Un film très original, sur un sujet pourtant pas facile et très pointu. Comment arriver à intéresser un public occidental sur le sujet de l'émergence de la pop culture dans la Russie soviétique pré-perestroika. Mais le film est rempli de poésie , d'innovation, de sensibilité ,et englobe des thèmes beaucoup larges qui concernent tout le monde : les rêves de jeunesse confrontés au réel, la modernité versus l'establishment , les limites de la liberté sexuelle, la jalousie, le milieu des artistes, le process de création. Il y a beaucoup d'humour aussi et même de la moquerie sur les intellectuels de l'ouest et leur adoration de la pop culture . Une réalisation brillante qui comporte quelques séquences en Cartoons , insérées et dessinées sur la pellicule ,accompagnants des morceaux de musiques pop iconiques : Lou Reed , Iggy Pop : une vraie merveille, un régal absolu , jamais vu au cinéma , souvent sur un plan séquence illustrant le morceau . Un film est rempli de nostalgie aussi , puisqu'il s'inspire d'un groupe d'amis, musiciens réels des années 80, Et l'on découvre leurs illusions , leurs découvertes de la liberté , leurs aspirations pour le futur . Une vraie pépite esthétique , avec ce noir et blanc sublimant toutes les émotions . une grande réussite .
Pétillant conte musical à la fois pamphlet du climat social russe à l’aube de la Perestroïka, créatif à l'image de sa jeunesse désireuse de s'en extirper au rythme des guitares, et tortueux par son triangle amoureux, la quête d'un bonheur inaccessible. Petite pépite enivrante.
Une mise en musique des problématiques socio-politiques de la Russie de l'époque à travers les portraits d'artistes qui vont marquer l'histoire du rock de ce pays. Veillant à un graphisme raffiné par le recours à la bichromie ainsi qu'à un travail léché sur les scènes clipesques remplaçant de potentiels dialogues didactiques par des paroles parlantes rythmées, mi railleuses mi désabusées, le récit peine à transmettre de l'émotion à travers les personnages, la réservant à l'atmosphère mélancolique romantique qui transpose la tendresse et la compassion du réalisateur à l'égard de ses héros. Illustration de parcours amers quand le rêve utopique libératoire se heurte à la désarmante réalité...
mérite certainement le grand écran pour apprécier le travail graphique et les touches de couleur et de formes incluses en surimpression dans un superbe noir et blanc. L'imagination est au pouvoir dans la mise en scène élaborée sous l'oeil attentif des censeurs. Biopic de reconstitution d'une jeunesse inconnue de nos nous les occidentaux, une jeunesse qui cherchait quelques soupapes pour survivre le temps que le grand méchant loup disparaisse enfin. L'énergie de ces rockers en herbe finit par déborder contagieusement sur le spectateur. Seul un russe pouvait appréhender avec justesse ce pan d'histoire et de marche vers un peu plus de liberté. - DVD1 - février 2020
Il y a une ambiance charmante dans ce film ! On y voit de jeunes rockers Russes insouciants. On y voit leurs recherches de la bonne mélodie et leurs relations. Pour atteindre le 4, il m'aurait fallu que le conflit entre ce groupe et la société soit plus montré et surtout, une trame, une histoire qui se développe ! En revanche, j'ai adoré les chansons et la mise en scène façon clips. 3,6/5
Sur la forme, ce film est d'une audace visuelle rafraichissante! Quand au theme, groupe de rock sous le regne finissant de Brejnev, on decouvre tout un pan de la jeunesse sacrifiée du " paradis socialiste". Interpretes au top. Repéré à Cannes, aurait merité la Palme, lui!...
Avec « Leto », Kirill Serebrennikov dresse le portrait d’une petite communauté du rock dans l’Union Soviétique des années 80. Les albums de Lou Reed, Bob Dylan et de David Bowie s’échangent en contrebande et une scène rock émerge dans le pays. On assiste à la création d’une salle de concert et à l’enregistrement du premier album de Kino. En parallèle, « Leto » dévoile un triangle amoureux libre et anticonformiste. Quoi que reparti sans prix, le film a brillé au dernier Festival de Cannes. Pourtant, il n’est pas facile d’entrer dans cet univers noir et blanc où les couleurs pop débarquent sans se faire attendre. A l’image du public qui a l’obligation de rester assis pendant un concert de rock, nous sommes bloqués dans l’euphorie des personnages qui vivent leurs vies sans se soucier des autres et de la caméra. « Leto » s’apprécie à condition d’avoir une attirance pour la musique russe des débuts de la perestroïka. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Leto est un film particulier, la montée du rock n' roll dans une union soviétique très conservatrice. Seulement on n'accroche pas vraiment à cette histoire notamment à cause de ces personnages trop exclusifs (russes, dans un dialecte bien différent de notre culture), malgré leur jeunesse, rien ne donne à la comparaison. L'histoire ne m'a pas passionné, préférez "Killing bono" dans le même genre ! Les chansons chantées et jouées tout au long du film ne sont pas terrible et n'emballent pas, dommage.
