôle là, amenant un complet décalage entre la nature assertive du personnage et une attitude de soumission destructrice. Avec Laetitia Dosch dans le rôle, il y a pléonasme, elle a l'air d'une victime et elle vit une histoire de victime. Le côté intéressant du film est dans la mise en lumière de l'amour comme une drogue : l'héroine ne vit pas un amour vrai et partagé, un amour joyeux et passionné, un amour qui fait grandir mais un amour addictif, au point qu'elle en oublie son rôle et ses devoirs de mère, cela en est effrayant. Elle en tombe en dépression et le titre du film aurait pu s'appeler Passion Triste. Telle que le film décrit cette passion, il s'agit d'une passion destructrice. Telle qu'en parle Annie Ernaux dans ses interviews, cette relation a été constructive mais je crois que c'est grâce à son talent d'écrivain qui transforme le plomb en or : d'une histoire qui plombe le commun des mortels, elle en tire une oeuvre et met des mots sur des maux. Serguei Polunin est parfait pour ce genre de rôle mais curieusement il ne sort pas non plus d'une certaine platitude : le scénario ne lui permet pas d'exprimer autre chose qu'une belle ombre passagère dont on ne sait pas grand chose et qui ne passionne pas. Les scènes de sexe sont bien filmées mas elles m'on rapidement ennuyé, sans doute parce que je ne suis pas parvenue à me projeter dans le personnage féminin, le film m'a laissé vraiment comme spectatrice extérieure, sans implication émotionnelle. A voir néammoins et certainement à lire, ce que je vais m'empresser de faire.
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2,0
Publiée le 15 décembre 2021
Simple passion, il faut le dire vite... Il s'agit davantage d'une passion obsessionnelle avec une femme qui est totalement soumise à son amant au point d'arrêter de vivre. Le synopsis qui est l'une des phrases prononcées par Hélène montre bien cela. Elle est à la totale disposition d'Aleksandr et va même jusqu'à pousser son enfant à aller dormir ailleurs pour pouvoir recevoir son amant. Cette relation est simplement vue à travers les yeux de Hélène qui semble l'idéaliser alors que cela ne donne pas du tout envie de l'extérieur. Une relation qui semble à sens unique avec Aleksandr qui semble l'appeler juste pour tirer son coup. L'amour rend aveugle et Hélène ne s'en aperçoit pas. Cette dernière est totalement consumée par cette passion au point de perdre pied et de ne plus savoir gérer sa vie professionnelle et sa vie privée. Malgré la présence du mot dans le titre, c'est un film dénué de passion. Il n'y a pas d'alchimie entre les acteurs et les scènes de sexe sont fades et mal mises en scène. Je ne connais pas l'œuvre d'origine, donc je ne peux pas comparer seulement, cette adaptation ne m'a pas vraiment convaincu.
Film très sensible. On devrait être dégoûté de ce genre de comportement car ça frôle la stupidité, mais l'amour c'est l'amour, et la passion c'est tout sauf simple
Très en-dessous de "Se perdre", la version brute et excellente de Passion Simple sortie après Passion Simple et beaucoup plus forte. Signée Annie Ernaux bien sûr. A lire absolument et en priorité.
C’est un film poétique, de très belles images/plan photos, où tous les acteurs jouent très bien, le jeune fils de l’héroïne joue vraiment bien. Ça raconte bien cette citation « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », où l’héroïne est à côté de la plaque. C’est drôle quand elle dit « C’est quand jeudi ? » La présence de Gregoire Colin est super, dommage qu’on le voit si peu au cinéma ! Je découvre Caroline Ducey : son jeu est tres juste
Danielle Arbid aime parler de relations amoureuses et de sexe dans ces films. Après, Un Homme perdu, Beyrut Hôtel, ou Peur de rien, elle adapte le roman du même nom d’Annie Ernaux. « À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi. Tout de lui m'a été précieux, ses yeux, sa bouche, son sexe, ses souvenirs d’enfant, sa voix... » 100 minutes plus tard, on ne se pose qu’une question : à quoi bon ? Le film voulait raconter à quel point tomber amoureux est une chance. A la sortie de la salle, on n’en est plus très sûr. Pourtant, le film est lumineux, jamais vulgaire même dans les scènes de sexe les plus poussées, et l’actrice principale est très convaincante… Non, c’est l’histoire qui ne l’est pas. J’ai eu beaucoup de difficultés à entrer en empathie avec cette femme esseulée, indépendante et intelligente. Des qualités qui ne cadrent pas avec cette addiction sexuelles qu’elle se fabrique de toutes pièces. On peut regretter le manque de rythme et surtout les trop nombreuses répétitions. Etait-il utile de transformer cette romance en petit Kamasoutra illustré ? Peut-on admettre qu’une femme soit aveuglé par sa passion au point d’en négliger – que dis-je -, d’en oublier son rôle de mère ? Doit-on s’accrocher jusqu’à l’addiction à une passion que l’on sait toxique et sans lendemain ? Autant de questions auxquelles le film ne répond pas. Bien au contraire, elle les balaie négligemment. De là, sans doute, son manque de réalisme. Et d’intérêt. Laetitia Dosch illumine cette romance de bout en bout. Elle campe avec conviction cette belle femme mûre et sûre de ses moyens. Sergei Polunin joue l’homme objet avec une distance qui confine à la froideur…. Glaçant au point de rendre cet amour fou totalement incompréhensible. ;; Bon, je l’avoue, je ne suis pas une femme.Ajoutons à ce duo central le jeune Lou-Teymour Thion et Caroline Ducey. La nouvelle – 77 pages -, délivrait l'analyse d'une addiction amoureuse et douloureuse, et cependant émancipatrice… Emancipation, vous avez dit émancipation ? Bizarre !
Scènes de sexe d une tristesse désespérante et d un ennui mortel. Romance de gare. Bande son démago à l exception de l excellent the stranger de Léonard Cohen mais il vous faudra pour l écouter tenir jusqu'à la fin de cette passion (simple?) bien peu passionnante.
Un film intéressant, bien interprété. On a quand même une impression de film d'il y a 20 ans, où #metoo, youporn, affirmation de soi n'ont pas traversés la société.
Franchement on passe tout le film à se demander qui a pu faire une me**** pareille… Entre le jeu d’acteur horrible, une incapacité à faire retranscrire des émotions, un amant pro Poutine avec un tatouage ukrainien sur la main, dans le cliché jusqu’au bout… Sans parler de la vie de cette femme très parisienne sans problèmes bref on s’ennuie.
Première fois de ma vie que je sors mon portable en pleine séance et c’est pour rédiger cette critique Je pensais que les films bateaux français avaient fait leur temps apparemment non…