Peu fan de biopics tant on nous en propose tellement en ce moment, "Leto" a l'avantage d'évoquer deux jeunes musiciens soviétiques dans les années 80 totalement inconnus de nous (ou de moi en tout cas). L'intérêt majeur de "Leto" est d'évoquer la jeunesse des années 80 qui pressent le vent du changement et goûte à la liberté. Filmé en noir et blanc, le cinéaste se lâche lors de moments musicaux qui donnent la pêche et insèrent de temps en temps des images en couleurs, hymnes à une certaine forme de liberté et de créativité. Sur le fond, l'histoire d'amour entre les 3 personnages n'est que suggérée froidement, ce qui est la faiblesse du film. Malgré cela, "Leto", hymne une nouvelle fois à la liberté et à la créativité, possède une force d'autant plus retentissante quand on pense aux problèmes du cinéaste russe avec la censure officielle de sin pays.
Ce film russe est une expérience. C'est déjà rare de voir un film russe alors autant en profiter. Dommage qu'Arte ne le propose qu'en version doublée. Ensuite, ce film est presque un conte, ou plutôt une comédie musicale. On découvre la scène primitive rock des années 80 en URSS. C'est une découverte en soi. Ce que j'ai moins aimé c'est le côté un peu "je sais pas où je vais" du début du film. Mais dans un sens, c'est ce sentiment de liberté et d'aventures qu'on ressent pendant le film. A voir pour l'Histoire.
Superbe film original, musique au top, vu dans le cadre de Cannes à Paris. Bla bla bla bla bSuperbe film original, musique au top, vu dans le cadre de Cannes à Paris. Bla bla bla bla b
Dans le club de rock de Leningrad du début des années 1980, la musique occidentale est retenue prisonnière : autorisation de jouer, mais interdiction de s'amuser. Au cœur du paradoxe, c'est un curieux groupe d'artistes qui nous est proposé. Ce club, qui semble être l'unique refuge de la New Wave russe, tous les musiciens les plus emblématiques de la période y sont regroupés (contre tout bon sens historique) dans une ambiance feelgood et hippie trompeuse qui n'a pas manqué d'attirer les foudres du "grand-père du rock russe" ici représenté, Boris Grebenchtchikov.
Je m'en doutais, mais ainsi tombe à l'eau mon idée de présenter le film comme un biopic qui ne se met pas de limites de créativité. J'imagine qu'il doit être plus facile d'y voir une œuvre de fiction si on ne se fascine pas pour son sujet lui-même, à savoir l'émergence et le succès de groupes comme Akvarium ou Kino malgré la répression de la culture étrangère en URSS. Malheureusement, c'est mon cas, et si j'ai adoré entendre la musique de Viktor Tsoï dans cet étonnant mash-up semi-historique qui tente véritablement de reproduire un "truc" qui s'est produit dans la culture russe grâce à eux, mon esprit critique est plus partagé.
Voir représentée l'avant-garde de la New Wave russe, sa musique et son histoire au cinéma, c'est un plaisir. Mais pour qui aime vraiment ces groupes et le contexte derrière leurs paroles, c'est un déchirement de voir que les artistes qui ont le plus inspiré le film de Serebrennikov le méprisent, et un dilemme d'admettre qu'il n'est effectivement pas le reflet d'une révolution culturelle, mais plutôt de son illusion. Et Tsoï alors, aurait-il aimé Leto ? Allez, j'opte pour le paradoxe : j'ai beau argumenter qu'aimer le film interdit d'aimer la musique russe... j'aime les deux.
Leto, c’est un visage : Irina Starshenbaum. Et c’est tout. Dans une Russie pop-rock années 80, l’errance de cette tribu dans une rébellion culturelle par la musique. Pris à froid de Cannes - sur-vendu comme souvent par une critique qui ne dispose jamais vraiment du recul nécessaire lors du festival. Pour une personne comme moi qui ne connaît en rien l’impact politique qu’à pu procurer un tel mouvement (réel ? Imaginaire ?), le film ne m’aide pas à m’identifier. La caméra - froide et distante - dans un noir et blanc qui fige un passé sans parler au présent. Le film suscite des interprétations engagées mais n’enflamme pas assez à l’écran. Pas assez Rock quoi.